Quand la menace imaginaire russe sert à occulter la prédation américaine
Par Khider Mesloub.
Depuis des années, les États européens agitent l’épouvantail russe. «Moscou va attaquer l’Europe». La prophétie atlantiste est martelée sans preuve, répétée comme une litanie.
La Russie serait sur le point d’envahir un pays membre de l’OTAN. Cette menace sans cesse annoncée depuis 2022, jamais démontrée, sert encore aujourd’hui de justification à la politique de militarisation accélérée de l’Europe, de basculement vers l’économie de guerre, d’alignement total sur Washington, de criminalisation de la dissidence, de restriction des libertés publiques.
Mais tandis que l’Europe s’invente une menace permanente à l’Est et accuse la Russie de velléités expansionnistes, c’est le cœur même du bloc occidental, les États-Unis, qui révèle sa logique impérialiste et colonialiste. En effet, les États-Unis assument désormais ouvertement leur volonté de s’approprier, entre autres pays souverains, le Groenland, un territoire stratégique, riche en ressources. Le prédateur yankee avance dorénavant à visage découvert.
Il s’agit là d’une entreprise de prédation coloniale explicite. Et pourtant, cette menace directe contre un territoire européen ne suscite ni indignation, ni sanctions, ni rupture diplomatique de la part des États européens membres de l’OTAN.
Le silence des capitales européennes est assourdissant. Il n’est pas seulement complice, il est l’aveu d’une vassalité achevée. Il est aussi l’aveu de la duplicité de l’Europe orchestrée depuis 2022 notamment.
Pendant que l’Europe criait au «loup russe», l’ogre américain s’apprêtait à dévorer les territoires européens.
Curieusement, pour les pays européens, ce qui est qualifié de «barbarie» lorsqu’il s’agit de la Russie devient, lorsqu’il émane de Washington, soudainement une option géopolitique «pragmatique», discutée calmement, sans scandale majeur. La menace russe est diabolisée ; la menace américaine est normalisée. La logique de prédation russe est hystérisée, celle des Américains est institutionnalisée. Notamment par l’OTAN.
L’OTAN ne défend pas la souveraineté : elle la trie. Elle ne combat pas l’impérialisme : elle l’administre. La peur de la Russie est un mythe utile; la prédation américaine, une norme admise.
Plus généralement, l’agression est condamnée lorsqu’elle vient des puissances concurrentes — Russie ou Chine — mais banalisée lorsqu’elle sert l’hégémonie occidentale, notamment le parrain états-unien. Ce deux poids deux mesures n’est ni une contradiction ni une erreur morale : c’est la règle structurelle de l’ordre atlantiste. Un ordre fondé non sur le droit, mais sur l’allégeance ; non sur la prétendue «paix», mais sur la hiérarchisation des politiques de prédation.
Au vrai, la Russie n’est pas le problème central de l’Europe. La focalisation obsessionnelle sur Moscou fonctionne comme un écran de fumée, un dispositif de diversion destiné à masquer l’essentiel : l’Europe ne vit pas sous la menace d’une invasion extérieure, mais sous un régime de tutelle. Le danger ne vient pas d’un ennemi fantasmé à ses frontières orientales, mais de l’intérieur même de l’ordre atlantiste qui a méthodiquement vidé la souveraineté européenne de toute substance politique, de toute souveraineté économique sous le Directoire de l’Union européenne.
Ainsi, Trump s’apprête à s’approprier le Groenland ouvertement, sans masque ni subterfuge. Non par surprise, mais au vu et au su des pays européens membres de l’OTAN. Pourtant aucune alerte, aucun tollé, aucune indignation officielle. Ce qui serait qualifié d’«agression impérialiste» s’il venait de Moscou devient, lorsqu’il émane de Washington, une simple intervention stratégique.
Au vrai, avec cette conquête annoncée, Trump verbalise brutalement ce que l’Empire américain pratique depuis toujours : la prédation stratégique assumée.
Face à l’annexion du Groenland, l’Europe se tait. Pourquoi ? Parce qu’elle ne peut plus parler. Elle n’est plus un sujet géopolitique, mais un espace administré — sous tutelle de Washington. Ce n’est pas le silence de la prudence, mais celui de la dépossession.
Ce mutisme révèle une vérité plus profonde : l’Europe n’est pas colonisée par la force, elle est colonisée par consentement. Par soumission. L’Europe n’est plus un acteur géopolitique, seulement une colonie américaine. Washington décide, Bruxelles exécute.
Ce qui se joue avec le Groenland, ce n’est pas seulement la perte d’un territoire riche en ressources, c’est la dissolution finale de l’illusion souverainiste européenne. Le rideau tombe : l’Europe ne meurt pas de l’invasion russe fantasmée, elle s’éteint dans la soumission volontaire à son parrain d’outre-Atlantique, les États-Unis.
Khider MESLOUB

Marx et Engels dans la «Manifeste du Parti communiste» ont révélé au monde tétanisé que «Le prolétariat n’a pas de patrie», qu’il est Internationaliste par destination, ce qui signifie que son antithèse: la bourgeoisie, n’a pas non plus de «patrie» et l’«alliance» entre toutes les factions «nationales» de la bourgeoisie qui ne font qu’un dans les préparatifs de la 3ième Guerre mondiale comme unique solution à la crise du capitalisme mondial,tant en occident qu’en orient, à l’ouest comme à l’est, du nord au sud, en Amérique, en Europe, en Asie, en Afrique et en Océanie, le prouve à l’évidence.
Ainsi, comme le démontre le camarade Mesloub, la bourgeoisie européenne, U€ en tête, a jeté bas son masque décomposé de «nationalisme», de «patriotisme», de «droit de l’homme bidon», de «démocratie libérale électoraliste truquée» et tous ses mensonges goebeliens dont elle matraquait le «populo», pour «investir» ses capitaux et son déshonneur et ceux des idiots utiles quelle gouverne dans le complexe militaro-industriel yankee, dans la forteresse Amérique, protégée croit-elle par les douves océanes comme le prouve l’explosion de ses budgets militaires, le tout en préparation de l’affrontement ultime pour «le vol,le pillage et le brigandage» (Lénine) des richesses planétaires.
Ceux-là même que la bourgeoisie occidentale décrit comme «ses» ennemis chinois, russes,iraniens,etc.,sont,en réalité, des bourgeois comme eux et, la face opposée de la même médaille capitaliste des préparatifs militaires, ils sont son alibi à la militarisation de l’idéologie,de la politique et de l’économie, alors qu’eux-mêmes sont leur alibi à leur propre militarisation comme le prouvent leurs propres augmentations de leurs dépenses militaires et à leur passage à une économie de guerre.
L’unique façon de comprendre l’état actuel de la société capitaliste mondiale consiste à réaliser que la faction occidentale et la faction orientale ne sont que les 2 faces d’un seul et unique système: le système
capitaliste terrassé par une crise universelle, totale, complète et dont la seule issue capitaliste sera une Guerre mondiale thermobucléaire apocalyptique comme la 1ière et la Seconde le furent.
À suivre.
MARX, ENGELS et LÉNINE ont démontré que les crises cycliques inhérentes au capitalisme conduisent inexorablement à la «guerre» comme solution immanente, ce que la crise économique de «1873» du capitalisme qui a conduit à la 1iére Guerre mondiale (1914-1918); suivie de celle de «1929» qui conduisit à la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et, celle de «2008» qui conduira à la 3 iéme Guerre mondiale, prouvent incontestablement pour quiconque n’est pas: soit intéressé, soit corrompu ou pire que tout abruti par la propagande goebelienne de la bourgeoisie et ses zélotes petit-bourgeois.
D’abord, MARX écrivait dans le livre III, chap. 5, du Capital:
«La véritable barrière de la production capitaliste, c’est le capital lui-même (…) Les crises sont toujours des solutions momentanées, violentes, des contradictions existantes (…) La dévalorisation du capital existant est un des moyens immanents par lesquels le capitalisme cherche à rétablir son équilibre», il compléta son analyse dans le Grundisse où il ajouta: «Le capital appelle lui-même les barrières qu’il franchit par la violence».
MARX tira ses conclusions lumineuses de l’étude scientifique, matérialiste dialectique et historique, des FAITS qu’il observa aux termes de la guerre prusso-française de 1870, suivit de la Commune de Paris de 1871 et de la crise économique de 1877, où il constata:
1- il y a une production sociale supérieure à la capacité d’appropriation privée;
2- contradiction entre valeur d’usage et valeur d’échange;
3- SURPRODUCTION, non pas par excès de besoins, mais par incapacité du marché solvable asphyxié sous les dettes;
4- ce qui provoque «faillites; chômage massif; effondrement de secteurs économiques entiers; paupérisation des masses et surproduction de marchandises et stagnation de la valorisation du capital par la plus-value de l’esclavage salarié».
MARX mourut le 14 mars 1883, ce qui ne lui permit pas d’analyser la suite «guerrière» de ces contradictions inhérentes au capitalisme.
ENGELS, poursuivit les travaux scientifiques de MARX et il écrivit:
«La crise de 1873 n’est pas une crise comme les autres; elle marque un tournant» où il diagnostique:
1- la saturation des marchés européens;
2- la nécessité d’expansion extra-européenne;
3- militarisation rampante;
(ce que MARX dans Le Capital (Livre III) avait décrit comme: «Un suraccumulation durable du capital»),
et ENGELS écrivit dans «L’Anti-Durhing» (1878):
«Les forces productives se rebellent contre la forme de production»
et surtout, dans «Socialisme utopique et socialisme scientifique» (1880):
«Le mode de production capitaliste se trouve pris dans un cercle vicieux dont il ne peut sortir» puisque «la concurrence entre capitaux nationaux devient concurrence entre États capitalistes, ce qui conduit INÉVITABLEMENT à la guerre.
Dès 1884, Engels écrivit à Kautsky sans détour: «LA GUERRE MONDIALE APPROCHE AVEC UNE NÉCESSITÉ MATHÉMATIQUE» et pour cause:
1-accumulation excessive de capital par des valorisations boursières débridées;
2-saturation des marchés;
3-course aux matières premières et aux marchés;
4-industrie d’armement comme exécutoire;
5-«L’État moderne n’est qu’un comité chargé de gérer les affaires communes de la bourgeoisie»
(De l’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État»).
En résumé, ENGELS démontra que quand la bourgeoisie est en crise, SON ÉTAT fait la guerre pour elle pour:
1- détruire ses marchandises excédentaires;
2- restaurer sa dictature sociale;
3- relancer son industrie;
4- et reconfigurer les rapports de force mondiaux pour lui procurer par «le vol, le pillage et le brigandage» les matières premières et les esclaves salariés nécessaires à sa perpétuiation par une concentration accrue du capital entre les mains de la bourgeoisie vainqueure.
Engels qui mourrut en 1888, ne put par lui-même constater la pertinence prophétique de ses conclusions scientifiques.
LÉNINE, fort des enseignants de MARX et d’ENGELS, les appliqua à l’aboutissement de la crise économique du système capitaliste ayant débuté en 1880 et ayant conduit à la 1iére Guerre mondiale lorsqu’il écrivit «L’impérialisme, stade suprême du capitalisme» en 1916 où il écrivit:
«L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est constitué la domination des monopoles et du capital financier (…) Le monde est déjà partagé; il ne peut être que repartagé (…) La guerre impérialiste est une guerre pour le partage du monde, pour les marchés, pour les sources de matières premières (…) TANT QUE SUBSISTERA LE CAPITALISME, LES GUERRES SERONT INÉVITABLES (…) LA GUERRE NE SUPPRIME PAS LES CONTRADICTIONS DU CAPITALISME; ELLE LES AGGRAVE».
Ainsi, la guerre que mène l’«État capitaliste comme comité exécutif de la bourgeoisie», tantôt seul, tantôt en «bloc» d’États capitalistes «alliés»:
1- détruit du capital et des marchandises excédentaires;
2- relance temporairement l’accumulation du capital principalement dans le complexe militaro-industriel;
3- prépare la guerre inéluctable suivante encore plus violente car «les mêmes causes engendrent les mêmes effets» sauf pour les idiots utiles.
LÉNINE concluait que la seule manière de mettre un terme définitif aux guerres capitalistes consistait à: TRANSFORMER LA GUERRE IMPÉRIALISTE EN GUERRE CIVILE RÉVOLUTIONNAIRE»,
ce qu’il fit en Russie tsariste mais sa mort prématuré en 1924 et les conditions historiques arriérés de la Russie tsariste ne lui permirent pas d’achever son oeuvre révolutionnaire prolétarienne.
Confronté de plein fouet à la puissance prophétique du marxisme, les idéologues de la bourgeoisie au sein des universités bourgeoises, des groupes de recherche bidons et des ONG d’espions, se mirent en frais de concocter des théories pour en répudier les conclusions guerrières dévastatrices.
Ainsi, un certain John Maynard Keynes (1883-1946), «économiste», haut-fonctionnaire britannique, professeur émérite de Cambridge et investisseur et financier capitaliste qui disait accepter «une partie du diagnostic marxiste» pour mieux le trahir, soutenait que:
«Rien dans la nature du capitalisme n’impose un chômage permanent.» («La théorie générale»,1936).
Selon «sa» théorie générale du capitalisme: Les crises récurrentes et systémiques du capitalisme viendraient «surtout»
1- de l’effondrement de la demande effective;
2- l’incertitude et,
3- la préférence pour la liquidité,
ce qui lui fit conclure avec un certain fatalisme qu’ «il semble politiquement plus facile de faire la guerre que d’organiser la paix économique» (ibidem) puisqu’elle permet:
1- de créer de la demande;
2- mobiliser le travail;
3- légitimer les dépenses publiques.
Keynes, l’apprenti-sorcier, en conclue: «L’État peut faire la même chose sans tuer». en:
1- engageant des dépenses publiques civiles;
2- en faisant de grands travaux d’utilité publiques;
3- en créant l’État providence;
4- en imposant d’importantes régulations financières.
Keynes fut celui qui inspira le président Franklin D. ROOSEVELT et son «NEW DEAL» capitaliste aux U$A pour son vaste programme de «dépenses publiques» pour remédier à la crise économique systémique du capitalisme de 1929, lequel programme aboutit directement à l’entrée dans la 2iéme Guerres mondiales des U$A en 1941, preuve de la faillite de la théorie bourgeoise keynésienne pour prévenir les guerres impérialistes car ce programme d’endettement massif de l’État ne résout pas le besoin maladif du capitalisme de s’emparer des matières premières et des esclaves salariés de ses concurrents pour se développer.
Un autre idéologue universitaire de la bourgeoisie, un certain Josef Alois Schumpeter (1883-1950), un autre «marxien,anti-marxien», économiste, professeur à Harvard, Haut-fonctionnaire et politicien, un Tr0mp avant l’heure, attaqua le problème des «guerres récurrentes du capitalisme», sous un autre angle: puisque le capitalisme impose la guerre comme nécessité à son développement, idéalisons ces guerres sous leurs formes «soft».
Ainsi, dans son brulot: «Capitalisme.socialisme et démocratie», il proclame:
«Le moteur fondamental du capitalisme est la destruction créatrice» c’est-à-dire que les «crises» systémiques du capitalisme en éliminant les entreprises obsolètes, les technologies dépassés, les structures inefficaces et en imposant l’innovation technologique, les faillites remplacent les bombes dans le meilleur des mondes.Encore une fois, l’apprenti-sorcier, se ridiculisa puisque malgré les faillites, le chômage et la misère «salutaire», les bombes pleuvent et inévitablement les bombes atomiques apocalyptiques.
Une multitude de théoriciens de la bourgeoisie grassement payés au sein des universités, des «think thanks» et des ONG bourgeois s’ingéniérent à réfuter les conclusions scientifiques matérialistes dialectiques et historiques marxistes sur le caractère systématique et inéluctable des guerres impériales pour l’accumulation du capital et TOUS échouèrent lamentablement comme l’ont prouvé la 2 ième Guerre mondiale et le prouvera à nouveau la 3iéme en préparation alors que «les comités de gestion des capitalistes au sein de leurs États bourgeois fourbissent leurs armes par la militarisation de leur économie, politique et idéologie» et à moins que les esclaves salariés «chair à patrons» ne suivent l’ordre de LÉNINE «de transformer la guerre impérialiste en révolution communiste», il est inéluctable que cette «chair à patrons» sera détruite comme «chair à canons» comme en Ukraine, en Palestine, au Liban, en Syrie, en Somale, au Yémen, au Nigéria, au Vénézuela, bientôt à Cuba, en Colombie, au Groanland, au Canada, en somme, partout sur terre, sur l’autel du «vol, du pillage et du brigandage» d’une guerre thermonucléaire apocalyptique de fin de l’humanité.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET RENVERSER LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE DÉTRUISE L’HUMANITÉ.
La Russie et les Etats Unis sont des puissances impérialistes. Les deux sont à condamner !
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