Robert Bibeau

Auteur et éditeur

5 réflexions sur “L’illusion fiscale : Le vrai prix de la santé « gratuite »!

  • Jacques Abel

    Très intéressante vidéo, toutefois j’ai toujours trouvé dommage le fait que personne n’ose remettre en cause que le secteur privé se fasse rétribuer par le système solidaire de financement de soins mis en place initialement uniquement pour convenir à la subsistance du secteur public.
    La vraie arnaque elle est là, car, à l’origine de la création de notre système de financement de notre santé, il n’y avait pas de secteur privé, alors pourquoi quand « nos » gens politiques ont vu qu’ils s’établissait, n’ont-ils pas légiféré pour qu’il ne cannibalise pas un système qui somme toute, convenait à quasiment tout le monde?

    Les choses n’étaient absolument pas ainsi que celles que nous vivons aujourd’hui au début des années 80, bien au contraire, tout doucement des établissements de santé privés ont vu le jour, à la fin de ces années-là et jusqu’à très tard dans la décennie qui a suivie, il a été question de la guerre des cliniques, moment durant lequel les armes étaient extrêmement bavardes et, comme par hasard, dans ledit trafic on retrouve encore à la pointe, les mêmes communautaires.
    Je ne remets pas en question la pertinence de cette vidéo, ce que je dis, c’est qu’elle n’aborde le problème sous tous les angles disponibles.

    La gratuité n’existe pas, ce qui ne veut pas dire que nous avons tout exploré pour que ce soit le cas.
    Si Chanel et les autres marques de luxe se mettaient à faire dans les consommables pour malades, serait-il justifié que monsieur et madame tout le monde bénéficient de ces produits dans les conditions actuelles du système, comme ils peuvent le faire, à leurs frais, si ils veulent s’équiper d’objets luxueux?

    Actuellement, une personne part au ski ou pratique une activité sportive à risque, elle se blesse plus ou moins gravement, elle sera prise en charge par le système, en privé ou public, de la même manière que la personne qui se fracture un membre en glissant sur le chemin de son travail.
    Alors, qu’est-ce qu’on veut, derrière le terme solidarité dans ce cas précis concernant notre modèle de santé publique, que doit-on voir figurer, ou pas?

    À une époque, tout ce qui se pratiquait pouvait s’expliquer sur le fondement d’une base philosophique établie d’après des données traditionnelles, or, ces normes matérielles ont changées, mais les idées qui les font fonctionner, non.
    L’arnaque est là!
    Il faut un aggiornamento à la France d’aujourd’hui pour qu’elle retrouve son équilibre d’origine, puisque là, ces citoyens se font copieusement baiser pour ne pas comprendre que sans le maintien des traditions qui ont portées leur nation jusqu’ici, celle-ci est condamnée à disparaître telle quelle, un jour ou l’autre.

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  • Normand Bibeau

    MARX et ENGELS dans le «Manifeste du Parti communiste» ont démontré que l’État capitaliste est «le comité exécutif qui gère les affaires communes de la bourgeoisie» c’est-à-dire que toutes les institutions étatiques comme les «services publics» (armée,police,tribunaux,éducation,santé, assistance sociale,etc.) n’ont pas de finalité «humaniste», «charitable», de «justice», «nationaliste» ou «patriotique» contrairement aux discours démagogiques des idéologues de la bourgeoisie mais pour seule véritable finalité de servir le CAPITAL, tant sa protection que sa reproduction élargie.

    Ainsi, dans «Le Capital», MARX a analysé la marchandise: «force de travail», ce que dans l’économie capitaliste on désigne sous la marque de commerce de : «main d’oeuvre» et a démontré que pour être exploitée rentablement et durablement, elle doit être:

    1- physiquement entretenue: nourrie, vêtue, logée et divertie;
    2- socialement reproduite: soignée et formatée idéologiquement;
    3- instruite conformément aux besoins du capital;
    4- protégée des concurrents intérieurs et extérieurs.

    Lorsque l’État, en particulier, prend en «charge»:
    1-l’école publique;
    2-la santé publique;
    3-l’assistance aux pauvres,

    Il prend en charge des finalités de reproduction ou de conservation de la marchandise: «main d’oeuvre» afin de la rendre instruite, soignée et préservée pour servir le capital et l’enrichir, ni plus, ni moins.

    En somme, pour le capitalisme, la marchandise: «main d’oeuvre», n’est ni plus ni moins que son «bétail humain» et pour les mêmes raisons que pour son cheval et son boeuf, il y a le dressage, le vétérinaire et l’hôpital vétérinaire, pour son «cheval à 4 pattes», le travailleur: il y a l’école, le médecin et les hôpitaux.

    ENGELS dans «L’Anti-Dûrhing», dans «Les conditions de la classe laborieuse en Angleterre» et de nombreux textes sur la question du logement, a souligné que le capitalisme «développé» tend à «étatiser» certaines fonctions d’«intérêts généraux» pour l’ensemble de la bourgeoisie qui ne peuvent être confiées à la seule rapacité de capitalistes particuliers ou qui requiert l’emploi de la force étatique pour s’imposer aux intérêts individuels comme les chemins de fer, la poste, etc.

    IL note que:
    – plus le capitalisme s’étend à tous les domaines de l’économie et à tout le pays,
    – plus il requiert le recours à l’État pour imposer sa domination,
    – vaincre les résistances individuelles et,
    – financer les pertes récurrentes.

    ENGELS concluait:

    « L’État moderne, quelle que soit sa forme, est une machine essentiellement capitaliste, l’État des capitalistes, le capitalisme collectif en idée.Plus il prend de forces productives sous sa direction, plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens.Les travailleurs restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n’est pas supprimé, il est poussé à l’extrême.» («L’Anti Dûrhing»).

    ««La transformation des grandes entreprises de production et de communication en sociétés par actions, puis en propriété d’État, montre que la bourgeoisie est devenue superflue pour cette fonction. Toutes les fonctions sociales du capitalisme sont maintenant remplies par des employés salariés (…) L’État moderne n’est que l’organisation que la société se donne pour maintenir les conditions extérieurs du mode de production capitaliste». (ENGELS, «Socialisme utopique et socialisme scientifique»).

    MARX dans «Le Capital, Livre III», écrivait au sujet des «sociétés par actions» et de la centralisation du capital:

    «C’est l’abolition du capital comme propriété privée individuelle à l’intérieur du mode de production capitaliste lui-même»,

    ce qui traduit le passage du «capital individuel» au «capital social centralisé», tout en perpétuant et en intensifiant le rapport d’exploitation capital/travail.

    Pour ENGELS et pour MARX, cette «étatisation capitaliste» de certaines nécessités de la formation, de l’entretien, de la réparation et de la conservation de la marchandise: «main d’oeuvre», n’en change pas la nature, au contraire, ils y voient la consécration de la mission du «comité exécutif des intérêts communs de la bourgeoisie» qu’est l’État capitaliste de protéger le «capital humain» de la voracité barbare naturelle des capitalistes individuels pour qui: «après eux le déluge» et pour qui Dieu est: «me, myself and I».

    Cette intégration symbiotique entre le capital «socialisé» à travers les sociétés par actions du capital financier (capital bancaire et industriel) et l’État capitaliste moderne, a fait écrire à MARX dans «La guerre civile en France»:

    «La classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre telle quelle la machine de l’État et de la faire fonctionner pour son propre compte»

    car l’État capitaliste est structuré pour servir le capital même lorsqu’il «gère» des fonctions collectives comme l’ont démontré à l’évidence, l’avènement du social-impérialisme en URSS, en République populaire de Chine, en Corée du nord, à Cuba, au Vietnam, au Cambodge, au Laos, etc., tous des régimes où les «révolutionnaires» n’ont fait que «prendre telle quelle l’État» capitaliste et tenté de le faire fonctionner pour la classe ouvrière tout en perpétuant le salariat et l’économie de marché, les ingrédients essentiels du poison capitaliste.

    Lorsqu’on applique ces principes scientifiques du matérialisme dialectique et historique, du MARXISME, au sujet du système de santé «géré par le comité exécutif de la bourgeoisie» qu’est l’État sous la dictature de la bourgeoisie, on comprend très vite que ce VIDÉO n’est au mieux qu’une tautologie et au pire, une vaste opération de propagande bourgeoise.

    Nous disons «tautologie» car il commence par postuler que «rien ne naît du néant» et que les coûts du système de santé sont nécessairement payés par quelqu’un contrairement à ce qu’il insinue être la «croyance populaire des usagers idiots» pour qui les coûts de la santé seraient «gratuits».

    Ensuite, il analyse le talon de paie du travailleur et les charges sociales qu’il contient pour démontrer que c’est là une partie du paiement des coûts de santé,alléluia.Il,poursuit en expliquant que l’«employeur» est encore plus lourdement rançonné par l’État pour financer la «gratuité frauduleuse des soins de santé», effleurant au passage que la part de l’employeur est au final «payé» par le travailleur puisqu’en réalité, c’est lui seul qui produit de la «valeur»: c’est l’aspect «gauchiste» de la vidéo, dirions-nous.

    Qui à part cette vidéo, est assez bête pour croire que le monde ordinaire croyait que le personnel du système de santé et les infrastructures hospitalières sont tombées du ciel et sont «gratuites»?

    En fait, la vidéo commence par un mensonge à l’effet que les usagers croient que les soins de santé sont gratuits, pour tous les usagers, «les soins de santé» ne sont gratuits que dans la propagande des capitalistes qui essaient de faire à croire au monde qu’il s’agit là d’un «cadeau de l’État capitaliste» pour lequel il faut le vénérer.

    Cette présentation «réaliste» des coûts du système de santé n’est qu’un piège pour gagner la confiance de l’auditeur afin de lui vendre l’idée qu’en créant cette illusion de la gratuité des soins de santé, l’État provoque le «gaspillage» des soins de santé aux mains d’usagers «gaspilleurs» qui exigent par plaisir, inquiétudes malsaines ou autres raisons débiles des examens inutiles, des soins superflus que seuls «un tarif modérateur» peut contrôler efficacement.

    Voilà la finalité véritable de cette vidéo: blâmer l’«usager» pour le gaspillage des soins de santé et promouvoir l’instauration d’un «ticket modérateur».

    Cette vidéo crypto-progressiste n’est qu’un tissu de mensonges et une supercherie totale.

    D’abord, elle ment sur la finalité du système de santé en prétendant qu’il a pour but de soigner le «populo».En réalité, le système de santé capitaliste n’a pour but que de maintenir les esclaves-salariés en état de servir les capitalistes et de les enrichir malgré une exploitation contre nature, des accidents de travail récurrents, la pollution, l’empoisonnement alimentaire, la décadence et toutes les vicissitudes du système capitaliste.

    Ensuite, le système de santé a pour finalité d’exploiter les besoins humains en santé naturels (maternité, croissance et vieillissement) et la maladie ( accidents de travail, épidémies, etc.) pour enrichir «big-pharma» et les capitalistes à tout crin qui bataillent sauvagement avec leurs rivaux capitalistes au sein du système pour en extraire le plus grand profit.

    Qui des contracteurs qui bâtissent les hopitaux, aux vendeurs d’équipements médicaux, en passant par les vendeurs de pillules et en traitements en tout genre jusqu’aux spécialistes, médecins et personnels hospitaliers exploitera au mieux la maladie et la peur quelle inspire pour se tailler la part du lion des deniers publics: telles sont les questions que l’État capitaliste comme «gérant des intérêts communs de la bourgeoisie» doit arbitrer en ne questionnant jamais sur les causes véritables des maladies et des accidents de travail, voilà la finalité de la mission étatique en santé sous le capitalisme triomphant.

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET CRÉER UN VÉRITABLE SYSTÈME DE SANTÉ PUBLIC DESTINÉ À VOUS SERVIR ET NON À ENRICHIR VOS EXPLOITEURS CAPITALISTES.

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  • Jacques Abel

    Diderot a écrit: « On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère. »
    C’est dément comme l’époque actuelle démontre la vérité de son propos, tout y est, nous n’avons qu’à tendre la main devant nous, pour nous saisir d’une illusion à laquelle nous sommes aliénés et la tordre jusqu’à ce qu’elle libère le vrai qui se cache en elle.

    Je crois que la vidéo a pris le quantum de critiques qui ne lui permettra plus d’aller aussi sereinement dans les esprits que ses auteurs l’auraient souhaité.

    J’en profite tout de pour dire ma délectation de la nouvelle polémique qu’a créé Mélenchon, « Epstine, Frankestine.. Au lieu d’Epstein, Frankenstein… Einstine, oups, désolé, lui ça avait pas bougé.
    Autant dire qu’il savait très bien le monsieur qu’il allait nous en émoi les hérauts combattants l’antisémitisme, le coup a touché au but, toutes les escadrilles d’idiots ont pris leur envole pour le chasser.
    En vérité, c’est lui qui nous marque notre territoire en pissant allègrement là où il faut.

    Horace: « Carpe diem, quam minimum credula postero. »

    Ce qui veut dire: Cueille le jour, et ne crois pas au lendemain.
    Cela ne nous invite pas du tout à l’hédonisme, au contraire, c’est moins le plaisir que le bonheur qui doit être la quête, c’est une invitation à rester constamment sur ses gardes et à ne pas être naïf quant à ce qui pourrait provenir le lendemain, si l’on ne fait rien soi-même pour le préparer.
    Oui, il faut vivre chaque instant pleinement, car le présent est le seul temps sur lequel nous pouvons disposer, le passé restant où il est, si nous voulons espérer un futur, qui par essence nous sera toujours inconnu, c’est dans le seul moment vrai de notre existence que nous pouvons faire quelque chose susceptible de nourrir nos espoirs pour demain, notre présent.

    La bataille que nous menons est formidable, il y a tellement d’arguments avec lesquels nous pouvons faire des armes redoutables sans aller au-delà des limites fixées par l’anti-humanisme, que c’est un vrai plaisir de la mener.

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  • Ping : Les finalités du système de santé sous le système capitaliste – les 7 du quebec

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