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Mélenchon et «Epstine» : quand l’accusation d’antisémitisme devient un instrument de disqualification

Par khider Mesloub.

Depuis la relance de l’affaire Jeffrey Epstein, une configuration médiatique singulière s’est installée en France. Deux dynamiques parallèles – en apparence distinctes – se sont développées simultanément, révélant un déplacement progressif du récit.

D’un côté, plusieurs titres de presse et émissions d’actualité ont multiplié les articles consacrés à ce qu’ils ont appelé le « volet russe » de l’affaire : évocation de « connexions avec le Kremlin », mise en avant de courriels mentionnant des interlocuteurs proches du pouvoir russe, interrogation sur l’hypothèse d’un relais d’influence ou d’un agent lié à Moscou. La mécanique est familière : accumulation d’indices, contextualisation géopolitique, rappel des tensions post-2014, insertion dans la matrice plus large des ingérences attribuées à la Russie.

Or, les éléments établis publiquement se limitent à des contacts et tentatives de rapprochement. Aucune preuve judiciaire ne démontre qu’Epstein ait été mandaté par un service de renseignement russe ni qu’il ait transmis des informations stratégiques à l’État russe. La piste existe donc comme hypothèse médiatique, mais demeure juridiquement non démontrée. Elle a néanmoins été mise en avant de manière suffisamment insistante pour orienter durablement la lecture médiatique de l’affaire.

Parallèlement, et c’est là que la séquence devient révélatrice, ces mêmes médias français ont consacré des articles entiers à un débat linguistique inattendu : comment faut-il prononcer « Epstein » ? « Epstine » ? « Epchtaïne » ? Faut-il privilégier l’usage américain ou revenir à l’étymologie germanique du patronyme ? Des plateformes de médiation ont relayé les remarques d’auditeurs sur les variations entendues à l’antenne. Des journaux ont publié des éclairages sur l’origine ashkénaze du nom et la phonétique allemande du suffixe « -stein ». À force d’être commentée, la question est devenue un objet éditorial en soi. Aucune accusation d’antisémitisme n’a visé ces rédactions pour avoir débattu publiquement de la prononciation d’un nom d’origine juive ashkénaze. Le traitement est resté perçu comme linguistique et technique. C’est ici que l’équilibre se rompt.

Du « volet russe » au débat phonétique : un récit en déplacement

Il a suffi que Jean-Luc Mélenchon évoque ce débat lors d’un meeting  –  en ironisant sur la « russification » sonore du nom dans le contexte d’une piste russe très relayée – pour qu’une polémique éclate. Sa formule visait explicitement le cadrage médiatique français : selon lui, l’insistance sur l’hypothèse moscovite orienterait la lecture de l’affaire vers un récit d’ingérence étrangère, au détriment d’autres interprétations centrées sur les mécanismes internes de protection des élites.

Dans son intervention, la cible explicite était donc le traitement médiatique, non l’identité personnelle  d’Epstein. Le propos ne comportait aucune référence à la religion du financier, ni à une caractérisation ethnique. Il s’inscrivait dans une critique du récit dominant et de ses desseins manipulatoires. Pourtant, en quelques heures, l’ironie a été requalifiée : la discussion sur un cadrage médiatique tendancieux s’est transformée en procès moral, et l’accusation d’antisémitisme a dominé un agenda politico-médiatique français  déjà fortement polarisé autour d’une hostilité persistante envers LFI.

 Quand l’accusation d’antisémitisme dicte la grammaire politique française

Ce basculement révèle les dérives du débat politique français dominé par les courants réactionnaires. Dans un contexte de polarisation exacerbée et de radicalisation du champ médiatico-politique dominant, l’accusation d’antisémitisme devient un réflexe d’attaque, brandi comme arme de disqualification instantanée, avant même que le contenu réel des propos ne soit examiné. L’effet perçu – ou surtout l’effet attribué – l’emporte alors sur la cible explicite du discours. Le déplacement est frappant.

Lorsque des médias débattent pendant plusieurs jours de la prononciation d’« Epstein », aucune controverse éthique majeure ne surgit. Lorsque Jean-Luc Mélenchon évoque ce même débat une seule fois, dans un meeting, pour critiquer le cadrage médiatique français, l’accusation d’antisémitisme apparaît instantanément.

Ce n’est donc pas la syllabe qui dérange. C’est celui qui la prononce.

Ce contraste renforce, chez ses soutiens, le sentiment d’un double standard : toléré lorsqu’il est porté par des médias, le même propos deviendrait répréhensible dès qu’il est prononcé par le leader de LFI, régulièrement pris pour cible par une partie du champ médiatique et politique français.

Il ne s’agit pas d’affirmer l’existence d’une stratégie concertée sans preuves. Mais l’écart de réception est manifeste. Dans un climat où chaque déclaration de Jean-Luc Mélenchon est immédiatement scrutée et interprétée à travers des grilles d’interprétation déjà marquées par une forte extrême-droitisation, force est de constater une dynamique persistante de disqualification émanant d’une partie du champ médiatique et politique.

Dans ce climat d’extrême-droitisation et de polarisation exacerbée, il suffit d’une syllabe prononcée par Mélenchon pour que la machine politico-médiatique s’emballe et enclenche une dynamique de disqualification par l’accusation d’antisémitisme.

Lorsqu’une syllabe suffit à déclencher une accusation morale, ce n’est plus la langue qui est en cause. C’est l’état de la grammaire politique française.

 

Khider MESLOUB

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

6 réflexions sur “Mélenchon et «Epstine» : quand l’accusation d’antisémitisme devient un instrument de disqualification

  • daniel Gaillard

    Aprés des recherches historiques approfondies, serieuses, documentées, averées, nous sommes en mesure de prouver irréfutablement, indubitablement, que Judas n’était pas Juif, mais Russe.

    Pretendre autre chose, sera sujet a des poursuites pour antésémitisme agravé.

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  • Carlos Bravo

    J’ai déjà connu ce genre de débat. Dans un contexte moins dramatique, en Espagne personne ne savait exactement s’il fallait prononcer Waterlou ou Waterloo, lieu ou résidait l’indépendantiste catalan Puigdemont. ( La chanson d’ABBA compliquait les choses) Un débat analogue a surgit lorsque il s’est agit du langage inclusif, avec des accusations de machisme de la part des féministes, ce qui en français ne parait pas compliqué ( quoique) mais en d’autres langues conduit à des complications grammaticales à l’infini. Le cas Mélenchon est plus grave à cause de l’accusation d’antisémitisme qu’on lui colle de manière absurde. Personnellement, j’ai décidé à ce propos de ne pas écouter les partis politiques, l’ambassadeur d’Israël, des journalistes, ou tout autre autoproclamé compètent linguistique et d’essayer de suivre les recommandations des différentes académies de la langue, qui sont payées pour résoudre ce genre de chose. Pour tout dire, je crois que lancer ce genre de débat équivaut de tomber immédiatement dans la catégorie de connard profond.

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  • Jacques Abel

    Le terrorisme se définit par l’emploi systémique de la violence pour atteindre un but politique.
    Les actes terroristes en eux-mêmes nous savons ce que c’est, toutefois, il ne faut pas que nous nous cachions derrière nos petits doigts à faire semblant de ne pas voir que, dans ce pays où on condamne les gens à de très lourdes peines pour apologie du terrorisme, dès lors que le mosaïsme n’est pas impliqué, bizarrement le terrorisme n’existe quasiment plus dans le glossaire des accusations.

    Comprenons-nous bien, ce que font constamment l’Amérique, israël et les israélites d’où qu’ils soient, c’est du terrorisme.
    Hormis leurs répétitions de crimes, accuser quiconque qui critique les adeptes du judaïsme d’antisémitisme d’une manière ou d’une autre, c’est du pur terrorisme, et pas qu’intellectuel puisqu’on encoure peine de prison et fortes amendes pécuniaires.
    C’est donc bien du terrorisme mais semble-t-il personne en France n’est encore allé déposer une question prioritaire de constitution à ce sujet, car manifestement pas grand monde associe la pratique en question à un exercice infaillible de la terreur sur l’esprit des gens.
    Or, c’est absolument le cas, car bien des arguments irréfutables viennent attester la véracité de cette affirmation.
    À commencer par définir précisément le sémitisme, aussi bien dans ses origines civilisationnelles s’il en a, les caractères types qui le définissent ou pas, etc.
    C’est un chantier sans fin étant donné que nous sommes face à une imposture intellectuelle, historique, narrative, bref, c’est une arnaque à la ressemblance dans laquelle nous acceptons de nous laisser prendre.
    L’adepte du mosaïsme serait un asiatique du fin fond d’une province chinoise, qu’on nous ne le dira sémite, c’est proprement ridicule et absurde.

    Malgré tout, dans l’inversion des valeurs dans lesquelles nous vivons, nous sommes contraints et forcés de dire des vrais terroristes judéo-américains, que ce sont les gens merveilleux.
    Leurs victimes par contre sont à conspuer.
    En vérité, c’est nous qui sommes constamment et complètement les premières victimes de ces terrorismes, car obligés de les affectionner toujours contraints et forcés.
    Ce dont est victime actuellement l’Iran, le Venezuela, Cuba et autres, c’est du pur terrorisme, mais les larbins nous motivent à dire tout le contraire.
    Et après, nous croyons être sincèrement et suffisamment lucides, pour soi-disant croire que nous distinguons l’humanisme et la déshumanisation, ça donne une légère idée du niveau de l’aliénation.
    Nous-mêmes en tant que population, sommes déjà déshumanisés, alors avec quels recul jugeons nous?

    Honnêtement, c’est triste que nous n’ayons le courage de voir les réalités en face.
    D’ailleurs, soit dit en passant, c’est une grave erreur de considérer l’antisémitisme comme une faute morale, le Christ est le premier antisémite, doit-on interdire son culte?
    L’antisémitisme est un leurre, c’est du vent.

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  • Jacques Abel

    Et ils osent dire que le porte-avion américain n’est pas touché.
    Les trois larbins de l’israélisme international font route sur le théâtre de guerre pour attaquer la victime d’une attaque terroriste, non provoquée, après avoir durant les quatre dernières années déployé les arguments les plus fallacieux qui soient pour défendre l’Ukraine, les voilà faisant un 180 degré.
    C’est donc devenu une attaque terroriste otanienne contre l’Iran, elle n’a aucune base légale et, plus encore, quand on se souvient de la teneur du sms révélé pour l’humilier, de Macron à Trump, le motif pour une destitution du président est patent.
    Évidemment, jamais il ne le sera, car il n’y a pas plus israélisé dans notre pays que ce qui se dit être un rassemblement « national », il est national et rassemblé, certes, mais de celle israélite de nation.

    S’il vous fallait des preuves pour admettre que vous dans le camp de la vermine, en voilà une irréfutable.
    C’était évident que ça tournerait comme ça, nous sommes les esclaves des israélites et nos vies et l’ensemble de nos ressources n’existent que pour être utiles aux leurs, c’est ainsi que les choses se sont modifiées ces trente dernières années. Dès samedi j’ai dit que nos pays étaient des cibles légitimes, qui oserait en douter maintenant?
    On trouvera encore de cette imbécilité bimane qui viendra nous expliquer que l’antisémitisme c’est pas bien, allez va!

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  • L’argument devenu l’argutie
    Au commencement du Moyen Âge, les Israélites dispersés s’étaient répandus sur toute l’Europe. On les appelait Juifs, quoique les vrais Juifs eussent presque tous passé au Catholicisme, et fussent devenus les plus ardents adversaires des anciens représentants des tribus d’Israël. Ce sont les Juifs christianisés, par ironie sans doute, qui donnaient aux Israélites leur nom de Juifs qui était discrédité et détesté partout.
    Aussi, il ne faut pas confondre les Juifs et les Israélites, comme sans doute le faisaient les Romains, et comme le font encore presque tous les historiens modernes. Les Sémites formaient deux partis en lutte. Les Israélites restèrent toujours séparés du monde juif, qui représentait pour eux l’usurpation du pouvoir religieux ; ils gardaient fidèlement leurs principes théogoniques et leur grande loi morale.
    Rappelons que le Coran utilise deux expressions différentes pour désigner les juifs : soit « fils d’Israël » (banû Isrâ’îl) quand il s’agit des authentiques dépositaires de la tradition hébraïque, soit proprement « juifs » (yahûd) quand il s’agit des représentants de ses formes déviées.
    La confusion qui s’établit entre les Juifs et les Israélites commence au premier siècle.
    Les Juifs, qui sont partout méprisés, se font appeler « fils d’Israël », croyant par cette supercherie reconquérir l’estime perdue. C’est ceux là que Voltaire prend à parti lorsqu’il écrit : « Les juifs ne sont qu’un peuple ignorant et barbare qui allie depuis longtemps la plus répugnante avarice et la plus abominable superstition à une haine inextinguible pour tous les peuples qui les tolèrent et grâce auxquels ils s’enrichissent. ». Pour comprendre la persécution dirigée contre les Sémites, il faut savoir que ce sont les Israélites (féministes) qu’on persécute, et non les Juifs qui les ont renversés pour établir un régime masculiniste. Ces précisions sont susceptibles d’apporter un éclairage nouveau sur certains évènements tragiques de l’histoire, notamment ceux ayant eu lieu au cours de ces trois derniers siècles, et aussi sur l’utilisation abusive, voire la manipulation aujourd’hui, autour de l’argument, devenu l’argutie, de l’« antisémitisme », brandit à tout propos et en toute occasion par l’oligarchie « masculiniste » et toutes ses marionnettes.
    Notons, au passage, que le mot « British », qui est composé des mots « berith » ou « b’rith », alliance, et « ish », homme ou peuple, signifie « le peuple de l’Alliance ».
    Faisons également remarquer que suite au développement de la doctrine du « peuple de l’Alliance » en Angleterre (croyance répandue du temps d’Élisabeth 1ère d’Angleterre, que les Anglo-Saxons seraient les descendants des dix « tribus perdues » d’Israël et donc les véritables israélites, ce qui est une supercherie), les Etats-Unis d’Amérique seront le lieu de la fondation en 1843, de l’association fraternelle juive « B’nai B’rith » qui signifie, en langue hébreu, « les fils de l’Alliance ».
    De plus, précisons que l’expression « Têtes-Rondes » (Roundheads) désignait les troupes d’Oliver Cromwell, féroces ennemis de l’Angleterre traditionnelle et de l’Eglise.
    Aussi, à propos de l’expression « Têtes-Rondes », rappelons que l’éminent ethnologue Th. Lothrop Stoddard comptait, d’après ses propres statistiques, que 82% des juifs étaient des Ashkénazes, de « race Alpine », ayant comme caractère des « têtes rondes » (Brachycéphales), étaient en réalité Turco-Mongols par le sang, et aucunement des « sémites ». Dans le même temps, il établissait que les vrais Juifs, les Sefardim, ou Sépharades, qui ont le crâne allongé (Dolichocéphales), étaient de race Méditerranéenne. Ces deux types, disait-il, sont « aussi éloignés l’un de l’autre que les deux pôles ». Parallèlement, le Prof. John Beaty, auparavant Colonel dans les Services de Renseignements US établit, dans son ouvrage « Le Rideau de Fer autour des USA » (1951), que les Sionistes sont constitués par une tribu russe, appelée Khazars, étymologie d’Ashkénaze, qui sont de sang Turco-Mongol, et qui furent convertis au Judaïsme voici quelques centaines d’années, mais ne sont pas des sémites, ni des Juifs de sang Israélite. En 1948, l’année de la création de l’État d’Israël, l’écrivain C.R. Parker reprit l’idée selon laquelle il y avait deux races de juifs. Pour lui, les sionistes étaient presque tous ashkénazes. Si les séfarades étaient pieux et apolitiques, les sionistes ashkénazes utilisaient sans honte l’influence financière et politique des communautés juives européenne et américaine pour leur campagne en vue d’obtenir un État souverain. (Voir C. F. Parker, « A Short History of Esau-Edmon in Jewry »)
    NB : Bernard Lazare écrit dans L’Antisémitisme, son histoire et ses causes : « Il m’a semblé qu’une opinion aussi universelle que l’antisémitisme ne pouvait être le résultat d’une fantaisie et d’un caprice perpétuel, et qu’il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses. »
    Un début de réponse avec René Guénon dans Le Règne de la quantité et les signes des temps, à l’article Les méfaits de la psychanalyse : « Par une étrange incohérence, le maniement d’éléments qui appartiennent incontestablement à l’ordre subtil continue cependant à s’accompagner, chez beaucoup de psychologues, d’une attitude matérialiste. Le cas de Freud lui-même, le fondateur de la « psychanalyse », est tout à fait typique à ce point de vue, car il n’a jamais cessé de se proclamer matérialiste. Une remarque en passant : pourquoi les principaux représentants des tendances nouvelles, comme Einstein en physique, Bergson en philosophie, Freud en psychologie, sont-ils à peu près tous d’origine juive, sinon parce qu’il y a là quelque chose qui correspond exactement au côté « maléfique » et dissolvant du nomadisme dévié, lequel prédomine inévitablement chez les Juifs détachés de leur tradition ? »
    Agents « modernes » de l’Antitradition, ce sont tous les « Égarés » qui n’ont pas suivi le bon « Guide », et pour lesquels la fin justifie tous les moyens.
    Ce sont les Zélotes et les Sicaires modernes, voire sycophantes, le vrai visage de l’Inquisition séculaire, dont les laideurs morales et le recours à la force systématique, à défaut d’arguments, se déchaînent en toute impunité envers ceux qui refusent de continuer à croire leurs trop nombreux mensonges devenus, par là même, si évidents.
    « On a parfois reproché à certains, dit encore Guénon, de vouloir trouver partout l’influence des Juifs ; il ne faudrait peut-être pas la voir d’une façon exclusive, mais il y en a d’autres qui, tombant dans un excès contraire, ne veulent la voir nulle part. Il y aurait du reste, pensons-nous, une étude bien curieuse à faire sur les raisons pour lesquelles le juif, quand il est infidèle à sa tradition, devient plus facilement qu’un autre l’instrument des « influences » qui président à la déviation moderne ; ce serait là, en quelque sorte, l’envers de la « mission des juifs », et cela pourrait peut-être menez assez loin… »
    Suite : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/delisraelismeaujudaisme.html

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