Trouvailles

Adhérer à un «isme» est anti-marxiste. «Non aux ismes»! OUI, à l’unité du mouvement communiste national et international

Par Nasser Loyand. Pour lr_afg@yahoo.com

Le marxisme, en tant que théorie révolutionnaire vivante, a toujours mis l’accent sur la critique et le renouveau, tirant des leçons de la pratique passée et tirant des leçons des erreurs. Karl Marx et Friedrich Engels ont maintes fois clairement montré que transformer le matérialisme dialectique en dogmatisme rigide est une trahison de son essence dynamique et critique. Cependant, la maladie chronique connue sous le nom de « culte de l’isme » s’est répandue tout au long de l’histoire du mouvement ouvrier, où un ensemble de principes, de méthodes de lutte, de structures organisationnelles, de politiques et de programmes est vanté comme une « vérité absolue » et sans faille, et où les dirigeants de telles tendances sont loués comme des « prophètes » infaillibles. Chaque groupe et organisation, en tant qu’entité légale et naturelle, se considère comme le principal représentant de la classe ouvrière et des travailleurs du travail, et sur cette base, considère que la critique de leurs programmes, politiques, organisations et dirigeants dépasse leurs propres « lignes rouges ».

Cette approche des partis et militants de gauche — qui ne se limite pas à l’Afghanistan et à l’Iran — est non seulement incompatible avec le marxisme scientifique, mais est intrinsèquement anti-marxiste. Ce comportement, en tant que tradition destructrice provoquant divisions, désintégration, manque de créativité, défaites et la mauvaise réputation de la gauche et du marxisme, compte encore de nombreux adeptes qui, malgré des coups durs et des échecs successifs liés à l’«adoration de l’isme», ne sont ni mentalement ni pratiquement prêts à abandonner leur «isme». Adhérer à tout «isme» — du léninisme et stalinisme au trotskysme et au maoïsme — conduit au sectarisme, au culte de la personnalité, au dogmatisme et, en fin de compte, à l’impasse du mouvement ouvrier.

Marx et Engels ont fait face à un large éventail de tendances socialistes et d’adversaires tant dans la Première Internationale (1864–1876) que dans la Seconde Internationale (1889–1916). Dans la Première Internationale, cette organisation comprenait des communistes, proudhoniens, lassalliens, syndicalistes, anarchistes, syndicalistes britanniques, et même certains libéraux philanthropes. Cette diversité idéologique aurait pu paralyser le mouvement international, mais Marx et Engels, grâce à des stratégies intelligentes, ont réussi à maintenir l’unité et à prioriser les intérêts communs de la classe ouvrière.

L’isme comme théorie de l’obéissance aveugle

Le marxisme insiste sur le fait que la théorie doit émerger de la pratique et de la confrontation aux réalités historiques changeantes. Mais lorsqu’un « isme » prend forme, un processus inverse commence : la théorie se détache de la réalité et se transforme en un moule sacré. Cette sainteté réduit les phénomènes à des dichotomies de noir/blanc, de juste/faux et révolutionnaire/réactionnaire. Alors que le matérialisme dialectique met l’accent sur les contradictions, le mouvement, la transformation et l’ouverture à la critique, le « culte de l’isme » favorise la servitude, la loyauté inconditionnelle et l’obéissance aveugle, à l’image de la religion et du clergé. Dans ses « Thèses sur Feuerbach », Marx insistait sur le fait que la réalité devait être comprise comme « l’activité sensorielle humaine, la pratique », et non comme une vérité prédéterminée, éternelle et immuable.

Sectarisme et scissions tragiques

Adhérer à un « isme » particulier a toujours conduit au sectarisme. Un exemple frappant est les divisions sans fin au sein du mouvement communiste international. Nous assistons à la façon dont le léninisme contre le trotskysme, le stalinisme contre l’anarchisme, le maoïsme contre les deux, puis des micro-ismes comme le « gonzaloïsme » au Pérou ou l’« avakianisme » en Inde ont affaibli le mouvement ouvrier à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, le mouvement communiste compte plusieurs centres « internationaux ». Au sein du seul mouvement trotskyste, il existe plus de quinze centres internationaux, chacun revendiquant être le véritable héritier de la Quatrième Internationale :

  1. Internationale communiste révolutionnaire (ICI) – anciennement connue sous le nom de Tendance marxiste internationale (TMI).

  2. Secrétariat uni de la Quatrième Internationale (USFI/FI) – souvent appelé la Quatrième Internationale « dominante ».

  3. Tendance socialiste internationale (IST) – le centre international des partis trotskystes du « troisième camp ».

  4. Quatrième Internationale – Ligue internationale des travailleurs (IWL-FI/LIT-CI).

  5. Quatrième Internationale – Fraction trotskyste (TF-FI/FT-CI).

  6. International Socialist Alternative (ISA) et le Comité pour une Internationale des Travailleurs (CWI).

  7. Autres Internationales : Ligue Communiste Internationale (ICL-Spartakiste), Gauche Révolutionnaire Internationale (IRL) et la Quatrième Internationale posadiste…

De même, il existe des dizaines de centres internationaux de partis maoïstes et marxistes-léninistes, chacun revendiquant une légitimité unique et une vérité exclusive :

  1. Ligue communiste internationale (ICL)

  2. Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR)

  3. Réunion internationale des partis communistes et ouvriers (IMCWP)

  4. Mouvement internationaliste révolutionnaire (RIM)

De plus, cinq pays dans le monde sont officiellement dirigés par des partis « communistes » : la Chine, Cuba, la Corée du Nord, le Laos et le Vietnam. De même, plus de 100 grands partis dans d’autres pays sont officiellement reconnus comme « communistes ».

Chacun de ces courants revendique une vérité absolue et qualifie les autres de « déviants », « révisionnistes » ou « opportunistes ». La conséquence de cette approche anti-marxiste est l’affaiblissement de la classe ouvrière, la fragmentation des forces révolutionnaires et, en fin de compte, le renforcement du capitalisme et des partis bourgeois.

Au niveau régional — en Iran, en Afghanistan, au Népal, au Pakistan, en Inde et dans d’autres pays — la situation des partis et organisations de gauche reste désespérée, souffrant de la maladie du sectarisme. Ces partis et groupes consacrent généralement les noms de leurs dirigeants décédés avec le suffixe « -isme » exagéré dans la description des dirigeants vivants et morts, inventent des histoires fictives sur leurs fonctions et personnalités, dissimulent leurs faiblesses, et considèrent la critique à leur égard comme équivalente à une trahison ou à un «blasphème». Ce traitement de son propre parti et de ses dirigeants n’est pas un hommage mais une transformation du leader en spectre idéologique qui freine l’innovation, la croissance et la consolidation du parti.

Le fardeau religieux de l’isme : voir le monde en noir et blanc

Les ismes, en remplaçant inconsciemment « critique » par « foi », acquièrent une fonction quasi-religieuse. Les textes fondamentaux — du Capital de Marx au Petit Livre rouge de Mao — deviennent des livres saints plutôt que des outils analytiques. Chaque nouveau phénomène — de l’émergence de nouvelles classes moyennes à l’utilisation de l’intelligence artificielle et au remplacement des travailleurs vivants par des robots, en passant par la crise écologique — doit être interprété dans le cadre dogmatique d’un isme particulier. Cette méthode ignore les différences intra-classes, ethniques, minoritaires, de genre et culturelles, ainsi que les questions superstructurelles en général. Le marxisme authentique insiste sur le fait qu’aucune vérité abstraite ou éternelle n’existe ; L’analyse doit reposer sur des réalités concrètes et existantes, car la véritable connaissance s’acquiert par la pratique et l’expérience objective.

Culte de la personnalité et infaillibilité du leadership

Une conséquence directe du culte de l’isme est le culte de la personnalité. Lorsque l’on adhère au « stalinisme » ou au « maoïsme », le dirigeant est effectivement immunisé contre toute critique. Le Comité central, le secrétaire général ou le Bureau politique sont considérés comme «infaillibles». Cette mentalité détruit la démocratie interne au parti. Dans ce mode d’opération, les opposants politiques — qu’ils soient internes ou extérieurs au parti — sont purgés pour des accusations d’«espionnage», de « trahison » ou d’«agents de l’impérialisme», au lieu de jouir des droits organisationnels et civils pour critiquer. Les expériences de l’Union soviétique dans les années 1930, du Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) dans les années 1980, et des organisations maoïstes qui se sont séparées de l’Organisation de la jeunesse progressiste (les factions «Sholayi») dans les années 1980 et 1990 sont des récits d’avertissement : la critique interne a cessé, les responsabilités ont été attribuées héréditairement et à vie, la responsabilité a été violée sous prétexte de secret et de conditions défavorables, Les critiques furent insultés et humiliés avec des accusations d’espions et de traîtres, et finalement exécutés arbitrairement. Dans de telles organisations, le meilleur «révolutionnaire» était celui qui inclinait toujours la tête, flattait, et était dévoué et loyal envers le «leader».

Leadership héréditaire et fermeture des fenêtres de la créativité

Dans les organisations affectées par l’isme, le leadership est transmis de manière héréditaire, ou après la mort du leader, leurs idées sont inscrites comme une politique éternelle. Le programme et la politique du parti sont considérés comme la «seule vérité», et toute révision ou innovation dans le cadre du socialisme scientifique est qualifiée de «révisionnisme» ou d’« apostasie ». Pourtant, Marx lui-même n’a jamais utilisé le terme «marxisme» et a un jour dit à Paul Lafargue (son gendre) : «Si c’est du marxisme, alors je ne suis pas marxiste» ! Le socialisme scientifique n’est pas un ensemble d’enseignements dogmatiques et abstraits ; C’est une méthode pour analyser les contradictions du capitalisme et découvrir des possibilités émancipatrices dans l’histoire. Tracer un cercle de sainteté autour du socialisme et du programme d’un parti ou d’un groupe ouvre en fait la voie à une direction qui reste au pouvoir indéfiniment, niant l’essence dialectique et scientifique du socialisme.

Dialectique ouverte, démocratie radicale et autocritique

Le marxisme révolutionnaire ne peut rester vivant et continuer à grandir qu’en transcendant chaque « isme ». Cela ne signifie pas nier les contributions de Lénine à la théorie du parti, la théorie de la révolution permanente de Trotsky, ou les expériences de Mao dans la guerre populaire, mais plutôt les traiter de manière historique et critique. Par conséquent, pour minimiser les erreurs et les écarts du mouvement communiste national et international, il est nécessaire de promouvoir et de mettre en pratique certains principes marxistes :

  • Mettre en œuvre la démocratie interne du parti comme principe organique, où la critique coule librement de haut en bas et de bas en haut.

  • Remplacez le culte de la personnalité et la tradition du leadership centré sur l’individu par un leadership collectif, basé sur les conseils. Tous les responsables du parti sont élus au suffrage pour des mandats déterminés conformément à la constitution.

  • Considérez le socialisme scientifique comme un outil au service du mouvement ouvrier, et non comme quelque chose auquel la classe ouvrière et les membres du parti sont sacrifiés pour sa suprématie et sa sainteté.

  • Any « ism, » even with a revolutionary and modern appearance, must be immediately discarded once it becomes an obstacle to critical analysis and a barrier to the unity and common action of the working-class movement.

 

« Adhering to an ism »—Leninism, Stalinism, Trotskyism, Maoism, Gonzaloism, or any other name—is inherently in contradiction with the essence of dialectical materialism. This adherence reproduces sectarianism, sanctification, the cult of personality, anti-democracy, and intellectual rigidity. Scientific Marxism can remain an instrument of working-class liberation only if it frees itself from all theoretical, organizational, and personal idolatry. The condition for Marxism’s survival is relentless self-criticism and criticism of others. In Rosa Luxemburg’s words, « Freedom is always the freedom of those who think differently. » Any ism that negates this freedom is anti-Marxism.

By: Nasser Loyand

lr_afg@yahoo.com

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

5 réflexions sur “Adhérer à un «isme» est anti-marxiste. «Non aux ismes»! OUI, à l’unité du mouvement communiste national et international

  • Normand Bibeau

    «LE ROSEAU PRÉFÈRE LE CALME MAIS LE VENT N’EN CONTINUE PAS MOINS DE SOUFFLER».
    (Mao Tsé Toung)

    L’histoire de l’humanité n’a pas été l’histoire de «la lutte des ‘ismes’» mais celle de «la lutte des classes» ainsi que MARX et ENGELS l’ont démontré et que LÉNINE l’a appliqué à la lutte révolutionnaire dans la Russie tsariste, Enver Hocha à celle de de l’Albanie, Mao Tsé Toung à celle de la Chine et TOUS les héros et théoriciens de l’idéologie révolutionnaire prolétarienne l’ont fait, ce qui leur vaut à juste titre le respect du prolétariat jusqu’y compris l’application de leurs apports scientifiques à la théorie révolutionnaire prolétarienne: le MATÉRIALISME DIALECTIQUE ET HISTORIQUE.

    L’auteur devra convenir avec tous les tenants des «ismes» qu’il tient pour responsable de la division «sectariste» et «dogmatique» du mouvement révolutionnaire prolétarien que depuis toujours la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie par leurs idéologues réactionnaires stipendiés et leurs agents, tantôt secrets, tantôt ouverts, se sont systématiquement appliquées à infiltrer le mouvement prolétarien et tout particulièrement à calomnier TOUS les théoriciens et les dirigeants du MARXISME d’avoir tantôt professé le «culte de la personnalité», tantôt la «dictature» la plus sombre, jusqu’y compris les calomnies les plus vils et les plus immondes d’enrichissement sans limites et d’«abus sexuels sur les enfants».

    Ainsi, ces ennemis de classe irréconciliables du prolétariat que sont la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie qui vénèrent des hommes fait «dieu» et pratiquent des cultes religieux fondés sur des fables réactionnaires prétendument rédigés il y a des millénaires pour servir les classes exploiteuses dominantes ont l’ignoble outrecuidance d’accuser les MARXISTES de «déifier» MARX, ENGELS et LÉNINE, entre autres scientifiques théoriciens prolétariens, parce qu’ils utilisent leur oeuvre révolutionnaire afin de comprendre la lutte des classes qui gouverne la société depuis la fin du communisme originel et pour les guider dans les méandres autrement inextinguibles de la lutte des classes.

    Pourquoi les calomnies de «culte de la personnalité infamant» et «ennemi de la créativité et de l’originalité» ne s’appliquent-ils qu’aux «MARXISTES», aux «LÉNINISTES», aux «STALINISTES», aux «MAOÏSTES» et jamais aux scientifiques «NEWTONNISTES» qui en réfère à Newton pour appliquer sa formule pour calculer la gravitation terrestre de «32 pieds/seconde au carré» ou aux «DARWINNISTES» qui en réfèrent à Darwin pour analyser l’évolution des espèces par opposition au «créationnisme»?

    Ces lois scientifiques ne briment-elles pas tout autant «la créativité et l’originalité» des physiciens et des biologistes?L’humanité devrait-elle postuler qu’il n’y a plus d’attraction terrestre, plus d’évolution des espèces car ce serait du «dogmatisme» et du «culte de la personnalité» d’appliquer les enseignements scientifiques de Newton et de Darwin? Qui sera celui qui se jettera le premier en bas d’un immeuble pour défier la «loi de la gravité» et affirmer sa «créativité» et son «originalité» contre «le culte de la personnalité» des NewtonISTES»?

    Parce qu’ils combattent le MARXISME et son évolution historique sous couvert goebelien de combattre «le culte de la personnalité», l’«autoritarisme», le «totalitarisme», la «dictature du prolétariat» au nom de la «créativité», de l’«originalité», de la «liberté», du «féminisme», de la «transgenrité» , de la «démocratie», de «la dictature de la bourgeoisie» et toutes ces fadaises bourgeoises conçues pour «diviser», «d’atomiser» afin de «régner» sur le prolétariat et la révolution prolétarienne par «le culte de l’individu» en contradiction avec l’intérêt collectif prolétarien.

    Contrairement à la propagande bourgeoise le MARXISME est une science sociale au même titre que toutes autres sciences et par conséquent, ce n’est pas du «dogmatisme» ou du «culte de la personnalité» que d’en référer à ses concepts scientifiques tels qu’énoncés par ses auteurs comme MARX, ENGELS, LÉNINE, ROSA LUXEMBOURG, STALINE, MAO TSÉ TOUNG, ENVER HOXHA et TOUS LES AUTRES pour analyser la réalité sociale et réaliser la révolution prolétarienne qui fera progresser l’humanité de la société divisée en classe sociale antagoniste à une société sans classe et sans exploitation de l’homme par l’homme, à celle «de chacun selon ses capacités et à chacun selon ses besoins», à la société communiste.

    SUITE: LE MARXISME EST UNE SCIENCE ET PAS UN «DOGME».

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  • Normand Bibeau

    SUITE: LE MARXISME EST UNE SCIENCE ET PAS UN DOGME.

    MARX (1818 – 1883) a écrit que: «ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence qui détermine leur conscience» («Manuscrits de 1844») et l’oeuvre révolutionnaire toute entière de KARL MARX fut le témoignage vivant de cette théorie scientifique révolutionnaire: celle d’un révolutionnaire, fils prodige d’une époque révolutionnaire.

    Ainsi, MARX qui naquit en 1818 et écrivit sa thèse de doctorat en philosophie en 1841,à l’âge incroyablement précoce de 23 ans (normalement ce n’est qu’après 30 ans qu’une thèse de doctorat est écrite et soutenue), fut un scientifique révolutionnaire prodigieux qui renonça à une brillante carrière universitaire pour se consacrer entièrement à l’émancipation des exploités et dont l’existence se déroula à une époque éminemment révolutionnaire: celle qui vit le passage de la société féodale à la société capitaliste et de ses révolutions industrielles et sociales (machine à vapeur, lumière, électricité, appareil photos, etc. ; darwinisme en biologie; réalisme romantique et impressionniste en peinture; réalisme humanisme en littérature; etc.).

    FRIEDRICH ENGELS qui fut son brillant compagnon d’armes tout au long de sa lutte, était un industriel anglais du textile qui étudia le capitalisme «in concreto» et en découvrit les lois fondamentales à travers sa propre expérience.Lorsqu’il rencontra MARX, il réalisa naturellement le caractère profondément exact de la théorie de MARX et y adhéra non par «culte de la personnalité» ou «déification» mais par conviction scientifique et révolutionnaire irrésistibles.

    Les deux scientifiques révolutionnaires s’unirent dans l’action et la théorie pour devenir dès lors des chercheurs déterminés et acharnés qui ne cessèrent jamais d’observer, d’analyser et de décrire la société dans laquelle ils vécurent et à en exposer les lois motrices fondamentales.

    LÉNINE a démontré par sa «praxis» révolutionnaire prolétarienne que la théorie MARXISTE est une science rigoureuse qui constitue la quintessence pour son époque de la connaissance humaine en philosophie, en histoire et économie, les 3 piliers scientifiques du MARXISME.Il insista que ces 3 piliers sont indissociables et ils forment une idéologie révolutionnaire cohérente qui permet de comprendre et surtout de transformer la société d’une manière révolutionnaire.

    1. LE MATÉRIALISME DIALECTIQUE (philosophie).

    MATÉRIALISME: pour LÉNINE, le MARXISME se définit comme une idéologie révolutionnaire MATÉRIALISTE qui considère que c’est la MATIÈRE qui détermine les IDÉES et non l’inverse ainsi que le soutiennent les philosophes réactionnaires «idéalistes» qui ont dominé TOUTES les sociétés divisées en classe antagonistes depuis l’avènement de l’esclavagisme par la dictature impitoyable des «religions» et de l’ignorance qui imposent le «créationnisme» et celle d’un «Dieu», d’une «force immanente suprême», d’une «ÂME/IDÉE» qui domineraient l’univers et commanderaient la soumission des dominés à la dictature des dominants sous peine d’aller brûler en enfer ou de se réincarner à l’infini. La réalité est objective et matérielle, communiquée à notre cerveau par nos sens et c’est notre cerveau qui produit les idées qui guident nos actions.

    MARX à la lumière de l’étude des philosophes de l’Antiquité depuis Thalès de Milet, Anaximène, Anaximandre, Aristote, Socrate, Platon et tous les autres; en passant par les philosophes du Moyen-âge: St-Augustin, St-Thomas d’Aquin et l’évêque Berkeley; ceux des Lumières: Diderot, Rousseau, St-Just et ceux de son époque: Kant, Feuerbacht et Hegel,pour n’en citer que quelques-uns, démontra que seul le MATÉRIALISME répondait scientifiquement aux interrogations qui de tout temps ont questionné les humains: quoi de la MATIÈRE ou de l’ESPRIT régit le monde pour conclure que «les philosophes jusqu’à ce jour n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes façons, mais ce dont il s’agit, c’est de le transformer» et seul le MATÉRIALISME permet de le transformer réellement et de libérer l’humanité de l’exploitation de l’homme par l’homme.

    DIALECTIQUE: pour LÉNINE, le MARXISME est DIALECTIQUE par opposition à «métaphysique» c’est-à-dire que «le monde est en constante transformation et que les contradictions internes sont les moteurs du changement: «que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme» passant d’un stade inférieur à un stade supérieur, tantôt lentement, tantôt violemment comme «l’eau qui boue dans une bouilloire» qui sous l’action physique de la chaleur passe de l’état liquide à l’état gazeux dans un processus dialectique.

    2. LE MATÉRIALISME HISTORIQUE (THÉORIE DE L’HISTOIRE).

    LÉNINE retint de l’étude scientifique que firent MARX et d’ENGELS de l’histoire de l’humanité à la lumière pénétrante et irrésistible du MATÉRIALISME DIALECTIQUE que l’histoire humaine est celle de «la lutte des classes: maîtres et esclaves; barons et serfs; bourgeois et prolétaires» («MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE») à travers leurs conditions matérielles d’existence et en aucun cas l’oeuvre de «dieux» et de «héros» comme le propagent les classes dominantes afin d’imposer leur dictature idéologique aux classes dominées.

    3. L’ANALYSE ÉCONOMIQUE DU CAPITALISME.

    LÉNINE retint du MARXISME l’étude scientifique que MARX et ENGELS du capitalisme et tout particulièrement, l’étude que MARX en fit dans LE CAPITAL où à partir de la cellule initiale de l’économie capitaliste que constitue la «marchandise», il étudie et décrit chaque organe de ce corps économique de la même manière scientifique que firent les pathologistes du corps humain.MARX en identifia l’ultime source de son «énergie vitale»: la «plus value» c’est-à-dire l’unique source humaine de création de richesse que s’approprie sans compensation le capitaliste pour s’enrichir et perpétuer sa domination de classe: le capital.

    Nos camarades afghans ont raison de dire que MARX lui-même ne se disait pas «marxiste», d’ailleurs effectivement, il déclara:«ce qu’il y a de certain, c’est que moi, je ne suis pas marxiste».
    Ceci étant avéré, peut-on conclure que lorsqu’ENGELS, le compagnon d’armes de MARX et leurs camarades de combat se sont dits: «marxistes», ils se livraient à «un culte de la personnalité», à une «déification» de MARX, à du «dogmatisme», à du «sectarisme», à du culte du «isme» réactionnaire? Nous ne le croyons pas.

    SUITE: SE DIRE «MARXISTE» est-il «dogmatique», «sectariste» et faire un «culte de la personnalité»?

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  • Normand Bibeau

    SUITE: SE DIRE «MARXISTE» n’est ni «dogmatique», ni «sectariste».

    ENGELS et les camarades contemporains de MARX furent les premiers a désigné la théorie révolutionnaire de MARX de «marxisme» et ce alors qu’ENGELS lui-même en fut l’auteur en grande partie.ENGELS a employé cette expression surtout après le décès de son célèbre compagnon d’armes dans sa correspondance avec les militants communistes et dans ses préfaces tardives.

    Ainsi, il employait les expressions:«théorie marxiste»; «école marxiste» et «conception marxiste de l’histoire» pour décrire le système idéologique développé par MARX et lui-même afin d’en identifier clairement les auteurs et pour l’opposer aux théories adverses dans ses nombreux combats avec les adversaires de classe de MARX et ses nombreux détracteurs bourgeois et petit-bourgeois.

    Lorsque ENGELS employait cette désignation personnalisée de l’oeuvre de MARX, ce n’était jamais pour promouvoir le «sectarisme», le «dogmatisme» ou «le culte de la personnalité» mais pour distinguer la doctrine de MARX et de lui-même au demeurant, de celle des autres courants idéologiques socialistes associés à des personnages connus comme Proudhon, Bakounine, During, etc.

    Qui oserait prétendre que d’identifier la théorie sur «L’origine des espèces» au darwinnisme serait du «dogmatisme», du «sectarisme» ou un «culte de la personnalité» de Charles Darwin, la science qui identifie ses auteurs le fait comme de tout autre fait scientifique.

    MARX lui-même n’a à peu près jamais employé le terme de «marxisme» pour désigner sa contribution aux sciences sociales, préférant employer: «matérialiste dialectique et historique», «socialisme scientifique» et «communisme», ce qui correspond effectivement à la substance même de son oeuvre.

    Ce que MARX et ENGELS ont critiqué dans l’emploi de la désignation de «marxisme» faite en son temps à son oeuvre par certains militants français particulièrement enthousiastes, c’est la réduction du matérialisme dialectique et historique à des slogans superficiels et une compréhension statique et mécanique de la science révolutionnaire prolétarienne qu’ils ont développé par leurs études et analyses scientifiques de la philosophie, de l’histoire et de l’économie, les 3 piliers de leur contribution à la connaissance humaine.

    MARX a écrit dans une lettre à Joseph Weydemeyer, le 5 mai 1852:

    «En ce qui me concerne, ce n’est pas à moi que revient le mérite d’avoir découvert ni l’existence des classes dans la société moderne, ni leur lutte entre elles.Bien avant moi, des théoriciens bourgeois avaient exposé le développement historique de cette lutte des classes, et des économistes bourgeois l’anatomie économiques des classes.

    Ce que j’ai apporté de nouveau, c’est:

    1. de démontrer que l’existence des classes sociales n’est liée qu’à des phases historiques déterminées du développement des forces productives et des rapports de production;

    2. que la lutte des classes conduit nécessairement à la dictature du prolétariat;

    3. que cette dictature elle-même ne constitue que la transition vers l’abolition de toutes les classes sociales et vers une société sans classes.»

    Ainsi, MARX reconnaissait à Adam Smith et David Ricardo l’élaboration de l’économie classique; à Héraclite, Diderot, d’Holbach et Helvétius, leur contribution à «son» matérialisme et à Hegel, la dialectique dont il dira: «[C]hez Hegel, la dialectique marche sur la tête (elle est «idéaliste», ndla).Il faut la remettre sur ses pieds ( la rendre «matérialiste», ndla)» pour quelle puisse marcher.

    LÉNINE résume très clairement que le MARXISME, une désignation qu’il emploie systématiquement pour décrire l’oeuvre de MARX et d’ENGELS qu’il applique et développe:

    Les 3 sources et les 3 paries constitutives du MARXISME sont:
    1. la philosophie allemande (Hegel);
    2. l’économie politique anglaise (Adam Smith et David Ricardo);
    3. le socialisme français (St-Simon et Fourrier).

    Nos camarades afghans ont tout à fait raison de combattre le «dogmatisme», le «sectarisme» et «le culte de la personnalité» exactement comme MARX, ENGELS et LÉNINE l’ont fait tout au long de leur lutte révolutionnaire prolétarienne car le «dogmatisme» atrophie le matérialisme dialectique et historique de sa puissance évolutive et sa capacité à comprendre le monde tel qu’il est devenu afin de le transformer; le «sectarisme» divise le prolétariat et l’affaiblit en le morcelant en fonction de «dogmes mécaniques» anti MARXISTE et «le culte de la personnalité» est une dégénérescence individualiste bourgeoise qui nie le rôle déterminant du prolétariat dans la révolution prolétarienne.

    Ceci étant, il faut analyser ces «maladies infantiles du communisme» à la lumière invincible de la lutte des classes et du matérialisme dialectique et historique afin de distinguer les accusations de «dogmatisme», de «sectarisme» et de «culte de la personnalité» selon qui les porte et pour quelles raisons?

    Ainsi, lorsque Nikita Kroutchev, le renégat et l’anti-communiste forcené, au XXième Congrès du Parti «communiste» d’Union soviétique, en 1960, a produit «son» rapport secret dénonçant après sa mort, Staline de «culte de la personnalité», il faut bien comprendre que ce lâche qui avait flatté Staline durant toute sa vie, pratiquait pour lui-même «le culte de la personnalité» et surtout, son but était de renverser les apparatchiks staliniens du parti et de l’appareil d’État pour livrer l’URSS a ses maîtres impérialistes occidentaux.

    Ainsi, à peine avait-il déboulonné les statues de Staline qu’il avait lui-même fait ériger pour se gagner le soutien de Staline et prit le contrôle du PCURSS à la faveur d’un coup d’État de palais, il s’est rendu aux U$A négocier sa compromission avec les impérialistes mondiaux lors d’un discours à l’ONU où comme le grossier personnage inculte et ignorant qu’il était, enleva son soulier pour bucher sur le lutrin afin d’exiger de pouvoir aller visiter la Mecque de la décadence bourgeoise: Disneyland.

    Deng Siao Ping qui calomnia aussi Mao Tsé Toung pour «culte de la personnalité»; les Gardes rouges pour leur «dogmatisme» de brandir le «Livre rouge des citations de Mao Tsé Toung» durant la «Révolution culturelle» et la «Bande des 4» de «sectarisme» en refusant d’ouvrir le parti à la bourgeoisie nationale chinoise, à l’instar de Kroutchev, aussitôt son coup d’État de palais réussi, convia ses nouveaux maîtres YANKEE à venir le visiter pour négocier la vente du prolétariat chinois à l’impérialisme mondial selon sa politique infantile: «que le chat soit blanc (socialiste), que le chat soir gris (capitaliste) pourvu qu’il attrape des souris», réduisant le prolétariat chinois à se nourrir de souris, ce qui fut fait avec sa politique de «modernisation» qui provoqua des millions de mises à pieds dans l’industrie publique privée sauvagement.

    Ces 2 exemples historiques illustrent parfaitement que des accusations de «dogmatisme», de «sectarisme» et de «culte de la personnalité» peuvent n’être que de vulgaires calomnies propagés pour cacher la propagande bourgeoise visant à discréditer l’idéologie révolutionnaire prolétarienne en en calomniant les auteurs au profit de l’idéologie bourgeoise.

    Le seul outil scientifique invincible pour distinguer les accusations prolétariennes des calomnies bourgeoises est le matérialisme dialectique et historique, la science du prolétariat, le MARXISME lui-même, mis à jour par LÉNINE, ROSA LUXEMBOURG et tous les révolutionnaires communistes prolétariens qui ont succédé à MARX et ENGELS.

    Il est important d’en référer à la théorie scientifique telle que définit par MARX, ENGELS et LÉNINE car il ne s’agit pas que de leurs opinions personnelles mais de leurs conclusions scientifiques sur des phénomènes sociaux qu’ils ont étudié et synthétisé et dont ils fournissent les caractéristiques et les moyens révolutionnaires de les transformer, le MARXISME est au révolutionnaire prolétarien ce que le théorème de Pythagore est au mathématicien qui en géométrie calcule les distances entre 2 points, un outil indispensable.

    Les révolutionnaires prolétariens doivent en tout temps déterminer leurs positions entre fonction de leurs objectifs révolutionnaires selon la réalité où ils travaillent or, pour comprendre et évaluer cette réalité, ils ont besoin d’un outil d’analyse scientifique, quelle sera cet outil?

    La philosophie idéaliste et métaphysique chrétienne, islamiste, hindouiste, chamanique, agnostique, sartiste ou l’une ou l’autre des variations individualistes sans fin concoctées par les idéologues de la bourgeoisie pour le détourner du matérialisme dialectique et historique, le MARXISME, voilà la question.

    Les révolutionnaires prolétariens doivent toujours en référer à leur guide idéologique, le mentionner et le démontrer afin que le prolétariat lui-même apprenne à se gouverner au milieu de la lutte des classes et à vaincre ses ennemis: «donne un poisson à un homme, il se nourrira une fois, apprend lui à pêcher, il se nourrira toute sa vie», il en va de même pour la révolution prolétarienne: donne un slogan révolutionnaire à un homme, il vaincra une fois, apprend lui le MARXISME, il vaincra toutes les fois.

    En notre époque de lutte des classes féroces, d’affrontements déchaînés entre les différentes factions de l’impérialisme mondiales pour l’hégémonie, à l’aube d’une crise économique cataclysmique et de sa compagne inséparable sous la dictature de la bourgeoisie la guerre mondiale apocalyptique pour le repartage des marchés, des ressources naturelles et des esclaves salariés, par le vol, le pillage, le brigandage, le génocide, le prolétariat révolutionnaire a un besoin urgent de sa théorie révolutionnaire, le MARXISME et de son parti révolutionnaire, le PARTI COMMUNISTE, pour vaincre ses ennemis de classes et sauver l’humanité de sa destruction thermonucléaire.

    PROLÉTAIRE DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET APPROPRIEZ-VOUS DE VOTRE THÉORIE RÉVOLUTIONNAIRE, LE MATÉRIALISME DIALECTIQUE ET HISTORIQUE: LE MARXISME.

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  • Après le siècle des « lumières » et des révolutions « spontanées », la Subversion allait avoir la « chance » inouïe de trouver un « allié » puissant qui allait, jusqu’à aujourd’hui, user du droit d’intervention dans les affaires intérieures des autres pays : au nom d’un nouveau principe de solidarité internationale, celui des états nationalistes et démocratiques s’entraidant à secouer le joug des prétendues tyrannies traditionnelles.
    Jadis les hommes se sacrifiaient pour ce qu’ils aimaient. Aujourd’hui, rendus « libres » à la faveur de la démocratie, ils sont désormais contraints de se faire tuer au besoin pour le diable en personne ou pour l’intérêt du Capitalisme, ce qui revient au même.
    Après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des « puissances d’argent ».
    Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents. C’est pourquoi la démocratie est intimement liée à la conception « égalitaire » si chère au monde actuel, c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée démocratique c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Ce n’est donc pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Aussi, une élite véritable, qui ne peut être qu’intellectuelle, n’a rien de commun avec la « force numérique » sur laquelle repose la démocratie ; c’est pourquoi la démocratie ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde actuel.
    Mais plus qu’en démocratie, nous sommes dans une société industrielle, c’est-à-dire selon la définition de Karl Marx, une société « où chaque homme subsiste d’échanges et devient une sorte de commerçant ». Ainsi toutes les fonctions sociales sont subordonnées à la fonction économique, soumises au règne et au caprice de l’argent, puisqu’il est, lui-même, « roi » de l’économie capitaliste.
    Le Marxisme, lui, paraît défendre les travailleurs parce qu’il semble vouloir tout remettre au pouvoir de l’État afin d’assurer une meilleure répartition des biens et des fortunes, alors qu’en réalité son but est, en conquérant les masses ouvrières par la ruse, de tout accumuler entre les mains (encore et toujours) des « puissances d’argent », dissimulées et camouflées derrière des partis politiques qu’elles contrôlent, qu’ils soient socialistes ou communistes. La doctrine du Marxisme rejette le principe aristocratique observé par la nature, et le remplace par la domination du nombre.
    « Le communisme soviétique a été l’œuvre de très hautes sociétés secrètes. Est-ce à dire que ce régime politique constitue leur objectif dernier, l’état définitif dans lequel elles abandonneraient le monde, comme si elles bornaient là leur ambition ? Certainement pas. Malgré la menace de le voir se retourner contre elles, elles ne voient en lui qu’un instrument de désorganisation du vieux monde, et de l’Occident en particulier, pour organiser sur ses ruines leur gouvernement mondial. » (P. Virion)
    De plus, faisons remarquer que d’un point de vue économique, le Capitalisme monopolistique et le Socialisme sont tous deux les ennemis de la libre concurrence, car la concurrence et les forces du marché, lorsqu’elles ne sont pas « concentrées » dans les mêmes mains, permettent à d’autres de prospérer et, surtout, d’être indépendants. Un gouvernement communiste peut organiser le contrôle social de manière à garantir et à protéger la concentration de la richesse ; le gouvernement communiste peut donner à des cartels le contrôle des matières premières et des marchés, et leur accorder de gros contrats et s’endetter à l’infini auprès d’eux. Chaque secteur de l’économie étant, in fine, contrôlé par une poignée de cartels, réalisant ainsi cette « gestion des contraires » très chère aux organisations secrètes globalistes.
    Profitons-en pour rappeler que le socialisme moderne trouve ses origines dans un mouvement féministe incompris à son époque, le « Saint-Simonisme », courant idéologique reposant à l’origine sur la doctrine socio-économique et politique de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon (1760-1825). C’est le Communisme des premiers Chrétiens (de Saint-Jean) que ce rénovateur moderne proposa comme un exemple à imiter. Ce magnifique mouvement de réveil féministe dût subir la persécution, comme la subissent tous les grands mouvements de la pensée. Ce mouvement fut repris par Charles Fourier (1772-1837), dans la Phalange, et se fondit dans le fouriérisme qui le modifia, le masculinisa et en fît « le socialisme ». Là encore, nous voyons l’avortement d’un mouvement féministe, et sa transformation au profit de l’homme, comme l’avaient été, 50 ans auparavant, le grand mouvement de la Révolution Française, et 1.500 ans avant celle-ci, le Christianisme.
    NB : Quels sont les deux grands ennemis de la civilisation dont nous nous glorifions d’être les tenants ? Il y en a deux, inégalement redoutables, mais causes certaines et les plus effectives du malaise mondial : la finance ou le capitalisme international d’une part, le bolchevisme ou le communisme de l’autre. Celui-ci n’est souvent que la forme brutale du premier. En tout cas ils se tiennent par les liens les plus étroits, l’un aidant l’autre et le subventionnant. Tous deux créent la panique, prélude à la terreur, par la propagation des fausses nouvelles, la suggestion d’une presse à gages, qui démoralise l’adversaire et qui décourage la résistance. Tous deux soudoient les révolutions, renversent les gouvernements, dépossèdent les souverains. Tous deux organisent la spoliation de l’épargne et de la propriété. Tous deux produisent, ou imposent, l’égalité dans la ruine et dans la misère.
    Autant le capital est sage, réglé, conservateur, prévoyant dans son principe, autant le capitalisme international est révolutionnaire par essence, insoucieux de la mesure, de la stabilité, comme de l’avenir, ignorant du bien et du mal, amoraliste absolu.
    « Partout dans le monde occidental, la bourgeoisie est parvenue à s’emparer du pouvoir, auquel la royauté l’avait tout d’abord fait participer indûment ; peu importe d’ailleurs qu’elle ait alors aboli la royauté comme en France, ou qu’elle l’ait laissée subsister nominalement comme en Angleterre ou ailleurs ; le résultat est le même dans tous les cas, et c’est le triomphe de l’« économique », sa suprématie proclamée ouvertement. Mais, à mesure qu’on s’enfonce dans la matérialité, l’instabilité s’accroît, les changements se produisent de plus en plus rapidement ; aussi le règne de la bourgeoisie ne pourra-t-il avoir qu’une assez courte durée, en comparaison de celle du régime auquel il a succédé ; et, comme l’usurpation appelle l’usurpation, après les Vaishyas (caste dont les fonctions propres étaient celles de l’ordre économique), ce sont maintenant les Shûdras (caste la plus inférieure) qui, à leur tour, aspirent à la domination : c’est là, très exactement, la signification du bolchevisme. » (R. Guénon)
    C’est ainsi que la Révolution Française marqua le pouvoir des Vaishyas comme la Révolution Russe marqua celui des Shûdras ; cette dernière marquant également l’ultime phase d’un certain Cycle historique, puisqu’il n’est plus possible de « descendre » plus bas.
    À toutes fins utiles, faisons remarquer que le Communisme de Marx est une « image-miroir » du nazisme hitlérien : tous deux ont été créés par le cartel des banques centrales, et tous deux sont socialistes. La seule différence est que l’un exalte la race tandis que l’autre met en avant la classe sociale, établissant une relation entre d’une part « racisme » et nationalisme, d’autre part « antiracisme » et collectivisme. Il y a là deux étapes du développement du monde moderne. Le collectivisme s’applique généralement avec le système communiste.
    On retrouve là, le mode opératoire habituel si caractéristique chez les globalistes : la subtile « gestion des contraires ».

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