Grève des ouvriers de la ville de Montréal au Canada
Par GIGC/IGCL. Sur http://www.igcl.org/Greve-des-ouvriers-de-la-ville-de
La revue Révolution ou Guerre (mai 2026) No. 33 est disponible fr_rg33_260424 (1) 
La combativité ouvrière au Canada que nous avions relevée dans le numéro précédent [1] ne se dément pas. Le contrôle général des syndicats, et derrière eux de l’ensemble de l’appareil d’État bourgeois, sur ces luttes ouvrières est tout aussi réel. Celui-ci limite fortement l’efficacité « politique » de ces combats de classe pour que les prolétaires réussissent à imposer leurs revendications. Le fait que ces luttes restent isolées, secteur par secteur, corporation par corporation, voire métier par métier, ou encore localisée, rend impossible une évolution favorable aux ouvriers du rapport de forces avec la bourgeoisie et ses forces politiques et syndicales.
La dernière grève significative en date vient juste d’avoir lieu. Les « cols bleus » de la ville de Montréal sont les ouvriers qui entretiennent les structures municipales : égout, rues, stationnement, signalisation, jardins, etc. Ils ont fait grève trois jours dans le cadre légal du « droit de gréve » canadien, les 15, 16 et 17 avril. Leur revendication était une augmentation de salaire semblable à celle des autres villes du Québec, soit de 21,5% à 22% pour 5 ans. La ville s’y est refusée et leur a proposé 11% pour 5 ans ; c’est-à-dire bien en-deça de l’inflation déjà existante et encore plus de celle à venir vu les conséquences de la marche à la guerre et, plus directement, de la guerre en Iran. À l’annonce de cette grève, notre noyau au Canada a décidé d’intervenir dans cette lutte, les piquets et manifestations ou rassemblements éventuels. Pour l’occasion, nous avons aussi jugé utile de publier et de diffuser un tract d’agitation mettant en avant la nécessité de rompre l’isolement et d’étendre la lutte.
Entre-temps, la proposition de la direction d’augmentation de 11 % seulement a provoqué une colère qui s’est matérialisée par l’occupation d’artères importantes de la ville durant une partie de la journée du 16, à l’angle des rues Sherbrooke et Pie IX. Ce fut pour nos membres l’occasion de les rejoindre, de diffuser notre tract et de discuter avec les grévistes. Si de nombreux grévistes étaient d’accord avec la nécessité d’élargir la grève, ils nous renvoyèrent vers les dirigeants syndicaux. Cela en dit long à la fois sur la conscience croissante qu’isolées les luttes ne peuvent faire reculer la bourgeoisie et sur le niveau d’illusions sur les syndicats qui existe toujours. En fait, cela en dit long sur le chemin qu’il reste encore aux fractions du prolétariat mondial les plus combatives pour disputer aux appareils syndicaux la direction de leurs combats afin de prendre en charge « eux-mêmes » leur lutte, leur extension et leur généralisation et leur organisation.
Tract : « Cols bleus » de Montréal, Élargissez votre grève, ne restez pas isolés
Planifiez et organisez-vous. Envoyez des délégations à d’autres piquets de grève et entrez en contact avec d’autres travailleurs en lutte ou prêts à se battre. Donnez l’exemple à tous les travailleurs, car votre grève repose sur la lutte de toute la classe ouvrière ! Refusez tout sacrifice au nom de l’économie nationale ou municipale ou du bon fonctionnement des entreprises. Contre tout nationalisme et tout soutien à un groupe de capitalistes ou à un autre dans leurs conflits impérialistes ! Pas de guerre, sauf la guerre des classes !

Par GIGC/IGCL. Sur
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/05/greve-dos-operarios-da-cidade-de.html
C’est avec le plus grand enthousiasme que je salue l’appui militant accordé par les camarades du GIGC à la lutte syndicale des travailleuses/travailleurs, cols bleus, à l’emploi de la Ville de Montréal syndiqués au local 301 du SCFP à l’occasion de leurs journées de grève du 15 avril au 17 avril 2026 pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 décembre 2024, soit il y a plus de 28 mois, un délai scandaleux et inacceptable à sa face même, délai qui ne profite qu’à l’employeur en le dispensant de payer les augmentations de salaires et les améliorations aux avantages sociaux et aux bénéfices marginaux des salariés.es: une récompense capitaliste odieuse pour la mauvaise foi et la violation odieuse de l’obligation de l’employeur de négocier de bonne foi: la preuve de la nature vicieuse du régime capitaliste des relations de travail sous la dictature de la bourgeoisie.
Cette lutte pour des salaires décents est une juste lutte économique des salariés.es à l’emploi de la Ville afin de protéger leur pouvoir d’achat contre l’inflation, d’obtenir un rattrapage pour la perte de pouvoir d’achat passé au cours de la convention de 2018-2024 et pour un enrichissement convenable que les représentants patronaux de la Ville de Montréal leur livrent pour le compte de leurs propres patrons: les capitalistes montréalais, bailleurs de fonds électoraux, sous le prétexte mensonger de «respecter la capacité de payer des contribuables» alors que l’administration municipale gaspillent scandaleusement les deniers publics en finançant à coups de millions, voire de milliards, divers projets pharaoniques comme la réfection du «toit du stade olympique et de l’anneau technique» (900 millions à 1,1 milliards $); la course de Formule 1 (autour de 8 à 15 millions $); Tourisme Montréal (de 40 à 60 millions $) et le «PDI» Montréal (2026-2031: 25,9 milliards $) au seul profit des «ti-n’amis» capitalistes du régime.
L’administration municipale en offrant «pour les 5 prochaines années une hausse salariale totale de 11%» alors que les études économiques les plus irréalistes d’optimisme projettent pour ces 5 années une hausse global de l’inflation («IPC») d’environ 14% donc un appauvrissement minimum de 3% et, pire encore, avec une «IPC réellement ressentie par les ménages» (IPC sur la nourriture, le logement, le vêtement et l’essence) «de 22 à 28% d’ici 2031» (re: Banque du Canada, Projections 2026-2031) donc un appauvrissement réel de 11 à 17%, ce qui constitue à elle seule, une injure inacceptable et un mensonge éhonté aux prolétaires municipaux qui leur commande de combattre par tous les moyens cet appauvrissement inique et intolérable.
La tenue d’élections générales et le congédiement de l’équipe de JC Lauzon et son remplacement par l’équipe de Nicolas De Ciccio sous le programme de «ne pas accepter d’entente à rabais» augure de bons espoirs pour la continuation et l’intensification des moyens de pression sur l’employeur afin de le forcer à donner à ses salariés les augmentations de salaires qu’ils exigent: des augmentations supérieures au coût de la vie afin de rattraper les pertes subies au cours de la période de la dernière convention collective de 2018-2024 qui imposa un appauvrissement «réel» de l’ordre de ~ 4,9% en raison d’augmentations totales de ~15% sur 7 ans face à une augmentation du coût de la vie «générale» cumulative de ~ 20 à ~ 22% et un appauvrissement «réel» de – 13 à – 23% au cas d’ IPC» des biens essentiels (nourriture + logement + assurances + énergie et essence + transport + taxes municipales) de + 28 à + 38%.
Les camarades du GIGC ont parfaitement raison d’appeler les travailleurs.euses syndiqués de la Ville de Montréal à briser leur isolement syndical et de convaincre leurs camarades prolétaires de s’unir à eux dans leurs luttes économiques contre leurs exploiteurs capitalistes comme «école du communisme» et en préparation à leur propre prise du pouvoir.
La victoire contre cet isolement passe nécessairement par la diffusion large et publique de leur juste cause à travers un organe de propagande qu’ils contrôleraient et qui pourrait combattre et vaincre la propagande ennemie de l’employeur qui recours à la publicité et à ses liens d’intérêts de classe pour propager ses mensonges répugnants de «défendre la capacité de payer des contribuables» à travers les merdias mainstream des milliardaires comme l’infâme torchon qu’est le Journal de Montréal, TVA et le groupe Québécor de l’abject et immonde milliardaire anti-syndical vicieux et acharnés: Pierre Karl Péladeau, le Berlusconi québécois ou le perfide Radio-Canada et les «assistés publics» subventionnés de La Presse qui TOUS à l’unisson, s’entendent comme larrons capitalistes en foire, pour calomnier les syndicats de «prendre les contribuables en otage par leur grève» en oubliant d’accuser la Ville, leur acheteur de publicité, de prendre ces mêmes contribuables en otage en refusant de négocier de bonne foi depuis 28 mois et de s’en enrichir; de transformer les rues de la Ville en champs de mines; de détruire les parcs et les espaces publics pour en faire des terrains de camping sauvages et des «dompes» à ciel ouvert pour itinérants abandonnés honteusement à la misère la plus abjecte et de gaspiller les deniers publics dans des «éléphants blancs» de gaspillage scandaleux.
Cet organe ouvrier pourrait être diffusé largement parmi tous les syndiqués.es, ce qui forcerait les «chefs syndicaux» à s’impliquer dans l’appui aux grèves ou à se démasquer comme renégats infiltrés au sein du mouvement syndical pour le trahir au service de l’employeur, une façon de «faire d’1 pierre, 2 coups».
Ce programme de bâtir un organe de propagande pour le mouvement prolétarien est celui là même que LÉNINE a mis de l’avant dans «QUE FAIRE?» dont le succès fut assuré par la parution de l’ISKRA et surtout la glorieuse révolution d’Octobre 1917.
Cette tâche de créer un organe de propagande prolétarien est d’autant facilité par rapport à l’époque de LÉNINE qu’existe le WEB et la faculté d’atteindre sans déplacement physique la quasi totalité des prolétaires.
D’ailleurs, à cet effet, «les7duquebec.net» a entrepris de diffuser pour ses lecteurs la dernière Revue du GIGC, un programme pour créer l’organe de propagande révolutionnaire du détachement québécois du prolétariat international dans sa lutte prolétarienne communiste pour le renversement du capitalisme et l’avènement du socialisme scientifique et la dictature du prolétariat.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS.