La démocratie électorale bourgeoise ou la dictature des riches
Par Normand Bibeau.
Le camarade Mesloub nous démontre scientifiquement comment de tout temps La démocratie : une institution inhérente aux sociétés de classe – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/306137:
«La superstructure politique est subordonnée à l’infrastructure économique» puisque c’est cette dernière qui fournit aux politiciens «improductifs» les moyens matériels et spirituels d’exercer leur «parlementerie», au frais des exclus sur qui cette fausse «démocratie» constitue une vraie dictature soutenue par le plein poids de la loi à travers ses fonctionnaires, ses tribunaux, sa police, ses prisons et son armée et l’ensemble de « l’État profond » (sic).
Ainsi, dans l’Athènes esclavagiste antique, «berceau» de la « démocratie » de la classe esclavagiste: les «citoyens», athéniens de naissance, esclavagistes, libres, majeurs et ayant servi ou servant dans l’armée, environ 10% de la population athénienne, à l’exclusion des femmes, des mineures, des «métèques» et des esclaves, soit 90% de ladite population, choisissaient entre eux, ceux qui les représentaient pour l’administration de leurs intérêts communs afin d’exercer leur dictature de classe, voilà en quoi consistait la «démocratie esclavagiste athénienne» tant vantée démagogiquement par la bourgeoisie.
En réalité, l’essence vitale de la «démocratie esclavagiste athénienne» consistait en son caractère parasitaire c’est-à-dire que ceux qui l’exerçaient étaient des parasites sociaux, des êtres «improductifs» qui vivaient au crochet de ceux qui produisaient les biens dont ils vivaient: les esclaves, les métèques et les femmes, l’armée laborieuse des sans voix, soumise à la dictature «élective» des parasites armées et leurs chantres religieux.
Sachant cela, comment comprendre la propagande goebelienne des idéologues de la bourgeoisie qui s’ingénient depuis toujours, à présenter la dictature des esclavagistes athéniens comme le «berceau de la démocratie» et leur propre modèle de «démocratie»?
Pour la raison alambiquée que si la «démocratie ‘ élective’ des esclavagistes athéniens» était celle du «peuple par le peuple et pour le peuple», celle des esclavagistes bourgeois serait aussi «le pouvoir par le peuple et pour le peuple» des esclavagistes bourgeois.
MARX et ENGELS, écrivaient dans le Manifeste du Parti communiste:
«La bourgeoisie a enfin, depuis l’établissement de la grande industrie et du marché mondial, conquis pour elle-même, dans l’État représentatif moderne, une domination politique exclusive.Le pouvoir exécutif de l’État moderne « profond » (le gouvernement, ndla) qu’un comité qui gère les affaires communes de toute la classe bourgeoise».
Cette domination exclusive de la bourgeoisie sur l’État, à travers sa «démocratie élective», fondée sur le «droit de vote» et leur répartition sur une carte électorale patentée à son seul profit, découle directement du pouvoir du «capital» c’est-à -dire la propriété des moyens de production, tant des biens matériels que spirituels: avec les premiers on finance les élections et subvient aux besoins des «candidats»; avec les seconds, les MERDIA$ MAINSTREAM DES MILLIARDAIRES, on manipule et façonne l’«opinion publique» en faveur de ses candidats et discrédite ceux de ses adversaires, principalement, ceux du prolétariat, leur ennemi de classe antagoniste et irréconciliable.
Dans un texte prémonitoire et toujours d’actualité, MARX écrivait en 1855:
«En Angleterre, la liberté de presse a jusqu’ici été le privilège exclusif du capital.» (marxists.org, Neue Oder Zeitung, 30/03/1855).
Ils poursuivaient en écrivant:
«Les dispositions concernant le cautionnement tuèrent la presse dite révolutionnaire. [la presse] est la troisième puissance dans l’État» (marxists.org, The Class Struggles in France,1844 to 1850).
Cette domination de «la presse» par le capital, loin de s’atténuer, n’a fait que s’intensifier avec l’expansion du capitalisme, tant et si bien, qu’aujourd’hui, il peut être affirmé sans crainte de se fourvoyer que ~85% des mass-médias mondiaux, tous médiums confondus, est la propriété des milliardaires ou de leurs États et dépendent d’eux par la publicité qui les financent.
Ainsi, le «suffrage universel», étalon de la démocratie bourgeoise, n’existe pas dans un espace politique «égalitaire» mais dans un espace médiatique dominé massivement par le capital, tant pour le choix et le financement des candidats que pour celui de la propagande qui présente cette «politique» a un électorat matraqué, manipulé, écrasé, dissuadé et sondé, une machine infernale dominé par la bourgeoisie afin de convaincre, de gré ou de force, un troupeau d’électeurs jusqu’à l’abattoir de l’isoloir où il doit choisir l’un ou l’autre des «candidats», «bonnet blanc ou blanc bonnet» que leur offrent les partis de la bourgeoisie régnante…répugnante.
LÉNINE, fort de l’opinion matérialiste dialectique et historique de MARX et d’ENGELS et de sa propre expérience révolutionnaire, a porté l’analyse de la duperie électorale bourgeoise à un niveau supérieure lorsqu’il a écrit: «Comment garantir la succès de l’Assemblée constituante?».
Ainsi, il écrit;
«Ce n’est pas la ‘liberté de la presse’, mais la liberté pour les riches, pour la bourgeoisie, de tromper les masses opprimées. […]
[L]a publication d’un journal est une entreprise capitaliste et lucrative, dans laquelle les riches investissent des millions et des millions de roubles [les annonces publicitaires procurent, ndla] un revenu énorme, en fait le principal revenu de leurs éditeurs capitalistes. […] La ‘liberté de presse’ dans la société bourgeoise signifie la liberté pour les riches de tromper, de corrompre et de duper systématiquement, sans relâche, chaque jour, en millions d’exemplaires, les masses exploitées et opprimées, les pauvres». (marxists.org, «How to Guarantee the Success of the Constituant Assembly», 28/09/1917).
Dans «DE L’ÉTAT ET LA RÉVOLUTION», LÉNINE, démasque totalement le «suffrage universel», cette panacée bidon, alambiquée et patentée par la bourgeoisie pour duper les masses exploitées et les enrôler dans le choix truqué de leurs propres fossoyeurs: des «élus» majoritairement choisis, financés, soumis et recyclés par la bourgeoisie pour la servir dans cette vaste opération de manipulation et de supercherie.
LÉNINE écrit:
«L’État […] proclame le suffrage universel, déclare […] qu’il n’est pas un État de classes […] Le pouvoir reste aux mains du capital, que le régime soit censitaire ou non, même si la république est démocratique» (marxists.org, De l’État,1919).
Dans sa lettre à Sylvia Pankhurst, LÉNINE, écrit des FAITS qui demeurent d’une actualité et d’une véracité d’une rigueur et d’une exactitude époustouflante:
«[La bourgeoisie des pays parlementaires] connaît mille tours pour tromper le peuple […] dissimulant avec les innombrables liens du parlement avec la Bourse et les capitalistes […] en tirant profit d’une presse vénal […] en se servant de toutes les façons de l’argent, puissance du capital». (marxists.org, no 18 du Bulletin communiste, 15/07/1920).
Le développement historique du «suffrage universel» sous la dictature de la bourgeoisie et le «financement étatique» des partis politiques, l’évolution de l’électorat par l’instruction publique et l’existence de partis autoproclamés: «insoumis», «populaire», «solidaire», voire «socialiste», même «communiste», n’ont rien changé à la domination de «facto» de l’appareil d’État par le capital comme le démontre à l’évidence TOUS LES GOUVERNEMENTS DU MONDE CAPITALISTE, depuis les U$A présidé par un milliardaire dégénéré avec moins de vote que ses adversaires; jusqu’à la République populaire de Chine, présidé par un apparatchik du parti «national-socialiste» à la chinoise, élu par une clique sélectionnée sur le volet, en passant par un Micron 1er en talons hauts cloutés dont le parti ne représente que 7% de l’électorat; un Zizilinsky au mandat électoral expiré depuis 2 ans; un Poutine, ex-apparatchiks et espion renégat et à la totalité des dictateurs pour la durée de leur mandat «électif» sur des mensonges, des promesses d’ivrogne, la tromperie, la fourberie et la supercherie dont ils n’ont aucun compte à rendre à leurs électeurs trompés, abusés, opprimés et exploités.
Si d’aventure, une élection patentée n’aboutissait pas à la dictature du capital et à l’intérêt de la bourgeoisie, qu’à cela ne tienne, un coup d’État, un assassinat, une guerre de changement de régime ramènera le troupeau égaré à l’abattoir du capital ainsi qu’en témoignent les Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, Dollfuss, Metaxas, Antonescu, Horthy, Alexander 1er de Yougoslavie, Pitsudski, Georgiev, Päts, Ulmanis, Vargas, Uriburu, Pinochet, Videla, Bordaberry, les colonels grecs, Evren, Zia-ul-Hag, Hussein, a,-Assad, Gaddafi, Pahlavi, Chung-hee, Suharto, Duvalier, Garcia, Baptista, Gomez, Berlusconi, Xi, Micron, Zélensky, Poutine, Tr0mp, etc…etc…etc… qui d’un coup d’État à des promesses électorales d’ivrogne ont imposé la dictature de la bourgeoisie à un prolétariat opprimé en voie d’émancipation de la dictature électorale bourgeoise.

Par Normand Bibeau.
A quand de veritables referundums comme en Suisse , et ..qui soient appliques sous peine d emprisonnement de la caste dirigeante elue par logiciels de fraude s electorales ( dominion, STYCL, etc …)