7 au Front

«CHANGEMENT CLIMATIQUE» : LA NOUVELLE IDÉOLOGIE DU CAPITAL ET DE L’ÉTAT BOURGEOIS

  Par Khider Mesloub.

Le climat fait aujourd’hui l’objet d’une instrumentalisation politique, économique et idéologique croissante. Le «changement climatique» est devenu le nouveau mantra idéologique des bourgeoisies notamment occidentales. La principale traduction politique de ce discours réside dans la «transition écologique».

Le « changement climatique » : le nouveau mantra idéologique notamment des bourgeoisies occidentales

Les politiques conduites au nom de ce « mantra écologique » servent à légitimer de nouvelles formes de fiscalité, à réorienter les investissements vers des secteurs industriels jugés stratégiques – notamment les filières des véhicules électriques, des énergies renouvelables, des batteries ou des technologies de décarbonation –, à restructurer des marchés et à renforcer divers dispositifs de contrôle économique et social. En réalité, la «transition écologique» ne constitue pas une politique environnementale ; elle représente un puissant levier de restructuration et de recomposition du capital.

La « transition écologique » participe ainsi à l’ouverture d’un nouveau cycle d’accumulation et de concentration du capital. Le renouvellement accéléré du parc automobile, la rénovation énergétique des bâtiments, la modernisation des réseaux électriques, le développement des infrastructures de production d’énergie et l’essor des technologies dites « vertes » représentent des investissements de plusieurs centaines de milliards d’euros mobilisant États bourgeois, institutions financières et grands groupes industriels capitalistes.

Les exigences écologiques deviennent également des leviers de transformation économique, favorisant l’émergence de nouveaux marchés, la redistribution des capitaux et la recomposition des hiérarchies industrielles à l’échelle mondiale. Le marché de la transition écologique devient ainsi un terrain majeur de concurrence entre puissances économiques, chacune cherchant à maîtriser les technologies, les matières premières stratégiques et les chaînes de valeur qui lui sont associées.

L’écologie comme instrument d’extension de la fiscalité et d’accumulation du capital

Du point de vue de l’économie politique critique, le discours idéologique sur le « changement climatique » devient également un puissant levier d’extension de la fiscalité et de l’intervention publique. Au nom de la « transition écologique », de nouvelles taxes, contributions, redevances et normes environnementales sont instaurées. Le prétexte de la protection de l’environnement tend ainsi à devenir un vecteur d’extension de la fiscalité de l’État bourgeois. Ainsi, cette dynamique instrumentalise l’écologie pour élargir les prélèvements obligatoires, multiplier les obligations réglementaires et renforcer le pouvoir d’intervention des autorités publiques sur les activités économiques…sous la supervision autoritaire du Grand Capital.

L’idéologie de la « transition écologique » joue également un rôle déterminant dans la recomposition de l’industrie automobile. La généralisation programmée du véhicule électrique ne répond pas prioritairement à un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en particulier du dioxyde de carbone (CO₂) ; elle se concrétise surtout par un vaste mouvement de renouvellement du parc automobile, encouragé par des interdictions visant les véhicules thermiques, des normes techniques plus exigeantes, des dispositifs fiscaux et des aides publiques à l’achat.

Cette évolution crée une forte incitation économique à remplacer des véhicules encore fonctionnels par de nouveaux modèles, ouvrant ainsi un marché considérable pour les constructeurs, les fabricants de batteries, les producteurs de minerais stratégiques et l’ensemble des filières industrielles associées. Dans cette perspective critique, la « transition écologique » apparaît dès lors comme un puissant mécanisme de relance de l’accumulation du capital dans un secteur confronté à la saturation des marchés occidentaux, en stimulant artificiellement le renouvellement de la consommation grâce à l’intervention réglementaire de l’État.

La question n’est donc pas seulement celle des performances environnementales du véhicule électrique, mais surtout celle des intérêts industriels et financiers qui accompagnent sa diffusion et de la manière dont les politiques publiques orientent les choix de consommation au profit d’un nouveau cycle d’expansion du capital.

De ce point de vue , le discours sur la « transition écologique » ne constitue pas réellement un registre de protection de l’environnement ; il constitue le support d’un nouveau cycle d’accumulation et de concentration du capital. Les contraintes réglementaires, les normes environnementales, les interdictions visant certaines technologies et les dispositifs d’incitation publique stimulent le renouvellement accéléré des équipements, des infrastructures et des biens de consommation.

Des véhicules thermiques, des systèmes de chauffage ou des bâtiments encore pleinement fonctionnels se trouvent ainsi déclassés au profit de nouvelles générations de produits répondant aux exigences de la « transition écologique », autrement dit au capitalisme vert. Cette intervention réglementaire crée des marchés dont la dynamique repose moins sur l’usure naturelle des biens que sur leur obsolescence normative. Parallèlement, la rhétorique climatique contribue à légitimer l’extension de la fiscalité écologique, la multiplication des contributions et des normes, ainsi que le renforcement des capacités d’intervention de l’État bourgeois dans l’organisation de l’économie capitaliste. La « transition écologique » apparaît dès lors, dans cette perspective, comme un instrument de restructuration économique favorisant la recomposition des secteurs productifs, la concentration du capital et l’ouverture de nouveaux espaces d’accumulation.

Au-delà des secteurs directement liés aux technologies vertes, la « transition écologique » participe à une restructuration plus profonde du capitalisme contemporain. Les nouvelles normes environnementales, les exigences de décarbonation, les critères d’investissement et les politiques publiques de soutien conduisent à une vaste réallocation des capitaux entre secteurs d’activité. Certaines branches industrielles voient leur rentabilité diminuer sous l’effet de réglementations plus contraignantes, tandis que d’autres bénéficient d’importants transferts de financements publics et privés. Ce mouvement favorise une concentration accrue du capital autour des entreprises capables de maîtriser les nouvelles technologies estampillées « vertes », d’accéder aux matières premières stratégiques ou de répondre aux exigences réglementaires.

La « transition écologique » apparaît ainsi comme un puissant mécanisme de recomposition des structures productives, de redistribution des positions dominantes et de renouvellement des conditions d’accumulation du capital. Les prétendues crises écologiques deviennent dès lors aussi des moments de réorganisation économique, au cours desquels les rapports de force entre entreprises, secteurs industriels et États se trouvent profondément reconfigurés.

Cette dynamique signifie que les politiques climatiques sont instrumentalisées. Elle montre que leur mise en œuvre s’inscrit dans des rapports de pouvoir, des stratégies industrielles et des intérêts capitalistes considérables. Dès lors, une analyse critique ne peut se limiter aux seuls discours relatifs aux phénomènes climatiques ; elle doit interroger les intérêts politiques, industriels et financiers qui se cristallisent autour de leur gestion, des financements mobilisés et des transformations économiques qu’ils accompagnent.

Cette instrumentalisation du « changement climatique » ne produit toutefois pas seulement des effets économiques, industriels et fiscaux. Elle transforme également la manière dont les catastrophes sont interprétées dans l’espace public et redéfinit les conditions d’attribution des responsabilités politiques.

Naturaliser les catastrophes pour dépolitiser les responsabilités

Cette évolution ne transforme donc pas seulement les politiques économiques ; elle modifie également les représentations collectives des catastrophes et de la responsabilité publique. Dans le débat public, l’explication privilégiant le « changement climatique » tend à reléguer au second plan d’autres facteurs pourtant déterminants dans l’ampleur des catastrophes, notamment les inondations et les incendies. Les politiques de prévention, l’entretien des forêts et des infrastructures, les choix d’aménagement du territoire, les règles d’urbanisme, les moyens alloués aux services publics, la planification des secours ou les arbitrages budgétaires deviennent des variables secondaires derrière une explication centrée sur le concept idéologique de « changement climatique ». Le dessein de cette instrumentalisation est de transformer les responsabilités politiques concrètes en simple fatalité climatique. Dans certains discours publics, le « changement climatique » agit comme un paravent idéologique qui tend à masquer les défaillances des politiques publiques.

Aussi, l’une des principales conséquences de cette évolution réside dans le déplacement des responsabilités politiques. À mesure que les catastrophes sont présentées comme les effets inéluctables d’un « dérèglement climatique », les choix opérés par les pouvoirs publics tendent à devenir moins visibles dans le débat public. Les carences de la prévention, les arbitrages budgétaires défavorables aux services publics, la défaillance d’entretien des infrastructures, des politiques d’aménagement du territoire ou encore des décisions d’urbanisation apparaissent alors comme des facteurs secondaires face à une explication centrée sur les « contraintes du climat ». Ce déplacement du regard modifie profondément le sens de l’action politique : les gouvernants sont moins interrogés sur leurs décisions que sur leur capacité à gérer les conséquences des catastrophes. La question n’est plus prioritairement de savoir pourquoi les sociétés capitalistes contemporaines sont devenues plus vulnérables, mais comment elles doivent s’adapter à des risques désormais présentés, au nom du « changement climatique », comme inéluctables. Ce glissement contribue ainsi à dépolitiser des catastrophes dont l’ampleur dépend pourtant des choix institutionnels, des priorités budgétaires et de la qualité des politiques publiques.

De la prévention à la résilience : l’État organise le renoncement

Ironie de l’histoire, l’une des contradictions majeures du capitalisme contemporain réside dans sa capacité à produire les conditions mêmes des catastrophes tout en faisant de leur gestion un nouvel objet de gouvernement. Les logiques de rentabilité favorisent l’artificialisation des sols, la concentration urbaine, la réduction des dépenses de prévention, la marchandisation des espaces naturels et la compression des moyens consacrés aux services publics. Puis, lorsque surviennent les catastrophes, le discours officiel n’interroge plus les choix politiques qui ont accru la vulnérabilité des territoires ; il en appelle à la résilience des populations. (1) La catastrophe cesse ainsi d’être pensée comme l’effet de décisions économiques et institutionnelles pour devenir une épreuve collective à laquelle chacun est sommé de s’adapter.

Les incendies de forêt, d’une brûlante actualité, illustrent particulièrement cette évolution. Si des conditions météorologiques plus chaudes et plus sèches peuvent favoriser leur propagation, l’ampleur des destructions dépend principalement de facteurs sur lesquels les pouvoirs publics disposent d’importantes marges d’action : débroussaillement des massifs forestiers, entretien des pistes d’accès, disponibilité des moyens aériens et terrestres de lutte contre le feu, effectifs des services d’incendie, organisation de la prévention, contrôle de l’urbanisation dans les zones exposées ou encore gestion sylvicole. Réduire l’analyse des incendies à leur seule dimension climatique masque les choix politiques qui ont conduit à accroître considérablement la vulnérabilité des territoires. (Lire  LA RÉSILIENCE FACE AUX CATASTROPHES : L’IDÉOLOGIE DE L’ABANDON DE LA PRÉVENTION – les 7 du quebec).

Le même mécanisme peut être observé à propos des inondations. L’artificialisation des sols, l’urbanisation anarchique des zones inondables, l’insuffisance de l’entretien des ouvrages hydrauliques ou les carences de l’aménagement du territoire influencent directement l’ampleur des dégâts. Or, lorsque l’explication publique privilégie presque exclusivement le « changement climatique », ces responsabilités institutionnelles tendent à s’effacer derrière une représentation naturalisée de la catastrophe. Cette lecture favorise un déplacement de la responsabilité politique. Le débat ne porte plus sur les décisions publiques qui ont rendu les territoires plus vulnérables, mais sur la capacité des populations à s’adapter à un monde présenté comme toujours plus dangereux. La prévention cède la place à la résilience ; l’action sur les causes est remplacée par l’organisation de l’adaptation aux conséquences. Les habitants sont invités à modifier leurs comportements, à sécuriser leurs habitations, à souscrire de nouvelles assurances ou à intégrer les risques comme une composante normale de leur existence, tandis que les défaillances des politiques publiques deviennent moins visibles. (Lire ces articles:  https://les7duquebec.net/?s=incendie+en+france).

Le climat acquiert ainsi une fonction qui dépasse largement le seul registre idéologique. Il devient également un cadre d’interprétation privilégié permettant d’orienter les politiques publiques, de justifier certaines transformations économiques et de redéfinir les priorités budgétaires. En définitive, le climat tend à devenir bien davantage qu’un enjeu environnemental idéologique. Il s’impose comme un nouveau paradigme étatique bourgeois, à partir duquel se redéfinissent les priorités économiques, les politiques publiques et les formes contemporaines de l’intervention de l’État.

Lorsque les catastrophes sont principalement interprétées à travers le prisme climatique, ce paradigme étatique tend à déplacer le regard des choix politiques vers les contraintes supposées du climat. La prévention cède alors le pas à la résilience, la responsabilité publique à l’adaptation individuelle, tandis que la « transition écologique » alimente simultanément un vaste mouvement de restructuration du  capitalisme. Le climat cesse ainsi d’être une question environnementale pour devenir un cadre idéologique permettant au capital de gouverner les sociétés, de réorganiser l’économie et de rendre moins visibles les responsabilités institutionnelles dans la production ou l’aggravation des catastrophes.

L’écologie sous le capitalisme : une contradiction dans les termes

Dès lors, parce qu’il constitue désormais l’un des principaux fondements idéologiques de cette nouvelle configuration économique et politique, le discours sur le « changement climatique » tend lui-même à être érigé en référence normative, dont la contestation devient de plus en plus difficile dans certains espaces institutionnels et médiatiques.

La déification du « changement climatique » et la criminalisation de toute contestation de son discours dominant trouvent leur véritable fondement dans les puissants intérêts économiques, financiers et industriels qui président au nouveau cycle d’accumulation et de restructuration du capital. Le concept idéologique de « changement climatique » est devenu si central dans les stratégies contemporaines de restructuration du capital que toute remise en cause du discours dominant qui l’entoure tend à être disqualifiée, voire, dans certains cas, à faire l’objet de sanctions juridiques ou administratives. Quiconque refuse d’adhérer à la nouvelle religion du « changement climatique » est rapidement voué aux gémonies. Affublé de l’étiquette infamante de « climatosceptique », il voit sa parole disqualifiée et son accès à certains espaces institutionnels de débat ou d’expertise devenir plus difficile.

En conclusion

Les politiques conduites au nom du « changement climatique » poursuivent trois objectifs principaux. Économique : ouvrir de nouveaux marchés (véhicules électriques, batteries, rénovation énergétique, technologies de décarbonation) afin d’engager un nouveau cycle d’accumulation et de restructuration du capital dans des secteurs où les possibilités de croissance se sont considérablement réduites. Fiscal et réglementaire : étendre la fiscalité, renforcer les contraintes normatives et accroître les capacités d’intervention de l’État dans l’organisation de l’économie. Politique et idéologique : naturaliser les catastrophes afin de déplacer le débat des responsabilités institutionnelles vers les seules contraintes climatiques, reléguant au second plan les choix d’aménagement du territoire, les politiques de prévention, l’entretien des infrastructures et des forêts, ainsi que les moyens alloués aux services de secours. En définitive, le « changement climatique » apparaît moins comme un instrument de protection de l’environnement et des populations que comme un puissant levier de restructuration du capital et de renforcement de l’État bourgeois.

Les bourgeoisies occidentales ne sont pas davantage écologistes qu’elles ne sont pacifistes. Elles demeurent foncièrement bellicistes et tout aussi destructrices des écosystèmes lorsque leurs intérêts économiques, industriels ou géopolitiques l’exigent. L’écologie sous le capitalisme relève ainsi d’une contradiction dans les termes. Fondé sur l’accumulation illimitée du capital, l’exploitation croissante des ressources naturelles et la recherche permanente du profit, ce système est structurellement incompatible avec les exigences d’une véritable politique écologique populiste. Capitalisme et écologie apparaissent ainsi comme fondamentalement antinomiques : tant que prévaut la logique de l’accumulation du capital, aucune politique écologique authentique ne peut durablement s’y déployer. Lorsqu’elle est néanmoins invoquée, l’écologie ne peut alors fonctionner que comme une idéologie mise au service des intérêts capitalistiques.

 

Khider MESLOUB

 

Lire notre article La résilience face aux catastrophes : l’idéologie de l’abandon de la prévention, publié dans Les 7 du Québec le 15 août 2026.  LA RÉSILIENCE FACE AUX CATASTROPHES : L’IDÉOLOGIE DE L’ABANDON DE LA PRÉVENTION – les 7 du quebec  et  https://les7duquebec.net/archives/306245

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “«CHANGEMENT CLIMATIQUE» : LA NOUVELLE IDÉOLOGIE DU CAPITAL ET DE L’ÉTAT BOURGEOIS

  • poilagratter

    Alerte .
    Kriss sinclair youtube france et nikky californie, voyantes, ont vu :
    Imminent les tours de Dubai s effondrent , ( fondationset canalisations de clim )
    Londres sous la Tamise et les rats propagent des maladies .
    New York glaciation subite….( Boston sous 6 metres de neige.)
    ( a force de jouer avec le climat )
    Tremblements de terre partout dans le monde , partout.

    Répondre
  • Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) est l’un des mécanismes clés dans le cadre du financement de la future monnaie mondiale.
    Le FEM, « validé » par le biais des Nations Unies en 1992 (grâce à la cooptation des hauts fonctionnaires ministériels de 179 pays), lors de la conférence sur l’environnement et le développement, plus connue sous le nom de « Sommet de Rio », est une organisation financière indépendante gérant le système de financement destiné, soi-disant, à mener des actions pour la préservation de l’environnement, dans le cadre du « développement durable ». Il accorde, entre autres, des subsides au projet lié à la lutte contre les effets du pseudo réchauffement climatique. « Pseudo », en effet, car il est avéré que la température, plus élevée dans les temps anciens, s’abaisse graduellement ; le mensonge du « réchauffement climatique » est destiné, en partie, à faire croire que les « élites » actuelles et leurs scientifiques dits « sérieux » peuvent apporter tous les progrès, même ceux du climat.
    Robert Lattès, membre du Club de Rome (financé par Rockefeller), écrivait (dans Le Nouvel Économiste n°3 du 27/10/1975) que « Sans un nouvel ordre monétaire mondial, il n’y aura pas de nouvel ordre économique, tant le premier commande au second. ». Rappelons que le Club de Rome est cette organisation technocratique fondée en 1968 par Aurelio Peccei (à l’origine de l’émergence du concept de « développement durable »), ancien affilié du Groupe « Bilderberg » et Alexander King, ex-président de l’International Federation of Institutes of Advanced Study (I.F.I.A.S.) et également ancien membre du Groupe Bilderberg. On retrouve ces deux personnages à l’International Conference on the Unity of the Sciences (I.C.U.S.), un organisme également créé en 1968 par la Fondation Culturelle Internationale (I.C.F.), c’est-à-dire le nouveau mouvement religieux de « l’Église de l’Unification », dont le grand patron n’était autre que le fameux coréen Sun Myung Moon, et que la presse mondiale désigne communément sous le nom de « secte Moon ».
    NB : On observe dans la Nature deux espèces de mouvements : des mouvements « spontanés » et des mouvements « transmis ». Cette seconde cause de mouvement engendre des déplacements qui déterminent la plupart des phénomènes météorologiques en dérangeant la stabilité de l’enveloppe gazeuse de la terre. Nous voyons que c’est cette cause qui détermine la chute des corps à la surface terrestre. Profitons-en pour dire que la pesanteur, cette force que l’on a si mal expliquée jusqu’ici, ne répond nullement à la cause qu’on lui a assignée (lois de la gravitation et de l’attraction). C’est un phénomène planétaire répondant à une cause particulière, spéciale aux planètes, et, en général aux astres non incandescents. Cette pesanteur planétaire est le résultat de la pression exercée par l’azote qui forme l’atmosphère des planètes sur les corps qui constituent leur surface ou sur ceux qui sont libres autour d’elles. Il résulte des principes, très succinctement exposés ici, que la force qui fait tomber les corps vers la terre est produite par une impulsion donnée de haut en bas et non pas par une attraction exercée sur les corps de bas en haut. De nos jours, la question de la gravitation et de l’attraction n’est pas remise sur le terrain de la discussion générale. L’erreur a triomphé, on la propage, on l’enseigne aux enfants, dans les lycées, comme on leur enseignait autrefois les dogmes religieux ; c’est un article de foi scientifique qu’on leur impose, ils y croient et continuent, à leur tour, à propager l’erreur. Cependant, quelques hommes sages continuent à s’abstenir.
    Pour faire suite à ce que nous disions précédemment, cette réaction constante de l’Azote vers la terre, qui lui a pris sa place dans l’espace, n’est pas la seule réaction qu’il exerce. Il tend aussi à se dilater dans une autre direction, c’est-à-dire vers les régions célestes de l’infini. De ce côté il est contenu par l’action dynamique des radiations qui le frappent incessamment. Mais les radiations ne sont ni immuables ni éternelles, elles sont, au contraire, dans un état constant de variabilité. Or, chacun des changements qui surviennent dans leur mode d’action se traduit, dans les profondeurs de notre atmosphère, par un changement d’état de la réaction de l’Azote.
    L’Azote (appelé « Æther » ou « Ether » dans l’antiquité, « Akâsha » chez les Hindous ou « Akéréné » dans la Science de l’A-Vesta) est donc une substance qui n’est pas seulement dans notre atmosphère, mais au-delà, partout, et dans l’univers entier, sous des états de condensation ou de raréfaction qui dépendent du milieu dans lequel elle s’épand :
    – Si la pression des radiations devient moins forte, l’Azote se dilate dans l’atmosphère ; tous les corps qu’il comprimait se dilatent aussi : c’est la chaleur ;
    – Si la pression devient plus forte, l’Azote augmente sa réaction vers la terre, il comprime plus fortement les corps qui en occupe la surface : c’est le froid ;
    – Si la pression en plus ou en moins est accidentelle, si elle n’intéresse qu’un seul point de l’atmosphère, il en résulte un changement de densité qui, en se propageant aux couches les plus voisines y détermine « un courant ». C’est le vent ;
    – Si un seul faisceau de radiation vient à manquer subitement, c’est un vide subit qui est offert au besoin d’expansion de l’Azote et dans lequel il se précipite en tournoyant : c’est une trombe, une tornade, un cyclone. Le mouvement commencé dans les régions élevées de l’atmosphère se propage de haut en bas. Lorsqu’il atteint la surface terrestre, le bouleversement des éléments atmosphériques, qui en résulte, détermine toutes sortes de ravages.
    Ainsi donc tout ce qui se passe sur la terre à une cause cosmique ; tout dépend de l’action des astres. C’est dans les profondeurs de l’océan céleste qu’il faut aller chercher la cause de la plus légère brise qui souffle autour de nous. La terre y est étrangère.
    L’esprit de l’homme, perdant de vue l’Univers, s’est confiné dans son petit monde et a voulu y trouver la cause de tout ce qui existe. C’est là une méthode mesquine que la science de l’Univers détruira.
    Notons encore que la lumière blanche engendrée par la radiation solaire, les lumières colorées engendrées par les radiations stellaires et l’azur céleste produit par l’Ozone, forment un ensemble de couleurs que nous voyons plus ou moins pendant le jour. Mais, dans l’hémisphère nocturne on ne voit plus rien, tout s’efface, toutes les couleurs disparaissent et « le noir » forme le fond de notre horizon. Cette couleur noire, qui couvre tout en l’absence des étincelles qui font la lumière, est celle de l’Azote qui remplit l’espace.
    Deux mots, pour finir, à propos du Carbone et de sa désassimilation, c’est-à-dire sa présence dans l’organisme à l’état d’acide carbonique qui est la forme ultime qu’il prend et sous laquelle il est expulsé du corps ; opération qui s’effectue aussi dans les plantes et dans les animaux. Le carbone subit dans l’organisme mille modifications en s’unissant aux divers éléments qu’il rencontre ; finalement, il est rejeté du corps et, alors, remis en liberté dans l’atmosphère où, après fort peu de temps, et sous différentes actions physiques et chimiques, l’acide carbonique est décomposé en ses éléments, c’est-à-dire retourne à son état primitif et rentre dans le grand réservoir commun d’Azote et d’Oxygène. L’acide carbonique se décompose par la chaleur. C’est pourquoi, en été, alors que la vie végétale a le plus d’activité, la chaleur est presque toujours assez élevée pour décomposer l’acide carbonique de l’atmosphère. C’est parce qu’en été tout l’acide carbonique jeté dans l’air par les hommes, les animaux, les plantes et par les foyers de combustion est promptement décomposé et rendu à son état primitif, que l’air est pur, tandis qu’à basse température cette décomposition ne s’opère pas ; donc, en hiver l’air est moins pur. Rappelons que les partisans des causes finales expliquent l’apparition des végétaux sur la terre avant celle des hommes et des animaux par la nécessité de purifier l’atmosphère par leur respiration, en lui enlevant l’acide carbonique qu’ils supposent y avoir régné, et en fabriquant des tissus qui puissent servir de nourriture aux herbivores, lesquels, plus tard, pourront servir de nourriture à l’homme. Donc, pour eux, il existe un Créateur qui, dès l’origine du monde, a eu en vue la création de l’homme, but et fin de toutes choses, qui a préparé, longtemps à l’avance, cette création ultime par une série de création préparatoires, qui a façonné un monde pour pouvoir, un jour, inviter cet être privilégié à venir en prendre possession. Et pour soutenir de pareilles extravagances, on invoque des faits scientifiques, on torture la pauvre science qui sert de prétexte à tant de divagations. C’est pour soutenir cette idée absurde qu’on a imaginé de dire qu’il fallait des végétaux pour enlever à l’air un excès d’acide carbonique que l’on a inventé pour la circonstance, afin que l’homme et les animaux pussent venir, plus tard, vivre dans cette atmosphère primitivement impure. De cette manière on fait servir les conclusions d’une théorie qui est fausse, à la confirmation d’une idée qui n’est pas moins fausse. Tout cela est de la fable et constitue la mythologie scientifique actuels.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/cosmogonie.html

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