8 réflexions sur “Le système financier occidental au bord de l’effondrement (Michael Hudson)”
Il y a des années que j’essaye de terminer la lecture du livre majeur du distingué économiste Michael Hudson: « Killing the host ». Là il montre, historiquement et structurellement, comment l’économie actuellement dominante, hyper-financiarisée, est en train d’étrangler et de tuer l’économie réelle.
Comme si l’émission de dettes, toujours plus de dettes, à la base de la création de nouvelles monnaies par l’intermédiaire des banques, pouvait créer la richesse. C’est le travail humain, ou robotique (mais déjà produit et conçu par des humains) qui peut créer de la valeur d’où découle toute richesse.
Pas facile. Mais par contre je vois plusieurs vidéos sur Youtube d’interview qu’il accorde, et souvent avec son compère Richard Wolff. Ô rigueur de la critique de l’économie marxiste, et pas dogmatique avec ça, pur savoir patiemment acquis et exposé.
L’Économie n’est pas une science, elle énonce surtout la domination en actions de la classe de rapaces actuellement triomphant. Ce discours économiciste représente ce que veut la classe dominante. La résistance partout s’organise.
Et cette théorie sèchement idéaliste arrive à ses derniers couacs, l’effondrement sera brutal, il a déjà commencé, glissement de terrain ou tsunami, les métaphores sont bonnes, pré et marrée. La panique est commencée, en haut. Bessent du Trésor a commencé à racheter du T-Bonds longue échéance, 30 ans, parce que de moins en moins de clients veulent encore en acheter.
Les guerres qui s’amplifient et les catastrophes approchantes amènent l’hyperinflation qui va obliger une profonde refonte du système monétaire, ou ce qu’il en resterait si cela va trop mal.
Le reste est de la science-fiction, dystopique? Tout cela pourrait arriver. Ce qi est sûr c’est que ce monde ne peut continuer sur sa route suicidaire.
De Hudson, encore, « Killing the host », le sous-titre est plus éloquent, c’est :
–How Financial Parasites and Debt Destroy the Global Economy.
Le gars a 87, il semble solide comme le roc, mais le plus impressionnant c’est son discours et son intelligence qui est rapide, globale et tranchante, comme la guillotine.
l effondrement occidental est le but de la mafia mondiale, car ils veulent transférer le pole économique en Asie, en attendant ils pillent tout ce qu ils peuvent avec l aide de complices infiltres dans les gouvernements et qu ils font élire. Les peuples vont leur couper l herbe sous le pieds en réorganisant la société réelle de la base, par regions. les riens ne travailleront plus pour autrui , mais a leur compte .
Contrairement à ce que plaide exhaustivement Hudson en remontant jusqu’aux origines de la société divisée en classes sociales («Babylone, Alexandrie, Égypte ancienne, etc»):
« [L]’ histoire de l’humanité n’a pas été celle de la lutte des prêteurs contre les emprunteurs: banquiers/créanciers contre travailleurs/débiteurs»; «capitalistes bancaires contre capitalistes industriels»,
mais celle de la lutte des classes: esclaves contre esclavagistes; esclaves corvéables contre barons; esclaves salariés contre capitalistes ainsi que MARX l’a démontré.
MARX dans toute son oeuvre a démontré que la «plus value» c’est-à-dire la différence entre la valeur du coût de production et celle de sa consommation ne peut provenir que de la force de travail dans la production elle-même de biens tangibles consommables et par conséquent, le «banquier/prêteur» qui n’appartient pas au processus même de production de biens tangibles consommables, ne crée aucune «plus value» dans une activité productive autonome, tout au plus, sa «marchandise»: le «capital bancaire» prélève par la différence entre l’«intérêt» qu’il verse sur «dépôt» et celui sur «prêt», un pourcentage de la plus value créé par l’«emprunteur», dans le cycle productif qui précède l’«épargne», source «originale» du capital bancaire.
Ainsi, MARX dans «Das Kapital» distingue les étapes suivantes:
– le «capitaliste industriel» s’accapare la «plus value d’entreprise» («profit») extorquée à ses esclaves-salariés grâce à sa propriété;
– il confie au «capitaliste bancaire» ses «épargnes», en échange d’un «intérêt»;
– le «capitaliste bancaire» prête cet «épargne» à un emprunteur contre un «intérêt» supérieur à celui qu’il paie lui-même réalisant une «rente d’usure».
En conclusion, MARX considère que le le «capitaliste banquier» participe à la répartition de la plus value produite ailleurs dans le cycle même de la production capitaliste.
Pour MARX, le «capitaliste industriel» en confiant son «surplus de capitaux» au «capitaliste banquier» contre «intérêt», s’unie à lui pour constituer le «capitaliste financier»: touchant un «intérêt» et payant un «intérêt» dans une valse continue de capitaux où se «fusionne»: «capital industriel» et «capital bancaire» pour devenir «capital financier», maître de l’économie capitaliste.
Cette accumulation de capital «primitif» a débouché sur le «CRÉDIT»:
capital industriel > plus value > dépôt + intérêt = capital bancaire > prêt + intérêt = capital financier ( fusion du capital industriel et du capital bancaire).
Ce «capital financier» a été multiplié grâce au «CRÉDIT» «au taux de réserve légal» lilliputien imposé au système bancaire par les États.
Par le «crédit», le «capitaliste bancaire» anticipant la «réalisation future de la plus value de ses «créanciers»: «prête» contre intérêt du «capital bancaire» à des emprunteurs pour augmenter leur réalisation de «plus value» ou leurs consommations et rembourser cet «emprunt» avec «intérêt».
Pour MARX, le «CRÉDIT et les INTÉRÊTS» qu’il requiert à titre de «rente» prévaricatrice et qu’Hudson assimile à une tare «préjudiciable» au capitalisme industriel qu’il transformerait en «capitalisme parasitaire», n’est pas contre la nature du capitalisme, mais au contraire son développement naturel inéluctable.
Aujourd’hui, on trouve une vidéo de Glenn Diesen que je vais vous décrire :
Vidéo du 21 août 2026 sur « Actualite economique », article-video intitulé : « Le système financier occidental au bord de l’effondrement (Michael Hudson) », je vous envoie les liens des différentes versions, fournis par video-translations.org, naturellement pas le française.
Il y a des années que j’essaye de terminer la lecture du livre majeur du distingué économiste Michael Hudson: « Killing the host ». Là il montre, historiquement et structurellement, comment l’économie actuellement dominante, hyper-financiarisée, est en train d’étrangler et de tuer l’économie réelle.
Comme si l’émission de dettes, toujours plus de dettes, à la base de la création de nouvelles monnaies par l’intermédiaire des banques, pouvait créer la richesse. C’est le travail humain, ou robotique (mais déjà produit et conçu par des humains) qui peut créer de la valeur d’où découle toute richesse.
Pas facile. Mais par contre je vois plusieurs vidéos sur Youtube d’interview qu’il accorde, et souvent avec son compère Richard Wolff. Ô rigueur de la critique de l’économie marxiste, et pas dogmatique avec ça, pur savoir patiemment acquis et exposé.
L’Économie n’est pas une science, elle énonce surtout la domination en actions de la classe de rapaces actuellement triomphant. Ce discours économiciste représente ce que veut la classe dominante. La résistance partout s’organise.
Et cette théorie sèchement idéaliste arrive à ses derniers couacs, l’effondrement sera brutal, il a déjà commencé, glissement de terrain ou tsunami, les métaphores sont bonnes, pré et marrée. La panique est commencée, en haut. Bessent du Trésor a commencé à racheter du T-Bonds longue échéance, 30 ans, parce que de moins en moins de clients veulent encore en acheter.
Les guerres qui s’amplifient et les catastrophes approchantes amènent l’hyperinflation qui va obliger une profonde refonte du système monétaire, ou ce qu’il en resterait si cela va trop mal.
Le reste est de la science-fiction, dystopique? Tout cela pourrait arriver. Ce qi est sûr c’est que ce monde ne peut continuer sur sa route suicidaire.
JP
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/08/o-sistema-financeiro-ocidental-beira-do.html
De Hudson, encore, « Killing the host », le sous-titre est plus éloquent, c’est :
–How Financial Parasites and Debt Destroy the Global Economy.
Le gars a 87, il semble solide comme le roc, mais le plus impressionnant c’est son discours et son intelligence qui est rapide, globale et tranchante, comme la guillotine.
l effondrement occidental est le but de la mafia mondiale, car ils veulent transférer le pole économique en Asie, en attendant ils pillent tout ce qu ils peuvent avec l aide de complices infiltres dans les gouvernements et qu ils font élire. Les peuples vont leur couper l herbe sous le pieds en réorganisant la société réelle de la base, par regions. les riens ne travailleront plus pour autrui , mais a leur compte .
MICHAEL HUDSON en complémentaire sur le thème des milliardaires et des ploutocrates :
https://www.youtube.com/watch?v=3bMKym9_Mwk
Contrairement à ce que plaide exhaustivement Hudson en remontant jusqu’aux origines de la société divisée en classes sociales («Babylone, Alexandrie, Égypte ancienne, etc»):
« [L]’ histoire de l’humanité n’a pas été celle de la lutte des prêteurs contre les emprunteurs: banquiers/créanciers contre travailleurs/débiteurs»; «capitalistes bancaires contre capitalistes industriels»,
mais celle de la lutte des classes: esclaves contre esclavagistes; esclaves corvéables contre barons; esclaves salariés contre capitalistes ainsi que MARX l’a démontré.
MARX dans toute son oeuvre a démontré que la «plus value» c’est-à-dire la différence entre la valeur du coût de production et celle de sa consommation ne peut provenir que de la force de travail dans la production elle-même de biens tangibles consommables et par conséquent, le «banquier/prêteur» qui n’appartient pas au processus même de production de biens tangibles consommables, ne crée aucune «plus value» dans une activité productive autonome, tout au plus, sa «marchandise»: le «capital bancaire» prélève par la différence entre l’«intérêt» qu’il verse sur «dépôt» et celui sur «prêt», un pourcentage de la plus value créé par l’«emprunteur», dans le cycle productif qui précède l’«épargne», source «originale» du capital bancaire.
Ainsi, MARX dans «Das Kapital» distingue les étapes suivantes:
– le «capitaliste industriel» s’accapare la «plus value d’entreprise» («profit») extorquée à ses esclaves-salariés grâce à sa propriété;
– il confie au «capitaliste bancaire» ses «épargnes», en échange d’un «intérêt»;
– le «capitaliste bancaire» prête cet «épargne» à un emprunteur contre un «intérêt» supérieur à celui qu’il paie lui-même réalisant une «rente d’usure».
En conclusion, MARX considère que le le «capitaliste banquier» participe à la répartition de la plus value produite ailleurs dans le cycle même de la production capitaliste.
Pour MARX, le «capitaliste industriel» en confiant son «surplus de capitaux» au «capitaliste banquier» contre «intérêt», s’unie à lui pour constituer le «capitaliste financier»: touchant un «intérêt» et payant un «intérêt» dans une valse continue de capitaux où se «fusionne»: «capital industriel» et «capital bancaire» pour devenir «capital financier», maître de l’économie capitaliste.
Cette accumulation de capital «primitif» a débouché sur le «CRÉDIT»:
capital industriel > plus value > dépôt + intérêt = capital bancaire > prêt + intérêt = capital financier ( fusion du capital industriel et du capital bancaire).
Ce «capital financier» a été multiplié grâce au «CRÉDIT» «au taux de réserve légal» lilliputien imposé au système bancaire par les États.
Par le «crédit», le «capitaliste bancaire» anticipant la «réalisation future de la plus value de ses «créanciers»: «prête» contre intérêt du «capital bancaire» à des emprunteurs pour augmenter leur réalisation de «plus value» ou leurs consommations et rembourser cet «emprunt» avec «intérêt».
Pour MARX, le «CRÉDIT et les INTÉRÊTS» qu’il requiert à titre de «rente» prévaricatrice et qu’Hudson assimile à une tare «préjudiciable» au capitalisme industriel qu’il transformerait en «capitalisme parasitaire», n’est pas contre la nature du capitalisme, mais au contraire son développement naturel inéluctable.
REÇU PAR EMAIL (COURRIEL)
Claudio Buttinelli
Vous
Cher Roberto
Aujourd’hui, on trouve une vidéo de Glenn Diesen que je vais vous décrire :
Vidéo du 21 août 2026 sur « Actualite economique », article-video intitulé : « Le système financier occidental au bord de l’effondrement (Michael Hudson) », je vous envoie les liens des différentes versions, fournis par video-translations.org, naturellement pas le française.
Version française : https://les7duquebec.net/archives/306350
Version originale anglaise : https://www.youtube.com/watch?v=MWZ8hTwOCUU « Michael Hudson: The West’s Financial System on the Brink of Collapse »
Version espagnole : https://www.youtube.com/watch?v=pi8ACFaM57I « Michael Hudson: el sistema financiero de Occidente al borde del colapso »
Version portugaise : https://www.youtube.com/watch?v=Ug_UNURdzRc « Michael Hudson: Sistema Financeiro do Ocidente à Beira do Colapso”
Version italienne: https://www.youtube.com/watch?v=8lKoo3iomfA » Michael Hudson: il sistema finanziario occidentale sull’orlo del collasso”
Si vous le souhaitez, disponibles les versions chinoise, japonaise, allemande, russe et arabe.
Ciao
Claudio
Ping : Du capital industriel au capital financier, l’inéluctable déchéance – les 7 du quebec