Actualite économique

Du capital industriel au capital financier, l’inéluctable déchéance

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.

 

Contrairement à ce que plaide l’économiste  Hudson dans cet article : « Le système financier occidental au bord de l’effondrement (Michael Hudson) – les 7 du quebec. »  URL: https://les7duquebec.net/archives/306350)  en remontant jusqu’aux origines de la société divisée en classes sociales (Babylone, Alexandrie, Égypte ancienne, Europe féodale, capitalisme anglo-saxon, etc.):

«[L]’histoire de l’humanité n’a pas été celle de la lutte des prêteurs contre les emprunteurs: banquiers/créanciers contre travailleurs/débiteurs»; «capitalistes bancaires contre capitalistes industriels»,  mais celle de la lutte des classes: esclaves contre esclavagistes; esclaves corvéables contre barons; esclaves salariés contre capitalistes ainsi que MARX l’a démontré.

MARX dans toute son œuvre a démontré que la «plus value» c’est-à-dire la différence entre la valeur du coût de production et celle de sa consommation ne peut provenir que de la force de travail dans la production elle-même de biens tangibles consommables et par conséquent, le «banquier/prêteur» qui n’appartient pas au processus même de production de biens tangibles et consommables, ne crée aucune «plus value» dans une activité productive autonome, tout au plus, sa «marchandise»: le «capital bancaire» prélève par la différence entre l’«intérêt» qu’il verse sur «dépôt» et celui sur «prêt», un pourcentage de la plus-value créé par l’«emprunteur», dans le cycle productif qui précède l’«épargne», source «originaire» du capital bancaire.

Ainsi, MARX dans «Das Kapital» distingue les étapes suivantes:

–  le «capitaliste industriel» s’accapare la «plus-value d’entreprise» («profit») extorquée à ses esclaves-salariés grâce à sa propriété;
–  il confie au «capitaliste bancaire» ses «épargnes», en échange d’un «intérêt»;
–  le «capitaliste bancaire» prête cette «épargne» à un emprunteur contre un «intérêt» supérieur à celui qu’il paie lui-même réalisant une «rente d’usure».

En conclusion

MARX considère que le «capitaliste banquier» participe à la répartition de la plus-value produite ailleurs dans le cycle même de la production capitaliste.

Pour MARX, le «capitaliste industriel» en confiant son «surplus de capitaux» au «capitaliste banquier»  contre «intérêt», s’unit à lui pour constituer le «capitalisme financier»: touchant un «intérêt» et payant un «intérêt» dans une valse continue de capitaux où se «fusionne»: «capital industriel» et «capital bancaire» pour devenir «capital financier», maître de l’économie capitaliste à sa phase ultime impérialiste.

Cette accumulation de capital «primitif» a débouché sur l’effet de levier du  «CRÉDIT»:

Capital industriel > plus-value > dépôt + intérêt = capital bancaire > prêt + intérêt = capital financier ( fusion du capital industriel et du capital bancaire).

Ce «capital financier»  a été multiplié grâce à l’effet de levier du «CRÉDIT» «au taux de réserve légal» lilliputien imposé au système bancaire par les États bourgeois.

Par le «crédit», le  «capitaliste bancaire» anticipant la réalisation future de la plus-value de ses «créanciers»: «prête» contre intérêt du «capital bancaire» à des emprunteurs pour augmenter leur réalisation de «plus value» ou leurs consommations et rembourser cet «emprunt» avec «intérêt».

Pour MARX, le «CRÉDIT et les INTÉRÊTS» qu’il requiert à titre de «rente» prévaricatrice et qu’Hudson assimile à une tare «préjudiciable» au capitalisme industriel qu’il transformerait en «capitalisme parasitaire», n’est pas contre la nature du capitalisme, mais au contraire son développement naturel inéluctable qui entraînera sa chute impériale inéluctable… encore faudra-t-il que la classe sociale prolétarienne accomplisse sa mission historique.

De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne – Robert Bibeau, Khider Mesloub

https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/de-l-insurrection-populaire-a-la-revolution-proletarienne/77706

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Du capital industriel au capital financier, l’inéluctable déchéance

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  • Autant le capital est sage, réglé, conservateur, prévoyant dans son principe, autant le capitalisme international est révolutionnaire par essence, insoucieux de la mesure, de la stabilité, comme de l’avenir, ignorant du bien et du mal, amoraliste absolu.
    Rappelons tout d’abord que Marx et Engels ont commencé leur carrière en tant que journalistes travaillant pour des intérêts capitalistes libéraux. Marx travailla plus tard pour le « New York Tribune », dont le propriétaire, Horace Greeley et son éditeur, Charles Anderson Dana, étaient de proches collaborateurs du communiste Clinton Roosevelt, un membre démocrate radical du célèbre Clan Roosevelt, dont les intérêts étaient la banque et la politique.
    Joseph A Schumpeter, qui a enseigné à David Rockefeller à Harvard, écrit (Capitalism, Socialism and Democracy) : « Les vrais stimulateurs du socialisme n’étaient pas les intellectuels ou les agitateurs qui l’ont prêché, mais les Vanderbilt, les Carnegie et les Rockefeller ».
    Wickliffe B. Vennard, dans son ouvrage « The Federal Reserve Hoax – The Age of Deception », écrit : « Sans l’aide reçue de Clinton Roosevelt, d’Horace Greeley et des financiers qu’ils représentaient, Karl Marx serait resté un obscur obsédé révolutionnaire. Greeley a donné à Marx et à son Manifeste communiste une audience internationale. Ils ont promu leur camarade « Illuminé » en le nommant correspondant et analyste politique pour la New York Tribune, le journal de Greeley ».
    Le Marxisme paraît défendre les travailleurs parce qu’il semble vouloir tout remettre au pouvoir de l’État afin d’assurer une meilleure répartition des biens et des fortunes, alors qu’en réalité son but est, en conquérant les masses ouvrières par la ruse, de tout accumuler entre les mains (encore et toujours) des « puissances d’argent », dissimulées et camouflées derrière des partis politiques qu’elles contrôlent, qu’ils soient socialistes ou communistes. La doctrine du Marxisme rejette le principe aristocratique observé par la nature, et le remplace par la domination du nombre.
    Soulignons que la formule suprême et la plus parfaite du Capital est, d’après Marx, l’économie politique libérale anglaise, en particulier la théorie du « libre-échange », du « Marché Universel » d’Adam Smith.
    Aussi, les principaux éléments du capitalisme libéral, la « Grande Entreprise », n’étaient nullement incompatibles avec le Communisme ou même antipathiques à celui-ci. En effet, le noyau du Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx et Friedrich Engels consistait en des politiques capitalistes monopolistiques comme la centralisation du Capital et l’organisation des travailleurs.
    Notons que le Communisme de Marx est une « image-miroir » du nazisme hitlérien : tous deux ont été créés par le cartel des banques centrales, et tous deux sont socialistes. La seule différence est que l’un exalte la race tandis que l’autre met en avant la classe sociale, établissant une relation entre d’une part « racisme » et nationalisme, d’autre part « antiracisme » et collectivisme. Il y a là deux étapes du développement du monde moderne. Le collectivisme s’applique généralement avec le système communiste.
    On retrouve là, le mode opératoire habituel si caractéristique chez les globalistes : la subtile « gestion des contraires ».
    Aussi, quels sont les deux grands ennemis de la civilisation dont nous nous glorifions d’être les tenants ? Il y en a deux, inégalement redoutables, mais causes certaines et les plus effectives du malaise mondial : la finance ou le capitalisme international d’une part, le bolchevisme ou le communisme de l’autre. Celui-ci n’est souvent que la forme brutale du premier. En tout cas ils se tiennent par les liens les plus étroits, l’un aidant l’autre et le subventionnant. Tous deux créent la panique, prélude à la terreur, par la propagation des fausses nouvelles, la suggestion d’une presse à gages, qui démoralise l’adversaire et qui décourage la résistance. Tous deux soudoient les révolutions, renversent les gouvernements, dépossèdent les souverains. Tous deux organisent la spoliation de l’épargne et de la propriété. Tous deux produisent, ou imposent, l’égalité dans la ruine et dans la misère. Poussé par des instincts de lucre ou de domination, égaré aussi par le rêve impossible de Babels humanitaires, le capitalisme international s’abat brutalement sur le pauvre monde ; il renverse, bouleverse et saccage pour l’assouvissement de la plus grossière cupidité, ou la réalisation des plus creuses chimères. Avec tous ses calculs, il agit comme une force aveugle, qui produit et qui détruit avec l’inconscience de la nature.
    Les pays se sont ruinés sans s’en apercevoir. Comme personne n’apporte de solution miracle (c’est impossible au niveau actuel du Plan), les hommes qui sont au pouvoir visible tentent de créer l’illusion que tout va bien. C’est la raison pour laquelle tout a été fait pour corrompre la classe politicienne. Et les peuples continuent de flatter, pour le temps qui leur reste, ceux qui donnent l’impression d’écarter d’eux toutes les calamités. Inutile de vous dire que cette espérance est et sera trompée. Tous les accords de paix dont vous avez entendu parler depuis la « guerre du Golfe », tous les évènements de Russie faisant croire à une nouvelle ère où le Communisme serait renvoyé au cimetière sont des « composantes » du Plan. Pensez-vous réellement que cette « Organisation » qui a financé Lénine, qui a donné la moitié du monde à Staline avec la complicité des dirigeants de l’époque accepterait de tout arrêter alors qu’elle est si proche du but ? Croyez-vous sérieusement que tous les montages secrets qui ont permis au Socialisme d’être planétaire vont s’arrêter là ?
    Comprenez que le Communisme ne sera réellement mort que le jour où son « père nourricier », à savoir le Capitalisme ultra libéral de la Haute Finance, ne sera, lui-même, plus de ce monde !
    Avec la grande duperie de la « Perestroïka » (Restructuration) et l’imposture de la « Glasnost » (Transparence), nous assistons depuis quelques temps au « Glissement » mondial (Européen pour commencer) vers une Deuxième « Révolution d’Octobre ».
    Pour faire une révolution, disait Julian Huxley (le frère d’Aldous), l’alternative démocratique est la plus désirable et la plus permanente, la méthode totalitaire s’autodétruit à la longue.
    « Le communisme soviétique a été l’œuvre de très hautes sociétés secrètes. Est-ce à dire que ce régime politique constitue leur objectif dernier, l’état définitif dans lequel elles abandonneraient le monde, comme si elles bornaient là leur ambition ? Certainement pas. Malgré la menace de le voir se retourner contre elles, elles ne voient en lui qu’un instrument de désorganisation du vieux monde, et de l’Occident en particulier, pour organiser sur ses ruines leur gouvernement mondial. » (P. Virion)
    Dans son ouvrage « Autorité Spirituelle et Pouvoir Temporel », René Guénon écrit : « Partout dans le monde occidental, la bourgeoisie est parvenue à s’emparer du pouvoir, auquel la royauté l’avait tout d’abord fait participer indûment ; peu importe d’ailleurs qu’elle ait alors aboli la royauté comme en France, ou qu’elle l’ait laissée subsister nominalement comme en Angleterre ou ailleurs ; le résultat est le même dans tous les cas, et c’est le triomphe de l’« économique », sa suprématie proclamée ouvertement. Mais, à mesure qu’on s’enfonce dans la matérialité, l’instabilité s’accroît, les changements se produisent de plus en plus rapidement ; aussi le règne de la bourgeoisie ne pourra-t-il avoir qu’une assez courte durée, en comparaison de celle du régime auquel il a succédé ; et, comme l’usurpation appelle l’usurpation, après les Vaishyas (caste dont les fonctions propres étaient celles de l’ordre économique), ce sont maintenant les Shûdras (caste la plus inférieure) qui, à leur tour, aspirent à la domination : c’est là, très exactement, la signification du bolchevisme. ».
    C’est ainsi que la Révolution Française marqua le pouvoir des Vaishyas comme la Révolution Russe marqua celui des Shûdras ; cette dernière marquant également l’ultime phase d’un certain Cycle historique, puisqu’il n’est plus possible de « descendre » plus bas.
    NB : Dans une lettre datée du 15 août 1871, et connue depuis déjà pas mal de temps par de nombreux et « vilains » complotistes, l’écrivain maçonnique américain, Albert Pike, faisait part au révolutionnaire et patriote italien, Giuseppe Mazzini, d’un plan des « Illuminés de Bavière », ou « Illuminati », qui avaient en vue de conquérir le monde par trois guerres mondiales dans le but d’ériger un « Supergouvernement » mondial unique.
    Au sujet des « Illuminés de Bavière », précisons qu’il s’agit, d’après René Guénon, d’une organisation pseudo-initiatique qui, au XVIIIème siècle, chercha à s’emparer de la Maçonnerie « Opérative ». Profitons-en pour dire qu’il ne faut pas faire de confusion entre la Maçonnerie moderne (ou Maçonnerie anglo-saxonne) dite « spéculative », issue de la rédaction des Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre publiées en 1723, et la Maçonnerie ancienne dite « Opérative » qui trouve son origine dans les « Mystères », c’est-à-dire dans un enseignement donné dans le secret pour continuer à expliquer les lois de la Nature. Aussi, c’est cette dernière, et non la « spéculative », qui a toujours été visée et/ou interdite par certains régimes totalitaires.
    Première guerre mondiale : Elle devait être mise en scène pour que les « Illuminati » aient un contrôle direct sur la Russie des Tsars ; des divergences suscitées entre l’Empire Britannique et l’Empire Allemand, par des agents des « Illuminati », devaient être le « coup d’envoi » de cette guerre. Ainsi, en détruisant le régime Tsariste, les « Illuminati » permettraient l’avènement du communisme. En obtenant le contrôle d’un gigantesque territoire à l’Est, ils pourraient y tester à fond leurs théories totalitaires (qui allaient coûter des millions de vies humaines) afin d’en corriger les défauts.
    Avec WW1, les empires de type théocratique seront effacés, tandis qu’à l’Est, le Communisme, préfiguration d’un « supergouvernement » mondial, couronnera l’œuvre des « Illuminati ». WW1 donnera également naissance à la SDN (Société des Nations, « ancêtre » de l’ONU), étape provisoire vers une plus grande « intégration » mondiale.
    Les « Illuminati » souhaitaient utiliser la Russie comme la « bête noire » pour leur plan à l’échelle mondiale, c’est-à-dire comme un « outil » au service de la destruction d’autres gouvernements et de l’affaiblissement de la religion : la FAUCILLE, arme tranchante qui égalise, nivelle tout, provoque la mort ; le MARTEAU, devient ici l’objet des puissances d’« En-Bas », l’image du mal et de la force brutale, pour écraser toujours plus ; c’est aussi l’industrie ou la métallurgie qui rappelle les « génies infernaux » armés de marteaux, à l’époque où l’homme commence à travailler les métaux, et qui les faisaient servir à des arts abominables, à des crimes.
    Faisons remarquer que, peu après WW1, et malgré le terrible fardeau des réparations imposées à son encontre par le traité de Versailles (1919), l’Allemagne connaîtra une relance économique « incroyable ». Celle-ci a été rendue possible grâce à la « Haute Finance » et ses transferts massifs de capitaux cachés derrière les plans « Dawes » (1924) et « Young » (1928) ; des centaines de millions de dollars transférés dès 1924 en Allemagne constitueront la base sur laquelle le régime hitlérien construira toute sa machinerie de guerre (réarmement lourd, entraînement des troupes, etc.), ainsi que la création de trois grands cartels (largement profitables aux « investisseurs » dans le « IIIème Reich ») : celui de l’acier avec « Vereinigte Stahlwerke », celui de l’électricité avec « A.E.G. » et celui de la chimie avec « I.G. Farben » (Le siège d’IG Farben était établi à Francfort sur le campus Westend, un gigantesque quartier privé appartenant à la famille Rothschild depuis 1837 ; ce quartier privé qui ne sera jamais bombardé par les alliées durant WW2, contrairement au reste de la ville qui sera dévasté et sa population civile exterminée, deviendra ensuite le quartier général suprême des forces alliées européennes, ainsi que le siège des forces d’occupation américaines, notamment celui de la CIA, ce qui a conduit à son surnom « le Pentagone de l’Europe ». Bien que jamais bombardé lors de WW2, rappelons qu’IG Farben était tout de même censé avoir produit le « Zyklon B », le « gaz de la mort » des camps de concentration).
    Rappelons, enfin, que vers la fin des années 20, pour faire suite aux plans « Dawes » et « Young », et dans le but de faciliter le paiements des réparations pour mieux dévaliser l’Allemagne (conservant ainsi une situation instable et potentiellement explosive, dans laquelle l’Allemagne ferait office de détonateur), les banquiers internationaux créeront, en Suisse, une institution financière (amenée à avoir un « bel » avenir) dotée de la totalité des prérogatives diplomatiques d’un État (notamment en matière d’immunité de ses membres) et qui ne rendra de compte à personne : la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I.). La B.R.I. deviendra, alors, la principale machine ouvrière de la Deuxième Guerre Mondiale.
    Précisons que la B.R.I. a été créée par une initiative, à la fois, de Norman Montagu (Gouverneur de la banque centrale d’Angleterre), John Foster Dulles (secrétaire d’État des États-Unis), J-P Morgan (banquier d’affaires) et de Haljmar Schacht (fonctionnaire subalterne auprès de l’autorité bancaire allemande créée par les alliés à l’issue de WW1 et qui devint ministre de l’Économie du IIIème Reich de 1934 à 1939). À toutes fins utiles, faisons remarquer que, malgré l’importance de sa fonction dans le régime Nazi, Haljmar Schacht fera partie des trois seuls accusés du Tribunal de Nuremberg qui seront acquittés, tous les autres seront condamnés à mort ou à la réclusion perpétuelle.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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