Invités

Modernisation et cohérence du socialisme à la chinoise (sic)

Ce que cache  le soi-disant  « socialisme à la chinoise »… le national-chauvinisme réactionnaire  à la chinoise tel que le décrit ici Jean-Pierre Page.

Par Jean-Pierre PAGE. Sur Modernisation, cohérence du socialisme à la chinoise

.

Le 26 aout 2026, a été organisé au Centre Culturel de la Chine à Paris une conférence sur la modernisation aux caractéristiques chinoises et le Ve tome du Président Xi Jinping « La gouvernance de la Chine ». De nombreuses personnalités participaient à cet évènement. Jean-Pierre Page y a prononcé l’intervention suivante.

Dans son ouvrage « La gouvernance de la Chine », le Président Xi Jinping insiste sur une idée. Elle est à mon avis essentiel si l’on veut comprendre la modernisation à la chinoise ! « La modernisation à la chinoise dit-il est une modernisation socialiste dirigée par le parti communiste chinois et non une modernisation d’un autre type » .

Cette modernisation, est une réussite ! Ces résultats sont incontestables et non comme on peut le lire dans les médias occidentaux, la conséquence du ralliement de la Chine à la financiarisation capitaliste et à l’ouverture au libéralisme.

Qui peut en effet revendiquer d’avoir sorti de la pauvreté près de 800 millions de chinois ? Quand la « modernisation capitaliste » engendre la pauvreté de masse, des inégalités croissantes au niveau national comme entre pays. Cette avancée historique mondiale de la Chine a permis d’améliorer le niveau de vie, non seulement des plus pauvres mais de tout le peuple chinois afin de parvenir à une prospérité commune. Cette victoire, est fondamentalement une étape importante de la modernisation à la chinoise.

De la même manière il y a dans l’orientation politique de la Chine une cohérence, une articulation entre sa bataille pour l’éradication de la pauvreté et sa vision de la coopération internationale à travers le développement des Nouvelles routes de la soie (BRI). Celles-ci donnent lieu au développement d’infrastructures et d’innovations à travers le monde en particulier en Afrique et en Asie qui sont une autre victoire incontestable du socialisme à la chinoise. La Chine met ainsi en valeur le multilatéralisme non comme une incantation mais comme un objectif concret et utile.

L’anthropologue chinois Fei Xiaotong à dit une fois : « Une société n’est pas simplement une collection d’individus, c’est un réseau de relations complexes et de pratiques culturelles qui lient les gens ensemble ». Par conséquent, progrès pour la Chine mais aussi à travers ses deux exemples éradication de la pauvreté et nouvelles routes de la soie. Ces progrès pour l’humanité toute entière ont l’ambition raisonnée de la mise en œuvre d’une « communauté de destin » sans exclusion, ni ingérence, sans laissé-pour-compte, dans le respect de chacun et la dignité de tous et de toutes, dans celui de la souveraineté.

Or, les réponses apportées sont ni les mêmes, ni de même nature, ni de mêmes objectifs selon la finalité du système dans lequel on vit. Le plus souvent, nous ne mettons pas les mêmes idées derrière les mêmes mots. Ainsi celui de gouvernance qui dans sa définition occidentale est synonyme de plans d’ajustements structurels, d’impositions et de contraintes quand pour la Chine il est synonyme de modernisation, d’autodétermination, de planification démocratique, de lutte contre les inégalités, de coopération internationale, de souveraineté, de droit inaliénable au développement.

Si la Chine n’est pas un modèle exportable, elle est un exemple. André Malraux disait « la Chine est la Chine, et le reste du monde est le reste du monde ». Son orientation obéit ainsi à des choix politiques qui s’appuie sur sa longue histoire et tout particulièrement sur une révolution socialiste qui a conduit à la création de la République Populaire en 1949. « Le peuple chinois est debout, il ne sera jamais plus humilié » avait avertit le Président Mao Zedong.

Dès cette époque, il fallait créer les bases politiques et les bases institutionnelles de la modernisation. Cette épopée titanesque qui a marqué l’histoire de l’humanité tout entière continue à s’appuyer sur la richesse d’une civilisation 5 fois millénaire. « Il a fallu compter sur ses propres forces ». En s’appuyant sur ses traditions historiques, la Chine s’est employé dès le départ a adressé les causes et pas seulement les conséquences, le Président Xi Jinping y insiste dans son livre.

Il fallait pour cela revendiquer d’emblée des principes et des valeurs, agir en leur faveur, faire les corrections qui devaient l’être, tenir compte des reculs et des progrès, des victoires et des défaites. Ces principes et valeurs, sont dorénavant devenus ceux et celles du peuple chinois qui les défend : indépendance, souveraineté, identité préservée et revendiquée, ancienne culture mise en valeur, création contemporaine, réponse aux besoins, lutte contre les inégalités et les exclusions, lutte contre la corruption.

Ces principes et valeurs ne sont point des exercices de rhétorique. Ils prennent appui sur une volonté politique, incontestablement prouvée par des réalisations concrètes, un progrès social remarquable à l’échelle d’un pays de 1milliard 400 millions d’êtres humains, des prouesses comme par exemple dans les technologies de l’avenir : robotiques et humanoïdes, transition verte, biotechnologies, intelligence artificielle et puces sans silicium, transports et mobilité du futur, recherche spatiale. Près de la moitié des dépôts de brevets dans le monde sont chinois, soit 1,8 millions, ils sont plus de trois fois plus nombreux que ceux défendus par les USA. La Chine diplôme 1,5 millions d’ingénieurs chaque année.

A travers les avancées spectaculaires de sa modernisation, la Chine démontre qu’il existe une alternative en rupture avec la théorisation du modèle unique occidental (the single model) de modernisation qui a fait la démonstration de sa faillite et de son incapacité à répondre aux défis et enjeux auxquels fait face l’humanité toute entière. J’ajouterai, qui a de plus aggraver sensiblement la situation des peuples et des nations qui avaient été exploités pendant plusieurs siècles et qui les a maintenu en un état de dépendance par la dette extérieure, les marchés et les technologies occidentale, par l’assujettissement politique afin de poursuivre le pillage, par l’exploitation d’une main d’œuvre à moindre cout, de soutenir les transferts de richesses du sud vers le nord, de restreindre et même d’interdire les transferts de technologie et politiquement de contenir les idées de progrès, d’endiguer les idées nouvelles. Il fallait et d’ailleurs il faut toujours imposer la supériorité de la civilisation occidentale qui serait d’essence divine afin de légitimer la recolonisation, dans le but de reproduire l’expérience occidentale pour parvenir, nous dit-on toujours, à la prospérité.

En fait la Chine fait la démonstration qu’une autre voie est possible, rendant définitivement périmée et démodée, la pseudo théorie de Francis Fukuyama sur « la fin de l’histoire ».

Pour la Chine la modernisation est inséparable des droits humains alors qu’il s’agit le plus souvent dans les pays occidentaux d’une arme politique au service d’une hégémonie.

Pour le Président Xi Jinping, l’objectif est d’améliorer qualitativement et quantitativement la situation sociale de chaque chinois sans exception comme sujet et non comme objet, dans sa dimension individuelle et collective. Les chinois sont les acteurs principaux de la modernisation.

N’est-ce pas là, une toute autre vision des droits humains dans la modernisation de faire le choix de déterminer sois même son système, économique, politique, culturel et social. (Est-ce bien la réalité chinoise? NDÉ) A quoi servirait-il de parler de droits humains à des hommes, des femmes, des personnes âgées privés de dignité et du droit de la faire respecter, privé d’un toit, d’un emploi. Quant il faut au contraire les mobiliser, les mettre en mouvement les impliquer pour prendre leur destinée en mains. C’est le sens profond de la modernisation à la chinoise qui devient une grande école de la démocratie à travers une auto révolution.

Le Parti Communiste Chinois a pris la décision de déplacer l’axe des activités du parti et de l’état vers le développement économique afin de mettre en œuvre la politique de réformes et d’ouverture entamant ainsi comme le dit le président Xi Jinping « la nouvelle longue marche de la modernisation » à la chinoise, en s’appuyant sur la réalité chinoise afin de trouver sa propre voie. Cet objectif a été poursuivi de générations en générations. C’est ce qui a permis à la Chine de réaliser ces bonds en avant historiques qui l’on fait passer d’un état d’arriération à la 2e économie du monde et sans doute déjà à la première. Sa modernisation refaçonne considérablement le paysage de la modernisation dans le monde. Elle est sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Nous sommes à un moment de l’histoire caractérisé par de grands bouleversements faits de risques et d’opportunités. Le mot crise en chinois est formé de deux idéogrammes Wei Ji, dangers et opportunités. Dans ce vaste mouvement planétaire la Chine joue un rôle de première importance. On a l’habitude de dire que l’on ne choisit pas l’époque dans laquelle on vit, mais qu’il faut savoir se hisser à la hauteur de ses exigences. Ainsi, en va t’il de la modernisation à la chinoise.

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Modernisation et cohérence du socialisme à la chinoise (sic)”

  • Normand Bibeau

    MARX,ENGELS et LÉNINE furent aussi confrontés au cours de leur combat prolétarien à ce «socialisme bourgeois», «conservateur», «petit-bourgeois», «vulgaire», «opportuniste» et tutti quanti ad nauseam amen.

    Ainsi, dans le «Manifeste du Parti communiste», MARX et ENGELS, écrivent:

    «Une partie de la bourgeoisie désire remédier aux maux sociaux afin de s’assurer la continuation de l’existence de la société bourgeoise […] Ils désirent l’état actuel de la société moins ses éléments révolutionnaires et dissolvants […] Ils veulent une bourgeoisie sans prolétariat». (marxists.org,Chapter III:«Socialisme réactionnaire»).

    Dans la «Critique du programme de Gotha», MARX dénonce et répudie une «nouvelle» forme de «socialisme bourgeois»:

    «Le socialisme vulgaire […] a pris aux économistes bourgeois la considération et le traitement de la distribution comme indépendant du mode de production» (marxists.org),

    c’est-à-dire que ces «socialistes vulgaires» prétendent frauduleusement «vouloir mieux répartir la plus value extorquée des esclaves salariés par le capital grâce à leurs offices d’apparatchiks pour combattre la pauvreté»,

    encore un peu et MARX nommait Xi Jinping lui-même et toute sa bande de renégats dans son oeuvre.

    ENGELS dans l’«Anti-Dürhing» a démontré qu’aucune «répartition de la plus value» prétendument «égalitaire» ou «charitable» ne change d’un iota la nature inégale par essence du capitalisme qui privilégie toujours les capitalistes ou détriment des prolétaires ainsi que le démontre toutes les faillites, les crises économiques et les guerres alors que les premiers et ultimes sacrifiés sont toujours les prolétaires, les bourgeois échappant à l’enrôlement en temps de guerre et conservant les reliquats de la faillite ou des crises: terrain, machinerie, bâtiments et propriétés intellectuelles.

    Ainsi, le but du socialisme scientifique est de faire que la production sociale soit consciemment organisée, par et pour les prolétaires eux-mêmes et non pour les capitalistes. (ENGELS,edu.sacp.org.za).

    MARX et ENGELS ont constamment dénoncé les «petits-bourgeois» qui «habillent leurs intérêts de classe» avec une terminologie socialiste donnant à «leurs vilenies» une interprétation prétendument «socialiste» qui sont en réalité exactement le contraire de ce qu’elles sont réellement: un instrument idéologique visant à faire d’eux les «kapos» du capital dans les camps de concentration du capital. (marxists.org,«Reactionary Socialism»).

    LÉNINE a aussi croisé le fer avec ces «socialistes opportunistes» tout au long de son glorieux combat prolétarien. Il les condamna pour vouloir des «améliorations immédiates et partielles contre le but de la social-démocratie qui est l’émancipation complète des prolétaires ». («Political Sophisms»,marxists.org).

    LÉNINE écrivait au sujet de certains de ces «socialistes opportunistes»:

    «L’opportunisme signifie sacrifier les intérêts fondamentaux des masses laborieuses aux intérêts temporaires d’une minorité d’ouvriers […] une alliance entre une section des ouvriers et la bourgeoisie, dirigée contre la masse du prolétariat […] L’opportunisme exprime une politique bourgeoise dans le mouvement ouvrier».
    (marxists.org,«Socialism and War», Capter I).

    Le système capitaliste crée «une couche privilégiée de travailleurs, de dirigeants syndicaux, de bureaucrates, des professionnels en tout genre, d’apparatchiks de l’État qui en échange de leur collaboration de classe reçoivent de la bourgeoisie une «partie» de la plus value extorquée des prolétaires, ces renégats à leur propre classe forment:

    «une alliance d’une petite couche de travailleurs privilégiés avec ‘leur’ bourgeoisie contre les masses ouvrières»
    (marxists.org, «Opportunism, and Collapse of the Second International»).

    ils deviennent «les véhicules des idées et de l’influence bourgeoises», les «alliés et agents de la bourgeoisie» au sein du prolétariat.
    (marxisms.org,«Imperialusm and Split in Socialism»).

    MARX,ENGELS et LÉNINE n’ont jamais cessé de combattre sans relâche et de mettre en garde le prolétariat contre l’infiltration et la propagande dans leurs rangs de tous ces renégats «socialistes-caviar» bourgeois, petit-bourgeois et aristocrates ouvriers qui depuis, confrontés à la popularité irrésistible du socialisme, se sont multipliés presqu’à l’infini, tantôt en «socialiste humanitaire», «à visage humain», «à la soviétique», «à la chinoise», voire «national-socialiste nazi», «social-fasciste italien»; tantôt en «solidaire», «insoumis», «bolivarien», «castriste» et tutti quanti ad nauseam amen, la société de consommation sévit aussi dans l’«offre» politique comme du reste.

    Le prolétariat doit toujours avoir à l’esprit que le «socialisme scientifique», précurseur de la société communiste sans classe sociale antagoniste, n’a rien à voir avec la «charité» ou une «vulgaire» prétendue répartition «plus égalitaire» de la «richesse» qui «réduirait la pauvreté» sans jamais l’enrayer.

    MARX, ENGELS et LÉNINE ont démontré scientifiquement que ce «socialisme vulgaire» qui n’est qu’une variante du «socialisme bourgeois et petit-bourgeois» réactionnaire n’a pour finalité que de nier «la lutte des classes» et de mentir au prolétariat que ce sont les «rapports de production sociaux» qui détermine la distribution de la plus value c’est-à-dire:

    «la propriété des moyens de production, de distribution et de communication définit qui est le maître et qui est l’esclave; qui possède et qui est possédé», elle est seule à déterminer la distribution de la plus value extorquée du labeur des esclaves salariés et que contrairement aux théories réactionnaires de ces «socialistes» renégats, l’humain est d’abord un «producteur» avant d’être un «consommateur».

    Contrairement aux mensonges éhontés et à la propagande «national-socialiste» chinoise de Xi Jinping qu’expose cet article dégoulinant d’idéologie bourgeoise et anti lutte des classes, la «pauvreté» n’est en aucun cas «enrayer» dans la République «populaire» de Chine («R ‘P’ C») des «chats blancs, des chats noirs qui attrapent des souris» de Deng Siaoping et «ses 4 modernisations» qui livrèrent le prolétariat chinois à l’exploitation «sans limite» de l’impérialisme mondial, de la bourgeoisie compradore chinoise et des apparatchiks du parti national-socialiste chinois.

    Les chiffres de la composition des classes sociales chinoises de cette population de 1,405 milliards d’individus, en 2025, démasquent totalement la propagande goebelienne de l’empereur Xi.

    Ainsi, le PROLÉTARIAT chinois c’est-à-dire les esclaves salariés qui ne possèdent que leur force de travail pour assurer leur subsistance se chiffrait, en 2025, à 725 millions esclaves-salariés dont 475 millions travaillant en zone urbaine auquel il faut ajouter le «sous-prolétariat» de 301,15 millions de «nongmingong», soit les «prolétaires migrants de l’intérieur» qui touchent des «salaires» ~ 20% inférieurs à ceux des autres salariés en raison de leur statut d’«étrangers de l’intérieur», le «cheap labor chinois» qui a fait la prospérité de la «R «P» C» auprès des impérialistes mondiaux, dont 180,06 millions travaillant hors de leur localité d’origine avec ~ 281 millions à «très faible revenu» et ~ 43,8 millions bénéficiant de «minima sociaux» minables.
    (re:stats.gov.cn,2025).

    A ce PROLÉTARIAT, fin 2025, il faut ajouter ~ 127 millions de «travailleurs indépendants/
    entrepreneurs individuels enregistrés» dont 58 millions d’entreprises privées avec 87,995 millions d’unités individuelles et 33,27 millions de personnes morales, constituant ensemble «une petite-bourgeoisie» hétéroclite et en voie de paupérisation de commerçants, d’artisans, de petits restaurateurs, de chauffeurs, de professionnels, d’agriculteurs et de journaliers soumis aux aléas du marché, de la législation et de la règlementation étatique sans fin et conçus pour les asservir au capital par l’endettement et la précarité.
    (re:stats.gov.cn,27/02/2025:National Bureau of Statistics of China).

    Face à ce PROLÉTARIAT et à cette petite-bourgeoisie gigantesque, s’oppose un BOURGEOISIE liliputienne de la «Grande Chine» (R«P»C + Hong-Kong+ Taïwan) de 610 milliardaires «chinois» qui possèdent collectivement environ 2,200 milliards de $ U$, soit ~ 0,000038% de la population chinoise, soit 1 chinois sur 2,6 millions d’autres chinois, possédant 10,000 fois ce que possède un chinois moyen, voilà la réalité objective de cette Chine «égalitaire» qui aurait «enrayé» la pauvreté.

    (re:Global Wealth Report,ubs.com,Report2025;advisors.ubs.com,2025;fr.scribd.com,2025;capradia.com,2025).

    À l’instar de tous les propagandistes gobeliens de la bourgeoisie, l’empereur Xi matraque ses lecteurs de formules pompeuses, prétentieuses et insipides où il occulte la LUTTEVDES CLASSES et les chiffres c’est-à-dire les données objectives qui seules dévoilent la véritable nature de la dictature impitoyable de la bourgeoisie chinoise déguisée en «socialiste à la chinoise»:

    le 1% des «chinois» de la BOURGEOISIE «chinoise», possède à lui seul 30,2% de TOUTE la richesse;
    les 10% des «chinois», les plus riches, possèdent 67,9% de TOUTES LES RICHESSES de l’État

    contre

    le 50% des «chinois» du PROLÉTARIAT «chinois» n’en possède TOUS ensemble 6,3%;

    soit que 10% des «chinois» possèdent 10,8 fois le patrimoine de 90% des autres «chinois».

    (re:World Inequality Report, 2024).

    Comment l’empereur Xi et ses zélotes à gages, peuvent-ils avoir l’outrageante ignominie de se «vanter» qu’un État «socialiste», dirigé par un «Parti communiste» depuis 1949, soit 77 ans, compte aujourd’hui même, 22% de toute sa population, soit 300 millions de «chinois», qui vivent avec moins de 10$PPP/jour (dollars internationaux en parité de pouvoir d’achat) ou son équivalent de 35,5 yuans/jour alors que «les dépenses de consommation moyennes pour une vie décente se chiffre à 81 yuans par jour?»
    ( re:nationstat.com, China PPP conversion factor,2025; databank.worldbank.org,2025 et 45 autres sources).

    A SUIVRE.

    Répondre
  • Ping : Qu’est ce qui distingue le « socialisme à la Chinoise » du capitalisme à l’Américaine ? – les 7 du quebec

  • Normand Bibeau

    SUITE:

    «MAL NOMMER UNE CHOSE,C’EST AJOUTER AU MALHEUR DU MONDE […] Et justement la grande misère humaine […], c’est le MENSONGE». ( Albert Camus).

    Mon camarade Robert me faisait remarquer que ma dénonciation marxiste intransigeante du régime «national-socialiste» chinois des milliardaires faisait dire aux «socialistes caviars», ceux-là que MARX, ENGELS et LÉNINE appelaient «socialistes»:

    «utopiques», «bourgeois», «petit-bourgeois», «conservateurs», «réactionnaires», «vulgaires» et «opportunistes», tous ces «kapos» des capitalistes agissant au sein du mouvement prolétarien pour le détourner de la voix révolutionnaire,

    prétendent ignominieusement que je travaille pour la «CIA» en dénonçant les «nationalistes-chinois» lesquels seraient la seule alternative viable à l’hégémonie impérialiste YANKEE U$/occident collectif car pour ces renégats: «hors de l’idéologie bourgeoise, point de salut» et, «vous êtes avec moi ou contre moi» (dixit le criminel de guerre et contre l’humanité, génocidaire du peuple irakien, l’immonde Georges W. Bush).

    «LE SOCIALISME À LA CHINOISE, UN FAC SIMILÉ DU CAPITALISME YANKEE U$».

    En lisant la propagande goebelienne de l’empereur Xi sur la «réussite chinoise de la modernisation» qui aurait:

    «éradiqué la misère absolue» en République «Populaire» de Chine;
    «amélioré le niveau de vie des chinois»;
    «restauré la fierté millénaire de la civilisation chinoise» et,
    permis à l’empire «chinois» de rétablir les voies de la colonisation des «routes de la soie»,
    je croyais lire la propagande nazie qui se vantait aussi:

    «d’avoir sortie l’Allemagne de la Grande Dépression économique des années ‘30»;
    «d’avoir «éradiqué» le chômage»;
    «construit des autoroutes» et ,
    «bâti une armée allemande prête à se lancer à la conquête de l’EST dans un LEBENSRAUM NAZI qui donnerait à chaque aryen un domaine «à l’est» et des esclaves «slaves» après avoir exterminé les «judéo-bolchéviques soviétiques».

    Est-ce là l’unique trait commun entre l’idéologie «national-socialiste» chinoise et allemande: nier la lutte des classes et promouvoir effrontément les «bénéfices apparents» de l’exploitation capitaliste?

    Certainement pas.

    Afin de démontrer la similitude entre la société capitaliste chinoise et celle de toutes les autres sociétés capitalistes, analysons scientifiquement les CLASSES SOCIALES dans l’actuel Mecque du capitalisme: les U$A.

    Dans une analyse marxiste des classes sociales, la question centrale n’est pas:

    « Combien gagne de revenus une personne?»

    mais:

    «Ses revenus proviennent-ils de son capital ou de son travail?».

    Ainsi, aux U$A, en 2025, Forbes magazine recensait 902 milliardaires U$ (contre 610 en R«P»C) possédant ensemble 6,800 milliards $ U$ (contre 2,200 milliards $ U$ en R «P» C), soit que 0,00027% (contre 0,000038% en R«P» C) de la population possède 22,6 fois plus de richesse que les 50% inférieur ( contre 10,000 en R «P» C).

    Si on additionne TOUS les milliardaires, les multimillionnaires, les grands actionnaires, les propriétaires de grandes entreprises, les dirigeants-propriétaires, les grands propriétaires fonciers, les grands investisseurs, les hauts dirigeants d’entreprises, des banques et de la fonction publique qui s’approprient un pourcentage important de la plus value extorquée de leurs esclaves salariés, on arrive à environ 10% de la population formant la BOURGEOISIE YANKEE U$.
    (re:forbes.com,2025).

    A ces «maîtres» du capitalisme, il faut ajouter la «PETITE-BOURGEOISIE» c’est-à-dire ceux qui possèdent leur «moyen de production»: entreprise privée, professions libérales et ferme agricole.

    La Réserve fédérale américaine en 2022, évaluait que 20% des familles U$ possédaient une «entreprise privée» pour subvenir à ses besoins.Il s’agissait d’«entreprise familiale» disposant d’un patrimoine d’entre ~ 566,000$ et ~ 4,07 millions $ et comptant entre 0 et ~ 5 employés pour un revenu ~ 617,000 $ pour l’employeur de 5 employés.
    (re:federalreserve.gov,2019-2022).

    Face à ces «capitalistes» vivant à un degré ou à un autre de l’exploitation de l’esclavage salarié, s’oppose le PROLÉTARIAT, ceux dont MARX et ENGELS écrivaient dans le «Manifeste du Parti communiste»: qu’«ils n’ont à perdre que leurs chaînes» puisqu’ils ne possèdent rien d’autres.

    Ce PROLÉTARIAT se définit par son absence de «capital productif» c’est-à-dire que puisqu’il ne possède aucun moyen de production: il est condamné à «louer sa force de travail contre un salaire pour assurer sa subsistance et sa reproduction».

    Ces PROLÉTAIRES salariés composent ~ 70% de la population et se divisent en une multitude d’emplois salariés allant des «professionnels salariés», ingénieurs, avocats, médecins, comptables, etc; cadres, techniciens, ouvriers, etc.; ils oeuvrent dans tous les secteurs d’activité depuis la fonction publique, le commerce, les banques, le transport, l’industrie légère et lourde, etc.; tantôt ils travaillent, tantôt ils sont au chômage temporaire ou permanent («lumpenprolétariat»); ils sont à l’usine ou sur le champ de bataille; «chez-eux» ou à l’«étranger», formant tous ensemble, l’armée de service du capital dépossédé de ses moyens de subsistance et condamné à produire la «plus value», source de la richesse de leurs exploiteurs pour subsister.

    Au delà de la réthorique patentée: «capitalisme-impérialisme YANKEE» versus «socialisme à la chinoise» et de la propagande goebelienne alambiquée de «monde unipolaire» versus «monde multipolaire» que nous révèlent les CHIFFRES de l’économie U$ et de l’économie «socialiste chinoise», y a-t-il une différence qualitative entre ces 2 économies et est-il «marxiste» d’y voir une distinction de CLASSES?

    U$A. République «populaire» de Chine.

    Population: 347,3 M (U$) c.1,416 Md (Chine);
    Nombre de milliardaires 2026: 989 c. 539;
    % de la population: 0,00027% c. 0,000038%;
    Fortune cumulée des milliardaires: 8,400 Md $ U$ c. 2,200 Md $ U$;
    % des revenus nationaux: 20,7% c. 15,7%;
    % de la richesse nationale du 1% les plus riches: 34,8% c. 30,2%;
    % du revenu national du top 10%: 46,8% c. 43,3%;
    Revenu moyen du top 10 versus les 50% les plus pauvres: 34,6x c. 31,4%;
    Richesse moyenne Top 10 versus 50% les plus pauvres: 696x c. 108x;
    % de la richesse nationale des 50% les plus pauvres: ~1% c. ~ 6,3%;

    BOURGEOISIE: 10% c. 10%;
    PETITE-BOURGEOISIE: 20% c. 20%;
    PROLÉTARIAT: 70% c. 70%.

    (re: World Inequality Report 2026, wir2026.wid.world;forbes.com,19/03/2026 et 75 autres sources).

    En CONCLUSION, aucun analyste marxiste ne peut distinguer du point de vue des classes sociales, le système «national-capitaliste» YANKEE U$ du système «national-socialiste» chinois, tous les 2 comptant la même composition de classes sociales où une BOURGEOISIE minoritaire domine l’économie et où un prolétariat largement majoritaire y subit sa dictature impitoyable.

    Même au chapitre de l’«égalité», ces 2 systèmes prétendûment différents, sont identiques: les PROLÉTAIRES se partagent la même part lilliputienne anémique de la richesse nationale: 1% aux U$A et ~ 6.3% en Chine, au royaume des travailleurs chinois sous la dictature du Parti unique.

    En 2025, les entreprises capitalistes privées chinoises ont réalisé 2,281 milliards (Md) yuans de profits contre 2,056 Md yuans pour les entreprises d’État illustrant l’adage que «le privé prend les profits et le public prend les pertes».

    Déjà Mao Tsé Toung dans son «Analyse des classes sociales de la société chinoise» de 1926, soit bien avant la Révolution bourgeoise de 1949, avait clairement identifié le rôle de l’«État féodal» chinois et sa structure bureautique dictatoriale comme instrument privilégié de la dictature des propriétaires fonciers, de la bourgeoisie compradore et des paysans riches.

    Avec son appareil administratif bureaucratique immense, sa hiérarchie de cadres, sa sélection de dirigeants politiques, son contrôle territorial étendu, ses entreprises d’État, ses banques, son contrôle de l’armée et son idéologie confucéenne, la bureaucratie féodale impériale chinoise assistait la féodalité dans la domination et l’exploitation de la paysannerie, tout comme le «parti» unique assiste la bourgeoisie chinoise dans la domination et l’exploitation du prolétariat.

    Déjà, l’auteur Étienne Balazs (1905-1963) a démontré dans son ouvrage: «La bureaucratie céleste», de l’administration impériale à l’administration «socialiste à la chinoise», ce «continuum» historique entre la bureaucratie de l’empire «céleste» féodale chinois millénaire et sa bureaucratie tentaculaire «impériale» dominante et la bureaucratie toute aussi tentaculaire et dominante du faux «Parti communiste chinois», un avatar version XXième siècle du dinosaure du féodalisme obscurantiste moyenâgeux.
    (re:publishing.cdlib.org: «Medieval Chinese Society and the Local ‘Community’», 1985;marxists.org;cambridge.org:«The Beginning of Bureaucraty in China:The Origin of Hsien», 2011).

    SUITE: la RUSSIE TSARISTE DU NÉO- TSAR POUTINE.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En savoir plus sur les 7 du quebec

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture