HENDA AYARI : LES ŒILLÈRES D’UNE PENSÉE BINAIRE
Par Khider Mesloub.
Henda Ayari s’est dévoilée. Grand bien lui fasse. Le problème est qu’à force de vouloir faire du voile porté par les autres femmes musulmanes l’objet d’un procès politique, elle finit surtout par dévoiler autre chose : les limites de sa pensée binaire.
Il est des gens qui changent de convictions sans jamais changer de logiciel intellectuel. Ils quittent une chapelle (mosquée) pour entrer dans une autre, brûlent ce qu’ils adoraient hier et adorent ce qu’ils auraient jadis brûlé, mais conservent précieusement la même mécanique mentale : le monde divisé en deux, le Bien contre le Mal, les éclairés contre les obscurantistes, les libérés contre les aliénés.
Henda Ayari semble appartenir à cette catégorie. Hier, le rigorisme religieux lui expliquait comment une femme devait se vêtir pour être respectable. Aujourd’hui, cette championne autoproclamée de l’émancipation prétend expliquer aux femmes musulmanes comment elles doivent se vêtir pour être libres. Le commandement s’est inversé. La logique prescriptive demeure.
Du niqab au procès permanent du foulard
Henda Ayari s’est fait connaître avant tout par le récit de sa rupture avec le salafisme. Dans J’ai choisi d’être libre, publié en 2016, elle raconte son immersion dans cet univers religieux rigoriste, son mariage, le port du voile intégral, les contraintes qu’elle affirme avoir subies puis sa rupture. Personne n’a à lui contester cette expérience. Si elle a vécu le niqab comme une prison, elle avait évidemment le droit de l’enlever. Si elle considérait son environnement religieux comme oppressif, elle avait le droit de le quitter. Si elle voulait reconstruire sa vie autrement, elle n’avait à demander la permission à personne. Jusque-là, rien à redire.
Mais Henda Ayari semble avoir tiré de cette expérience une étrange conclusion : puisque son voile fut une oppression, celui des autres devient suspect. Voilà comment une expérience personnelle se métamorphose en théorie générale. Le raisonnement semble alors fonctionner ainsi : avoir été salafiste autoriserait à connaître l’islam ; avoir porté le voile, à savoir pourquoi les autres femmes le portent ; avoir vécu sous emprise, à reconnaître l’emprise chez une inconnue aperçue quelques secondes à la télévision.
Magnifique méthode scientifique. À ce compte-là, l’ancien alcoolique devient œnologue, l’ancien séminariste devient théologien et l’ancien membre d’un parti politique professeur de science politique.
L’expérience donne pourtant une seule compétence incontestable : celle de pouvoir témoigner de sa propre expérience. Elle ne délivre aucun doctorat imaginaire permettant de disséquer la conscience des autres.
« J’en viens, donc je sais » : l’expérience érigée en expertise
Mais le personnage de l’ancien initié devenu procureur possède une qualité médiatique exceptionnelle. Il peut prononcer la phrase magique : «J’en viens» Trois mots qui tiennent lieu de bibliographie. Trois mots qui dispensent parfois d’enquêter, de démontrer, de contextualiser.
Pourquoi cette femme porte-t-elle un foulard ? Inutile de lui demander. Henda sait. Est-elle croyante ? Conservatrice ? Apolitique ? Sous pression familiale ? Militante ? Simplement attachée à une pratique religieuse ? Peu importe. Le foulard a parlé. Et Henda Ayari en serait l’interprète assermentée. La voilà transformée en Champollion du hijab : un morceau de tissu apparaît et elle prétend en déchiffrer immédiatement le hiéroglyphe politique.
C’est précisément là que se révèle le caractère binaire du raisonnement. Non pas dans la critique du salafisme, parfaitement légitime. Non pas dans la critique de l’islam, également légitime. Mais dans cette formidable réduction de millions de trajectoires humaines à sa propre autobiographie.
L’affaire concernant l’avocate Youssra Marzouq constitue à cet égard un cas particulièrement révélateur. Une avocate apparaît à la télévision dans le cadre de son activité professionnelle. Elle porte un foulard. Et voilà la machine identitaire qui se met en marche. Soudain, son métier devient secondaire. Sa compétence professionnelle s’efface. La personne disparaît. Il reste le voile. Quelques centimètres de tissu auront suffi à métamorphoser une apparition professionnelle en affaire politico-religieuse. Henda Ayari et l’avocate Lara Fatimi ont publiquement réagi à cette apparition. Youssra Marzouq a ensuite engagé une procédure judiciaire, notamment pour provocation à la discrimination, diffamation et injure publique en raison de l’appartenance religieuse. Henda Ayari conteste ces accusations et présente pour sa part la procédure comme une tentative de la faire taire. Que la justice tranche ce qui relève du droit. Ce qui nous intéresse ici relève de la politique. Car l’épisode révèle un réflexe devenu obsessionnel dans une partie du débat français : la femme musulmane peut difficilement apparaître quelque part sans que quelqu’un se précipite pour commenter ce qu’elle porte sur la tête. Elle pourrait annoncer avoir découvert un vaccin contre le cancer que certains commenceraient probablement par demander pourquoi elle porte un foulard.
Elle a retiré son voile, mais garde celui des autres dans la tête
Voilà le paradoxe savoureux. Henda Ayari s’est fait connaître en expliquant qu’elle refusait d’être réduite à son voile. Et que fait-elle désormais ? Elle contribue à réduire d’autres femmes à leur voile.
Hier, le salafiste regardait une femme tête nue et ne voyait que ses cheveux. Aujourd’hui, certains militants de la « libération » regardent une femme voilée et ne voient que son foulard. Les conclusions sont inversées. La pauvreté du regard demeure. Dans les deux cas, la femme réelle disparaît. Ses idées ? Accessoires. Son métier ? Secondaire. Son histoire ? Inconnue. Ses choix ? Suspects. Son individualité ? Dissoute. Il reste son vêtement.
Formidable progrès. Nous sommes passés de la police religieuse du vêtement à la police idéologique du vêtement. La première disait : couvre-toi. La seconde murmure : découvre-toi. Et chacune prétend évidemment agir pour le bien de la femme.
Voilà peut-être le véritable intérêt du cas Henda Ayari. On peut rompre avec un dogme sans rompre avec la mécanique du dogmatisme. Il suffit parfois d’en inverser les signes. Hier : voile = vertu. Aujourd’hui : voile = oppression. Hier : dévoilement = dépravation. Aujourd’hui : dévoilement = émancipation. Hier : la femme respectable devait être couverte. Aujourd’hui : la bonne musulmane serait découverte. Le décor change. Les acteurs changent. La structure mentale survit. Car la véritable émancipation intellectuelle ne consiste pas à passer mécaniquement du « oui » au « non ». Elle consiste à apprendre à penser. Et penser signifie accepter cette chose terriblement fatigante pour les esprits binaires : la complexité. Une femme peut porter un voile sous contrainte. Une autre peut le porter volontairement. Une troisième peut le porter à vingt ans et l’enlever à trente. Une quatrième peut faire exactement l’inverse. Une cinquième peut s’en moquer complètement. L’humanité possède cette fâcheuse habitude de ne pas entrer docilement dans les cases des polémistes.
Dans certains discours, le foulard est devenu un extraordinaire instrument de diagnostic. Les détracteurs du voile aperçoivent une femme voilée, ils ne connaissent rien d’elle, ignorent ce qu’elle lit, pour qui elle vote, son rapport à la religion, ses relations familiales, ignorent même son prénom. Mais miracle : ils savent déjà qu’elle est aliénée, instrumentalisée, communautarisée ou porteuse d’un projet politique. Pourquoi ? Parce qu’elle porte un foulard.
La pensée politique est devenue extrêmement économique. Plus besoin de lire Marx, Weber, Durkheim ou Bourdieu. Un foulard suffit. Quelques centimètres de tissu remplacent avantageusement plusieurs milliers de pages de sociologie.
Combattre l’islamisme ou traquer les foulards ?
Que les choses soient pourtant claires. L’islamisme existe. Le fondamentalisme existe. Les pressions religieuses existent. Des femmes sont contraintes de se couvrir. Des organisations instrumentalisent effectivement le voile. Il faut combattre politiquement ces mouvements lorsqu’ils cherchent à imposer leur ordre moral réactionnaire.
Mais précisément : combattre l’islamisme suppose d’être capable de distinguer un islamiste d’une femme portant un foulard. Sinon, le mot «islamisme» ne désigne plus une idéologie politique. Il désigne une apparence. Une femme voilée devient islamiste par présomption. Une étudiante voilée : suspecte. Une avocate voilée : suspecte. Une mère voilée : suspecte. Une employée voilée : suspecte.
Bienvenue dans la République du délit textile. Plus besoin d’actes. Plus besoin de discours. Plus besoin d’organisation politique. Le foulard constitue la pièce à conviction. Le plus cocasse est que tout cela s’accomplit au nom de la liberté des femmes. La femme musulmane est libre. Absolument libre. À une petite condition : qu’elle fasse le bon choix. Elle retire son voile ? Applaudissements. Elle décide de le conserver ? Attention : ne serait-elle pas sous emprise ? Elle affirme l’avoir choisi ? Preuve supplémentaire de son aliénation : elle ne sait même plus qu’elle est dominée. Admirable système. Pile, j’ai raison. Face, tu es aliénée. La femme musulmane acquiert ainsi un privilège philosophique extraordinaire : elle peut parler, mais certains savent mieux qu’elle ce qu’elle pense. Elle dit : « J’ai choisi. » On lui répond : «Vous croyez avoir choisi» Elle insiste. On lui explique son inconscient. À ce niveau-là, ce n’est plus de l’émancipation. C’est de la ventriloquie.
Pendant ce temps, la vie matérielle continue. Des millions de femmes travaillent pour des salaires modestes. Elles subissent la précarité, les horaires éclatés, les loyers prohibitifs, les emplois pénibles, les violences conjugales, les discriminations professionnelles. Mais heureusement, le débat public veille. Il s’occupe du foulard.
Une caissière peut passer huit heures debout pour un salaire médiocre : le problème civilisationnel sera le tissu qu’elle porte éventuellement sur la tête. Une femme de ménage peut commencer son travail avant l’aube : débattons de son hijab. Une mère célibataire peut compter chaque euro le 25 du mois : interrogeons-nous sur son degré d’intégration.
Le capitalisme adore ces guerres culturelles. Pendant que les prolétaires s’écharpent sur le voile, personne ne parle du bulletin de salaire. Pendant qu’on mesure les centimètres de tissu, on ne mesure plus les profits. Pendant qu’on débat de la visibilité des cheveux, l’exploitation demeure parfaitement invisible. Le voile remplit alors une fonction idéologique magnifique : il voile la question sociale.
Une émancipation mesurée au centimètre capillaire
Il faudrait donc rappeler quelques évidences devenues révolutionnaires. Une femme tête nue n’est pas nécessairement libre. Une femme voilée n’est pas nécessairement soumise. Une femme en minijupe peut vivre sous l’emprise d’un conjoint violent. Une femme portant un foulard peut diriger une entreprise. Une ouvrière dévoilée peut être exploitée. Une médecin voilée peut être économiquement indépendante. Aucune de ces situations ne permet de tirer une règle universelle. Mais voilà précisément le problème. La complexité ne fait pas un bon slogan. Le foulard, lui, fait immédiatement polémique.
Henda Ayari n’est toutefois pas seule responsable de sa place dans l’espace public. Il existe un marché médiatique du repenti. L’ancien communiste devenu anticommuniste. L’ancien gauchiste devenu réactionnaire. L’ancien croyant devenu contempteur de sa religion. L’ancien initié possède toujours une valeur marchande supérieure au simple adversaire. Pourquoi ? Parce qu’il apporte la caution suprême : « J’étais dedans. »
Le plateau de télévision peut alors souffler. Ce n’est pas nous qui accusons. C’est elle, Henda Ayari. Elle connaît. Elle a vécu cela. Elle sait. Son autobiographie devient expertise. Son expérience devient statistique. Sa perception subjective devient analyse politique. Et sa trajectoire individuelle sert à confirmer un récit collectif déjà écrit. Henda Ayari remplit admirablement cette fonction médiatique : celle de l’ancienne salafiste dont la parole peut être mobilisée pour authentifier certains discours sur le voile et l’islam. Mais le statut de témoin ne confère pas automatiquement celui de penseur. Et c’est précisément ici que se révèlent les limites de cette pensée binaire.
Retirer le voile ne suffit pas à retirer les œillères
Qu’on ne se méprenne donc pas sur le sens de cette critique. Il ne s’agit pas d’insulter une femme. Il ne s’agit pas de nier son histoire. Il ne s’agit pas davantage de contester les souffrances dont elle témoigne. Ce qui est ici critiqué est intellectuel et politique : le raccourci, la généralisation, cette manière de transformer une autobiographie en sociologie, de prétendre connaître une femme à partir de son foulard, de confondre islam, islamisme, salafisme, croyance, pratique religieuse et signe vestimentaire dans une immense bouillie identitaire.
Henda Ayari voulait être libre. Parfait. Mais il existe une épreuve autrement plus exigeante que de revendiquer sa propre liberté : supporter celle des autres. Supporter qu’une femme puisse faire exactement le choix que vous avez rejeté. Supporter qu’elle puisse porter ce que vous avez enlevé. Supporter surtout qu’elle n’ait pas besoin de votre approbation pour se considérer libre. Car la liberté qui ne tolère que les choix conformes à ses propres préférences n’est plus une liberté. C’est une discipline. Une dictature.
Henda Ayari a retiré son voile. Elle en a fait un livre. Elle en a fait un récit d’émancipation. Elle en a fait une identité publique. Soit. Mais retirer un voile ne suffit pas à retirer les œillères. Et l’ironie finale est peut-être là. Pendant des années, Henda Ayari a raconté comment elle s’était dévoilée pour devenir libre. À force désormais de vouloir interpréter le voile des autres, elle aura réussi un second dévoilement, beaucoup moins glorieux. Elle aura dévoilé les limites de sa pensée binaire.
Khider MESLOUB

Par Khider Mesloub.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/09/henda-ayari-as-palas-de-um-pensamento.html
C’est fou ce qu’un simple voile peut être inspirant pour certain………on surfe sur la vague.
L’auteur de l’article est pour le port du voile musulman. Mme Hayari est contre.
Cette question est devenue comme le monstre du Loc Neiss. Cette question fragilise la société: est-elle supportable pour l’équilibre sociétal de notre société?
Le voile à l’école a été rejeté par le droit français. Cependant l’espace public c’est l’école primaire et le reste de l’espace sociétal. Nous ne sommes pas anglo-saxon par tradition républicaine, les anglo-saxons sont multiculturels En France ce sont les règles de la Laïcité portées par Jaurès qui s’imposent. Dans ce cadre les religions sont libres dans le privé et l’intimité de chacun mais TOUS les représentants de l’Etat ne doivent pas arborés de signes de religieux ostentatoire. Très bien pour la fonction publique mais c’est un équilibre instable sur le spectre de la représentation qui est parcellisée et créé des frictions induites des pratiquants. Ce problème d’interdire les signes religieux revient forcemment à la surface. La solution anglo-saxone n’apporte en rien le pacifisme prétendu. Les évènements issus des derniers mois en GB témoignent de crises communautarisées persistantes en Angleterre.
La France devra remettre sur le grill la lecture des signes ostentatoires et pas seulement à l’école. Si la laïcité doit vivre il faudra l’étendre pour la généraliser.
Sinon une solution boiteuse sera toujours présente et incitera et les croyants et les non-croyants à s’en emparer dans la rue et dans les Tribunaux.
Pour moi la Laïcité est une aubaine de fraternité communaitaire et un outil autour de la Loi en matière du vivre ensemble. Il faudra étudier le concept, préciser, trancher. Sinon nous évacuerons le principe républicain du mode de vivre français et se serait dommage.
En tant que Marxiste je ne suis pas contre l’existence des croyances religieuses.
Mais si l’équilibre société sociétal est remis en cause par la réapparition exarcerbées des totems il faudra bien réitéré le dogme républicain constituant le socle afin de ne pas être débordé par les dogmes religieux qui font toujours autant de mal au regard des problèmes géo politiques du moyen orient dont la Syrie est devenue le calvaire. Le dossier palestinien lui est encore plus compliqué par le calvaire enduré à Gaza lequel superpose la colonisation sioniste depuis 1948. Mais nous dépassons ici la simple question française. Quoi que..
La pensée binaire est incapable de penser la complexité, en effet.
Nous avons longtemps enduré en Belgique francophone une Pasionaria anti-foulard particulièrement virulente, Nadia Geerts, prétendument philosophe (sic). Pour elle, le voile imposé aux Iraniennes ne saurait être librement choisi par aucune femme ailleurs dans le monde et particulièrement en Europe sans être immédiatement suspecté d’être un signe de soumission et/ou d’intégrisme religieux et politique. La liberté des femmes est prise en otage par les laïcards intolérants.
Des fois je me demande, à lire Mesloub et sa frenesie à nous faire comprendre les choses voire nous entrainer dans des sentiers douteux …. si cet homme au fond n’a pas une graine d’islamisme dans sa tete et une certaine sympathie pour la clique des tenants du pouvoir en Algerie ! mais ma parole il va recevoir des bons points de leur part ! pas de doute ! est ce que plus on veut cacher son naturel …plus il revient au galop ! ben oui ! ou alors je ne pige rien ! » à qui profite le crime » ? on fracasse allègrement un Boualam Sansal , insulté incroyable ! susceptible d’envahir l’Algerie avec ses divisions , sa marine et son aviation pour déloger ceux au pouvoir là bas ….. à qui profite cet acharnement facile , Mesloub !? on fracasse une Henda Ayari parcequ’elle a pris une certaine conscience et a le courage de le dire avec oh combien de verités ! à qui profite cet acharnement facile du « philosophe » ?? ben oui camarade , soyons logique , ceux qui te lisent ne peuvent que prendre parti CONTRE puisque tu instruis à charge ! quel courage ! c’est meme décevant de la part d’un soi disant « esprit libre » ! prend trop unilateralement parti cet esprit libre !
Mesloub tente de noyer le poisson en nous expliquand que l’islamisme patati patata c’est pas beau ! çà on le sait ! mais nous « pond » des paragraphes hallucinants et décevants ! sa tirade sur la liberté et le choix dans une famille integriste musulmane d’enlever le voile si elle le veut, ou quitter l’environnement repressif si elle le veut , sans rien demander à personne etc etc… vaut son pesant de cacahouetes pour un penseur qui connait pourtant ces milieux ! elle n’avait à demander la permission à personne ectit il sans rire ! purée ! il le fait expres ou quoi ? c’est quoi ce double langage, cette hypocrisie ? couper les ponts avec un monde retrograde musulman c’est si fastoche que çà ??? en France heureusement on a une petite chance et ce n’est pas aisé avec la violence risquée … ailleurs çà peut friser , çà frise , des sentences de mort ! décevant un peu Khider sur ce coup ! oui ! je dis qu’avec son air de ne pas y toucher Mesloub se range du coté du pouvoir algerien et des integristes de tous poils! c’est l’ambiguité eternelle de cette extreme gauche libertaire qui apres avoir bouffé du curé pendant des decennies devient piteusement leche-babouches des islamistes ! oubliées les mises en garde aux gauches europeennes ,des communistes iraniens et algeriens en exil ou terrés dans leur pays : « jamais d’alliance avec les islamistes ! vous serez les premiers a en payer le prix! çà s’est averé de partout ! mais il y en a encore qui n’ont rien appris de l’Histoire !