Asie/Afrique

Les BRICS deviennent-ils simplement un nouveau bloc impérialiste? (Peter Koenig)

[Cet article de Peter Koenig a été initialement publié par Global Research. Vous pouvez le lire ici.]

20 ans de BRICS de 2006 à 2026, presque jour pour jour.

D’un acronyme peu connu de Wall Street (WS) à un centre de pouvoir mondial ; Un poids lourd de l’économie remet en question l’ancien ordre mondial, c’est ce qu’ils veulent nous faire croire. Ce n’est plus un vœu pieux, c’est fini.

Au cours des 20 dernières années, à part la croissance des membres des BRICS, passant de quatre à six puis maintenant à dix pays membres, peu de preuves, à part la rhétorique, d’un véritable défi pour l’Occident n’ont émergé. Sous des directions telles que celles de l’Inde et du Brésil – totalement engagées envers le système monétaire et les institutions occidentales – peu de choses changeront probablement dans un avenir prévisible.


Sur l’Inde – voir ce livre BRICS 2026.

Prenons la Nouvelle Banque de Développement (NDB), également appelée Banque BRICS, elle est toujours légalement et financièrement libellée en dollars américains.

L’accord de fondation de la banque précise que le « dollar » signifie la monnaie officielle des États-Unis, et que ses actions et engagements de capital sont donc exprimés en dollars américains.

Son capital souscrit actuel s’élève à 53,4 milliards de dollars américains, dont près de 60 % de son portefeuille actif est libellé en dollars américains. Les devises restantes incluent le yuan chinois, les euros, le rand sud-africain, les francs suisses et les roupies indiennes. Les prêts NDB ont été rares et presque inaperçus au cours des deux dernières décennies.

Pour plus de détails sur les BRICS, voir ceci.

Le 18e Sommet des dirigeants des BRICS s’est tenu du 12 au 13 septembre 2026 au Bharat Mandapam à New Delhi, en Inde. L’Inde préside les BRICS en 2026. Le sommet de Delhi est organisé par le Premier ministre Narendra Modi. L’ordre du jour s’est concentré sur le thème clé suivant « Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité » et comprenait ces points de discussion spécifiques :

  • Gouvernance mondiale et multilatéralisme, y compris la réforme des institutions internationales.
  • Commerce et investissement, coopération économique et coordination financière.
  • Sécurité alimentaire et énergétique.
  • Technologie, innovation et coopération numérique.
  • Chaînes d’approvisionnement critiques résilientes.
  • La santé publique et la coopération en santé.
  • Résilience face aux catastrophes et risques liés au climat.
  • Priorités développementales plus larges du Sud global

La plupart des sessions se dérouleront à huis clos. La session ouverte principale s’intitule « Résilience, innovation, coopération et durabilité : façonner l’avenir d’une croissance mondiale inclusive ».

Déclaration finale des BRICS

Étrangement, la Déclaration de New Delhi des BRICS a déjà été publiée à la fin du premier jour, soit le 12 septembre 2026, sous le titre «Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité».

Elle peut se résumer en présentant les BRICS comme une coalition cherchant un ordre international plus représentatif, multipolaire et orienté vers le développement, dans lequel les pays émergents et en développement ont une plus grande influence sur les règles politiques, économiques et technologiques mondiales.

Comme le dit RT (11 septembre 2026), « Les engrenages du changement continuent de grincer. »

Relation avec le Sud global

La déclaration considère le Sud global non seulement comme un groupe ayant besoin d’aide, mais comme une force active dans la gouvernance mondiale. Elle suggère que les BRICS devraient :

  • Accroître la représentation des pays émergents et en développement — en particulier en Afrique, en Asie, Amérique latine et Caraïbes — dans les institutions internationales.
  • Réformer le système des Nations Unies et les institutions économiques mondiales afin qu’ils reflètent mieux les réalités économiques et démographiques actuelles.
  • Défendre les intérêts des pays en développement sur le commerce, la finance, la technologie, le climat, l’énergie et le développement.
  • Veillez à ce que les solutions créées par les BRICS — telles que les initiatives numériques, financières et d’IA — soient accessibles et adaptables au-delà des membres des BRICS au Sud global au sens large.

En résumé, cela signifie :

Le Sud global est fortement affecté par les crises mondiales mais reste sous-représenté dans la prise de décision mondiale ; Les BRICS veulent aider à la transformer d’un preneur de règles en un modelateur de règles.

Qu’est-ce qui se distingue

La déclaration lie la représentation politique au développement concret. Il ne se contente pas de demander plus de sièges ou de votes pour les pays en développement à l’ONU et dans d’autres instances internationales (BM, FMI, World Trade Center [OMC], institutions financières et commerciales régionales) ; elle aborde également le commerce en monnaie locale, le financement du développement, l’accès à la technologie, la gouvernance de l’IA, la résilience climatique et face aux catastrophes, la sécurité sanitaire, alimentaire et énergétique. En ce sens, il semblerait que les BRICS se présentent comme un véhicule institutionnel par lequel le Sud global peut obtenir à la fois une voix plus forte et une plus grande autonomie politique. (sic)

Le message semble ambitieux, mais la mise en œuvre dépendra de la capacité des BRICS à transformer ce large consensus en financement, systèmes interopérables, projets concrets et positions coordonnées dans des institutions telles que l’ONU, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC et le G20.

Alors, quelle est la crédibilité de la Déclaration ? Le monde doit savoir que tant qu’il y aura une dépendance à ces mêmes organisations politico-financières – FMI, BB, OMC, G20 [et autant ajouter, Wall Street] – il n’y aura pas de BRICS indépendants ; leur influence sur le Sud global est au mieux limitée.

Ce large consensus politique, cependant, n’est pas un traité avec des mécanismes d’application détaillés. Il met en avant les positions que tous les membres ont pu accepter, et en particulier, qui étaient acceptables pour l’hôte du sommet, le Premier ministre Narendra Modi. Par exemple, la formulation des questions géopolitiques sensibles est prudente et non engagée. Au Moyen-Orient, par exemple, il appelle simplement à la retenue et à la diplomatie sans attribuer directement la responsabilité des conflits à un État particulier.

La déclaration finale devient simplement une autre illusion sémantique ou un « gimmick de trahison », qui maintient le monde calme pendant une année supplémentaire, alors que d’autres déclarations similaires sans signification et sans engagement sont publiées.

Concentrons-nous sur ce petit détail : la ou les guerres au Moyen-Orient, à savoir principalement le génocide sioniste-israélien à Gaza et en Palestine en général, ainsi que sur le Liban, la Syrie, la Somalie, le Yémen, même le Pakistan, et bien d’autres. Et non des moindres, bien sûr, l’agression sioniste-américaine sans mandat et non provoquée contre l’Iran, sous prétexte de menaces nucléaires, alors qu’Israël possède plus de 300 ogives nucléaires, jamais contrôlées par l’Agence internationale de l’énergie atomique – l’AIEA (alors que l’Iran est régulièrement contrôlé).

En réalité, comme toutes les guerres, c’est une guerre des banquiers, tentant de maintenir le dollar américain comme hégémon monétaire mondial. Et en même temps, transformer les déjà milliardaires en multi-multimilliardaires par le trading spéculatif d’initiation pétrolière, car les complices de Trump ont accès à des algorithmes (intelligence artificielle) qui réagissent à chaque mot que le maître mondial autoproclamé prononce concernant la paix ou la guerre en Iran, ou le détroit d’Ormuz ouvert ou fermé.

Mais c’est une autre histoire, pour un autre jour.

Restons avec la déclaration plus fade que fade des BRICS concernant le Moyen-Orient. Pour cela, une « légère déviation » par rapport à la Mostra de Venise 2026 et aux nominations aux Oscars 2026 s’impose.

Le docu-drame primé à Venise en 2025 de « The Voice of Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania a été bloqué par l’organisme indien d’audience. Au-delà de la censure, cette décision révèle un changement dans les relations Israël-Inde sous le Premier ministre Narendra Modi.

Le docu-film tunisien raconte la mort d’une fillette de six ans pendant la guerre Israël-Gaza. Hind Rajab fut le seul survivant d’une attaque israélienne à Gaza. Hind a lancé un appel de détresse aux services d’urgence palestiniens, alors qu’elle était coincée dans une voiture avec les cadavres de ses proches.

Elle a supplié de l’aide alors que les chars des Forces de défense israéliennes (FDI) se rapprochaient, les volontaires du Croissant-Rouge palestinien tentant de la calmer et d’envoyer une ambulance à sa position.

La tentative de sauvetage a échoué, car il a été confirmé et documenté par le Washington Post et l’Euro-Mediterranean Human Rights Monitor, que l’armée israélienne a criblé la voiture de 355 balles et tué Hind, ainsi que deux ambulanciers venus au secours de la jeune fille.

Dans un rapport de Variety, Manoj Nandwana de Jai Viratra Entertainment basé à Mumbai – et s’exprimant très certainement au nom du Premier ministre Modi – a déclaré qu’on lui avait dit que si le film sortait, cela « briserait » les relations entre l’Inde et Israël.

Le film a cependant été distribué aux États-Unis et dans la plupart des pays de l’UE, notamment au Royaume-Uni, en Italie et en France – dont beaucoup entretiennent également des liens diplomatiques avec Israël.

In his defense, Manoj Nandwana, added,

« Je leur ai dit : la relation Inde-Israël est si forte qu’il est idiot de penser que ce film va la briser. »

Les réactions à l’interdiction en Inde ont été virulentes, beaucoup qualifiant la décision de honteuse et qualifiant le Premier ministre Narendra Modi de marionnette israélienne. Voir ceci pour plus de détails.

Ce qui est remarquable, cependant, c’est ce que les médias traditionnels ne sont pas capables et disposés à faire, éveiller les gens à la réalité, l’art, en l’occurrence le film, pourrait bien pouvoir faire émerger : un peuple plus éveillé, dans le monde entier. C’est d’une nécessité absolue pour stopper l’assaut mondial sioniste.


Retour aux BRICS

Quelle est la crédibilité de ce contrepoids « puissant » au G7 et au G20 occidentaux – avec des dirigeants comme le Premier ministre indien Narendra Modi, et pour ainsi dire, leBrésilien Luiz Inácio Lula da Silva (connu sous le nom de Lula), dont le premier mandat de la Banque centrale brésilienne, Henrique Meirelles, était un banquier de Wall Street ?

Lula a un jour été salué par le FMI comme un « apprenant rapide ». À l’époque et aujourd’hui, il maintient l’économie brésilienne fortement liée au système occidental FMI-WB-WS.

Que peut-on attendre des BRICS « en changement radical » lorsque leurs dirigeants sont des traîtres aux principes originaux des BRICS et associés à des pays rejetant les droits humains comme les sionistes-israéliens, et/ou des institutions occidentales dominatrices monétaires et commerciales comme le WS, FMI, B.O. et WTC ?


Peter Koenig est analyste géopolitique, auteur régulier pour Global Research, et ancien économiste à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où il a travaillé plus de 30 ans à travers le monde. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction environnementale et la cupidité des entreprises ; et co-auteur du livre de Cynthia McKinney « When China Sneezes : From the Coronavirus Lockdown to the Global Politico-Economic Crisis » (Clarity Press – 1er novembre 2020).

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Les BRICS deviennent-ils simplement un nouveau bloc impérialiste? (Peter Koenig)”

  • C’est un ancien employé de « Goldman Sachs », Jim O’Neill, qui a inventé le terme acronyme BRIC en 2001. Quelques temps après son départ de Goldman Sachs (en 2013), Jim O’Neill occupera (en 2015) un poste au sein du gouvernement de Sa Majesté en tant que secrétaire commercial au Trésor. Son rôle principal était de travailler sur le projet « Northern Powerhouse » et d’aider à redynamiser le commerce avec la Chine, car, assurément, il était clair pour lui (mais pas que) que la prospérité économique devait être cherchée dans la région asiatique. De 2014 à 2016, O’Neill sera également à la tête d’une commission internationale chargée d’enquêter sur la résistance mondiale aux antimicrobiens ; en 2018, « Lord » O’Neill publiera même un livre dont le titre est « Superbugs : An Arms Race Against Bacteria », dans lequel il promeut l’utilisation de vaccins pour lutter contre les « superbactéries ». Pour finir, notons qu’il a été président du Conseil de « Chatham House » (certains disent plutôt « Shatan house ») de 2018 à 2021, Institution qui est l’équivalent britannique du Council on Foreign Relations américain (ou C.F.R., véritable « gouvernement de l’ombre » des États-Unis).
    En août 2013, Jim O’Neill déclara que l’acronyme « BRIC » n’avait plus aucun sens : « si je devais le changer, dit-il, je ne laisserais plus que le « C », avant d’ajouter ironiquement : « mais cela ne ferait sans doute pas un excellent acronyme… »
    Dans un article de Ariel Noyola Rodríguez, paru sur Russia Today le 30/10/2015, et titré « La Chine adoubée par la City de Londres… ce qui confirme bien que Wall Street n’est en fait qu’une succursale de la City et l’a toujours été », nous pouvons lire que « Pékin, après des années de tractations en coulisse est entré dans les petits papiers de la City de Londres. La visite que le président Xi Jinping a effectuée à Londres, entre le 19 et le 23 octobre 2015, a posé les bases de la fondation d’une époque dorée entre la Chine et le Royaume-Uni, bases sur lesquels les deux pays s’appuieront pour donner une impulsion au yuan comme monnaie de l’économie mondiale. Pékin désire que le yuan devienne une monnaie de réserve mondiale. Bien que le chemin pour parvenir à la pleine convertibilité soit encore très long, la Chine a vu augmenter la présence de sa monnaie plus que tout autre pays au cours des dernières années. Le yuan est aujourd’hui la deuxième monnaie la plus utilisée pour le financement du commerce, et la quatrième la plus sollicitée pour effectuer des paiements transfrontaliers, selon les données de la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT, pour son sigle en anglais). Dans un deuxième temps, le gouvernement chinois tourne son regard vers l’Europe du Nord. Pour positionner sa monnaie dans le groupe des opérateurs majeurs, la clé est l’assistance technique des pays occidentaux. La Chine a commencé à relever le niveau de son partenariat stratégique avec le Royaume-Uni, qui malgré le déclin de son économie, est toujours chef de file dans la gestion de la finance internationale. Ce n’est pas rien que la City de Londres ait le plus grand marché des changes dans le monde, et réunisse le plus grand nombre d’opérations de gré à gré. Mi-2013, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à promouvoir l’utilisation du yuan en Europe. L’Allemagne, la France, la Suisse et le Luxembourg sont entrés en compétition par l’installation de banques de règlements directs (RMB offshore clearing banks) afin de faciliter l’utilisation de la monnaie du peuple. Cependant, aucun d’eux ne constituait une menace grave pour le Royaume-Uni. La ville de Londres a enregistré plus de la moitié des transactions libellées en yuans dans l’ensemble du continent européen. Comme l’économie britannique est embourbée dans la stagnation, et menacée de près par la déflation (baisse des prix), le gouvernement de David Cameron insiste désespérément pour renforcer ses liens avec les pays d’Asie-Pacifique, et surtout avec la Chine qui, malgré son ralentissement au cours des dernières années, continue à contribuer pour 25% à la croissance du produit intérieur brut mondial (PIB). Pour le chancelier de l’échiquier du Royaume-Uni, et favori du Parti conservateur pour le poste de Premier ministre en 2020, George Osborne, le monde d’aujourd’hui est confronté à une nouvelle configuration géopolitique et économique, dans laquelle la Chine joue un rôle de premier plan. Le commerce ne se concentre plus seulement entre les États-Unis et l’Union européenne. Voilà pourquoi, pour la City de Londres, le commerce et les opportunités d’investissement avec Pékin passent avant le mandat d’alignement sur l’agenda de Washington. Une preuve en est que, en mars dernier, le Royaume-Uni a rejoint les fondateurs de la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures, menée par la Chine. Cette institution a mis fin à la domination de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement en Asie (qui sont sous influence américaine). Le soutien du gouvernement de David Cameron sera décisif dans les prochaines semaines. Le Royaume-Uni a déjà annoncé qu’il votera en faveur de l’inclusion du yuan dans les droits de tirage spéciaux (DTS), le panier de devises créées par le Fonds monétaire international (FMI) en 1969, qui comprend actuellement le dollar américain, l’euro, le yen japonais et la livre britannique. En bref, les États-Unis ne réussiront pas à empêcher l’essor du yuan. Les turbulences sur le marché boursier de Shanghai ces derniers mois n’ont pas eu d’impact sur la confiance du Royaume-Uni dans le développement de l’économie chinoise, bien au contraire, le pari est maintenant plus ambitieux : grâce à la City de Londres, Pékin est sur le point de réaliser la mondialisation du yuan sur une échelle sans précédent … »
    En 2015, dans le numéro 138 du magazine « Vers la Tradition », Yves le Cadre terminait ainsi son article intitulé « Les colonnes d’Hercule » : « Nous voilà parvenus à l’époque contemporaine et à la prédominance de la culture occidentale, plus précisément anglo-saxonne, portée à l’extrême dans son expression américaine et au règne du dollar voué à la production effrénée et au négoce des quantités. D’abord, à la suite de la première guerre mondiale, où beaucoup de pays n’ont plus d’or, puis suite au krach boursier de 1929, le système monétaire qui était basé sur l’or s’effondre. Survient la deuxième guerre mondiale, avec la même conséquence que précédemment, et, au sortir de la guerre, les États-Unis, qui occupent une position de supériorité incontestable, imposent le dollar qui, seul, est convertible en or. Puis, à la suite de diverses péripéties impliquant de nombreuses banques et banquiers occidentaux, la convertibilité du dollar en or est abandonnée en 1971 et la disparition du système monétaire international engagée. Le dollar « $ » règne en maître, et il va progressivement intégrer sous sa bannière toutes les autres monnaies et leur imprimer consciemment ou inconsciemment les symboles inversés de la contre-tradition, à savoir 2 barres, parfois simplifiées en un seul trait, au travers des monnaies modernes. Tout d’abord, la livre sterling « £ », qui au milieu de son sigle L, fut dès avant la première guerre mondiale, la première à introduire une barre en travers du L. Puis, dans un espace de temps relativement court, l’euro « € », qui inscrit deux barres dans son travers, le yen japonais deux barres sous le Y (¥), le yuan chinois une barre sous son Y (¥), sans oublier le Rouble russe (₽), et pour finir, en 2009, à notre grande stupeur, la roupie indienne, une barre sous le R (₹) de roupie en dévanagari. Ainsi, le pays dernier refuge de la tradition, s’abandonne officiellement aux démons du monde moderne. Citons la déclaration que fit M. Ambikar Soni, ministre indien de l’époque : « le nouveau symbole donnera à la monnaie indienne son identité propre. Il distinguera la roupie des autres monnaies et mettra en lumière la force et la mondialisation de l’économie indienne ». Maintenant, il faut bien comprendre que tous ces sigles et symboles monétaires internationaux ne sont que des signes d’allégeance et de soumission au roi dollar, nouveau roi du monde inversé. »
    Le symbole du dollar, disent certains, est le résultat de la composition d’un bâton et d’un serpent qui s’enroule sur lui : le bâton signifie le commandement et le pouvoir, tandis que le serpent qui monte en ondulant signifie le progrès accompli à travers la puissance de l’argent (progrès entendu dans l’acception de chemin vers la Gouvernance mondiale).
    NB : Dans un article de son site (« arcaluinoe.info/fr/ »), intitulé : « Une perspective lucide sur le monde d’aujourd’hui », et daté du 9 janvier 2025, Youri Rochka (journaliste indépendant de la République de Moldavie, ex-dissident anticommuniste et ancien député et vice-premier ministre de Moldavie) écrit que « La Chine s’aligne à 100 % sur l’ensemble du programme mondialiste concernant le changement climatique, les objectifs durables de l’ONU, la grande réinitialisation, la« 4e révolution industrielle », la révolution de l’IA, la surveillance et le déploiement des vaccins. Il existe une concurrence entre les États-Unis et la Chine, mais ils sont l’un pour l’autre le plus grand partenaire commercial, de sorte que toute hostilité entre eux est contre-productive pour les deux parties. La Chine est entrée dans le giron mondialiste en 1971, lorsque Kissinger et Nixon ont rendu une visite amicale à Mao Tse Tung et Chou Enlai. Ils ont conclu un accord avec la Chine pour permettre le transfert de la base manufacturière du monde des États-Unis vers la Chine. Cet accord est toujours en vigueur. La Chine n’en serait pas là aujourd’hui sans la coopération et l’assistance explicites des mondialistes. La Chine est le leader en matière de technologie de surveillance. Il y a environ 1 milliard de caméras de surveillance dans le monde, dont 54 % en Chine. Le système de surveillance de masse comprend les médias sociaux et le contrôle en ligne. C’est en Chine que le confinement a été le plus agressif et le plus brutal pendant la pandémie. »
    Rappelons également que la position qu’occupe la Chine à l’heure actuelle en matière de technoscience est le fruit d’une volonté politique internationale. Des partenariats d’ampleur unissent l’Europe et la Chine. Ils sont si conséquents que le narratif d’une Chine, ennemie ou concurrente mortelle de l’Occident, est une fake news.
    Abracada…BRICS ! Tout changer pour que rien ne change.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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