CAPITAL FICTIF, CRÉDIT, DETTE, ACTIONS ET OBLIGATIONS, L’ARCHITECTURE DU CAPITAL
Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Dans le Livre III du Capital, MARX et ENGELS ont expliqué scientifiquement que le «capital fictif» c’est-à-dire «les actions portant dividendes, obligations et titre de créance portant intérêt» sont des formes «réelles» de «capitaux» qui représente «des droits sur une plus-value future» pouvant être émise, achetée, vendue, donnée en garantie, servir de patrimoine et accumulé, ce que notre collaborateur Gérard Bad reprend dans son article récemment réédité LE CAPITAL FICTIF SE DÉVELOPPE VERS L’IMPASSE DE LA DETTE PERPÉTUELLE – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/306604
Par lui-même, ce «capital fictif» ne constitue qu’une «charge» sur la plus-value future du cycle de valorisation du capital «productif» (fixe et variable), car ce capital «fictif» est stérile puisqu’il ne produit rien dont l’humain puisse se nourrir, s’abreuver, se vêtir, se loger, se transporter, se soigner, s’instruire, se protéger, se divertir, etc., quoi que veuille nous faire croire la propagande bourgeoise.
Ainsi, la «monnaie/argent/crédit» qui représente la forme générale de la valeur dans la poche d’un prolétaire ne sert qu’à l’achat de marchandises à consommer et n’accumule pas de la valeur (ne fais pas croître la valeur globale du Capital). Mais cette «monnaie/argent/crédit» devient «Capital» lorsqu’elle est dans la poche du capitaliste et sert à acheter du «travail salarié» qui produit de la «plus-value» c’est-à-dire une «valeur» de vente supérieure à son coût d’achat, produisant un dividende, un intérêt ou une rente selon l’une des équations suivantes :
Monnaie/argent/crédit (prolétaire acheteur/consommateur) > Marchandise de consommation = moins de Monnaie/argent/crédit;
Monnaie/argent/crédit (capitaliste) > Marchandise travail salarié = plus de Monnaie/argent/crédit.
Cette particularité de la «monnaie» de changer de «valeur» selon quelle est dans la poche d’un prolétaire et sert à l’achat de marchandises destinées à la consommation courante afin de reproduire la force de travail sans augmenter de valeur alors que lorsqu’elle est dans la poche d’un capitaliste et sert à l’achat de «travail salarié» producteur de «plus-value» qui l’a fait augmenter s’appelle le «fétichisme» de la monnaie c’est-à-dire que:
«la monnaie (ou «argent») semble produire directement de l’argent qui par une propriété sociale apparaît comme une propriété naturelle de la monnaie. L’argent semble posséder par sa seule circulation la faculté de produire de la valeur» (re: dhspriory.org: Capital, vol.III, Part V, chap.24: Extrenalization of the Relation of Capital in the Form of Interests-Bearing Capital»).
Le «capital fictif» sous forme de «titre de crédit (dette) portant intérêt» ou «crédit» pousse cette «faculté fétiche» du capital à sa limite extrême:
capital réel > revenu futur > titre financier> prix du titre
L’élément «prix du titre» peut évoluer «indépendamment» du capital réel effectivement investi dans la production en «capitalisant sur le revenu futur (anticipé)» et en lui attribuant une valeur de marché comme si ce «droit sur une fraction de la plus-value future avait la forme d’un capital existant» créant une sorte de «dédoublement» du capital:
– un capital productif existe dans les machines, bâtiments, matières premières, travailleurs, etc.
– parallèlement existe un capital «fictif» sous forme d’actions, d’obligations et de titres de créance (dette) sur la plus-value future (anticipée) que ce capital productif produira, et ces 2 apparences du «capital», l’original et son reflet évoluent «parallèlement» l’un à côté de l’autre.
Chez MARX et ENGELS, le capital porteur d’intérêts ou «crédit/dette» est précisément le sommet de la mystification du fétichisme de la monnaie alors que «le rapport social est consommé dans le rapport d’une chose, de l’argent, avec elle-même» et crée l’illusion qu’il suffit d’émettre ce «capital porteur d’intérêts» pour produire des marchandises et créer de la richesse indépendamment du processus de production lui-même» (re:dhspriory.org,ibidem; e,. marxists.info, Capital,Vol. III, chap.36).
Ainsi que l’expose l’article de Bad, le «capital fictif» par le crédit «hélicoptère» pour les uns et «sans limite», «éternelle», «non remboursable», «quantitative easing QI» pour les autres, peut «financiariser» la plus-value future en créant des titres de créance pour l’éternité et à l’infini. Nous reprenons et approfondissons tous ces concepts dans l’article suivant : CRISE ÉCONOMIQUE ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/306630
Suffirait-il de «l’annihiler» par un «Grand reset» petit bourgeois qui sauverait le capitalisme de ses crises systémiques et sauverait leur paradis bourgeois? MARX et ENGELS ont démontré dans le Livre III du Capital que le système de «crédit» qui apparaît comme un moyen de dépasser les limites de la consommation capitaliste et de résoudre momentanément la répétition des crises systémiques de surproduction du capitalisme résultant de la paupérisation du prolétariat et de l’augmentation de valeur du capital fixe (machinerie de plus en plus dispendieuse et matière première de plus en plus rares) par rapport au capital variable (esclaves salariés de moins en moins coûteux avec la mondialisation et l’émigration) «aboutit toujours à reproduire ces contradictions sur une échelle plus vaste et plus destructrice».
Ce qui fait dire à un politicien opportuniste de la gauche française :«D’où vient cette dette? La situation était tellement terrible au moment de la Covid que la BCE a décidé de racheter les titres de la dette qu’avaient les banques privées et de les mettre dans ses coffres, en disant «vous voyez madame la banque privée, je vous achète un titre de l’État, voici des sous, de l’argent frais, vous allez pouvoir le placer, vous allez pouvoir relancer les investissements». Et c’est cet argent, ces titres de dette, que nous proposons d’annuler » répète Mélanchon, ce que ce couard ne fera pas si le Grand Capital lui prête le pouvoir politique à la prochaine mascarade électorale présidentielle.
Ainsi, le «crédit» sous forme de «titres de créances», d’obligations souveraines, de prêt à la production et à la consommation, etc., a objectivement une limite incontournable: «la production de plus-value servant à payer les intérêts et le remboursement du crédit».
Le «CRÉDIT» (la dette) peut modifier le calendrier de réalisation de la plus-value; déplacer les ressources dans l’espace et dans le temps; anticiper des revenus futurs; multiplier et diluer les titres représentant ces revenus anticipés, mais il ne peut abolir la loi de la «chute tendancielle du taux de plus-value» (= + de capital fixe et – de capital variable = moins de plus-value) qui rend le paiement des intérêts et le remboursement du capital «fictif» de plus en plus onéreux et à terme, impossible sans une crise encore plus profonde du capitalisme et ce, jusqu’à une crise de surproduction encore plus profonde, que seule une guerre généralisée de destruction massive peut résoudre.
Les idéologues, les économistes et les zélotes de la bourgeoisie auront beau s’ingénier de toutes les manières et mentir tout leur saoul pour sauver le capitalisme de sa tare originelle, la paupérisation du prolétaire, et l’enrichissement correspondant de leur ennemi de classe: le capitaliste; sur cette concentration de la richesse à un pôle et de la pauvreté à l’autre pôle; de recourir tantôt au crédit-dette, tantôt à l’austérité, sans jamais remédier aux crises systémiques de surproduction et aux guerres sans fin.
Seule la destruction complète de ce mode de production capitaliste obsolète et réactionnaire et grâce à l’avènement d’une société, d’un mode de production nouveau, à résoudre les crises sociales et les guerres d’extermination. Nous reprenons et approfondissons tous ces concepts dans l’article suivant : CRISE ÉCONOMIQUE ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/306630
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS POUR
DÉTRUIRE LE SYSTÈME CAPITALISTE !
Pour aller plus loin dans la réflexion et dans l’action…
Paru aux Éditions L’Harmattan à Paris le volume de Robert Bibeau et Khider Mesloub:« DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE« . Collection Questions contemporaines. 220 pages. Pour commander en ligne chez l’Harmattan: De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne – Robert Bibeau, Khider Mesloub, chez AMAZON : https://www.amazon.ca/-/fr/linsurrection-populaire-%C3%A0-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne/dp/2336478714/ref=sr_1_8?

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/09/capital-ficticio-credito-divida-accoes.html
Et par des annonces contradictoires selon son plan, des delits d initiers boursiers de Trump et sa clique.
par ailleurs le Pr Jiang sur beforeitsnews : la pseudo Salle de Bal de Trump est en realite un centre IA data center.