Asie/Afrique

Cinq ans de nationalisme réactionnaire talibane à l’ère de l’impérialisme mondialisé

Par Left Radical of Afghanistan (LRA).

Cinq ans se sont écoulés depuis la chute de Kaboul et le rétablissement du régime taliban le 15 août 2021. Cet événement, contrairement aux récits superficiels qui le présentent comme une « victoire d’un groupe anticolonial » ou un « retour aux traditions islamiques », est, dans le cadre du matérialisme historique, une forme de capitalisme local et dépendant intégrée au système capitaliste mondial.

Le régime taliban est un symbole clair de la crise systémique du capitalisme mondial et des politiques impérialistes dans la région. En d’autres termes, ce régime est le produit direct des contradictions internes du système mondial de domination capitaliste et de l’échec des projets néolibéraux de « construction nationale ». Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan est une scène pour le conflit d’intérêts entre la bourgeoisie internationale, les rivalités géopolitiques, et la violation flagrante des droits de l’homme — l’apartheid organisé entre les genres — et le mépris des valeurs démocratiques que le monde occidental prétend défendre.

1. La Poursuite de la Domination Impérialiste sous le couvert de l’«Accord de paix» de Doha

Contrairement aux récits courants, le retrait militaire des États-Unis et de l’OTAN en août 2021 n’a pas signifié la fin de l’intervention impérialiste en Afghanistan. L’accord de Doha, signé en février 2020 entre les États-Unis et les talibans, n’était pas un traité de paix mais un «changement tactique» de Washington pour gérer la crise. Selon cet accord, les États-Unis se sont engagés à injecter chaque semaine des colis d’argent comptant à Kaboul sous couvert d’«aide humanitaire». La publication Revolution (Chicago, numéro 792, mars 2026) décrit correctement ce flux de dollars comme un «tribut impérialiste» visant à stabiliser le taux de change afghan et à empêcher l’effondrement complet de la bureaucratie tribale talibane.

Ces milliards de dollars d’aide annuelle ne sont pas destinés au bien-être du peuple, mais à maintenir la stabilité d’un régime qui joue le rôle de «gendarme régional» pour contenir des rivaux tels que la Russie, la Chine et l’Iran. Le contrôle américain de l’espace aérien afghan, ainsi que les menaces de Trump de reprendre la base militaire de Bagram et de récupérer du matériel militaire laissé d’une valeur de 80 milliards de dollars, sont des preuves claires de la poursuite de l’occupation civile et de la surveillance impérialiste.

D’autre part, la présence économique de la Chine et des pays d’Asie centrale alignés avec la Russie dans le secteur minier et des ressources souterraines, les infrastructures et les projets de transit, ainsi que l’agriculture, ainsi que les liens étroits des talibans avec l’Iran et le soutien du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) au cercle du mollah Haibatullah à Kandahar, suscitent inévitablement des inquiétudes à Washington. La vérité, c’est que les grandes puissances se préoccupent de leurs propres intérêts stratégiques et mènent des rivalités destructrices en Afghanistan et dans la région, dont les seules victimes sont les populations appauvries d’Afghanistan.

2. Les talibans : le médiévalisme réactionnaire et fasciste au service de la modernité capitaliste

Le régime taliban ne peut pas être décrit simplement comme un phénomène de «fascisme religieux-ethnique» ou de «médiévalisme» ; ce régime a plutôt une fonction organique au sein du système capitaliste dépendant. En réprimant brutalement les mouvements de protestation des travailleurs, des femmes et des jeunes pour «travail, pain, liberté, éducation», les talibans fournissent le terrain à une exploitation illimitée de la main-d’œuvre bon marché et des ressources naturelles. Alors que les recettes intérieures des talibans issues de la fiscalité ont atteint environ quatre milliards de dollars par an, la moitié de ce budget est consacrée à la «sécurité» et à la répression, tandis que la part de la santé publique et du bien-être social a drastiquement diminué.

La charte de ce régime n’est pas une constitution moderne, mais un ensemble de décrets réactionnaires émis par Mullah Haibatullah, le leader extrémiste basé à Kandahar. Plus de 100 décrets, pour la plupart émis contre les femmes et les filles, ont institutionnalisé «l’apartheid de genre». Selon des rapports de l’ONU, 52 % des femmes afghanes ne quittent leur domicile qu’une ou deux fois par mois, et 75 % se sentent en insécurité sans un tuteur masculin. Ces restrictions excluent effectivement les femmes de la participation sociale significative, les transformant en êtres dépendants confinés à leur domicile.

En particulier, le décret n° 12 (2026), qui annule le principe d’égalité juridique et criminalise la violence domestique uniquement en cas de «préjudice physique grave», et le décret n° 18, qui restreint le droit des femmes au divorce et promeut effectivement le mariage des enfants, démontrent l’objectif du régime de reproduire un système patriarcal lié aux intérêts de la nouvelle classe dirigeante (la bourgeoisie dépendante).

3. Crise humanitaire et la «génération perdue»

Les politiques des talibans ont transformé l’Afghanistan en un «cimetière de rêves». L’Afghanistan est le seul pays au monde à avoir interdit aux filles l’enseignement secondaire et universitaire. Actuellement, 2,4 millions de filles sont privées d’éducation. En revanche, des milliers de madrasas offrant une éducation strictement religieuse ont été ouvertes aux filles pour remplacer les écoles par des programmes modernes; L’objectif est de former une génération anti-science, extrémiste opposée au modernisme, pour servir à l’avenir comme main-d’œuvre bon marché et soldats potentiels pour les conflits futurs. L’UNESCO a averti que poursuivre cette tendance entraînera une pénurie de plus de 25 000 enseignantes et infirmières d’ici 2030, paralysant ainsi le système de santé du pays.

La crise de santé mentale chez les femmes reflète également cette violence structurelle. Sept femmes sur dix décrivent leur santé mentale comme «mauvaise» ou «très mauvaise». Le taux de mortalité maternelle a atteint 638 pour 100 000 naissances vivantes, l’une des plus élevées au monde. (Rapport de l’ONU)

Près des deux tiers de la population actuelle de l’Afghanistan sont nés après 2001 et ne voient désormais «aucun chemin clair vers la prospérité» devant eux. Cette population jeune et sans emploi, contrainte de fuir illégalement en Iran ou au Pakistan, est un exemple clair de «l’armée de réserve du travail» dans le système capitaliste mondial.

En juillet 2026, dix-neuf travailleurs afghans qui s’étaient rendus illégalement en Iran pour trouver du travail et « un morceau de pain » pour leur famille sont morts sous la chaleur accablante et le manque d’eau. Cette tragédie n’était pas seulement un incident amer ; c’est une indication systématique de la crise structurelle de l’économie afghane. La plupart de ceux qui fuient l’Afghanistan à cause de la terreur et de la pauvreté des talibans sont de jeunes membres instruits, employés dans des emplois subalternes et non qualifiés au salaire minimum dans les pays voisins et occidentaux, jouant ainsi en fait le rôle de main-d’œuvre bon marché pour le capitalisme mondial.

4. L’opposition armée et l’illusion d’une alternative

Dans de telles circonstances, certains cercles occidentaux et même certains courants de gauche, animés par leurs intérêts nationalistes, considèrent l’opposition armée aux talibans dans le nord du pays, en particulier au Badakhchan, comme un « front de résistance ». Cependant, une analyse de classe montre que ces groupes, comme les talibans, manquent d’un programme progressiste et démocratique en faveur des classes démunies de la société. La guerre civile au Badakhshan porte principalement sur le contrôle des mines d’or et des ressources naturelles, et le soutien du Pakistan aux opposants corrompus des talibans, voire aux vestiges du régime fantoche d’Ashraf Ghani, en raison de différends avec les talibans au sujet du «Tehrik-i-Taliban Pakistan» (TTP) et du mouvement indépendantiste du Baloutchistan, est évident.

Cette opposition, qui elle-même a un passé de corruption et de violations des droits de l’homme et une idéologie similaire à celle des talibans et de l’EI, ne peut pas représenter les intérêts des masses. Le peuple afghan, en particulier les travailleurs, les femmes et les jeunes, ne veut ni les talibans ni les seigneurs de guerre corrompus du passé. Ce qu’il faut, c’est une alternative radicale fondée sur la laïcité, la démocratie et la justice sociale.

5. Crimes de guerre sans procès

Un point qu’il ne faut pas oublier est que, durant les 20 ans de présence de la coalition internationale et des forces de l’OTAN en Afghanistan, des militaires de plusieurs pays membres et partenaires de l’OTAN ont été accusés de crimes de guerre, de tueries civiles et de violations des droits de l’homme. Des pays majeurs comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et les Pays-Bas ont vu leurs forces inclure les noms dans des cas de violations des droits humains et de crimes de guerre. De plus, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont spécifiquement établi des bases dans des zones stratégiques et riches en ressources et ont participé au pillage des réserves souterraines de l’Afghanistan, en particulier des mines d’uranium et de lithium. Ils étaient également impliqués dans le trafic de drogue, en particulier l’opium, gagnant des centaines de millions de dollars par an grâce à ce commerce.

Cependant, aucun de ces criminels étrangers ou nationaux n’a été jugé, et aucune compensation n’a été versée aux victimes. Ce manque de responsabilité signifie que les mêmes criminels domestiques d’hier attendent encore aujourd’hui, maintenus comme une «force de réserve de l’impérialisme» dans les pays occidentaux, à utiliser comme « alternative » contre les talibans s’ils désobéissaient aux ordres de Washington.

6. Déportation des demandeurs d’asile et normalisation des relations de l’Europe avec les talibans

L’Union européenne, tout en défendant ostensiblement les droits de l’homme (sic), fait en pratique affaire avec les talibans. L’expulsion des migrants afghans des pays européens, la confiance des consulats et ambassades à des représentants talibans, ainsi que la normalisation progressive des relations politiques indiquent tous l’acceptation pragmatique par l’Occident de ce régime fasciste  misogyne. Alors que la plupart des hauts responsables du régime taliban figurent sur la liste noire de l’ONU, par «opportunisme politique», ces responsables bénéficient d’exemptions temporaires des sanctions chaque fois qu’ils souhaitent voyager hors d’Afghanistan. Cette approche hypocrite révèle la réalité que le capitalisme mondial a accepté les talibans comme un «partenaire viable» pour gérer la crise migratoire et assurer la stabilité régionale.

7. Le devoir historique des forces de gauche et progressistes

Les forces de gauche et progressistes en Afghanistan, tant dans la diaspora qu’au sein du pays, portent la mission historique d’éveil et d’organisation des masses. La lutte contre le régime taliban est indissociable de la lutte contre l’impérialisme et le capitalisme mondial. Ces forces doivent s’unir autour d’un programme socialiste et démocratique dans lequel :


  • The full rights of women and gender equality are placed at the center of social transformation.
  • Genuine independence of Afghanistan from the economic and political domination of great powers is achieved.
  • The country’s natural resources are utilized for public welfare and industrial development.
  • Secular and free education is guaranteed for all children and adults.

Today’s task is not to defend the failed « democracy » of yesterday, but to build a future in which the workers, women, and youth of Afghanistan hold the reins of their own destiny in their hands. International solidarity of the working class and anti-war and anti-exploitation movements is the key to victory over this dark-minded Taliban regime and the domination of savage global capitalism.

 

Left Radical of Afghanistan (LRA)

August 14, 2026.  Afghanistan.  lr_afg@yahoo.com

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Cinq ans de nationalisme réactionnaire talibane à l’ère de l’impérialisme mondialisé

  • Jacques Abel

    Au moins, d’emblée, il annonce la couleur.

    « l’apartheid organisé entre les genres — et le mépris des valeurs démocratiques que le monde occidental prétend défendre. »

    D’après lui il y a combien de (genre) humain, puisqu’il est dans le pluriel et qu’on peut tout déduire si les choses ne sont pas bien précisées, selon la définition exacte, l’apartheid concerne la ségrégation raciale et constitue un crime contre l’humanité, contrairement à la discrimination et au sexisme, qui peuvent être toutes aussi radicales comme séparation, néanmoins, il y a tellement de possibilités de nuances dans leur emploi qu’il serait difficile d’établir une loi criminalisante universelle comme pour la ségrégation, autrement, l’Église aurait obligation d’ordonner les femmes, ce qu’elle n’est pas prête à faire.
    Donc, le terme étant volontairement tellement impropre, l’idéologue qui a écrit ce texte ne voit absolument pas à quel point son esprit qu’il veut progressif est totalement riquiqui dans sa capacité à penser, c’est comme si en débutant ce texte, on partait dans une exploration de l’imbécilité, acquise, puisque notre auteur croit qu’il existe des valeurs démocratiques et qu’en plus elles seraient occidentales et que celui-ci de monde est censé les défendre.
    Naïveté quand tu nous tiens. Décidément, tant que les gens ne comprendront pas qu’ils amalgament insensément des conneries qu’on leur a inculqué avec de bons sentiments qu’ils ont naturellement en eux, rien de valable ne sortira dans la réflexion de notre partie du monde, nous ne sommes pas prêts de donner la réplique aux mondes d’en face.
    Dès lors que nous concevront l’hellénisme comme la seconde connerie historique de l’histoire humaine, après l’abrahamisme, mais loin devant le shoatisme qui ne pourrait pas être s’il n’existait pas, tout va aller très vite, nous recommencerons à produire de l’intelligence.

    Est-ce qu’il pourrait être envisager de regarder la fameuse inclusivité qui est un mot inventé en même temps que des phénomènes de foire foireux faisaient leur apparition dans notre monde, et rendre évident que depuis que nous allons à rebours des structures naturelles d’équilibre avec lesquelles le monde humain, même s’il n’avait absolument rien qui ne soit pas critiquable, il y avait dedans des conventions qui ne nous précipitaient pas à la vitesse de l’éclair en marche forcée vers l’hyper-déchéance où nous nous destinons.
    Car, ce que cette soi-disant association anti-talibans qui écrit ce texte ne dit pas, c’est que les pratiques ici dénoncées comme étant arriérées dont feraient preuves les talibans, nous les pouvons toutes les observer ici, burqas mise à part, la structuration sociale afghane est totalement incompatible avec l’occidentalisation ou l’assimilation, ils ne s’intègrent pas, mais, s’insèrent dans nos économies avec une seule volonté, prendre.
    Ils sont charmants et polis en apparence, mais, attention, avant eux il y a en eu d’autres qui pendant des décennies se sont baladés en baskets autours de nous sourires aux lèvres, aujourd’hui, comme toute force d’occupation ils nous obligent à marcher sur la chaussée pour avoir le trottoir à eux.
    Les autorités donnent un accès préférentiel à ces personnes à beaucoup de privilèges que l’autochtone n’a pas (il n’y a rien de raciste là-dedans, ce sont des faits qui font l’objet de directives…), or, ces gens vivent séparés entre-eux même, les hommes et les femmes ne se mélangent pas, leur sectarisme ne disparaît donc pas avec le temps, ni avec une délocalisation, c’est une communauté fermée, donc une menace conséquente dans un milieu humain dont la volonté influencée est d’aller toutes voiles dehors.

    On prête ses propres turpitudes aux autres ici, les pires servants du capitalismes, c’est immigration afghane, on pourrait même aller jusqu’à penser que c’est suite à une vaste étude comportementaliste, que nos manipulateurs ont envahi ce pays sans rien y faire de sérieux dedans pour lui, sauf à éduquer la future immigration qu’ils ont déversée dans nos nations en faisant semblant de fuir devant des mecs à mobylette, en robe et sandales.
    C’était tellement gros et impressionnant qu’il nous était quasiment impossible de détecter le vrai piège, c’est une invasion biologique inadaptable mais consommatrice, donc, l’introduction d’un prédateur.
    Cela fait près de cinquante ans, d’abord avec Jean-Marie Le Pen qu’on nous parle d’islamisation de l’Europe, puis le phénomène est passé dans toute la communauté européenne, bizarrement et exceptionnellement elle, et voilà qu’au moment où les idées de cette islamisation supposée ont bien diffusées dans les opinions européennes, que débarquent sans aucune opposition, un islamisme hyper rigoureux et rigoriste dans nos pays, mais, attention, entre-temps, l’extrémisme de droite d’hier à complètement mué en une islamophobie hyper-sioniste, pour celles et ceux qui voudraient malgré tout conserver leurs doutes et se dire que c’est de la xénophobie, sans l’ubérisation très à propos, il n’aurait pas été possible d’intégrer ces gens, d’ailleurs dans toutes les petites métropoles les citadins peuvent observer à quelle vitesse cette immigration à débarqué celle africaine qui avait le monopole de la livraison de plats cuisinés à domicile.
    Et, ça nous parle de démocratie alors que même dans n’importe quelle colonie d’insectes règne plus de respect et considération entre les individus.

    Voilà pourquoi actuellement nos fabuleux stratèges sont complètement fous envers ce qu’ils appellent, l’extrême gauche, que ce soit chez-nous avec Mélenchon voire aux USA avec la gauche sociale qui ne bénéficie pas du soudoiement israélite (Dites-le comme vous voulez, s’il n’est pas radicalement anti-israël, c’est l’ennemi.), ils n’ont jamais cru que les opinions allaient à nouveau basculer dans cette radicalité après tant d’années d’indolence, du pain et des jeux, c’était leur credo et ils y croyaient dur comme fer, ils se sont eux-mêmes fourvoyés dans absolument tout ce qu’ils voulaient faire, car ils ont traité avec tant de mépris ce qui disait que le plan général était irréaliste plus qu’irréalisable, qu’ils n’ont tout simplement rien prévu pour contrer ce qui est actuel aujourd’hui.
    La force de réserve impérialiste, c’est elle qui produit ce texte, d’ailleurs, elle oublie de préciser que l’immigration afghane d’après la fuite américaine, c’est celle collaboratrice avec l’occupant, en quoi connaît-on sa réelle implication dans l’organisation et l’accomplissement de tous les crimes qu’elle dénonce?

    Et puis quoi, la misogynie est de tradition française aussi, on ne saurait trop conseiller à nos afghans « progressistes » de lire le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, il n’est pas le seul dans ce qui fait la tradition culturelle nationale, et, malheureusement, moi qui ne suis pas misogyne, je dois admettre à regret que les pays actuels dans lesquels les femmes sans être discriminées dans les études, pour celles qui en ont les capacités, sont plus employées à faire fonctionner leurs cerveaux que le reste de leur corps, sont nettement moins visibles aux responsabilités politiques, diplomatiques et militaires, sont ceux-là même sur lesquels se casse les dents l’occident, sinon ce sont ceux qui lui sont indispensables pour qu’il ne finisse pas chaque année en guerre civile, c’est malheureusement vrai.
    Tenons pour cela compte de toutes les évolutions au fil des décennies passées, du Pakistan de Benazir Bhutto à celui d’aujourd’hui qui est le médiateur dans le conflit qui pourrait amener la guerre nucléaire et auprès duquel la soi-disant première puissance mondiale n’est jamais apparue plus charismatique qu’une pelure d’oignon tombée au sol.
    Regardons ce roi équarrisseur qui a fait tuer et découper en plusieurs morceaux un journaliste qui lui déplaisait, et qui aujourd’hui impose sa volonté à ladite première puissance mondiale, et tous ces pays devant lesquels il n’est plus possible à aucun des nôtres de leur manquer le moindre respect, tant il vrai que maintenant chaque voix compte, tant il est vrai que le remodelage du monde en cours fait apparaître qu’en vérité, nous ne sommes ni consumériste ou consommateurs, mais des êtres humains complètement altérés dans une manière de vivre, que nous y sommes comme des drogués devant leurs fournisseurs.
    Alors, d’accord, c’est vrai, l’Afghanistan n’éduque pas ses filles comme les nôtres, pour autant, je n’ai toujours pas vu ces grands beaux rêves dont sont capables les nôtres, pour le moment, leur préoccupation c’est de redevenir mince, dans notre monde progressiste, la grossophobie n’est pas une opinion mais un délit, toutefois, les hommes préfèrent les femmes qui ressemblent à des femmes…

    Voilà pourquoi nous n’avons pas d’autres choix que celui de nous méfier de tout ce qu’on lit, qu’on voit ou entend, nous avons beaucoup de références saines auxquelles nous pouvons nous reporter et comparer, il y a des choses qui sont devenus tellement grossières qu’on ne peut plus les laisser prospérer comme elles le font.
    Cette association afghane doit être lue pour savoir ce qu’elle dit, toutefois, c’est un fourre-tout qui si on n’y prend pas garde, va contribuer à nous mettre le foutoir.
    Vigilance.

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