7 au Front

Le côté obscur de la finance (bourse, banque, crédit, monnaie, inflation) – Le krach boursier de 1929 à 2026

Nous amorçons une série d’études géopolitiques afin d’expliquer les facteurs économiques déterminants, ceux qui mènent invariablement  le mode de production capitaliste (MPC) à la crise mondiale et à la guerre globale. La voie du désastre s’écoule de la crise économique systémique, à la crise politique structurelle, à la crise sociale conjoncturelle.  Bref, voici une perspective historique qui pourrait mener de l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne: « la mère de toutes les révolutions« .


Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “Le côté obscur de la finance (bourse, banque, crédit, monnaie, inflation) – Le krach boursier de 1929 à 2026

  • Normand Bibeau

    Pour Marx et Engels, la «FINANCE» n’est qu’une des formes particulières de l’activité économique capitaliste au côté de la production industrielle, commerciale, culturelle, éducative, artistique, etc., Comme toute et chacune de ces activités, sous le capitalisme, elle est destinée à produire une marchandise spécifique à être convertie en capital sur le marché conformément aux intérêts des capitalistes.

    À l’origine, la FINANCE administrait la marchandise «monnaie» créé par l’État: recevant les dépôts, des épargnants, en numéraires, contre intérêts, elle les prêtait aux emprunteurs, en numéraires, contre un intérêt supérieur, d’où elle tirait son profit: la plus value de ses propres esclaves salariés.

    Dans «Das Kapital», Marx distingue plusieurs formes de capital:

    Une première catégorie liée à la production:

    Capital constant = machines, matières premières, terrains, énergies, etc.;
    Capital variable = salaire versé aux esclaves salariés;
    Capital monétaire = papiers monnaie et effets de commerce destinés à la commercialisation.

    Une seconde catégorie plus générale:

    Capital fictif = prêts publiques, prêts corporatifs, prêts privés; actions, obligations, titres dérivés,
    etc. qui s’échangent comme des marchandises s’appréciant et se dépréciant
    en marge de l’économie réelle. Ce capital représente un droit sur un revenu
    et non un capital productif existant.Ce capital acquiert une valeur financière
    autonome et indépendante de la production réelle.

    Capital réel: usines, machines, matières premières, main d’oeuvre, argent «liquide» c’est-à-dire qui
    crée réellement de la valeur réelle sous formes de biens et services consommables.

    Marx et Engels ont expliqué qu’avec l’attribution par l’État capitaliste du pouvoir de «créer» la marchandise «monnaie», sous forme d’effets de commerce en fonction d’un taux de réserve «légal» que l’État fixe, la FINANCE, représenté d’abord par les banques, puis par diverses entités financières, ont acquises un pouvoir de création de «capital fictif» et partant, une autonomie opérationnelle indépendante capable de dominer les autres formes du capital.

    Ainsi, la FINANCE capitaliste en exploitant cette faculté de «produire» la marchandise: «effets de commerce», en guise de «monnaie» quelle livre aux marchés sous forme de prêts et de crédits, en raison du privilège que lui a conféré l’État capitaliste et, en usant d’une «créativité» débridée, elle a réussi à générer par elle-même plus de «profits» que les secteurs industriels et commerciaux quelle est censée servir, de «serviteur», le «capital fictif» est devenu le «capital bancaire» et en s’associant au «capital industriel», il est devenu le «capital financier», le nouveau maître de l’économie capitaliste mondiale.

    Le «capital monétaire» que le commun des mortels associe à l’«argent», au «dollar», à l’«euro», en somme, au «numéraire» ne représente que la pointe apparente et infime de l’iceberg du «capital financier» dont plus de 99.99% existe sous forme d’effets de commerce: crédits, prêts, dépôts, emprunts, produits dérivés, etc.

    Dans L’«Anti-Dühring» et «La Situation de la classe laborieuse en Angleterre», Engels explique que le «capital financier», loin d’être une «aberration» préjudiciable au capitalisme, en est au contraire, l’avenir inéluctable et ce, par la «centralisation du capital»; « la concentration du pouvoir économique aux mains des capitalistes financiers»; le «renforcement de l’exploitation du prolétariat» et «l’orientation de toute l’économie capitaliste dans le seul intérêt des capitalistes monopolistiques mondiaux».

    Marx fut le premier et le seul économiste de son temps à identifier le «capital fictif» comme la forme ultime et parfaite du «capital financier» et son rôle déterminant dans l’avenir du capitalisme.Il a expliqué le «capital fictif» comme instrument du capital financier, opère en valorisant des revenus futurs inexistants qu’il transforme en capital présent et agissant.

    Ce «capital fictif» fait augmenter les prix des actifs par l’effet d’anticipation de hausses de revenus escomptés et les faits diminuer par l’effet d’anticipation de baisses des revenus aussi escomptés, hors de toute production de valeur réelle: la spéculation se déchaîne et les crises s’installent alors que les capitalistes ont transformé la spéculation sur titre en industrie.

    Pour Marx, le «capital fictif» n’est aucunement «mafieux» ou «contre nature capitaliste» comme aiment à le décrire les économistes bourgeois stipendiés lorsqu’ils confrontés aux conséquences économiques inéluctables de spéculations, de crises, de fraudes et de ruines qu’engendrent le «capital fictif».

    Au contraire, pour Marx dans le système capitaliste, le «capital fictif» est:

    comptablement réel;

    économiquement réel et influencent les décisions d’investissements et de consommation;

    socialement réel en distribuant des richesses en faveur des spéculateurs capitalistes avisés,

    en somme, par «fictif», Marx entend qui ne correspond pas à la création de valeur réelle.

    Marx va encore plus loin en soutenant que le «capital fictif» est la forme la «plus parfaite» du capital puisqu’il se multiplie et s’accumule en dehors des contraintes de la production matérielle, à l’abri du prolétariat et de la lutte des classes, dans un monde abstrait «d’offre et de demande» où seul les capitalistes ont droit de cité, sur un marché où chaque capitaliste mise sur un produit «fictif» (des titres de compagnie) en spéculant sur les profits anticipés et souhaitant faire fortune sans travailler.

    Lénine a poursuivi l’étude marxiste sur la FINANCE en démontrant qu’au «stade suprême du capitalisme», c’est le capitalisme financier, né de la fusion du capital bancaire et industriel qui domine l’économie mondiale, contrôle les États et précipite les nations impérialistes dans des guerres sans fin pour la conquête des marchés:

    des matières premières (guerre OTANO-U$-UKRONAZI contre Russie; U$A- SIONAZIS ISRAÉLIENS contre palestiniens martyrs; U$A contre Vénézuela);
    -des esclaves salariés ( U$A contre Chine; Chine contre Inde);
    -des consommateurs ( U$A contre U€);
    et ultimement mondiale ( 1ière, 2ième,guerre froide et 3ième à venir).

    Pour Lénine, la FINANCE dans l’impérialisme est le moteur:

    de l’exportation des capitaux;
    de la colonisation;
    de l’exploitation capitaliste mondiale

    car le capital financier est par nature monopolistique, centralisé, agressif et mondialisé.

    L’endettement et la fraude financière multipliés par la FINANCE ne sont pas des «tares» du capitalisme financier qui mène le monde capitaliste mais la «solution» keynésienne aux crises de surproduction endémique et systémique du capitalisme.

    Le prolétariat mondial doit comprendre que la spéculation, la fraude, les arnaques, l’évasion fiscale, les fonds spéculatifs et la criminalité financière sont dans l’ADN du capitalisme fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme.

    Chacun sait que toutes les grandes fortunes mondiales, des Rothschild, aux Kennedy, en passant par les Johnson, les Péladeau, les Brofman et tous les autres, sont le fruit de l’appropriation des richesses et des pouvoirs publiques, de l’extraction de la plus value de l’esclavage salarié.

    Ces exploiteurs se regroupent dans des banques, des compagnies tantôt privés, tantôt publiques, des «fonds négociés en bourse», des «hedges fonds», et une multitude de véhicules corporatifs tous plus alambiqués et fraudeurs les uns que les autres pour s’enrichir en se soustrayant aux taxes et aux impôts imposés aux prolétaires et en s’appropriant le travail collectif.

    Aucun remède ne peut changer la nature du capitalisme qui doit exploiter le prolétariat pour survivre. L’unique façon d’en prévenir et d’en corriger les crises et les guerres systémiques est de le renverser et de le jeter dans la poubelle de l’histoire avec ses maîtres, les capitalistes et leurs kapos.

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET RENVERSER LE CAPITALISME SI VOUS VOULEZ EN FINIR AVEC LA FRAUDE CORPORATIVE.

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