LES DÉSERTIONS, ET LES RECOURS AUX LÉGIONNAIRES .
Comme nous pouvons le constater, les désertions en Ukraine comme en Russie augmentent avec le prolongement d’une guerre sans fin. En juin Zélensky et le ministère de la défense ont été contraints de prendre des mesures pour enrayer la crise des vocations et des 200 000 désertions officielles. Au moment ou je finalise cet article, nous apprenons que sous la poussée des manifestations Zelensky vient de limoger son chef d’ état major Valéri Zaloujny (dit le boucher) qui sera remplacé dans ses fonctions par l’actuel commandant des forces terrestres Alexandre Sirski. Les populations se rendent compte que la guerre n’ offre aucun débouché autre que la mort et la désolation tant en Ukraine qu’ en Russie. Le président de la république du Kazakhstan vient de dire à Poutine qu’il fallait stopper les combats. Il est clair que les autorités Ukrainiennes et Russes craignent un coup d’ état militaire voir des insurrections. Voilà pourquoi tant en Ukraine qu’ en Russie ils ont intégré les sociétés militaires privées SMP à l’ armée régulière, comme le fut la SMP Wagner de Evgueni Prigojine qui assiégea Moscou1 ; elle sera intégrée à l’ armée régulière.
Le cas de la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine
Cette légion a beaucoup de point commun avec les SMP sociétés militaires privées de l’occident ou et de la SMP Wagner .
En date de novembre 2022 et selon l’ONG Rus Sidiachaïa, 30 000 à 50 000 détenus pour actes criminels ont été recrutés par le groupe Wagner et retirés des prisons russes pour aller combattre en Ukraine. Evgueni Prigojine participe directement à ce recrutement. Une vidéo le montre devant des prisonniers proposer la liberté au bout de six mois à ceux qui rejoignent le Groupe pour combattre. Ce n’est pas conforme à la loi russe. En effet, celle-ci condamne le mercenariat et l’activité de recrutement à cette fin. De plus, sortir un détenu de prison pour l’envoyer combattre à l’étranger est aussi condamnable[64],[65]. Sources Wikipédia
Qui compose la légion Ukrainienne
Cette légion fut créée à la demande de Zelensky sous le numéro d’unité militaire A3449. En mars 2022 il est fait état que plus de 20 000 volontaires de 52 pays2 ont rejoint la légion ukrainienne. Celle ci sera d’ ailleurs dissoute le 31 décembre 2025 par l’ état major de l’ armée régulière et intégrée.
Pourquoi cette dissolution
Il devenait gênant pour l’ UE de soutenir financièrement l’Ukraine avec sa composante de légion internationale se réclamant comme le bataillon Azov du nazisme et d’ autres similaires comme le révélera Wikipédia :
« Avant la mise en place de la formation de la Légion internationale, la Légion géorgienne est utilisée pour former des volontaires étrangers anglophones puisque l’unité communique en anglais[11]. Kacper Rękawek[13], chercheur sur les combattants étrangers en Ukraine, pense que la majorité des combattants occidentaux qui se sont engagés avant l’invasion russe de l’Ukraine sont passés par la Légion géorgienne[11].
D’autres bataillons de volontaires étrangers dans l’armée ukrainienne comprennent le bataillon Djokhar Doudaïev et le bataillon Cheikh Mansour — tous deux formés par des Tchétchènes anti-russes et anti-Kadyrov[14], le groupe tactique « Belarus » (en) (formé par des Biélorusses anti-Loukachenko)[15], et le bataillon Noman Çelebicihan, formé par des Tatars de Crimée opposés à l’annexion de la Crimée par la Russie[16]. »
Se souvenir de Maxim Kouzminov qui avait déserté vers l’Ukraine, en accord avec les services de renseignements . Son cadavre a été retrouvé criblé de balles dans un parking du sud-est de l’Espagne, où il s’était réfugié avec de faux papiers.
En Ukraine comme en Russie, les désertions vont se multiplier.
Ces derniers temps, en Ukraine comme en Russie les mouvements anti-guerre des population ayant perdu un fils au front manifestent, ce n’ est pas une révolution mais le signe avant coureur d’une montée en puissance d’une révolte profonde. Combien ont le sentiment d’ avoir perdu un être cher pour rien, pour la patrie alors que tous les oligarques Ukrainiens sont les premier à avoir déserté avec leurs millions à Monaco et sur la cote d’ Azur… aux cotés des russes fortunés3
Ce groupe de fortunés est appelé le « Bataillon Monaco », un nom donné par les médias et une enquête du média Ukraïnska Pravda pour désigner ces riches hommes d’affaires et oligarques. En 2022, les autorités et la presse ont estimé qu’environ 84 richissimes Ukrainiens avaient quitté leur pays pour s’installer sur la Côte d’Azur et à Monaco dès le début de la guerre.
Des deux cotés du front les fauteurs de guerre cherchent du sang neuf, en Ukraine les soldes des engagés sont augmentée,et les contrats sont à durée déterminée. L’ UE de son coté tente de livrer à Zelensky les 2 millions d’hommes ayant fuit la conscription, l’état allemand vient de prendre des mesures dans ce sens, Le chancelier Merz a commencé à réduire les prestations sociales aux réfugiés ukrainiens environ 700 millions d’ euros et pousse au retour les hommes en age de combattre.
L’Union européenne revoit le statut de protection des Ukrainiens qui fuient le front
Mercredi 15 juillet, les États membres ont prolongé le statut de protection temporaire accordé aux personnes fuyant l’Ukraine jusqu’au 4 mars 2028. Néanmoins, à la demande de Kiev, ils ont décidé d’en exclure les futurs réfugiés n’ayant pas rempli leurs obligations militaires.

De violents affrontements entre civils, militaires et forces de l’ordre à Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine,
Le soir du 8 juillet 2026, un groupe de personnes a bloqué un véhicule transportant des officiers du centre de recrutement et l’a renversé, comme le montrent notamment des images diffusées sur la plateforme de médias sociaux X. Cet incident a déclenché des affrontements de plus grande ampleur avec la police et l’armée, auxquels ont participé environ deux cents civils. La situation tendue a duré environ cinq heures et s’est poursuivie jusqu’aux premières heures du 9 juillet. Des images diffusées par la télévision ukrainienne ont montré des foules de personnes se faufilant entre les véhicules dans un quartier résidentiel plongé dans l’obscurité, scandant « Honte ! » et arrachant l’uniforme d’un officier. Cet incident est le dernier d’une série d’attaques contre des agents dans des centres de recrutement, témoignant d’une colère latente quant aux méthodes de recrutement de l’armée ukrainienne.
L’incident s’est produit tard dans la soirée, sur le boulevard « Chervona Kalina », dans le quartier de Sykhiv à Lvov. Des agents du Centre territorial de recrutement et de soutien social (CTRS) local ont interpellé un homme recherché pour avoir esquivé le service militaire. Après que le détenu a été emmené dans un véhicule, une foule d’environ 200 personnes s’est rapidement rassemblée sur les lieux et a bloqué le véhicule, qui est resté sur place. La foule a encerclé le véhicule, brisé ses vitres et l’a complètement renversé. La direction du commissariat de police du district de Sykhiv a confirmé que deux agents du CTRS ont été transportés aux urgences, mais que leurs jours n’étaient pas en danger.(sources antimilitarismus
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=36uxUq0adRU
Au regard des derniers événements, tant en Russie qu’ en Ukraine, les manifestations contre la guerre et le recrutement montent en puissance, les armées de part et d’ autres ne sont qu’ un congloméra de mercenaires pouvant changer de camp à tout moment.
A bas les guerres vive la révolution sociale mondiale
G.Bad le 6 août 2026
1Evgueni Prigojine meurt à l’âge de 62 ans, le 23 août 2023, dans le crash d’un avion d’affaires allant de Moscou à Saint-Pétersbourg et transportant neuf autres personnes, dont le numéro deux du groupe Wagner, Dmitri Outkine.
3Les oligarques russes possèdent de nombreuses propriétés de luxe sur la Côte d’Azur, en particulier le Château de la Croë de Roman Abramovitch au Cap d’Antibes et la villa Irina Maria à Roquebrune-Cap-Martin. Depuis la guerre en Ukraine, la France a gelé ou saisi de nombreux biens dans le cadre d’enquêtes pour blanchiment d’argent.

Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/08/desercoes-e-recurso-aos-legionarios.html
«NON A LA GUERRE IMPÉRIALISTE,OUI À LA RÉVOLUTION SOCIALISTE!».
L’armée impériale tsariste russe comptait 7,5 millions d’hommes au moment de la révolution de février 1917 (re:soviethistory.msu.edu,1917-1991).
La désagrégation de l’armée tsariste s’est accélérée au cours de l’année 1917 alors que 195,130 soldats furent interceptés désertant le front pour regagner leur foyer au 1 mars 1917.Au 1er août, ce fut 365,137 soldats qui s’ajoutèrent au 442,605 soldats arrêtés sur les chemins de fer depuis le début de la guerre (re:encyclopedia.1914-1918-online.net,22/04/2021).
Les estimations historiques les plus crédibles évaluent à environ 2 millions le nombre de soldats russes ayant déserté le front à l’automne 1917 pour regagner. (spartafus-educational.com).
Cette désagrégation physique de l’armée tsariste s’accompagnait d’une désagrégation «disciplinaire» tout aussi grande alors que les soldats:
– refusaient d’obéir aux ordres et de retourner au front;
– élisaient des comités de soldats «communistes»;
– contestaient l’autorité des officiers jusqu’à les juger et les exécuter;
– fraternisaient avec les soldats «ennemis»;
– rentraient massivement dans leur village où ils organisaient leur résistance armée;
– réalisaient que cette guerre impérialiste n’était pas leur guerre mais celle des «riches».
La désertion devint un mouvement politique collectif dirigé par des révolutionnaires et non plus un acte individuel de désobéissance réprimée sauvagement par la garde prétorienne tsariste, l’équivalent des waffens-SS nazis, les kapos de l’intérieur, planqués loin du front pour terroriser, recruter de force ou assassiner les déserteurs, les objecteurs de conscience, les révolutionnaires communistes qui combattaient cette guerre barbare et inhumaine menée par la bourgeoisie compradore et la féodalité russes pour perpétuer sa dictature de classe en s’enrichissant de la «chair et du sang» du peuple russe.Les soldats de Petrograd comme les marins du cuirassé Potemkine en 1905, refusèrent de tirer sur les manifestants pendant la Révolution de Février, ce qui a précipité la chute du régime tsariste.
(re: marx-memorial-library.org.uk;internationalschoolhistory.com,Lesson 3,The February Revolution 1917).
Le camarade LÉNINE qui dirigeait politiquement ce mouvement insurrectionnel révolutionnaire, rentra en Russie et avec ses camarades du Parti communiste (bolchévique) de Russie, pris la direction organisationnelle du mouvement insurrectionnel et le transforma en une révolution grâce au MARXISME, en déclenchant la glorieuse RÉVOLUTION D’OCTOBRE qui mit bas l’abominable régime tsariste des féodaux, des capitalistes compradores et de leurs chantres réactionnaires, les popes orthodoxes russes de cette philosophie religieuse obscurantiste moyenâgeuse conçue pour «droguer» les masses laborieuses et les asservir au profit du tsar, de ses barons, des popes et des capitalistes.
Ce phénomène insurrectionnel de refus de se mobiliser, d’absence sans permission (AWOL) après incorporation et de désertions proprement dit se déroule présentement en UKRAINE et en RUSSIE ainsi que le décrit avec justesse notre camarade Bad.
Ainsi, le parquet général UKRONAZI BANDÉRISTE KIÉVIEN avait enregistré, en novembre 2025, environ 255,000 procédures pour absence sans permission et 56,200 pour désertion depuis l’invasion de 2022.Plus de la moitié des procédures d’AWOL avaient été ouvertes durant les les 10 premiers mois de 2025, ce qui montre une accélération très importante du phénomène (re:lemonde.fr,30/03/2026;osw.waw.pl,25/03/2026).
Le phénomène des «hommes qui fuient la mobilisation avant leur incorporation au sein même de la population» atteint des proportions catastrophiques et s’accompagne d’une résistance organisée de plus en plus insurrectionnelle ainsi que l’illustre le camarade Bad.
Face à cette résistance insurrectionnelle organisée, l’État fasciste UKRONAZI emploie des méthodes de «recrutement musclé» («busification») auxquelles résiste la population, provoquant des insurrections populaires.La population est outragée que des «kapos du régime,recruteurs musclés et féroces, des kapos waffens SS», échappent au front en forçant d’autres hommes à aller s’y faire massacrer.
(re: rferl.org,23/04/2026).
Pour les «déserteurs et les absences sans permission («AWOL»)», la situation est différente car la majorité ont fuit l’Ukraine pour l’étranger ou les autres étant armés et rompus au combat, les «kapos recruteurs,WAFFEN SS UKRONAZIS» préfèrent les ignorer par crainte d’être eux-mêmes occis.
L’État UKONAZI BANDÉRISTE KIÉVIEN, terrorisé face à la résistance insurrectionnelle de ses «AWOL» et de ses déserteurs, a résolu d’offrir de les réintégrer à l’armée sans sanction; mieux encore, Il a offert de les réintégrer au sein de la «Garde nationale», l’unité même des «kapos de la WAFFEN SS UKRONAZI», mobilisé pour enrôler de force et expédier «au casse pipe», les ukrainiens encore mobilisables. (re:en.interfax.com.ua,14/07/2026 et 15/06/2036;www.gov.uk,1/10/2025).
La désagrégation de l’armée UKRONAZIE BANDÉRISTE KIÉVIENNE atteint un tel niveau de déliquescence sous l’effet combiné de la guerre d’attrition des NÉO- TSARISTES RUSSES et des insurrections populaires de désertions, d’«AWOL» et de refus d’être mobilisé qu’ils doivent recourir massivement au «mercenariat», à l’assistance de soldats étrangers «dissimulés» et à l’expulsion des millions d’ukrainiens planqués à l’étranger pour fuir leur guerre d’enrichissement barbare et inhumaine.
Le «mercenariat» coûte très cher et ces soldats à gage$, à la loyauté rémunérée, est imprévisible et complexe en raison des différences de langues, de cultures, de motivation et de connaissances militaires disparates et souvent incompatibles.
Par exemples, les mercenaires latino-américains déployés au sein de l’armée UKRONAZIE ont été formés à combattre des «guérillas sud-américaines» sans aviation, sans artillerie lourde, sans missiles balistiques hypersoniques, sans cavalerie blindée et surtout à massacrer des civils sans défense, rien à voir avec l’armée néo-tsariste russe professionnelle, bien équipée et rompue à une guerre d’attrition par bombardements de missiles, de FAB 3000, de drones Guerian et FPV, lente, mesurée, systématique et sans pitié, un véritable enfer pour ces mercenaires à gages.
Quant aux troupes de l’OTAN, dissimulées et déguisées en «touristes», ils ne sont pas plus habituées à recevoir des missiles hypersoniques, des FAB-3000 et des multitudes de drones, sur la tête, à devoir s’enfouir sous terre et y rester en tout temps, habitués à massacrer des «combattants en sandales, armés d’un Kalachnikov dans les montagnes ou dans un désert arides du Moyen-Orient, d’Afrique ou d’Asie».
Pour toutes ces raisons, entre une multitude d’autres, force est de constater que l’hémorragie fatale de cette armée UKRONAZIE/OTANESQUE moribonde est irréversible et ce, malgré les manoeuvres désespérées de ses «sponsors occidentaux» pour la ressusciter en tentant de retourner de force les «ukrainiens de Monaco» sous les drapeaux et, ce n’est qu’une question d’argent avant quelle ne soit déclarée hors de combat et se replie au-delà du Dniep, dans l’État croupion coupé de la mer qui subsistera après l’échec cuisant de ce LEBANSRAUM EURONAZI 2.0, avant que la Pologne, la Hongrie et la Roumanie ne la dépècent pour se La partager ou que l’héroïque peuple ukrainien mené par ses déserteurs, ses «AWOL» et ses insurgés ne mènent une révolution prolétarienne victorieuse et renversent la bourgeoisie compradore et ses maîtres étrangers qui l’a conduit à la mort et à la ruine.
Le phénomène d’insurrections populaires par la désertion, l’«AWOL» et le refus d’être mobilisé est aussi présent dans la RUSSIE NÉO-TSARISTE, mais dans une mesure moins importante que dans l’UKRAINE UKRONAZIE BANDÉRISTE KIÉVIENNE.
Ainsi, alors que la Russie n’a pas «déclaré» la guerre à l’Ukraine mais une «Opération Militaire Spéciale» («OMS»), une «patente guerrière d’invasion» alambiquée, digne du renégat Poutine et de sa clique d’oligarques capitalistes, Elle n’a jamais procédé à «une mobilisation nationale totale», mais à un recrutement «contractuel volontaire» avec «primes élevées et pressions exercées sur des segments vulnérables de la population, les chômeurs, les endettés, les étudiants, les minorités nationales jusqu’y compris les criminels de droit communs et les détenus», en somme, les pauvres et les déshérités dans la plus pure tradition des guerres impérialistes de tout temps.
(re:ft.com,10/08/2026;«L’impérialisme, stade suprême du capitalisme», LÉNINE).
Le rapporteur spécial de l’ONU, estime que plus de 50,000 soldats russes ont déserté depuis 2022 et que des milliers de procédures pénales liés aux désertions, aux «AWOL» et au refus de se raporter ont été intentées, soit environ 10% des forces russes engagées en Ukraine.(re:euaa.europa.eu).
Mediazona écrit que 28,000 Russes ont été condamnés pour «absence sans permission» en mai 2025 et que le phénomène prend de l’ampleur face aux horreurs du front. D’ailleurs, Mediazona rapporte qu’un grand nombre de soldats Russes cherchent à être condamnés pour ne pas retourner au front où la mort ou les blessures les attendent.( re:meduza.io, 10/07/2026; 19/05/2026).
Le LEBAUSRAUM EURONAZI 2.0 mené par la bourgeoisie occidentale contre sa «station service» russe afin de «la voler, la piller, la brigander et l’exploiter» à moindre coût ( LÉNINE), débuté par le massacre des russophones ukrainiens au cours d’une guerre de 8 ans et ses 15,000 morts, ses 30,000 blessés et son million d’expatriés par leurs «mercenaires UKRONAZI$ BANDÉRISTE$ KIÉVIEN$» et leur fürher, Zizilensky, l’acteur de soap, «joueur de piano avec sa queue», menteur électoral pathologique fait «Churchill».
Cette guerre d’épuration ethnique, fut suivie de la guerre économique des «100,000» sanctions visant à faire «souffrir son peuple» ( dixit Bruno Lemaire) et d’une guerre de «drones» menée en profondeur sur le sol russe afin d’inciter l’oligarchie russe à «renverser le gouvernement» par un «coup d’État de palais» comme en 1991.
Ce programme de LEBENSRAUM EURONAZI 2.0 arrive à son dénouement de «coup d’État électoral» à la Maïdan et «au printemps arabe» d’où l’intensification des attaques par drones et économiques contre le régime du tsar Poutine et sa clique d’oligarques.
Toutefois, «statistiquement» selon les sondages même patentés, ce «coup d’État électoral» a très peu de chance de succès malgré que l’héroïque peuple russe réalise que cette «guerre» durant laquelle le gouvernement Poutine alimente en hydrocarbures ceux-là même qui les massacrent, N’EST PAS LA SIENNE et la colère gronde en son sein: «la raison tonne en son cratère».
Ceux qui rompus au combat refusent de tuer leurs camarades ukrainiens, d’obéir aux ordres et jugent et exécutent leurs officiers, se multiplient en grand nombre, l’État fasciste NÉO-TSARISTE ORTHODOXE RUSSE du tsar Poutine est menacé de l’intérieur comme le fut l’État tsariste de Nicholas 1er et il ne pourra recourir à l’arme atomique pour menacer et se sauver sans se suicider.
Le temps presse de finir cette guerre d’instauration de l’état de guerre permanent nécessaire à la 3ième Guerre mondiale impérialiste de repartage du monde, d’où que le tsar Poutine ordonne à son armée d’intensifier massivement les frappes contre Odessa, ses installations portuaires et tous les ports de la mer Noire par où arrivent les armes occidentales destinées à l’armée UKRONAZIS.
Ainsi, le Monde du 6 août, Reuters du 9 août et une analyse du 11 août 2026 ont conclu unanimement que la Russie a «fermé» la navigation UKRONAZIE sur la mer Noire et détruit les installations des ports et les infrastructures énergétiques qui desservent cette navigation.Un coup dur, peut-être fatal.( re: lemonde.fr,6/08/2026; reuters.com,9/08/2026; responsiblestatecraft.org,12/08/2026;sputnik-abkazia.ru,12/08/2926 et 26 autres sources).
Face à cette intensification massive des frappes russes, les «sponsors occidentaux» menacent d’intervenir eux-mêmes, ce à quoi Lavrov, aujourd’hui à répondu lors d’une entrevue «électorale» â la TV d’État russe:
«Nous allons rendre nos propres méthodes beaucoup plus dures pour détruire tout ce qui alimente la machine de guerre de Kiev depuis l’Occident.Et nous le faisons déjà.» (re:reuters.com,14/08/2926;apnews.com,14/08/2026).
Cette déclaration de Lavrov fait suite à celle du 22 juillet 2026, alors qu’il déclarait sur un ton menaçant: « Si l’Europe commençait un conflit avec la Russie, ce serait alors ‘une guerre non conventionnelle’», comprendre:«nucléaire». (re: kommersant.ru,22/07/2026).
Évidemment, en renégat poutinien qu’il est, Lavrov n’a pas menacé de «couper» la fourniture en hydrocarbures russes les «ennemis» capitalistes qui fabriquent les armes qui tuent les soldats russes, profit oblige et, les oligarques russes ne veulent sous aucune considération se priver des profits qu’ils tirent de ce commerce abject, immonde, renégat et criminel.Il préfère menacer d’atomiser l’humanité plutôt que de renoncer aux profits.
Sous la dictature mortifère et génocidaire du capitalisme, la vie des prolétaires n’est rien, le profit capitaliste est tout comme le démontre la vente d’hydrocarbures russes à ceux qui tuent les prolétaires.
Dans un registre plus large, incluant les perfides agressions YANKEE$ U$/ SIONAZI$ ISRAÉLIENNE$/pétromonarchies du golfe/turc/pakistanaise/ OTAN contre les peuples martyrs palestiniens, libanais, syriens, yéménites, soudanais et iraniens; le perfide enlèvement du président vénézuélien Maduro; les guerres capitalistes sans fin au quatre coins de la planète et la crise économique mondiale, le colonel YANKEE Mc Gregor, ex-conseiller militaire du secrétaire d’État YANKEE sous Tr0mp 1.0 et combattant lors des guerres du Golfe, auteur d’ouvrages spécialisés sur les guerres modernes, n’a pas hésité à déclarer publiquement que «les U$A sont au bord d’une guerre civile bolchévique» et que le monde capitaliste est au bord de l’effondrement si les gouvernements capitalistes ne se ressaisissent pas et cessent d’être sous la botte de l’«État profond», «le marais de Washington».
Nous révolutionnaires prolétariens combattons, courageusement et sans relâche, pour que les dictateurs capitalistes qui ont mené le monde au bord du gouffre d’une Guerre mondiale pour une 3ième fois au cours des 150 dernières années dont celui actuel, de l’armagadon nucléaire apocalyptique, soient renversés, chassés du pouvoir et ramenés parmi le peuple, s’ils se soumettent ou soient éliminés, en transformant les INSURRECTIONS POPULAIRES EN RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE TRIOMPHANTE POUR INSTAURER LE SOCIALISME SCIENTIFIQUE ET ABOLIR L’EXPLOITATION DE L’HOMME PAR L’HOMME.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET SAUVER L’HUMANITÉ DE SA DESTRUCTION CAPITALISTE.
LIRE: DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE», par Robert Bibeau et Khider Mesloub, 2026.
selon N Bibeau
Le camarade LÉNINE qui dirigeait politiquement ce mouvement insurrectionnel révolutionnaire, rentra en Russie et avec ses camarades du Parti communiste (bolchévique) de Russie, pris la direction organisationnelle du mouvement insurrectionnel et le transforma en une révolution grâce au MARXISME, en déclenchant la glorieuse RÉVOLUTION D’OCTOBRE qui mit bas l’abominable régime tsariste des féodaux, des capitalistes compradores et de leurs chantres réactionnaires, les popes orthodoxes russes de cette philosophie religieuse obscurantiste moyenâgeuse conçue pour «droguer» les masses laborieuses et les asservir au profit du tsar, de ses barons, des popes et des capitalistes. N Bibeau
Ma réponse G.Bad 15 aout 2026
Nous savons que les tome 1, 2 et 3 du capital sont une nécrologie du système capitaliste. Les théoriciens que sont Marx et Engels essayèrent de nous indiquer comment en prévoir les limites.
Cependant ils allaient vite se rendre compte que le système capitaliste était bien loin d’ avoir atteint ses limites (voir l’autocritique de Engels dans la préface des luttes de classe en France 1848-1850) visiblement impressionnés par la défaite du mouvement ouvrier ils vont renoncer à la révolution violente et verrons dans le parlementarisme, le droit de vote et le suffrage universel un instrument d’émancipation1
La « critique des armes » passait au second plan pour n’être utilisée que comme une auto défense. Le PCF reprendra dans son manifeste de Champigny cette idée « la luttes de classes sous toute ses formes sauf la guerre civile ».
Pour les classes dangereuses celles de la république rouge et non tricolore il n’ est pas question de renoncer à la violence, celle.-ci nous est imposée de manière permanente .par ceux qui gouvernent ce monde.
Pour Marx et Engels, il fallait en finir avec les minorités révolutionnaires du blanquisme…et envisager le parti de masse. Qui allait nous fournir ce parti de masse ? c’ est le développement révolutionnaire de la grande industrie, comme fabrique de prolétaires.
« Les soi-disant révolutions de 1848, n’ont été que de simple incidents, de menues cassures et lézardes dans la dure écorce de la société européenne. Mais elles y découvraient un gouffre. Sous une surface d’apparence solide, elle révélèrent des océans de masse liquide qui n’ a qu’a se répandre pour faire voler en éclats des continents de roches dures. Elles proclamèrent bruyamment et confusément l’ émancipation du prolétariat, ce mystère du XIXéme siécle et de la révolution de ce siècle. En vérité, cette révolution sociale n’ était pas une nouveauté inventée en 1848. la vapeur, l’électricité et le métier à filer étaient des révolutionnaires infiniment plus dangereux que des citoyens de la stature d’un Barbès,d’un Raspail et d’un Blanqui. « Discours à l’occasion de l’ anniversaire du People s Paper, Londres le 14 avril 1856 (Traduction:L.Janover et M. Rubel.)
Pourtant Marx et Engels savaient ce qui arrive quand on se trompe d’ époque
« C’est le pire qui puisse arriver au chef d’un parti extrême que d’être obligé d’assumer le pouvoir à une époque où le mouvement n’est pas encore mûr pour la domination de la classe qu’il représente et pour l’application des mesures qu’exige la domination de cette classe. »(Engels « VI La guerre des paysans en Thuringe, en Alsace et en Autriche » (Archives marxiste p 31/36)
Comme nous le verrons plus loin c’ est ce qui va arriver à la révolution russe, c’est à dire au jacobinisme lié aux masses des bolcheviques. Lénine était parfaitement conscient de la situation, cependant cette prise de pouvoir par les bolcheviques était entachée de l’affaire du wagon plombé2 qui devait mener au traité de Brest-Litovsk1918 et celui de Rapallo 1922. Ce voyage de la diaspora russe3 démontrera comment l’impérialiste allemand va utiliser Lénine pour obtenir une paix séparée et étouffer dans le sang la révolution allemande (massacre des spartakistes4
L’aide décisive pour Lénine vient finalement de l’Allemagne[5]. Après que Martov a lancé l’idée de demander l’aide à ce pays, les bolcheviks prennent contact, via l’intermédiaire de socialistes suisses, avec des agents allemands. Zinoviev représente ensuite Lénine durant les négociations avec ceux-ci ; Lénine pose comme condition que le wagon du train qui transportera les révolutionnaires russes bénéficie d’un statut d’extraterritorialité, afin d’éviter toute accusation de coopération avec l’Allemagne. L’accord avec les autorités allemandes, négocié à Berne avec l’envoyé allemand Gisbert von Romberg (de), consistait en ce que les passagers traversant le pays devaient refuser catégoriquement de rencontrer ou de parler à qui que ce soit5,[1],[7]. Lénine exige que les passagers payent de leur poche leur billet, ne soient soumis à aucun contrôle d’identité et embarquent leurs propres denrées alimentaires au départ.6 (sources Wikipedia))
Kérenski le proxy de l’ entente et Lénine le proxy de l’ Allemagne
Ce voyage était du point de vue de la « révolution mondiale » un scandale, une alliance tactique du parti révolutionnaire avec l’ impérialisme allemand pour prendre le pouvoir en octobre 1917 sous la forme d’un coup d’ état. Justifié par Trosky dans son livre « terrorisme et communisme »7
Dés lors il apparaît que le parti bolchevique devenait l’instrument de l’ impérialisme allemand pour une paix séparée.
Brest-Litovsk 1918-la tragédie russe
L’ analyse de Rosa Luxemburg dans la « tragédie russe »:
« En fait, la paix de Brest n’est qu’une capitulation du prolétariat révolutionnaire russe devant l’impérialisme allemand. Certes, Lénine et ses amis ne se sont pas trompés sur les faits, pas plus qu’ils n’ont trompé les autres. Ils ont reconnu la capitulation sans détours. Malheureusement, ils se sont fourvoyés dans l’espérance de pouvoir acheter un véritable répit au prix de cette capitulation, de pouvoir échapper réellement à l’enfer de la guerre mondiale par une paix séparée. Ils n’ont pas tenu compte du fait que la capitulation de la Russie à Brest-Litovsk 8 aurait pour conséquence un énorme renforcement de la politique impérialiste pangermanique et affaiblirait, par là-même, les chances d’un soulèvement révolutionnaire en Allemagne, ne mènerait nullement à la fin des hostilités avec l’Allemagne mais introduirait simplement un nouveau chapitre de cette guerre.
En effet, la « paix » de Brest-Litovsk est une chimère. La paix n’a pas régné un seul instant entre la Russie et l’Allemagne. Depuis Brest-Litovsk et jusqu’aujourd’hui, la guerre a continué, une guerre particulière, unilatérale : avancée allemande systématique et repli silencieux des bolcheviks, pas à pas. L’occupation de, l’Ukraine, de la Finlande, de la Livonie, de l’Estonie, de la Crimée, du Caucase, d’un nombre sans cesse croissant de territoires de la Russie du Sud – voilà le résultat de « l’état de paix » qui règne depuis Brest-Litovsk.
Et cela voulait dire : premièrement, l’écrasement de la révolution et la victoire de la contre-révolution dans tous les fiefs révolutionnaires de Russie. Car la Finlande, les pays baltes, l’Ukraine, le Caucase, les territoires de la mer Noire – tout cela, c’est la Russie, c’est-à-dire le terrain de la révolution russe, n’en déplaise aux phraséologues creux et petit-bourgeois qui papotent sur « le droit des nations à l’autodétermination ».
« Et maintenant, la pire des menaces guette les bolcheviks au terme de leur chemin de croix : on voit s’approcher le spectre sinistre d’une alliance entre les bolcheviks et l’Allemagne ! Ce serait là, sans aucun doute, le dernier maillon de la chaîne fatale que la guerre mondiale a jetée autour du cou de la révolution russe : d’abord le repli, puis la capitulation et enfin l’alliance avec l’impérialisme allemand. Ainsi, la guerre mondiale à laquelle elle voulait échapper à tout prix ne ferait que précipiter la révolution russe aux antipodes : du camp de l’Entente sous le tsar, elle passerait dans le camp de l’Allemagne sous les bolcheviks. »
C’est ce qui se passera avec la signature du traité de Rapallo 1922
C’est entre avril et juin 1918 que paraîtront à Moscou les quatre numéro de la revue KOMMUNIST. Elle contient les analyses et critiques élaborées par la première fraction de gauche apparue au sein du parti bolchevik après la prise du pouvoir en octobre 1917. Elle s’est cristallisée en janvier 1918 en opposition à la politique de Lénine prônant une paix séparée avec l’Allemagne (un traité sera signé à Brest-Litovsk le 3 mars 1918).
Cette fraction animée par Boukharine, Ossinski, Radek et Smirnov rejette la politique de ’compromission’ prônée par Lénine car, pensait-elle, signer une paix séparée avec l’Allemagne irait à l’encontre du développement de la révolution dans d’autres pays puisqu’elle permettra au militarisme des puissances centrales de se concentrer sur le front occidental et d’y étouffer plus aisément les mouvements révolutionnaires. C’est pourquoi Boukharine accusera Lénine de ’haute trahison contre la révolution’. Cette crainte était d’autant plus justifiée que, dans l’article deux du traité de paix, les bolcheviks s’engageaient à ne plus mener de propagande révolutionnaire au sein des puissances centrales, c’est-à-dire rien de moins que s’interdire d’étendre la révolution ! Apprenant la teneur des concessions qui seront faites dans ce traité ainsi que les velléités de Lénine d’accepter l’aide de l’impérialisme anglais et français, Boukharine s’écriera : « Vous faites du parti un tas de fumier » !MR
Les bolcheviques et la révolution russe
Le parti de Lénine,va prendre le pouvoir en octobre 1917 ( le palais d’ hiver) sans trop de difficultés et de fait les bolcheviques et les socialistes révolutionnaires de gauches vont vite se retrouver dans la situation à devoir exécuter les taches de la révolution bourgeoise . taches qui revenaient à Kerenski , comme l’ écrira Otto Rühle :
« Si, après cette rupture radicale, les représentants de la bourgeoisie prirent possession des organes gouvernementaux, à leur tête Milioukov, Goutchkov, Rodzjanko, Kerenski, entre autres, cela correspondait parfaitement à la loi de la succession historique. C’était le tour de la bourgeoisie. C’était à elle de prendre l’initiative et de représenter l’ordre nouveau selon le schéma traditionnel.9
Il dépendait de la bourgeoisie russe d’être à la hauteur de sa tâche historique. Réclamer la succession au pouvoir ne pouvait suffire pour l’exercer. Il y fallait aussi les aptitudes, la force et l’efficacité. Et là, il s’avéra rapidement que la politique bourgeoise confuse, impuissante et sans imagination allait au fiasco. La révolution perdit ainsi très vite son caractère bourgeois. A sa place, le facteur prolétarien prit une influence qui finit par devenir décisive. Non seulement la bourgeoisie n’était pas à la hauteur, mais les leaders prolétariens étaient plus conscients de leurs buts et plus instruits politiquement, mieux préparés à leur rôle révolutionnaire. La révolution gagna ainsi un nouveau visage, elle se mua en révolution prolétarienne. »Otto Rühle Fascisme Brun, Fascisme Rouge , ed Spartacus p,17
Pour autant précisera Otto Ruhle « Il serait pourtant faux d’ en conclure que la révolution russe a aboli pour toujours les lois qui régissent la succession des phases révolutionnaires » Spartacus p,17
Ce que l’ austro marxiste Otto Bauer va argumenter contre Lénine ( voir Otto Bauer et la révolution édition EDI). Quelques extraits en annexe I
Vers le traité de Rapallo
« Un traité de commerce soviéto-allemand est signé en mai 1921 Dans le cadre de la Nep et de la politique des « concessions », plusieurs sociétés mixtes vont être mises sur pied avec ingénieurs et capitaux allemands. Le gouvernement allemand enverra une aide substantielle pour lutter contre la famine de l’été 1921. Enfin des négociations secrètes commencent pour l’implantation en territoire russe d’usines d’armement permettant de tourner les clauses de Versailles 10. » Pierre Broué la revolution en Allemagne
Ce point de vue coïncide avec celui d’un des hommes dont le rôle, dans cette question, sera décisif, le général von Seeckt, qui écrit, dès janvier 1920 :
« Dans la mesure où je considère comme l’objectif permanent de notre politique l’accord politique et économique à venir avec la grande Russie, nous devons au moins tenter de ne pas dresser la Russie contre nous »
Les possibilités d’accord demeurent cependant limitées pour le moment, et Lénine écrit au printemps de 1920 cette claire condamnation de la politique qui viserait-il établir entre l’Allemagne et la Russie des liens privilégiés :
« Renverser la bourgeoisie dans tout grand Etat européen, y comprit l’Allemagne, représenterait un tel avantage pour la révolution internationale que l’on pourrait et devrait consentir — si besoin était — à proroger l’existence de la paix de Versailles. Si la Russie a pu, à elle seule, supporter, avec profit pour la révolution, pendant plusieurs mois, le traité de Brest-Litovsk, il n’y a rien d’impossible à ce que l’Allemagne soviétique, alliée à la Russie soviétique, supporte avec profit pour la révolution une plus longue existence du traité de Versailles »2438.
Le tournant de 1920-1921.
C’est en décembre 1920 que Lénine, ainsi que l’indique E.-H. Carr, s’exprime pour la première fois concernant l’Allemagne dans un cadre de pensée qui n’est pas celui de la révolution mondiale. Broué p
réduite à l’ impuissance. La prise en main par l’état des principaux moyens de production ne fut qu’une étape d’une révolution qui ne voulait pas s’avouer bourgeoise, mais dont les digues allaient sauter les unes après les autres à la manière dont l’ austro Marxiste Otto Bauer l’avait prévu.12
« La représentation intellectuelle de la dictature était le communisme. La réalité était l’extension et l’affermissement de la base paysanne sur laquelle se développe le capitalisme russe » (p 80)
Ce que fait actuellement la Chine « communiste » ressemble beaucoup à ce que Lénine constatait à son époque et cité par Otto Bauer.
« Si le capitalisme se rétablit, ce sera aussi, par conséquent, le rétablissement de la classe du prolétariat occupé à produire les biens matériels utiles à la société, occupé dans les grandes fabriques mécanisées, au lieu de se livrer à la spéculation, à la fabrication de briquets pour la vente et à d’autres « travaux » pas très utiles mais parfaitement inévitables, étant donné la ruine de notre industrie. »13 (11). Et Lénine conclut :
« Vous aurez à côté de vous des capitalistes. Vous aurez aussi à côté de vous des capitalistes étrangers, concessionnaires et affermataires, qui vous rafleront des profits se montant à des cents et des cents pour cent, qui s’enrichiront près de vous. Qu’ils s’enrichissent, et vous, vous apprendrez d’eux à gérer l’économie. Alors seulement vous saurez construire la république communiste. »14 (12).
Si le socialisme , a pour fonction de singer le capitalisme, il est bien évident qu’ au final vous n’obtiendrez pas une « république communiste » mais une « république bourgeoise », la Dictature du prolétariat n’ étant dans ce cas que le bâton servant à réaliser cet objectif ; et la Goulag de réserve de travail gratuit pour l’ accumulation primitive.
ANNEXE I-
PRÉFACE
Page 73 extrait
« J’ai décrit la première phase de la Révolution russe dans ma brochure, publiée sous le pseudonyme d’Einrich Weber : La Révolution russe et le prolétariat européen. Elle avait été terminée le 10 octobre 1917, un mois avant la Révolution d’octobre. Dès cette brochure j’affirmais que le résultat final de la Révolution russe ne pouvait être qu’une république démocratique bourgeoise, mais que la république bourgeoise ne pouvait pas être fondée par la bourgeoisie; elle ne pouvait l’être que par les ouvriers et paysans qui devaient d’abord s’emparer du pouvoir afin de repousser la contre-révolution et de réaliser la grande révolution agraire; ce n’est qu’après la révolution agraire réalisée et assurée que la masse paysanne remettait en selle la bourgeoisie, rétablissant ainsi la démocratie bourgeoise. En conséquence, je considérais dès lors la domination transitoire du prolétariat allié à la paysannerie, comme une phase de l’évolution nécessaire de la Russie dans sa marche vers la démocratie bourgeoise. Un mois plus tard survint la Révolution d’octobre. La domination des ouvriers et paysans prit désormais la forme de la dictature des soviets. Je décrivis cette seconde phase de la Révolution russe dans ma brochure : Bolchevisme ou démocratie socialiste ? que je terminai le 12 avril 1920. Dans cette brochure, je présentais encore la dictature du prolétariat en Russie comme une « phase transitoire »
(I) Der « neue Kurs » in Sowjetrussland. Wien, 1921, 36 p. La brochure fut publiéo en français comme n° 3 de l’abonnement de l’Eglantine, Bruxelles, 1923, 4t 1), Nous avons pris la liberté de modifier en plusieurs endroits la traduction de Bracke. Par « nouveau cours », Otto Bauer désigne la Nouvelle Politique Economique (NEP).
Page 74
« nécessaire, qui, par la révolution agraire elle-même, devait créer les conditions de l’essor de la paysannerie et, par là, le développement de la Russie en démocratie bourgeoise.
Les bolcheviks ont combattu avec passion ma conception de la Révolution russe. J’ai laissé à l’Histoire le soin de leur répondre (2). Elle l’a fait vite et à fond. Le « cours nouveau » dans lequel le gouvernement soviétique a dû s’engager depuis le début de l’année 1921, sous la pression de la masse paysanne, a confirmé mes pronostics.
J’avais annoncé que la propriété individuelle paysanne ruinerait l’organisation économique communiste. Radek me répondit que le monopole des blés amènerait l’agriculture paysanne dans les voies socialistes (3). Le 21 mars 1921, le gouvernement soviétique a été forcé d’abolir le monopole des blés et de rétablir le commerce capitaliste des céréales.
J’avais annoncé que l’évolution de la Russie conduirait à des formes économiques mixtes particulières. Je disais : « Le socialisme d’Etat dans l’industrie, dans les transports et dans les banques, l’organisation coopérative du débit des marchandises, l’exploitation individuelle paysanne, l’enrichissement des paysans provenant du manque de vivres dans les villes, la bourgeoisie nouvelle se développant dans et avec le marché noir qui ne peut être supprimé sur la base de la production individuelle paysanne, les entreprises capitalistes naissant de concessions particulières et fondées par du capital étranger, tels sont les éléments dont se formera la nouvelle économie russe. » (p. 70). Radek s’est moqué à coeur-joie de cette nouvelle philosophie menchevique (4). Mais quelques semaines après, Lénine écrivait :
« Parmi les gens qui se sont intéressés à l’économie de la Russie, personne, semble-t-il, n’a nié le caractère transitoire de cette économie (…) Mais que veut dire le mot transition ? Ne signifie-t-il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime donné des éléments, des parcelles, des fragments de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent de différents types économiques sociaux qui coexistent en Russie. Or là est le noeud de la question. Enumérons ces éléments : 1) l’économie patriarcale,
(2) BRACKE avait traduit : « Ich habe die Antikritik der Geschichte selbst über-lassen » par « j’ai laissé à l’histoire le soin de réfuter ma critique », ce qui jure avec le contexte. (3) RADEK : Théorie et pratique de l’Internationale 2 112. Hambourg, 1921, p. 9 de l’édition allemande. (4) RADEK, op. cit., p. 6.
page75
« c’est-à-dire, dans une très grande mesure, l’économie paysanne; 2) la petite production marchande (cette t, comprend la plupart des paysans qui vendent du blé); ; capitalisme privé; 4) le capitalisme d’Etat; 5) le socialisme. »
Et Lénine estime que la mission de la puissance des soviets « n’est pas d’empêcher ou d’interdire le développement du capitalisme 1,, mais de fortifier les éléments de capitalisme d’Etat contenus dans l’économie russe de transition contre les éléments d’économie naturelle et de petite production; que cela doit se faire par l’attribution de concessions au capital étranger, par l’encouragement donné aux coopératives, par l’introduction de commerçants intermédiaires en vue de vendre les produits de l’Etat et d’acheter ceux des petits producteurs, enfin par l’affermage d’exploitation d’Etat à des capitalistes (6). Peut-on apporter à ma « philosophie menchevique » que Radek trouvait encore, peu auparavant, si risible, une confirmation plus convaincante ?
Ainsi, le « cours nouveau » du bolchevisme a confirmé entièrement ma conception des tendances du développement économique de la Révolution russe. Le débat ne porte plus que sur la question de savoir quels effets politiques amènera le changement d’orientation écono-mique du bolchevisme russe. C’est ce problème que j’ai étudié dans une série de quatre articles publiés dans l’Arbeiter-Zeitung de Vienne. Je donne ici à la suite ces quatre articles sans changement.
Les bolcheviks russes vont, bien entendu, comprendre aussitôt de travers mon analyse de leur « nouveau cours » comme une « insulte » à la Révolution russe et la présenter comme une « trahison ». C’est leur droit. Ils sont dans une lutte de vie ou de mort contre les plus puissants des ennemis au-dedans et au-dehors. Quiconque est dans une telle lutte a besoin d’illusions. Dans la lutte de classe comme dans la guerre des peuples, l’illusion qu’une victoire complète est possible, constitue pour les combattants une source de force d’où seule découlent le plus haut courage et la plus grande persévérance. Elle est la condition psychologique qui permet de « tenir » dans le combat. Pour nous qui sommes loin des coups, ce serait malhonnête de railler les illusions nécessaires à la vie de ceux qui se trouvent au feu. Mais il ne nous conviendrait pas davantage de tomber dans des illusions que seule peut faire excuser l’ardeur du combat. La conception de l’histoire que Marx nous a enseignée ne nous servirait de rien si elle
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(5) LÉNINE : La portée de la nouvelle politique et ses conditions. A la place du texte de Bracke, traduit de l’allemand, nous avons reproduit la traduction des « Editions en langues étrangères » de Moscou, 1962, OEuvres, t. 32, pp. 350-351. (6) Ibid., pp. 362-381.
Page 76
« ne nous rendait capables de comprendre la lutte de classe la plus violente de notre époque autrement et avec plus de profondeur que ne le permettent les idéologies nourries par la passion de la lutte, les illusions des combattants mêmes.
Mais si les illusions constituent une source indispensable de force, tant qu’il s’agit de « mener » la lutte jusqu’au bout, elles deviennent le plus grand des dangers pour les combattants eux-mêmes, dès qu’il est nécessaire de suspendre le combat pour l’impossible, afin d’éviter une défaite totale. C’est un grand mérite du gouvernement soviétique d’avoir rompu à temps avec les illusions économiques. Mais cet acte courageux qu’est le « cours nouveau » ne portera aucun fruit si ce nouveau cours dans l’économie n’est pas suivi, en temps utile, d’un nouveau cours dans la politique. La conviction même où nous sommes que le sort du prolétariat international est indissolublement lié au sort de la Révolution russe nous fait un droit et un devoir d’exposer la nécessité d’un changement politique qui seul peut préserver la Révolution russe et avec elle le prolétariat international de la plus redoutable catastrophe.
Vienne, 12 novembre 1921.
Après cette préface, Otto Bauer se livre à une description technique et détaillée de la situation dans la Russie soviétique. Dans le premier chapitre il rend compte de « La quatrième année de la République soviétique »; dans le second il montre comment le commerce capitaliste a donné naissance à une nouvelle classe de profiteurs, de nouveaux riches qu’on appelle alors selon lui, en Russie, la « bourgeoisie soviétique »; dans le troisième il décrit la situation de l’industrie et dans le dernier — que nous reproduisons ici en entier — quel est le sens de la dictature.
« La lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, bien qu’elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, en revêt cependant tout d’abord la forme. Il va sans dire que le prolétariat de chaque pays doit en finir, avant tout, avec sa propre bourgeoisie. » ( Le manifeste communiste ed Pékin page 46/47) « En outre, on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot. Déjà les démarcations nationales et les antagonismes entre les peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent. « » ( Le manifeste communiste ed. Pékin page 56)
Alors que la haine de classe contre le prolétariat et la menace immédiate de révolution sociale qu’il représente détermine intégralement les faits et gestes des classes bourgeoises, leur programme de paix et leur politique à venir, que fait le prolétariat international ? Totalement sourd aux leçons de la révolution russe, oubliant l’abc du socialisme, il cherche à faire aboutir le même programme de paix que la bourgeoisie et le préconise comme son programme propre ! Vive Wilson et la Société des Nations ! Vive l’autodétermination nationale et le désarmement ! Voilà maintenant la bannière à laquelle se rallient soudain les socialistes de tous les pays – et avec eux les gouvernements impérialistes de l’Entente, les partis les plus réactionnaires, les socialistes gouvernementaux arrivistes, les socialistes oppositionnels du marais « fidèles aux principes », les pacifistes bourgeois, les utopistes petits-bourgeois, les États nationalistes parvenus, les impérialistes allemands en faillite, le pape, les bourreaux finlandais du prolétariat révolutionnaire, les mercenaires ukrainiens du militarisme allemand.
Voir : Spartacus et la commune de Berlin 1918-1919 ed. Spartacus André et Dori Prudhommeaux.
Les grandes entreprises sont vouées à produire pour un marché international en expansion et à y vendre leurs produits avec profit. Si les profits qu’elles réalisent de la sorte n’ augmente pas, elles sombreront sur leur marché national dans une stagnation qui ne manquera pas de rendre plus nécessaire que jamais le maintien de la stabilité sociale grâce à l’ essor de la production induite par l’ Etat. P 317 P Mattick
“ Aussi longtemps que le capital est faible, il s’appuie simplement sur des béquilles prises dans les modes de production passés ou en voie de disparition à la suite de son développement. Sitôt qu’il se sent fort, il à ses propres lois. Enfin, lorsqu’il commence à sentir’ et à savoir qu’il devient lui- même une entrave, il cherche refuge dans des formes qui, tout en parachevant la domination du capital, brident la libre concurrence et annoncent la dissolution du mode de production fondé sur le capital. ” (Grundrisse 3. Chapitre du Capital, édt 10/18 , page 261.)
Voir Otto Bauer et la révolution ed. edi « Le « Nouveau cours « dans la Russie des soviets » p. 73
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Réponse à M. Bad.
Merci d’avoir lu mon commentaire et d’y avoir «répondu», si je puis dire.Ceci étant, je vais aussi vous répondre, en espérant que cette correspondance internet, fera évoluer la réflexion sur la révolution car «il ne suffit pas d’interpréter le monde de différentes façons, mais de le transformer» ainsi que MARX l’a enseigné.
Lorsque vous écrivez «ex cathedra»: «ils vont renoncer à la révolution violente» en référence à L’«Introduction à la Guerre civile en France», écrite par ENGELS, en 1891, «Introduction» à une réédition à l’ouvrage magistral de MARX: «La lutte des classes en France», une étude matérialiste révolutionnaire sur la Commune de Paris (1871), ENGELS y présente la 1ière Révolution prolétarienne «ARMÉE», menée par les Communards parisiens comme l’insurrection ARMÉE DES PROLÉTAIRES et, il conclut son «Introduction», en ces termes révolutionnaires:
«Voulez-vous savoir à quoi ressemble cette dictature? REGARDEZ la COMMUNE DE PARIS.C’ÉTAIT la DICTATURE DU PROLÉTARIAT» (re: marxist.org:«The Civil War in France», 17/03/1891;classiques.uqam.ca).
Comment à la lecture de cette déclaration, on ne peut plus explicite, prétendre qu’ENGELS y aurait désavoué la lutte ARMÉE pour l’instauration de la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, passage obligé afin de mettre en oeuvre le socialisme scientifique, étape indispensable à l’avènement du communisme?
En 1895, dans une autre «Introduction à la Lutte des classes en France», ENGELS expose que les conditions de la lutte des classes ont «changé» sous les pressions «revendicatrices» constantes du prolétariat et qu’à la «lutte armée», il peut convenir si les circonstances le justifient, tactiquement, d’y «ajouter», en guise de «préliminaires», «une nouvelle tactique de lutte révolutionnaire»: les «élections» grâce au «suffrage universel» conquis de dures luttes par le prolétariat, en particulier, le prolétariat féminin, mais cela sans jamais s’«autocritiquer» de la nécessité de «la lutte armée, des barricades et des combats de rue» (re: Die Neue Zeit, Vol.2, no 27-28,1895-1895).
ENGELS écrit: «La rébellion à l’ancienne, le combat de rue avec des barricades […] était devenue largement dépassée […] Une véritable victoire de l’insurrection sur les militaires dans le combat de rues […] est une des exceptions les plus rares […] IL EST BIEN ÉVIDENT QUE NOS CAMARADES ÉTRANGERS NE RENONCENT NULLEMENT POUR CELA À LEUR DROIT À LA REVOLUTION […] »,
Le DROIT À LA RÉVOLUTION DEMEURE LE SEUL VÉRITABLE DROIT HISTORIQUE INALIÉNABLE DU PROLÉTARIAT.
(re:marxists.org,«Les luttes de classes en France», 1850).
Ainsi, il est faux de prétendre qu’ENGELS dans une espèce d’«auto-critique», «mea culpa», aurait «désavoué» la Commune de Paris «en armes» comme une «erreur» à ne plus répéter et à remplacer par des «élections au suffrage universel» bourgeoises contrôlées par son ennemi de classe antagoniste: la bourgeoisie.
ENGELS conclut qu’advenant une «victoire électorale prolétarienne tactique», peu réaliste, mais pas impossible, il ne pourra utiliser l’appareil d’État bourgeois ainsi «conquis électoralement» tel quel et, qu’il devra le «détruire» pour le remplacer par une nouvelle forme politique semblable à la Commune de Paris et que pour ce faire, il devra instaurer la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, réalisable que par la lutte armée car n’en déplaise aux utopistes, jamais dans l’histoire de la lutte des classes, une classe exploiteuse dominante n’a cédé sa dictature sans livrer une combat réactionnaire à mort contre la classe révolutionnaire qui combat pour la remplacer.
D’ailleurs, ENGELS n’a pas hésité à relativiser le recours aux «élections» bourgeoises comme moyen d’instaurer la dictature du prolétariat lorsqu’il écrit:
«Là où il s’agit d’une transformation complète de la société, il faut que les masses elles-mêmes y coopèrent […]». Les masses doivent comprendre, elles-mêmes, pourquoi elles interviennent avec «leur corps et avec leur vie» au changement et qu’elles devront prendre les armes pour assurer leur «victoire électorale» «si les gouvernements nous provoquent ouvertement à la lutte» pour contester cette victoire. (re: marxists.org, «Les luttes de classe en France», 1850).
En conclusion, ENGELS, en authentique matérialiste dialectique MARXISTE, a développé une théorie scientifique de la préparation politique tactique à la conquête du pouvoir politique comme étape préalable à la prise du pouvoir économique et idéologique que doit être la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, étape indispensable à l’abolition des classes sociales et à l’avènement du communisme.
Loin d’«autocritiquer» la glorieuse Commune de Paris «armée» et de la «désavouer», ENGELS réitère quelle constitue dans son exercice, le modèle même de la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, objectif véritable et unique de la prise du pouvoir par les masses laborieuses en contradiction antagoniste avec les «socialistes utopistes», les «réformistes» et les renégats de tout acabit qui ont renié la DICTATURE DU PROLÉTARIAT comme seule finalité révolutionnaire d’une éventuelle «prise de pouvoir électoral à la faveur de toute élection bourgeoise» qu’ils ont traitreusement remplacé par des «réformes» d’opérettes et le maintien de la propriété bourgeoise privée et étatiques des moyens de production matériel et spirituel, la DICTATURE DE LA BOURGEOISIE,.
ENGELS, à l’instar de MARX, a extrait, scientifiquement, la «substantive moelle» de la Commune de Paris «armée» et des « changements» survenus à son époque, pour conclure qu’avec la militarisation et la barbarie accrues de la dictature de la bourgeoisie, l’avènement des armes automatiques, de l’artillerie et de la cavalerie motorisée modernes, des chemins de fer, d’une police paramilitaire et d’une armée beaucoup plus nombreuses et équipées, les révolutionnaires prolétariens devaient recourir à des tactiques d’infiltrations, de subversions et de «coup d’État électoraux» afin de gagner les masses populaires à leurs idéaux socialistes comme étape préliminaire à la révolution prolétarienne et à l’instauration de la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, le test absolu qui distingue les authentiques révolutionnaires prolétariens des petits bourgeois, aristocrates ouvriers et «réformistes» de tout acabit qui ont travesti vicieusement les conclusions scientifiques matérialistes dialectiques et historiques, MARXISTES du camarade ENGELS.
Cette première mise au point avec le camarade BAD, j’entends maintenant démontrer qu’il a tort de prétendre que «Das Kapital» de MARX ne soit qu’une «nécrologie» ayant mal vieilli du capitalisme en raison de l’avènement de «l’impérialisme» et des tours et des détours de l’évolution de la DICTATURE DU CAPITAL.
Le camarade Bad, ignore-t-il que le communisme primitif à évolué sur terre pendant ~ 45,000 ans avant d’être supplanté par l’esclavagisme qui a dominé «la société divisée en classes sociales antagonistes» pendant près d’ ~ 5,000 ans; que le féodalisme qui a terrassé l’esclavagisme moribond s’est imposé pendant ~ 1,500 ans, avant de renverser le féodalisme? Qu’est-ce que ~ 700 ans? «Une chiquenaude au doigt de la durée» écrivait un jour Mao Tsé Toung et il avait bien raison.
Ceci étant, MARX dans «DAS KAPITAL», n’a jamais prétendu être un «devin» et prédire la date et l’heure de la «fin du capitalisme», mais en scientifique, matérialiste dialectique et historique, il a savamment décrit le système capitaliste à partir de sa «cellule» originale, son «atome» gondamental, de son «péché originel»: «La marchandise».
Ainsi, MARX écrit:
«La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une ‘immense accumulation de marchandises’ […].
La marchandise est, en premier lieu, un objet extérieur, une chose qui par ses propriétés, satisfait des besoins humains quelconques»,
ce qui dès lors, lui confère à la fois une «valeur d’usage» et une «valeur d’échange» qui en conditionne le «prix en argent» sur le marché des échanges entre humains, le royaume du capital.
Ainsi, chez MARX, la marchandise est la cellule élémentaire, et le point de départ méthodologique de l’analyse du mode de production capitaliste; la plus-value qui consiste pour le «maître capitaliste» à payer à son «esclave-salarié prolétarien», ce qu’il coûte pour son entretien et sa reproduction en est le mécanisme de valorisation et le rapport social propre au capitalisme, son «levain» qui par l’échange marchand engraisse le capital et appauvrit le travail.
«Das Kapital» comme tout ouvrage scientifique procède de l’étude scientifique du monde réel et de l’expérimentation scientifique et non d’allégories abstraites «imaginées dans une caverne», coupée de la réalité pour se perdre dans un imaginaire délirant.
Dans la prochaine partie, je démontrerai que MARX, ENGELS et LÉNINE, à partir du monde réel et de leurs expériences révolutionnaires ont anticipé aussi scientifiquement que cela ait pu être possible et en se gardant de spéculations idéalistes bourgeoises, l’avenir prévisibles de l’humanité et que la science du matérialisme dialectique et historique est invincible quelque soit les tours et les détours, les obstacles et les guerres que la bourgeoisie puisse mettre en oeuvre afin d’échapper à son inexorable renversement et à l’avènement de la DICTATURE DU PROLÉTARIAT, la classe la plus révolutionnaire que l’humanité ait conçue.
A SUIVRE PARTIE 2 :
«LE PROLÉTARIAT DE CHAQUE PAYS DOIT NATURELLEMENT EN FINIR, AVANT TOUT,AVEC SA PROPRE BOURGEOISIE» (Manifeste du Parti communiste).
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