7 au Front

Le Plan Russe de « sécurité » en Europe se fonde sur l’histoire du continent

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.

 

Pour compléter l’article portant sur le Plan A et le Plan B élaborée par la clique européenne en déroute «Le plan A de pillage de la Russie ayant échoué, les élites européennes passent au plan B, en volant leurs concitoyens» https://les7duquebec.net/archives/303425

Depuis le coup d’État de palais des apparatchiks sociaux impérialistes soviétiques, le 25 décembre 1991, alors que leur garde prétorienne social-fasciste abaissait du Kremlin le drapeau rouge sang des révolutionnaires bolchéviques d’Octobre 1918 et portant la faucille et le marteau, symbole  historique de l’alliance des ouvriers et des paysans, pour le remplacer par les symboles réactionnaires de l’alliance de la «noblesse» (le «blanc» du drapeau), du clergé orthodoxe tsariste, obscurantiste et moyenâgeux (le «bleu») et de la nouvelle bourgeoisie des apparatchiks sociaux-fascistes  (le «rouge»), l’entreprise capitaliste de «démembrement», de «balkanisation» et d’asservissement des peuples de Russie se poursuit sous une forme ou sous une autre: économiquement, politiquement et idéologiquement.

Pour tout analyste le moindrement objectif, ce qui exclut d’emblée toute la racaille bourgeoise d’«experts» stipendiés des médias mainstream, la FINALITÉ RECHERCHÉE des manœuvres occidentales contre l’empire tsariste, puis contre l’empire soviétique, puis contre la Fédération de Russie se résume à: «voler, piller et brigander», s’approprier par tous les moyens les immenses ressources naturelles de ce pays-continent (15% des terres émergées).

Ainsi, en 1812, l’armée napoléonienne alors au sommet de sa puissance, s’est lancée à l’assaut de l’empire russe sous le prétexte  de «punir le tsar» de sa défection dans son «alliance» avec l’empire napoléonien alors que l’empire français trahissait lui-même ses engagements. Déjà Napoléon, un dictateur sans pitié, usait du mensonge et de la supercherie pour travestir la vérité historique.

Chacun sait comment s’est terminée cette «tentative de démembrement et d’asservissement» de l’empire russe: une défaite totale de l’armée d’invasion française, et de ses alliées polonais, allemand, italien, néerlandais, Autrichien, Prussien, etc., prélude au renversement de l’empire napoléonien et à la déchéance du nabot corse dont la bourgeoisie française naissante s’était servie pour écraser les forces populaires révolutionnaires de 1789.  La Grande armée d’invasion perdit ~500,000 hommes contre ~250,000 russes et la France subit l’entrée de l’armée russe à Paris en 1814.

En 1917, alors que la Révolution bolchévique triomphait sur l’ancien empire tsariste et au-delà, créant le plus grand État de l’histoire moderne avec une superficie totale de ~22,4 millions de km/2, couvrant l’Europe orientale, toute l’Asie du Nord, l’Asie centrale, le Caucase et une partie de l’Arctique, un territoire quatre fois plus étendu que l’Europe occidentale, 14  puissances impérialistes (les mêmes qui sont à l’œuvre en Ukraine sous les oripeaux de l’OTAN) se liguèrent militairement et économiquement pour écraser la Révolution bolchévique et s’emparer de ses vastes territoires et de ses ressources naturelles inestimables.
Ici encore, chacun connaît l’issue de cette agression de 1923 des puissances impérialistes contre l’URSS. Les quatorze puissances impérialistes (les mêmes qu’en 1812) et leurs fantoches tsaristes «blancs» furent vaincus par l’alliance des paysans, des ouvriers et de la petite bourgeoisie russe et durent battre en retraite lamentablement, laissant une cinquantaine de milliers de morts.

Confronté à l’adversaire redoutable que représentait l’URSS et ses prétentions d’être le premier État «socialiste», une bévue qui se révéla au grand jour en 1928 avec l’adoption de la «Nouvelle Politique Économique» («NEP»), une version adaptée de l’«économie de marché» aux conditions féodales de l’économie soviétique, la bourgeoisie mondiale se résolut à «voler, piller et brigander» les ressources naturelles soviétiques et l’exploitation de son prolétariat naissant et de son immense paysannerie «pacifiquement» et à verser à ses dirigeants – apparatchiks –  la «cote des profits» qu’ils exigeaient en qualité de «bourgeoisie nationale soviétique» au pouvoir, tout en poursuivant activement ses opérations de subversions, exploitant les «différences» religieuses, ethniques, culturelles, sociales de cet immense empire étendu sur onze fuseaux horaires et comptant plus de 190 ethnies, un terreau fertile à la subversion et au coup d’État bourgeois, entreprise à laquelle se sont livrés et se livrent toujours les services secrets des puissances occidentales, les médias mainstream des milliardaires et les ambassades en Russie.

Les besoins insatiables en ressources naturelles d’entreprises d’Europe occidentale: Grande-Bretagne, France, Italie et Allemagne en tête, se rabattirent longtemps sur leurs colonies d’outre-mer: Inde, Asie, Afrique, Brésil, Canada.  Plus les besoins devenaient spécifiques (PÉTROLE, fer, cuivre, manganèse, bois, etc.) et onéreux, en exploitation et en transport, plus l’URSS devenait désirable, voire indispensable.

L’Allemagne, vaincue lors de la Première Guerre mondiale et condamnée à renoncer à toutes ses colonies d’outre-mer, criait famine. Privée de pétrole, de fer et de quasiment toutes les ressources naturelles indispensables à son expansion impérialiste, elle se fit conseiller par les milliardaires Ford, Rothschild, Renauld, Krupp, de lorgner du côté de l’URSS, un «géant aux pieds d’argile» propageait la propagande démagogique des médias mainstream des milliardaires.

Sitôt décidé, sitôt financé, la bourgeoisie allemande avec l’aval de la bourgeoisie mondiale porta au pouvoir son «champion moustachu» en la personne du FÜRHER, le nabot autrichien et petit-caporal napoléonien, Adolf Hitler et son Parti de survivants de la guerre perdue.

Tout dans ce personnage insignifiant et hystérique, illustre le pouvoir des médias et de leur propagande à faire  passer «des vessies pour des lanternes» sans la moindre décence.  Ainsi, ils firent passer cet artiste raté, caporal estafette sans formation, Autrichien, aux cheveux noirs et non blonds, aux yeux bruns et non bleus, nabot de son état, imposé aux idiots utiles allemands comme l’incarnation de sa propre antithèse: le chevalier teutonique, une supercherie inimaginable.

Pour compenser ce ridicule évident, Hitler et sa propagande goebelienne promirent un LEBENSRAUM TOTAL sur l’URSS, chaque Allemand de la «race supérieure» recevrait un domaine en URSS et une armée d’esclaves slaves pour le servir, l’équivalent de l’Eldorado américain et ses terres immenses et ses esclaves amérindiens et africains, à seulement quelques milliers de kilomètres de la Germanie sans océans à traverser, juste quelques kilomètres à parcourir sur un tank, l’aubaine à porter du canon.  Pour ceux qui nient cette évidence, lisez le chapitre sur le LEBENSRAUM dans le Mein Kampf, le programme nazi en noir sur blanc.  À cette propagande démagogique, ils ajoutèrent celle de la famine et des désastres continuels qui auraient fait de l’URSS un État croupion, faible, dysfonctionnel et vulnérable, peuplé de sous-hommes… mais tout de même vainqueur des hordes fascistes européennes.

Chacun connaît la suite: après avoir mis l’Europe occidentale à son service, neutralisé les couards britanniques et américains, l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste, la France pétainiste collabo, la Hongrie, la Finlande, les Ukrainiens bandéristes et toutes les puissances fascistes (presque les mêmes qu’en 1812, 1920, et 2014 en Ukraine) se sont ruées sur l’URSS avec 80% de toutes les forces nazies d’invasion: 6,6 millions de soldats sur une armée totale de 8 millions, où Staline les attendait de pied ferme, s’y étant préparé depuis le Traité de non-agression de Molotov-Ribbentrop (sic) et ce fut l’anéantissement de l’armée nazie-fasciste européenne-collabo français et la fin du projet occidental de «démembrer et d’asservir» les peuples de l’URSS.

Où le bât blesse, c’est que le besoin européen occidental en matières premières loin d’être satisfait n’en devint que plus criant. Pire que tout, l’Europe occidentale perdit toutes les Républiques d’Europe de l’Est et leurs ressources naturelles, dont les champs pétrolifères roumains. L’Europe occidentale se tourna par la force des choses vers son «allié» américain, mais comme tout «allié» capitaliste  il s’empara de la part du lion: chassant les britanniques de leur empire colonial qu’il s’appropria, finança et arma les «révolutions nationalistes bourgeoises» dans les colonies françaises, espagnoles et portugaises et infiltra ses «alliés» soviétiques pour y mener de vastes opérations de subversions et de coups d’État qui après la «déstalinisation khrouchtchévienne», la glasnost  gorbatchévienne culminèrent dans le coup d’État de palais Eltsinien-poutinien.

Aujourd’hui, le reliquat de ce coup d’État fasciste de 1991 laisse une Fédération de Russie de ~17,1 millions de km/carré, une superficie 3,3 fois plus vaste que toute l’Europe occidentale composée d’une population de 146 millions d’habitants dont 80% de Russes, voisines d’une Europe occidentale et ses misérables ~5,1 millions de Km/2 , sa population de ~510 à ~520 millions d’habitants dont entre 15 et 30% issue de l’immigration récente venue des ex-colonies «émancipées»  et pires que tout pour la bourgeoisie européenne occidentale, ses insuffisantes richesses naturelles et de terres arables, d’où son éternelle obsession d’un LEBENSRAUM À L’EST et son incapacité à réaliser ses ambitions démagogiques face à une Russie, première puissance nucléaire, militaire et diplomatique.

Aujourd’hui, l’histoire se répète pour la xième fois alors qu’une version «améliorée» des guerres de 1812, de 1920 et de 1941 s’attaque à la version actuelle de l’empire russe et de l’URSS, la Fédération de Russie avec le programme «amélioré» de LEBENSRAUM: «libérer les peuples de Russie de la domination de Moscou et fragmenter en plusieurs États petits», ethniques , religieux et faibles, faciles à dominer et à exploiter, une version à peine différente du programme nazi d’extermination des «slaves soviétiques» pour les «libérer des bolchéviques», en fait, pour «voler, piller et brigander» leurs immenses richesses naturelles… l’histoire se répète.

 

À SUIVRE.

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

Une réflexion sur “Le Plan Russe de « sécurité » en Europe se fonde sur l’histoire du continent

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