L’agression américaine contre le Venezuela, une escalade vers la guerre globale
Par GIGC/IGCL. Sur https://igcl.org/Communique-sur-l-attaque
Le communiqué est disponible en format PDF: COMMUNIQUE-VENEZUELLA 
Communiqué sur l’attaque américaine sur le Vénézuela
« C’est l’Amérique d’abord. C’est la paix par la force. Bienvenu en 2026. »
(Pete Hegseth, le secrétaire à la défense, à la conférence de presse organisée par Trump le 3 janvier)
L’attaque américaine sur le Venezuela et le kidnapping de son président Maduro dans la nuit du 2 au 3 janvier marquent une nouvelle étape dans la course à la guerre impérialiste généralisée. Personne n’en doutera vraiment. « Personne ne remettra plus en question la domination américaine dans l’hémisphère occidental » a clamé Trump lors de cette même conférence de presse. L’intervention américaine en dehors de tout cadre juridique international ou même national signifie que le moment est à la force militaire pure et simple, sans prétention de légalité, et que cette tendance est désormais définitive. Tout comme la Société des nations au milieu des années 1930, surtout à partir de l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie mussolinienne, était devenue une coquille vide, l’ONU ne compte plus. N’est plus. Il n’y aura pas de retour en arrière. Le droit du plus fort et de la canonnière ne se masque plus, ne se cache plus derrière un quelconque droit international.
Les règles du jeu impérialiste qui prévalaient depuis 1945 ne sont plus. Et beaucoup ne peuvent plus y participer. Seuls les États-Unis, la Chine et, à un degré moindre, la Russie ont dorénavant les cartes pour accéder à la table de jeu, au grand dam des vieilles puissances européennes qui en sont exclues depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine. Compte tenu des précédents établis par la politique étrangère de Trump, aucune règle formelle n’empêche la Chine d’imposer un blocus naval, voire d’envahir Taïwan, et les menaces militaires américaines sur… le Groëland rentrent dans l’ordre du possible, sinon du probable, au grand effroi du Danemark et des Européens. Trump a également menacé le Mexique, la Colombie et Cuba [1].
Même la bourgeoisie canadienne, qui fait depuis longtemps partie intégrante du bloc impérialiste dirigé par les États-Unis, doit commencer à s’inquiéter compte tenu de la volonté des États-Unis de prendre par la force tout ce qu’ils peuvent prendre.
L’assaut sur Caracas n’avait pas pour seul objectif de mettre la main sur le pétrole vénézuélien et d’en priver la Chine et, en passant, Cuba. Il faut aussi faire pression et isoler encore plus les gouvernements sud-américains non encore alignés sur les politiques trumpiennes. En particulier, le Brésil de Lula est dans la ligne de mire. Après le Panama, puis l’Argentine de Millei, puis le Chili, l’Équateur, le Pérou, etc., le continent sud et centre-américain est mis au pas. La griffe américaine s’étend et menace. L’accès de la Chine et des autres concurrents, européens en particulier, aux marchés d’Amérique du sud va devenir de plus en plus difficile et leur influence et présence impérialistes vont diminuer d’autant.
À l’heure où nous écrivons, le sort du Venezuela n’est pas encore défini quant à l’équipe au pouvoir. Cet épisode souligne l’incapacité de la Russie et de la Chine à projeter leur puissance bien au-delà de leurs côtes, une capacité dont seuls les États-Unis disposent pour l’instant. Ils furent impuissants pour empêcher les bombardements américains et le kidnapping de Maduro, qui avait rencontré un envoyé du gouvernement chinois quelques heures avant d’être capturé par les forces américaines.
Cela ne peut qu’inciter les successeurs, qu’ils soient du régime en place ou bien de l’opposition pro-américaine – tout aussi corrompue et cela depuis toujours [2] – à répondre aux diktats américains. « Les États-Unis fourniront une vision de la manière dont le Venezuela devrait être dirigé et attendront du gouvernement intérimaire qu’il la mette en œuvre pendant une période de transition, sous la menace d’une nouvelle intervention militaire [3]. »
En retour, les autres puissances impérialistes, à commencer par la Chine et sans doute aussi les européens, seront renforcés dans leur conviction que seules des mesures d’ordre militaire peuvent assurer leur survie puisqu’au final seule la force compte. La course mondiale aux armements va encore s’accélérer. Pire même, l’offensive américaine pour exclure la Chine du continent américain participe de la politique impérialiste classique de l’impérialisme américain dite de « containment », celle-là même qui étranglait toujours plus le Japon dans les années 1930 et qui l’a amené à se lancer dans l’aventure de Pearl Habour. Nous ne pouvons pas préjuger ici de l’efficacité de cette politique d’étranglement de la Chine aujourd’hui. Néanmoins, il ne fait guère de doute que celle-ci ne pourra que réagir d’une manière ou d’une autre, y compris en accélérant le développement de sa puissance navale, au risque sinon d’accepter les diktats américains.
L’attaque américaine contre le Venezuela rend Taïwan plus directement menacée. Si la Chine ne dispose pas de la capacité de projection de puissance des États-Unis, elle a les moyens et la motivation nécessaires pour utiliser une puissance coercitive près de ses propres côtes. Elle peut étrangler Taïwan économiquement et exercer des pressions en saisissant des navires commerciaux. Elle peut également faire pression sur les États-Unis en limitant les exportations de gallium et de terres rares, deux minéraux stratégiques qui constituent des matières premières importantes pour tout projet américain visant à rapatrier la fabrication de puces électroniques de pointe, actuellement concentrée à Taïwan. Même avant la dernière escalade avec le Venezuela, la Chine avait annoncer la construction de neuf porte-avions pour 2035. La course à la guerre est bien lancée et l’assaut sur le Venezuela ne peut que convaincre les derniers hésitants sur sa réalité.
Dans le cas du Venezuela, le prolétariat local comme international doit se garder de tout soutien à un camp ou l’autre, au camp Maduro dit « bolivarien » comme au camp pro-américain dit « démocratique ». Soutenir un camp ou l’autre ne pourrait qu’aggraver encore plus la situation des ouvriers et salariés du pays, ne serait-ce que parce qu’ils ne peuvent servir que de chair à canon en cas de conflit armé. Une participation, ou même ne serait-ce qu’un soutien passif, à un camp ou à l’autre ne pourrait qu’handicaper toute future résistance aux conditions d’exploitation, salaire, emplois, répression, etc., qui ne pourront qu’empirer, quel que soit le gouvernement.
Il en va de même pour les prolétaires des pays voisins d’Amérique centrale ou du sud, Colombie ou Brésil en particulier, tout comme du prolétariat international en général. Il est probable que des forces de gauche vont chercher à organiser des manifestations de soutien contre «l’impérialisme Yankee». C’est déjà le cas aux États-Unis, où des manifestations contre l’intervention américaine se sont tenues dans les principales villes, New York, Chicago, San Francisco, Washington, etc. ce 3 janvier. Il en est de même en Europe et au Canada. À l’appel de la France insoumise et du PCF, une manifestation forte de quelques centaines de personnes a eu lieu à Paris. Ce n’est certainement pas en y participant que les prolétaires peuvent apporter une quelconque solidarité effective aux ouvriers du Venezuela, voire même à sa population comme un tout. Le seul terrain sur lequel ils peuvent exprimer leur solidarité de classe se trouve dans le combat contre leur propre capitalisme, y compris contre les gouvernements de gauche anti-américains, du moins anti-Trump, des présidents Lula – Brésil – et Gustavo Preto – Colombie.
Mais surtout, l’attaque américaine interpelle un peu plus le prolétariat des principales puissances impérialistes qui nous précipitent vers le drame, à commencer par les États-Unis bien sûr. La bourgeoisie américaine s’engage dans une fuite en avant qui, malgrè les rodomontades de Trump et de son équipe, masque mal une sorte de panique devant son déclin et l’affirmation croissante et massive de la puissance chinoise. « Les États-Unis ne permettront jamais à des puissances étrangères de voler notre peuple [4] et de nous chasser hors de notre hémisphère » affirme Trump. Mais pour aujourd’hui défendre ses intérêts impérialistes au niveau requis par la situation, la bourgeoisie américaine va devoir aussi redoubler ses attaques contre son propre prolétariat. Il en va inévitablement de même pour les autres rivaux impérialistes. Ils doivent attaquer leur propre classe ouvrière s’ils veulent pouvoir avoir ne serait-ce qu’un strapontin à la table de jeu.
C’est une course de vitesse qui s’est engagée entre le capitalisme et le prolétariat de plus en plus misérable. Le premier, aux abois, nous précipitent dans la guerre. Le second doit faire face à l’aggravation de ses conditions de vie et de travail du fait même de cette préparation générale pour la guerre. Révolution prolétarienne internationale ou guerre impérialiste généralisée, telle est l’alternative devant laquelle l’humanité se trouve. La responsabilité historique du prolétariat, classe exploitée et révolutionnaire à la fois, tout comme celle de ses minorités communistes s’en trouvent d’autant plus engagées.
Notes:
[2] . La bourgeoisie venezuelienne a toujours été une bourgeoisie parasitaire, vivant de la rente pétrolière. Il en a résulté que le personnel dont elle se dote pour gouverner le pays a toujours été des plus corrompus.
[3] . New York Times,Trump Plunges the U.S. Into a New Era of Risk in Venezuela, January 3th 2026.
[4] . C’est-à-dire que la bourgeoisie américaine considère que le pétrole vénézuelien lui appartient.

Trump va se présenter aux Mid terms avec un bilan totalement négatif
1) Sur un plan intérieur , la réindustrialisation annoncée n’a pas eu lieu et de toute façon n’était pas possible en peu de temps, et les droits d e douane ne font que renchérir le coût de la vie. Par ailleurs la priorité donnée à la guerre est autant de budgets en moins pour les prestations sociales
2) Sur un plan extérieur, ce ne sont que des guerres entretenues (Moyen Orient, Iran) ou nouvelles (Venezuela) . Trump aura ainsi complètement trompé son électorat MAGA. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement dans un pays dirigé par de puissants Lobbies
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/01/a-agressao-americana-contra-venezuela.html
«DES INSURRECTIONS POPULAIRES À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE», voilà, le seul et unique programme révolutionnaire communiste prolétarien.
Qui dit «INSURRECTIONS POPULAIRES» dit: TOUTES LES FORMES D’«INSURRECTIONS POPULAIRES» que choisira le prolétariat révolutionnaire afin de combattre son ennemi de classe: la bourgeoisie dans sa guerre d’émancipation totale.
Partout, en tout temps, en tout lieu et sous toutes les formes d’INSURRECTIONS POPULAIRES: de la plus simple manifestation en soutien au peuple palestinien martyr jusqu’à la grève générale, en passant par toutes les grèves et toutes les manifestations populaires, le prolétariat doit sortir de sa léthargie et engager la lutte de classe.Chaque insurrections populaires est une allumette qui peut embraser toute la plaine.
Les révolutionnaires prolétariens communistes ne doivent pas être ces «voix d’en bas, qui, à travers un télescope et depuis une position sûre, observent sa dangereuse descente…Les voix d’en bas raisonnent d’une joie malveillante.Elles ne le cachent pas (…) Il va tomber l’insensé. ‘Cela nous afflige profondément de voir nos craintes justifiées! Mais n’est-ce pas nous qui, ayant passé toute nos vies à élaborer un plan judicieux pour escalader cette montagne, avons exigé que l’ascension fut reportée jusqu’à ce que notre plan soit complet’» (Lénine, «On Ascending a Hight Mountain», Notes of a publicist,1922).
Les camarades, nous exposent avec force et détails les contradictions qui opposent les camps impérialistes dans leurs luttes pour l’hégémonie mondiale qui, des U$A ou des chinois, des russes ou des européens, déclenchera l’armagadon nucléaire finale.
Toutefois, comprendre les contradictions qui existent au sein de notre ennemi de classe bien qu’utile ne saurait en aucun cas être l’objet final de la révolution prolétarienne.Comme l’ont enseigné Marx et Engels: «Les philosophes à ce jour n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes façons mais ce dont il s’agit, c’est de le transformer».
En s’ingéniant à peser et à sous peser les capacités, les alliances et sous-alliances des différentes factions capitalistes en lutte, nos camarades sombrent dans «l’interprétation du monde» et se privent de la transformer.
COMMENT TRANSFORMER LE MONDE: PAR OÙ COMMENCER? QUE FAIRE?
Le mouvement révolutionnaire communiste prolétarien international est au plus mal.Partout, il est au mieux: marginal; au pire inexistant.
Pourquoi en est-il ainsi?
Parce qu’il s’est isolé du prolétariat pour s’engager dans la lutte stérile et réactionnaire de «justifier», initiée par la bourgeoisie, le pourquoi de la contre-révolution chinoise de Deng Siao Ping; de la disparition de l’URSS aux mains des renégats kroutchéviens et de la disparition des partis «communistes» de masses.
Ces débats «d’interprétations» ont été des éteignoirs de l’implication active des révolutionnaires prolétariens au sein du prolétariat où ils étaient ostracisés par les réactionnaires de service de la bourgeoisie.Ce temps des «réponses» est révolu, qu’importe l’étiquette:« [L] a preuve du pudding c’est qu’on le mange» ( Engels), la preuve qu’on est un révolutionnaire prolétarien, c’est qu’on participe aux insurrections populaires qui demain seront révolution prolétarienne.
Ainsi, si «une centaine de prolétaires américains manifestent pour dénoncer les assassinats inhumains de dizaines de civils vénézuéliens dans leur sommeil par les criminels de guerre yankees pour chorégraphier l’enlèvement de leur agent Maduro passer à l’ennemi chinois», TOUS les révolutionnaires communistes prolétariens doivent les encourager et les soutenir.
Mieux encore, ils doivent y participer et l’instruire pour élever leur lutte à un niveau supérieur de la lutte des classes.
TOUTES manifestations contre les agressions militaires et mafieuses des fascistes yankees tr0mpistes qui terrorisent l’humanité par des actes de terrorisme d’État, assassinent criminellement des civils en plein sommeil à l’aide de missiles; coupent criminellement l’électricité à toute une ville et en privent les hôpitaux et les maternités; financent, forment, informent et arment des commandos «Delta force», des mercenaires génocidaires SIONAZIS et UKRONAZIS, méritent le soutien des révolutionnaires communistes prolétariens, fussent-elles dirigées par le diable en personne.
TOUTES les manifestations qui expriment le sentiment spontané de révolte, de dégoût et de répugnance du peuple contre l’inhumanité cupide et odieuse des «dirigeants» politiques capitalistes, ces larbins sans coeur et méprisables au service du capital, sont autant de réactions saines d’humanité face à la monstruosité de ces bêtes immondes assoiffés de profit et méritent notre soutien et notre assistance.
Pendant que les journalistes corrompus des merdias mainstream abrutissent le «populo» de leurs «analyses» de service: qui d’admirateur de cet «exploit technique»; qui d’«être un peu contre la façon mais d’accord sur le fond: Maduro était un «dictateur socialiste»; qui de ceci ou de cela, s’emploient à «noyer le poisson dans son eau» pour faire passer la pilule, en préparation de la prochaine monstruosité, le peuple manifeste et c’est notre devoir de l’y encourager, de l’appuyer et de l’instruire.
Il n’est aucune «insurrection populaire» qui dépasse en intérêt une autre «insurrection populaire», TOUTE et CHACUNE doivent être soutenue et assister par les révolutionnaires communistes prolétariens car nul ne sait quelle «insurrection populaire» allumera le feu de la révolution prolétarienne.
Lorsque les bolcheviques russes ont assisté à l’insurrection populaire du «Dimanche rouge», le 22 janvier 1905, ils ignoraient que cette «insurrection populaire» serait sauvagement réprimée par le tsar et allumerait le feu de la Révolution de 1905.
La bourgeoisie U$ comme toutes les bourgeoisies dans l’histoire, promettra odieusement à «son» prolétariat «richesse et prospérité», pour faire de «sa» chair à patrons, «sa» chair à canons, c’est pourquoi, le prolétariat ne doit pas attendre pour s’«insurger» que la bourgeoisie enclenche le processus hypothétique de dévalorisation de sa force de travail car en période de réarmement, ce qu’infligera la bourgeoisie à «ses» esclaves-salariés, ne sera pas des coupures de salaires, au contraire, mais une intensification des cadences de travail pour «sauver la patrie» et de donner «ses» enfants à la «patrie» comme vient de l’annoncer le chef des armées françaises.
Les «insurrections populaires» de demain, n’en seront pas pour «le pain et le beurre» mais contre les agressions militaires des États étrangers; la militarisation de l’économie, les préparatifs de guerre.
Ces «insurrections populaires» mobiliseront d’abord la jeunesse et les étudiants, la future «chair à canons» de la 3ième guerre mondiale et c’est auprès d’elle que les révolutionnaires communistes prolétariens doivent mener un travail révolutionnaire communiste préliminaire.
Fort de l’appui des étudiants, les communistes révolutionnaires auront un accès privilégié à leurs parents, les esclaves-salariés.
De l’union de la jeunesse et du prolétariat naîtront des insurrections populaires qui allumeront le feu de la révolution prolétarienne internationaliste.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET SAUVER VOS PEAUX PAR LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE.
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