7 au Front

La dette et le fétichisme de la monnaie

Par Normand Bibeau.

MARX a étudié l’économie politique capitaliste à partir de son «atome» fondamental, de sa «cellule souche originale» comme doit le faire tout scientifique, physicien ou biologiste, soit à partir de l’unité de base de l’économie politique capitaliste organisée autour de la division sociale du travail et de l’échange: la MARCHANDISE.

Voir cet article : Les USA préparent un nouveau traquenard « Bretton Woods ». Ils veulent effacer leur dette abyssal – les 7 du quebec  et  https://les7duquebec.net/archives/304164

Ainsi, dans une économie où tout ce qui est produit est destiné à être échangé (commercialisé), il est obligatoire d’avoir une MARCHANDISE qui les équivaille toutes aux fins des échanges – du commerce: la MONNAIE.

Pour MARX, la MONNAIE a plusieurs fonctions:

1- traduction en numéraire du prix qui doit refléter la «valeur» de la marchandise ;
2- intermédiaire pour la circulation des marchandises (Marchandise > Monnaie > Marchandise);
3- conserver la «valeur» ( thésaurisation= différer l’échange; spéculer; contrôler la circulation);
4- moyen de paiement (promesse de paiement: lettre de change; dette; crédit);
5- outil de commerce mondial (or; argent; dollar U$; bitcoins; yuans; etc.).

Dans Le Capital, MARX a démontré que dans le système capitaliste et ce à la différence des systèmes économiques qui l’ont précédé, à savoir: l’esclavagisme et le féodalisme, la marchandise «MONNAIE» en devenant «capital» acquiert une «propriété» particulière: s’approprier l’excédent de valeur entre le coût de la force de travail (salaire = frais de subsistance et de reproduction du salarié) et celle de la marchandise (prix) quelle produit: la plus value.

Ainsi: salaire (100$)+ machinerie (10$) + matières premières (10$) = prix du produit = 130$, soit que C est devenu C’ «valorisé» de 10$, ce que Marx décrit comme «la valeur qui s’auto-accroit» ou «la valeur se valorisant elle-même».

La MONNAIE (devenue capital) crée l’illusion que ce serait elle-même qui crée sa propre valorisation puisque son coût de départ: Salaire+ machine + matière première + énergie = une marchandise d’une valeur supérieure à ses composantes = la plus value que les capitalistes appellent «profit» afin d’en occulter l’origine: l’esclavage salarié.

La MONNAIE fait apparaître les rapports sociaux de production entre personnes (travailleurs employés et capitalistes employeurs) en des rapports entre des choses: monnaie, salaire, prix et profit), ce que MARX décrit comme le fétichisme de la MONNAIE.

Ce fétichisme de la MONNAIE crée l’illusion quelle se multiplie elle-même et est la source de l’accroissement de la valeur alors qu’en réalité c’est l’expropriation du salarié à qui le capitaliste extorque sans rémunération la différence de valeur entre ses coûts et celle du produit de son labeur qui crée cet accroissement de la valeur.

D’ailleurs, les capitalistes et leurs idéologues s’emploient systématiquement à promouvoir la théorie que «l’argent crée de l’argent» ou que «le capital crée la richesse» alors que rien n’est plus faux comme le prouve que l’«argent enterré» ou «le capital improductif en inventaire» se déprécie s’il n’est pas employés à faire travailler des salariés c’est-à-dire à être augmenté de valeur («valorisé) par le cycle productif.

MARX a défini la MONNAIE en ces termes: «La MONNAIE est l’expression de la valeur dans une société de production marchande, et dans une économie capitaliste alors quelle devient capital,  elle se valorise par l’exploitation – expropriation du travail salarié».

La MONNAIE permet:
la généralisation du marché;
transforme le travail en marchandise;
impose la domination du capital;
subordonne toute la société à l’accumulation du capital;
favorise le crédit, la spéculation, l’endettement et les crises économiques.

En résumé, tout ce dont traite cette vidéo «MONÉTARISTE» consiste à délirer sur le rôle de la MONNAIE dans une économie capitaliste et à prétendre que le FÉTICHISME de la monnaie permettra aux impérialistes d’échapper aux conséquences inexorables de leurs parasitisme et à leur gaspillage congénital par la création d’une nouvelle MONNAIE, le «BITCOIN» alors que rien n’est plus faux: les impérialistes effaceront leurs dettes comme ils l’ont toujours fait par une guerre mondiale car ils ne respectent que la force et la violence qui les a créés.  Les USA préparent un nouveau traquenard « Bretton Woods ». Ils veulent effacer leur dette abyssal – les 7 du quebec

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

2 réflexions sur “La dette et le fétichisme de la monnaie

  • Du contrôle de la monnaie à la monnaie de contrôle
    Rappelons, succinctement, l’origine de la monnaie.
    Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
    Les Déesses-Mères (« Reines », diront les modernes), en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot « tenancier », qu’on retrouve dans le vieux mot latin « tenere » (tenir ; celui qui a).
    C’est l’Autorité (spirituelle) des Déesses-Mères qui leur donnait le pouvoir de faire travailler les hommes. Toute l’organisation économique des tribus dépendait de cette Autorité spirituelle.
    Mais, dans tout groupement humain, il y a des travailleurs et des paresseux. Il fallut donc trouver un moyen de régulariser le travail en stimulant les activités. Pour punir ou retenir ceux qui voulaient s’évader de la vie régulière et s’affranchir du travail, on essaya tous les moyens de remontrance. Du nom même de la demeure familiale, « Mora », on fit le verbe « morigéner » (réprimander quelqu’un au nom de la morale, sermonner), former les mœurs, remettre dans l’ordre ; « ad-monester », de « monere » (avertir).
    Mais les « ad-monestations » n’ayant pas suffi, on ne trouva pour punir les insoumis, ou les retenir, qu’un moyen ; on créa un équivalent du travail, tout en laissant au travailleur la liberté qu’il réclamait, et ce fut l’origine du travail salarié.
    Cependant, ceux qui acceptaient ce système, qui les affranchissait de leurs devoirs, avaient reçu d’abord l’avertissement divin, « Monitus », mettre au régime de la monnaie ; « ad-monester », c’est inférioriser les hommes, c’est une punition.
    Mais le mot qu’il faut surtout remarquer, c’est « Monitum », « prédiction », « oracle » de la Déesse qui aperçoit le désordre que ce système nouveau va produire. Cependant, il fallut s’y contraindre, et l’on fabriqua cette valeur représentative qu’on appelle la monnaie.
    C’est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d’elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l’argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l’administration des monnaies à Rome. C’est l’autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l’auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l’inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d’une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l’Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l’ancienne Egypte.
    La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d’Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c’est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C’est le régime dans lequel tout se vend ; l’homme est un marchand, il se vend lui-même, c’est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer. Notons au passage que les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre.
    Les auteurs qui ont envisagé l’origine de la monnaie n’ont envisagé que cet aspect de la question. Ils font tout commencer au régime masculin et ne nous disent rien du régime antérieur. Cependant, tout existait déjà avant ce régime, et faisait partie des lois naturelles, « Jus naturale », qui contiennent l’explication de toutes les origines. Sans ces lois, nous ne pouvons pas comprendre le premier régime économique.
    On disait du Chevalier qu’il était légal et féal, c’est-à-dire loyal et fidèle à sa suzeraine. La Chevalerie était la pratique de l’équité, la Justice Divine, équitable, d’où « Eques » qui a fait « équestre », « équitation », etc. Rappelons que, dans la langue celtique, le cheval monté par le Chevalier était appelé « marc’h », et le Chevalier qui le montait « Marquis », dont on a fait « Homme de marque », au lieu d’« homme de cheval ». Rappelons, aussi, qu’on mettait le cheval sur les monnaies gauloises, et c’est de ce nom « marc’h » qu’on a fait le nom de l’ancienne monnaie Allemande : Mark (Deutsche Mark).
    Remarquons ici l’importance du symbolisme chevalin, que l’on retrouve également dans diverses représentations de la Parousie universelle.
    À côté des infidèles, il y aura toujours les Fidèles.
    NB : « Partout dans le monde occidental, la bourgeoisie est parvenue à s’emparer du pouvoir, auquel la royauté l’avait tout d’abord fait participer indûment ; peu importe d’ailleurs qu’elle ait alors aboli la royauté comme en France, ou qu’elle l’ait laissée subsister nominalement comme en Angleterre ou ailleurs ; le résultat est le même dans tous les cas, et c’est le triomphe de l’« économique », sa suprématie proclamée ouvertement. Mais, à mesure qu’on s’enfonce dans la matérialité, l’instabilité s’accroît, les changements se produisent de plus en plus rapidement ; aussi le règne de la bourgeoisie ne pourra-t-il avoir qu’une assez courte durée, en comparaison de celle du régime auquel il a succédé ; et, comme l’usurpation appelle l’usurpation, après les Vaishyas (caste dont les fonctions propres étaient celles de l’ordre économique), ce sont maintenant les Shûdras (caste la plus inférieure) qui, à leur tour, aspirent à la domination : c’est là, très exactement, la signification du bolchevisme. » (R. Guénon)
    C’est ainsi que la Révolution Française marqua le pouvoir des Vaishyas comme la Révolution Russe marqua celui des Shûdras ; cette dernière marquant également l’ultime phase d’un certain Cycle historique, puisqu’il n’est plus possible de « descendre » plus bas.
    Ainsi, après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des « puissances d’argent ».
    Le Marxisme, lui, paraît défendre les travailleurs parce qu’il semble vouloir tout remettre au pouvoir de l’État afin d’assurer une meilleure répartition des biens et des fortunes, alors qu’en réalité son but est, en conquérant les masses ouvrières par la ruse, de tout accumuler entre les mains (encore et toujours) des « puissances d’argent », dissimulées et camouflées derrière des partis politiques qu’elles contrôlent, qu’ils soient socialistes ou communistes. La doctrine du Marxisme rejette le principe aristocratique observé par la nature, et le remplace par la domination du nombre, autrement dit, Le Règne de la Quantité… et les Signes des Temps.
    De plus, faisons remarquer que d’un point de vue économique, le Capitalisme monopolistique et le Socialisme sont tous deux les ennemis de la libre concurrence, car la concurrence et les forces du marché, lorsqu’elles ne sont pas « concentrées » dans les mêmes mains, permettent à d’autres de prospérer et, surtout, d’être indépendants. Un gouvernement communiste peut organiser le contrôle social de manière à garantir et à protéger la concentration de la richesse ; le gouvernement communiste peut donner à des cartels le contrôle des matières premières et des marchés, et leur accorder de gros contrats et s’endetter à l’infini auprès d’eux. Chaque secteur de l’économie étant, in fine, contrôlé par une poignée de cartels, réalisant ainsi cette « gestion des contraires » très chère aux organisations secrètes globalistes.
    Les principaux éléments du capitalisme libéral, la « Grande Entreprise », n’étaient nullement incompatibles avec le Communisme ou même antipathiques à celui-ci. En effet, le noyau du Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx et Friedrich Engels consistait en des politiques capitalistes monopolistiques comme la centralisation du Capital et l’organisation des travailleurs. Marx et Engels ont commencé leur carrière en tant que journalistes travaillant pour des intérêts capitalistes libéraux. Marx travailla plus tard pour le « New York Tribune », dont le propriétaire, Horace Greeley et son éditeur, Charles Anderson Dana, étaient de proches collaborateurs du communiste Clinton Roosevelt, un membre démocrate radical du célèbre Clan Roosevelt, dont les intérêts étaient la banque et la politique.
    Wickliffe B. Vennard, dans son ouvrage « The Federal Reserve Hoax – The Age of Deception », écrit : « Sans l’aide reçue de Clinton Roosevelt, d’Horace Greeley et des financiers qu’ils représentaient, Karl Marx serait resté un obscur obsédé révolutionnaire. Greeley a donné à Marx et à son Manifeste communiste une audience internationale. Ils ont promu leur camarade « Illuminé » en le nommant correspondant et analyste politique pour la New York Tribune, le journal de Greeley ».
    Joseph A Schumpeter, qui a enseigné à David Rockefeller à Harvard, écrit (Capitalism, Socialism and Democracy) : « Les vrais stimulateurs du socialisme n’étaient pas les intellectuels ou les agitateurs qui l’ont prêché, mais les Vanderbilt, les Carnegie et les Rockefeller ».
    Rappelons que la formule suprême et la plus parfaite du Capital est, d’après Marx, l’économie politique libérale anglaise, en particulier la théorie du « libre-échange », du « Marché Universel » d’Adam Smith.
    Suite : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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