7 au Front

En Cybérie (article de PMO) 2026

À l’occasion d’un quart de siècle d’activité critique,

nous vous avisons de la parution de notre nouvel ouvrage

le 24 juin 2026

En Cybérie

À l’automne 2001, Pièces et main d’oeuvre publiait depuis Grenoble ses premières enquêtes contre

l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Une vingtaine de livres depuis vingtcinq

ans, un millier d’articles sur www.piecesetmaindoeuvre.com, des films, podcasts et dizaines de

causeries, des campagnes locales et nationales, des mots pour dire et comprendre la politique à l’ère

technologique.

Il y a vingt ans, le 1er juin 2006, défilait à Grenoble la seule manifestation au monde ayant visé à ce

jour les nanosciences & nanotechnologies, lors de l’inauguration de Minatec.

En juin 2026, alors que l’IA déchaîne sa puissance de calcul anthropophobe, nous publions

l’histoire et l’état de l’agression : En Cybérie.

La Cybérie, c’est le Tout où l’on refusait d’arriver, mais c’est lui qui est arrivé. Que l’on a vu peu à

peu monter des abysses scientifiques, pour couvrir tout ce qui vivait de son filet de contention

numérique. La Cybérie, c’est la mutation qui a transformé la terre en toile et les terriens en insectes

sociaux, en proies de la mégamachine, pris dans ses mailles, envahis de ses fibres, peu à peu

absorbés dans ses circuits intégrés.

La Cybérie, c’est le Tout d’où l’on ne sortira peut-être jamais plus – sauf si. Il a donc paru nécessaire

de savoir d’où avait rampé l’atroce processus avant sa ruée submersive sur un monde et une

humanité asservis à l’IA. Comment fonctionnent les Cybériens ? Leur déchéance était-elle fatidique ?

Gravée dans leur native course à la puissance ? Mais pourquoi voudraient-ils en sortir, eux qui ont

tout fait pour y parvenir ?

On peut commander le livre en librairie :

En Cybérie, par Pièces et main d’oeuvre

Éditions Service compris, 2026 – ISBN 9791094229897

428 pages, 25 €

Ou directement chez l’éditeur en envoyant un chèque de 25 € + 3 € de frais de port par

exemplaire, à l’ordre de :

Service compris – BP 27 – 38172 Seyssinet-Pariset cedex

Merci d’écrire lisiblement vos noms et adresses (ainsi qu’un courriel ou un numéro de téléphone

en cas de problème).

Contact : service.compris38@free.fr

2 réflexions sur “En Cybérie (article de PMO) 2026”

  • En « Sibérie »
    Le mot « Sibérie », de « sibir » désigne, en russe, la « terre endormie ».
    À ce propos, souvenons-nous du célèbre ouvrage « Voyage au centre de la Terre », dans lequel Jules Verne appuyait son récit imaginaire sur une vieille tradition islandaise : l’alchimiste insulaire Arne Sakhnussem serait, au XVIème siècle, parvenu au centre de la terre et en serait ensuite revenu.
    Ceci a un rapport très étroit avec la signification de la phrase hermétique suivante : « Visita Inferiora (ou Interiora) Terræ, Rectificando Invenies Occultum Lapidem », qui donne par acrostiche le mot « Vitriol » (qui est l’anagramme de « l’or y vit). Il s’agit ici du « Vitriol » des sages : visitant l’intérieur de sa matière (brute et imparfaite, symbolisée par le « Plomb »), le sage la rectifie (la transforme, la transmute) pour découvrir (pour en extraire) la « Pierre » cachée (une substance raffinée et purifiée, symbolisée par l’« Or ») qui représente son Essence, son Soi, la Substance de son Être…
    Un poème admis dans la liturgie hébraïque est intitulé : « La Couronne royale ». C’est la lumière sacrée, « Kether », qui engendre la sagesse, « Hokmah », et l’intelligence, « Binah » ; l’intelligence, dit-on, est la faculté de voir les choses comme elles sont, et cette faculté est le noyau de la sagesse.
    La sagesse et l’intelligence sont en équilibre, comme les deux plateaux d’une balance ; c’est la couronne suspendue par les mains de l’Absolu au-dessus de l’univers, comme la formule de toute existence.
    À ce sujet, notons que, partout, la Grande Ourse et la Petite Ourse furent assimilées aux deux plateaux d’une balance. Et suivant la Tradition extrême-orientale, la Grande Ourse était appelée « Balance de jade », c’est-à-dire, selon la signification symbolique du jade, « Balance parfaite ».
    Aussi, rappelons que « Tula », en sanscrit, signifie « Balance », terme qui renvoie par sa désignation à un « Centre suprême » en parfait équilibre, un lieu de plénitude et de perfection ; c’est « le lieu divin où se concilient les contrastes et les antinomies » comme disent les initiés musulmans, ou le Centre de « la roue des choses » suivant l’expression hindoue. Notons que la « Tula » des hindous est la même chose que la « Tula » Atlante (celle des Toltèques), que la « Tula » Hyperboréenne ou que le royaume de « Thulé » : c’est la « Terre sainte » par excellence, siège de la Tradition primordiale dont toutes les traditions particulières sont dérivées par adaptation à telles ou telles conditions définies qui sont celles d’un peuple ou d’une époque. C’est le « Centre du Monde » que le symbolisme traditionnel de tous les peuples compare au cœur, centre de l’être et « résidence divine ».
    D’après le « Dictionnaire des symboles » de Jean Gheerbrant et Alain Chevalier, « Thulé » symboliserait la limite extrême où finit le monde (humain) et où commence l’Autre monde (divin). À cette limite, « Ultima Thulé » ou « Extrema Thule », se trouve la connaissance suprême ou révélation primordiale, que symbolisent la « Coupe » (du Graal), le « Coffre » (au Trésor) ou la Terre sacrée d’« Arcadie » (« Arca », Coffre ; « Dei », Dieu, soit le « Coffre de Dieu », c’est-à-dire « Arca Fœderis », l’« Arche d’Alliance »).
    Dans la poésie scandinave ce centre mystique est « As-gard », c’est la « Ville des Divines Unités », les « As » ; « As » signifie, dans une infinité de langues, l’unité centrale, l’être unique, « Dieu ». C’est de ce mot très antique que dérive le nom donné à l’Asie, mot qui signifie « terre des Déesses ». Dans les poésies sanscrites, on retrouve « As-gard » sous l’appellation « As-gartha » qui est la « Cité Divine » ou « Brahma-pura » de la tradition hindoue : « Brahma », Principe divin ; « Pura », Ville (le sens premier du « GAR » en sanskrit est semblable à celui de la racine arabe : il s’agit avant tout d’un creux, d’une cavité, d’un refuge).
    D’après l’ouvrage de Saint-Yves d’Alveydre, « La Mission de l’Inde », le nom « Agarttha », décrit comme un « centre initiatique mystérieux », signifie « insaisissable à la violence, inaccessible à l’anarchie », mais aussi, et surtout, « inviolable », car, dit René Guénon, c’est le « séjour de la Paix », Salem ; la « Paix », en son sens ésotérique, est indiquée partout comme l’attribut fondamental des centres spirituels établis en ce monde, « in terra ». C’est l’« Eldorado », contrée mythique d’Amérique du Sud, ou le « Shambhala » de la mythologie bouddhiste, « une terre pure qui, bien qu’étant terrestre, ne peut cependant pas être située sur une carte ».
    Au sujet de l’Agarttha, Ferdinand Ossendowski (dans « Bêtes, Hommes et Dieux ») nous indique qu’il est devenu un centre « souterrain » il y a plus de six mille ans. Précisons que, antérieurement au début du Kali-Yuga (période d’obscuration), l’Agarttha portait un autre nom, et ce nom était celui de « Paradêsha », qui, en sanscrit, signifie « contrée suprême » ; c’est de ce mot que les Chaldéens ont fait « Pardes » et les Occidentaux « Paradis ». L’Agarttha, ne fut donc pas toujours souterrain, et ne le demeurera pas toujours, car, nous dit encore F. Ossendowski, « il viendra un temps, où les peuples d’Agharti sortiront de leurs cavernes et apparaîtront sur la surface de la terre ».
    Citons encore ce livre étrange intitulé « La Race à Venir » (« The coming Race »), écrit par Sir Edward Bulwer-Lytton, et publié en 1871. Ce livre évoque une race nommée les « Ana » qui sont les descendants des Celtes. Les Ana sont, de loin, supérieurs d’un point de vue intellectuel à la race humaine. Ils vivent sous terre, leur monde peut être atteint par un puits de mine. Mais l’histoire relate que les Ana reviendront un jour à la surface, et gouverneront le monde entier.
    NB : « le Golem est à l’origine de nombreuses créatures artificielles, imaginaires ou réelles. Préfiguration du robot, de l’ordinateur (IA) et plus généralement d’un monde envahi par un machinisme croissant, le Golem est aussi le précurseur des superhéros, des androïdes et des avatars numériques. Rarement un mythe aura été aussi fécond pour penser tant le pouvoir créateur de l’homme que sa démesure. » (Norbert Wiener)
    Golem est un mot hébreu qui apparaît dans la Bible au Psaume 139, 16 et désigne la masse d’argile mêlée de sang à laquelle Dieu aurait par son souffle donné la vie au premier homme : Adam.
    Le Golem, dans la légende judéo-kabbalistique, signifie une sorte d’homme-robot. Le Golem est l’homme créé par des moyens magiques ou artificiels, en concurrence avec la création d’Adam par Dieu. Le Golem symbolise la création de l’homme qui veut imiter Dieu en créant un être à son image, mais qui n’en fait qu’un être sans liberté, enclin au mal, esclave de ses passions. La vraie vie humaine ne procède que de Dieu. Dans un sens plus intériorisé, le Golem n’est qu’une image de son créateur même, l’image d’une de ses passions qui grandit et risque de l’écraser. Il signifie enfin qu’une création peut dépasser son auteur, et que l’homme n’est qu’un apprenti sorcier.
    Dans la légende, le rabbin Loew a créé au XVIème siècle à Prague le Golem (qui signifie « Inachevé » en hébreu) pour défendre la communauté « juive » des pogroms.
    Notons avec Robert Ambelain et son ouvrage « Les arcanes noirs de l’hitlérisme » que, à la base, le Golem n’était rien d’autre qu’un « Téraph », c’est-à-dire une idole, simple support matériel permettant à une entité de s’incarner par incorporation rituelle. Modelé sous des aspects planétaires précis par le kabbaliste, cette statue anthropomorphique était constituée d’argile et d’eau (Genèse : II, 7). Au cours d’une cérémonie évocatoire, le magicien associait l’entité évoquée à la statue plus ou moins grossière qu’il venait de modeler de ses mains, et par des rites de propitiation (sacrifices, encensements, etc.) il la maintenait sous sa dépendance. Mais il arrivait qu’un jour l’entité se rebellât contre cette sujétion, ou que le magicien ait supprimé les rites de propitiation nourrissant psychiquement le Golem. Alors, après avoir mis à mort son créateur, le Téraph s’en allait au hasard de son comportement astrologique, semant la destruction dans la communauté car sa puissance n’était capable par elle-même que de mauvaises actions… Pour le neutraliser il fallait effacer de son front le mot qui y était transcrit à son élaboration : « Æmet », soit « véridique », « réel » (ou « Vie »), et en supprimant « Æ » il ne restait plus que « met », soit : « mort », « inexistant » ; alors le Golem se désagrégeait et s’écroulait aussitôt en une masse d’argile inerte. Cependant, cette masse pouvait, parfois, écraser sous son poid le magicien imprudent.
    « Au vu des risques que la cybernétique faisait courir à l’humanité, le père de la cybernétique (Norbert Wiener) avait fini par se démarquer du tout cybernétique vers quoi le monde se précipitait aveuglément. Le père de la cybernétique moderne va nous laisser quelques réflexions dans son livre-testament « God & Golem ». Voici les questions qui accompagnent sa 4ème de couverture : Si l’homme a créé la machine à “l’image de son intelligence”, quelle image la machine lui renvoie-t-elle en retour ? Serait-ce celle d’un homme ayant perdu l’intelligence de son savoir, et qui se destine à devenir le Golem de sa propre destruction ? Notre hypothèse est que la “golémisation” des masses est à nos portes, ce qui permettrait au petit nombre détenteur de l’ensemble des richesses terrestres de dominer et surtout de contrôler l’humanité, et la vie en général. Si notre hypothèse devait être vérifiée, nous serions face à un génocide planétaire d’une ampleur surnaturelle ; nous considérons que le fait de forcer la main à des populations pour leur faire changer leur nature sans leur consentement relève du génocide. » (Liliane Held-Khawam)
    « Un des thèmes les plus importants dans les romans de Philip K. Dick (écrivain à l’origine des films « Blade Runner » ou « Minority Report ») est le thème de la fausse réalité et surtout du faux humain. D’un humain remplacé, copié, numérisé, brainwashé. Y a-t-il une frontière entre un humain et un robot qui a une apparence et des capacités humaines ? Aujourd’hui nous vivons dans un monde où les figures politiques (d’ailleurs nous les appelons “des figures” ou “des personnages” et non des êtres humains) nous donnent la sensation d’une grande perplexité et, souvent, d’une répugnance. Sont-ils des humains ? Et qui deviennent tous ceux qui sont sous l’influence de la télé et du smartphone 20 heures par jour ? Combien d’humain reste en eux ? » (Tetyana Popova)
    « Qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Ce n’est pas quelque chose que l’on peut programmer. Ce n’est pas un code que l’on entre dans une puce électronique. C’est la force du cœur humain, la différence entre nous et les machines. » (John Connor, Terminator Salvation)
    Dans « La France contre les robots », Georges Bernanos dit, que la Civilisation des Machines est « La civilisation des techniciens », et dans l’ordre de la Technique, un imbécile peut parvenir aux plus hauts grades sans cesser d’être imbécile, à cela près qu’il est plus ou moins décoré. La Civilisation des Machines est la civilisation de la quantité opposée à celle de la qualité. Les imbéciles y dominent donc par le nombre, ils y sont le nombre. Cependant, la malfaisance n’est pas dans les imbéciles, elle est dans le mystère qui les favorise et les exploite, qui ne les favorise, d’ailleurs, que pour mieux les exploiter.
    Aussi, c’est l’occasion de rappeler ici les mots de Charles Baudelaire : « La suprême habilité du diable, quelle que soit sa nature, c’est d’obtenir au bout du compte qu’on nie son existence. ».
    Convenons, aujourd’hui, qu’il y est assez bien parvenu, avec de surcroit l’aide de ses « prêtres » (théologiens ou pas) et l’adhésion satisfaite d’une myriade de « fidèles », soi-disant « libérés », puis « branchés » et « câblés », aujourd’hui « connectés » et, demain, probablement « transhumanisés ».
    Les hommes de la Tradition qui ne sont ni folkloristes, ni rêveurs ou nostalgiques, ont pris définitivement conscience que « le monde moderne danse avec le diable » et que notre civilisation est devenue le support planétaire ouvert aux entreprises des « puissances d’en-bas ».
    Aussi, à la lumière des principes et doctrines traditionnels qui fondent la Sagesse commune à toutes les formes traditionnelles, initiatiques ou religieuses, le monde actuel, malgré, ou en raison, de ses indéniables réussites matérielles et techniques, apparaît pour ce qu’il est vraiment : parodie, caricature, illusion, poudre aux yeux, travestissement, en un mot : mensonge.
    Ce monde-là est bel et bien celui dont « Satan » est le prince.
    Ayant épuisé ou presque les « virtualités » du « matérialisme », « l’Adversaire » recourt dorénavant aux « virtualités » d’un « néo-spiritualisme ».
    À ce sujet, rappelons les propos de l’un des prosélytes du transhumanisme en France, Laurent Alexandre, propos parus dans « Le Monde » du 03/11/2015 : « Dieu n’existe pas encore : il sera l’homme de demain, doté de pouvoirs quasi-infinis grâce aux nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives. L’homme va réaliser ce que seuls les dieux étaient supposés pouvoir faire : créer la vie, modifier notre génome, reprogrammer notre cerveau et euthanasier la mort. »
    On le voit ici, le cerveau de l’imbécile n’est pas un cerveau vide, c’est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s’assimiler, comme les résidus alimentaires dans un côlon envahi par les toxines.
    En parallèle des propos délirants tenus par le chantre du transhumanisme, néanmoins soutenus par le « brainwashing » hollywoodien habituel, organisé, notamment ces dernières années, autour des univers « Marvel » et « DC Comics », rappelons ces sages paroles de Louis Pauwels, tirées de son ouvrage « Les dernières chaînes » : « La qualité suprême de l’homme est dans son être. Nous sommes dans une période où tout se conjugue pour nier notre authentique liberté intérieure… En fait, c’est toujours la même vieille tentation : convaincre les hommes de renoncer à leur autonomie, à leur singularité, à leur différence. À l’ère des machines et de l’informatique, beaucoup se prennent pour des robots. Or, les robots ne vivent pas. Ils n’ont pas d’intériorité. Ils ne connaissent qu’une loi, celle des tyrans qui les manipulent. ».
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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