7 au Front

Capitalisme occidental: genèse d’un système de dépossession et de destruction des formations sociales ancestrales

Par Khider Mesloub. 

 

Il est devenu aujourd’hui extrêmement fréquent d’évoquer le capitalisme comme une réalité allant de soi, comme une sorte d’horizon naturel et indépassable de l’organisation humaine. Le terme est employé quotidiennement par les politiciens, les journalistes et les économistes médiatiques sans qu’aucun effort sérieux ne soit entrepris pour en définir précisément la nature historique, les mécanismes fondamentaux ou les conditions concrètes de son apparition.

La naturalisation idéologique du capitalisme

Le capitalisme est ainsi réduit à une abstraction vague : tantôt simple économie de marché, tantôt synonyme de modernité, tantôt encore assimilé au seul progrès technique. Cette banalisation conceptuelle produit une conséquence idéologique majeure : elle efface le caractère historique du capitalisme pour le transformer en évidence quasi naturelle. La naturalisation du capitalisme constitue l’une des grandes mystifications idéologiques de l’époque moderne : l’économie de marché, le salariat et la concurrence y sont présentés comme l’horizon indépassable de l’humanité, comme des formes sociales quasi naturelles nées spontanément du prétendu penchant humain au troc et à l’échange.

Le mythe bourgeois occidental du développement capitaliste universel

 Or le capitalisme n’a rien d’un ordre spontané né mécaniquement de la tendance humaine à commercer. Le capitalisme ne procède pas d’une évolution historique linéaire, homogène et universelle. Son apparition résulte au contraire de conditions historiques particulières propres à l’Europe occidentale. Les catégories contemporaines de pays « en développement » ou « émergents » traduisent dès lors une lecture téléologique du devenir historique, héritée du progressisme libéral occidental, qui suppose implicitement que chaque société devrait reproduire les étapes historiques traversées auparavant par l’Angleterre ou la France.

Le capitalisme doit dès lors être appréhendé comme une construction historique spécifique, et non comme une évolution naturelle des sociétés humaines. Le capitalisme ne s’est pas développé simultanément sur toute la planète. Il s’est d’abord consolidé dans un noyau limité de puissances.

Il ne constitue ni l’aboutissement logique de l’histoire universelle ni l’expression intemporelle d’une prétendue « nature humaine » portée vers l’échange marchand. Le capitalisme est un mode de production historiquement déterminé, apparu dans des circonstances très particulières, au terme de transformations économiques, sociales, politiques et militaires d’une violence systémique permanente.  Il repose sur des rapports sociaux spécifiques qui n’ont pas toujours existé et qui ne possèdent aucun caractère éternel.

Surtout, il n’existe pas un capitalisme unique se développant partout selon les mêmes modalités. Le capitalisme anglais du XVIIIe siècle, le capitalisme français issu de l’absolutisme monarchique, le capitalisme allemand forgé sous direction étatique prussienne, le capitalisme japonais né de la restauration Meiji, le capitalisme russe développé sous une bureaucratie, tsariste puis soviétique hyper-centralisée, ou le capitalisme algérien impulsé par le colonialisme et parachevé par l’État placé sous la houlette du FLN, relèvent de trajectoires historiques profondément distinctes. Tous participent certes d’un même mode de production mondial, mais leurs formes d’émergence diffèrent considérablement selon les structures sociales antérieures, les rapports de force internationaux et le degré d’intégration au marché mondial.

Il est donc impossible de comprendre le développement historique du capitalisme chinois, russe, japonais ou même algérien à partir du seul modèle occidental classique, comme si l’ensemble des sociétés humaines étaient condamnées à reproduire mécaniquement le parcours historique britannique ou français avec quelques décennies de retard. Une telle lecture relève d’une conception profondément linéaire et téléologique de l’histoire.

C’est précisément pourquoi les catégories de « pays développés », « sous-développés » ou « émergents » apparaissent aussi trompeuses. Sous leur apparente neutralité descriptive se cache en réalité toute une philosophie évolutionniste héritée du libéralisme occidental du XIXe siècle. Ces notions supposent implicitement que toutes les sociétés humaines suivraient une même trajectoire linéaire de progrès, certaines nations ayant simplement « pris de l’avance » sur d’autres. L’Occident devient alors le modèle universel du développement historique, tandis que le reste du monde est réduit à des formes inachevées ou retardataires de lui-même. 

Centre et Périphérie : la structuration inégale du monde capitaliste

 Une telle vision efface entièrement les rapports de domination internationaux constitutifs du développement capitaliste mondial. Le capitalisme ne s’est pas développé simultanément sur toute la planète. Il s’est d’abord consolidé dans un noyau limité de puissances – Europe occidentale, puis Amérique du Nord et Japon –, appelées communément Occident ou « Centre », avant d’intégrer progressivement le reste du monde, le « Sud global » ou la « Périphérie », dans une relation profondément asymétrique de dépendance économique, financière, technologique et militaire.

La « Périphérie » – ou pays dits émergents – n’existe pas indépendamment du « Centre » – Occident – : elle est historiquement produite par lui, structurée par ses besoins et subordonnée à sa dynamique d’accumulation. Le développement du « Centre » implique corrélativement la subordination de vastes régions du monde transformées en réservoirs de matières premières, de main-d’œuvre bon marché ou de débouchés commerciaux forcés. Le capitalisme mondial ne réalise donc nullement l’unification harmonieuse de l’humanité ; il organise au contraire une hiérarchie internationale permanente fondée sur l’inégalité structurelle.

La pauvreté ou le prétendu « retard » des pays périphériques ne relèvent nullement d’un simple décalage historique dans le processus de développement. Ils constituent au contraire l’un des produits structurels de l’expansion du capitalisme occidental lui-même. L’accumulation du capital dans les pays occidentaux repose historiquement sur des rapports asymétriques de domination, d’exploitation et de dépendance imposés aux régions périphériques intégrées de manière subordonnée au marché mondial. Derrière l’apparente universalisation du marché mondial se dissimule une division internationale du travail extraordinairement inégalitaire où certains pays concentrent : la puissance financière ; les capacités technologiques ; les centres de décision industriels ; la domination militaire ; le contrôle monétaire ; les leviers géopolitiques. Tandis que d’autres demeurent enfermés dans des positions de dépendance chronique.

Forces productives, rapports sociaux de production et naissance des premières sociétés de classes

Pour comprendre cette dynamique historique, il faut revenir aux transformations profondes qui ont progressivement conduit à l’apparition du mode de production capitaliste. Selon le matérialisme historique développé par Marx, l’histoire des sociétés humaines repose fondamentalement sur l’évolution contradictoire entre forces productives et rapports de production. Les forces productives désignent l’ensemble des moyens matériels permettant aux hommes d’agir sur la nature : outils, techniques, machines, savoirs, organisation du travail, infrastructures, mais aussi force de travail humaine elle-même. Les rapports de production correspondent quant à eux aux relations sociales organisant cette production : propriété collective ou privée des moyens de production, esclavage, servage, salariat, formes de prélèvement du surtravail. La combinaison de ces deux éléments constitue ce que Marx appelle un mode de production. Celui-ci ne détermine pas uniquement la manière dont une société produit ses richesses matérielles ; il structure également l’ensemble de son organisation sociale, juridique, politique, culturelle et idéologique. L’État, le droit, les institutions, les religions dominantes, les représentations morales ou intellectuelles ne flottent jamais au-dessus de la réalité sociale : ils s’enracinent toujours dans une base matérielle déterminée.

Les premières sociétés humaines fonctionnaient selon des formes relativement égalitaires de propriété collective, sociétés désignées sous le nom de communisme primitif. La faiblesse extrême des forces productives imposait alors une coopération directe entre les membres du groupe afin d’assurer la survie commune. La production demeurait essentiellement tournée vers les besoins immédiats et les produits du travail étaient redistribués collectivement selon des règles communautaires. Mais à mesure que les techniques agricoles progressèrent, que les populations augmentèrent et que les besoins matériels se diversifièrent, les premières divisions sociales durables apparurent progressivement. L’accroissement du surplus productif permit à certaines couches sociales de se détacher du travail direct pour monopoliser des fonctions militaires, religieuses ou administratives. C’est dans ce contexte qu’émergèrent les premiers États historiques. Dans les grands empires antiques d’Égypte, de Mésopotamie, d’Inde ou de Chine se développèrent ainsi des formes de domination extrêmement centralisées où une bureaucratie monarchique prélevait une partie croissante du surtravail des communautés agricoles sous forme de tribut. Ces structures politiques assuraient en échange : la protection militaire ; l’organisation des grands travaux hydrauliques ; l’entretien des réseaux de communication ; la gestion administrative des territoires. Ces formations sociales, regroupées par Marx sous l’expression de « mode de production asiatique », se caractérisaient par une domination massive de l’État sur l’économie et par le maintien relativement stable des communautés rurales traditionnelles. 

Du monde féodal à l’ascension de la bourgeoisie marchande

L’Europe occidentale connaîtra, pour sa part, une évolution différente. Avec l’effondrement de l’Empire romain d’Occident et les invasions germaniques successives, l’ancien système esclavagiste se désagrège progressivement. Les échanges commerciaux s’effondrent, les villes régressent, le pouvoir central disparaît largement. La société se recentre alors autour des domaines seigneuriaux relativement autonomes : c’est l’émergence du mode de production féodal. Le féodalisme repose sur une organisation essentiellement rurale et localisée de la production. Le seigneur contrôle la terre, prélève un surtravail sur les paysans et assure en retour leur protection militaire ainsi qu’un certain ordre juridique local. Mais contrairement au capitalisme moderne, la production demeure principalement orientée vers la satisfaction directe des besoins locaux. La logique d’accumulation illimitée caractéristique du capitalisme n’existe pas encore. Le seigneur féodal cherche certes à accroître ses ressources, mais son surplus vise essentiellement : la consommation aristocratique ; l’entretien militaire ; les dépenses de prestige ; les obligations religieuses ; les formes traditionnelles de redistribution. La valeur d’usage domine encore largement la valeur d’échange. Mais le féodalisme porte progressivement en lui les conditions de sa propre dissolution. À partir du XIe siècle, la reprise du commerce méditerranéen, l’essor des foires, le développement des villes et la renaissance des échanges monétaires commencent à désagréger lentement l’économie seigneuriale autarcique. Une nouvelle couche sociale prend alors une importance croissante : la bourgeoisie marchande.

La bourgeoisie marchande voit rapidement dans l’émiettement féodal un frein majeur à l’expansion du commerce, à l’unification du marché intérieur et à la consolidation d’un pouvoir central capable de sécuriser les échanges. Les multiples péages, coutumes locales, monnaies concurrentes et guerres seigneuriales entravent lourdement la circulation marchande. Dès lors, les intérêts de la bourgeoisie convergent progressivement avec ceux des monarchies centralisatrices. Les rois cherchent à briser l’autonomie de la noblesse féodale afin d’affermir leur autorité. Les bourgeois souhaitent quant à eux : unifier le marché intérieur ; sécuriser les routes commerciales ; stabiliser la monnaie ; imposer une fiscalité centralisée ; développer des infrastructures ; garantir militairement l’expansion commerciale. L’État moderne naît précisément de cette alliance historique entre bourgeoisie et monarchie.

L’absolutisme monarchique constitue ainsi bien moins le triomphe final de la féodalité que sa lente désagrégation sous l’effet du capitalisme naissant. Derrière l’apparente toute-puissance des monarchies absolues se développe en réalité un appareil étatique adapté aux besoins de l’accumulation marchande. Le mercantilisme représente l’expression économique la plus claire de cette transition historique. 

Accumulation primitive et destruction des communautés paysannes

 Contrairement aux mythologies libérales contemporaines, le capitalisme ne naît nullement du « libre marché » spontané. Dès son origine, il repose sur une intervention massive de l’État : protection douanière ; soutien aux manufactures ; monopoles commerciaux ; expansion coloniale ; financement des infrastructures ; guerres commerciales ; centralisation administrative ; uniformisation juridique. L’État mercantiliste agit déjà comme un gigantesque instrument d’accumulation nationale au service de la bourgeoisie ascendante. La naissance du capitalisme ne repose pas sur les vertus bourgeoises de l’épargne et du mérite célébrées par l’idéologie libérale. La véritable rupture historique – ce que Marx appelle l’« accumulation primitive » – s’opère au contraire par la violence structurelle, l’expropriation et la destruction forcée des anciennes formes de vie sociale.

Mais la véritable rupture historique survient lorsque la terre, le travail et les moyens de production deviennent eux-mêmes des marchandises. En Angleterre, les mouvements d’enclosures – c’est-à-dire la confiscation privée des anciennes terres communales – détruisent progressivement les solidarités villageoises, les droits coutumiers et les formes collectives d’existence héritées du monde féodal.

Le salariat : naissance d’une liberté sans autonomie

 Des masses paysannes entières sont alors expulsées de leurs moyens traditionnels de subsistance et brutalement séparées de leurs moyens de production. Dépossédé de la terre qui garantissait jusque-là sa survie matérielle, déraciné de ses anciennes structures communautaires, le paysan n’a désormais plus qu’une seule ressource pour subsister : vendre sa force de travail. Le capitalisme naît précisément de cette séparation violente entre les producteurs directs et les conditions matérielles de leur existence. Le travail devient alors une marchandise échangeable sur un marché du travail désormais « libre », libre au sens capitaliste du terme : libre de toute protection collective, mais aussi libre de mourir de faim en absence de salaire. Le prolétaire apparaît désormais comme un individu juridiquement libre : il n’est plus un serf attaché à la terre ni soumis aux anciennes tutelles féodales. Mais cette liberté purement formelle masque une dépendance économique totale. Dépossédé de toute autonomie matérielle, il est surtout « libre » de mourir de faim s’il ne trouve pas un capitaliste prêt à acheter son temps et sa force de travail. Le capitalisme naît précisément de cette séparation violente entre les producteurs et leurs moyens de production.

Le capitalisme n’est pas le fruit d’un consensus naturel ou d’une évolution harmonieuse des sociétés humaines, mais un système historique né dans le sang, la dépossession des terres communes, l’expropriation et la guerre économique, dont la dynamique intime exige l’expansion permanente du marché ainsi que la marchandisation toujours plus poussée du monde et des rapports sociaux. La société bascule sous la domination du Capital, c’est-à-dire sous la domination d’une logique impersonnelle d’accumulation illimitée où l’argent doit constamment se transformer en davantage d’argent.

Toutes les anciennes structures sociales deviennent alors incompatibles avec cette dynamique : communautés villageoises ; coutumes collectives ; solidarités locales ; corporations artisanales ; droits d’usage traditionnels ; limitations religieuses ou morales à l’accumulation. Le capitalisme dissout méthodiquement l’ensemble des anciens rapports sociaux afin de généraliser la marchandisation de toutes les activités humaines. Les révolutions bourgeoises hollandaise, anglaise puis française ne feront qu’achever politiquement cette transformation économique déjà engagée depuis plusieurs siècles. Elles détruisent juridiquement les dernières entraves féodales afin de permettre le libre déploiement du marché, du salariat et de la propriété privée capitaliste.

Ce que l’on appellera plus tard « révolution industrielle » ne constitue finalement que la manifestation la plus spectaculaire d’un phénomène beaucoup plus profond : l’avènement d’une société entièrement dominée par le mode de production capitaliste. Le Capital devient alors le rapport social central structurant l’ensemble de la vie collective. D’un côté se concentrent les détenteurs des moyens de production ; de l’autre se développe une immense masse de travailleurs dépossédés, contraints de vendre quotidiennement leur force de travail pour assurer leur survie.

Expansion mondiale, guerres impérialistes et domination capitaliste

L’Europe occidentale entre ainsi dans une dynamique historique nouvelle : industrialisation accélérée ; urbanisation massive ; généralisation du salariat ; concentration du capital ; expansion coloniale ; domination financière mondiale. Le capitalisme européen peut désormais entreprendre ce qui deviendra sa véritable vocation historique : l’intégration violente de l’ensemble de la planète dans le marché mondial dominé par les puissances occidentales ou du Centre.

Le capitalisme occidental ne s’est d’ailleurs jamais développé autrement que par la dépossession et la guerre. Depuis les conquêtes coloniales jusqu’aux guerres napoléoniennes qui accompagnèrent l’expansion de la bourgeoisie européenne, depuis les massacres impériaux du XIXe siècle jusqu’aux deux guerres mondiales nées des rivalités entre puissances capitalistes européennes pour le partage du monde, l’histoire du capitalisme apparaît indissociable d’une violence militaire permanente. Même après 1945, loin de l’image pacifiée entretenue par les pays occidentaux, le système capitaliste mondial a continué de produire une succession ininterrompue de guerres, d’interventions militaires, de coups d’État, de déstabilisations et de conflits impérialistes menés au nom de la sécurité, du libre-échange, de la civilisation ou de la « démocratie » occidentales. La guerre n’est donc nullement une anomalie extérieure au capitalisme occidental : elle constitue l’une des formes historiques privilégiées de son expansion, de sa régulation des crises et de sa reproduction mondiale.

Le capitalisme occidental apparaît ainsi non comme l’aboutissement naturel et harmonieux de l’histoire humaine.

Mais comme le produit historique spécifique d’un long processus de dépossession, d’expropriation et de destruction des anciennes formations sociales. Né de la dissolution violente des structures communautaires héritées du féodalisme, de l’expulsion des producteurs directs de leurs moyens de subsistance et de la généralisation progressive du salariat, il s’est développé à travers l’intervention massive de l’État, l’expansion coloniale, la guerre économique et l’intégration forcée de la planète au marché mondial. Derrière les mythologies libérales du progrès, du libre marché et de la concurrence se dessine ainsi la réalité historique d’un système fondé sur l’accumulation illimitée du capital, la marchandisation croissante des rapports humains et la reproduction permanente des rapports de domination à l’échelle mondiale.

 

Khider MESLOUB

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “Capitalisme occidental: genèse d’un système de dépossession et de destruction des formations sociales ancestrales

  • Poilagratter

    👍👍👍👍💥
    Pour y arriver ils ont crees 2 groupes illuminati qui nous font la guerre et se font la guerre pour avoir plus d’avantages mafieux que l’autre groupe. Mais les 2 groupes ont les memes maitres. C’est pour qu un groupe attaque, tue et detruise ( guerres, virus, etc ) et l’autre groupe se presente tres tres en retard comme sauveur pour les derniers rescapés. Tucker Carlson sur before its news : le monde n’est pas dirigé par des humains. Un neurologue anglais reputé avait inventé des lunettes qui montraient l’aura…il a ete tres surpris de voir que 3/4 de la population n’en ont pas donc pas reliés a une âme, donc nos chiens de troupeau pour s assurer qu’on acceptera de bèèèler dans leurs sens ( se faire injecter, accepter sans broncher…) en suivant la masse….

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  • Jacques Abel

    « L’Europe occidentale entre ainsi dans une dynamique historique nouvelle : industrialisation accélérée ; urbanisation massive ; généralisation du salariat ; concentration du capital ; expansion coloniale ; domination financière mondiale. Le capitalisme européen peut désormais entreprendre ce qui deviendra sa véritable vocation historique : l’intégration violente de l’ensemble de la planète dans le marché mondial dominé par les puissances occidentales ou du Centre. »

    Franchement, c’est quoi ce pathos à deux balles, quand on a dit ça, quelle peut être la fin, quelles solutions on donne aux gens, d’autant plus qu’à d’autres moments on écrira autant de lignes de conneries, pour dire, soyez pacifistes, surtout bougez pas, la violence ne sert que le capitalisme, et blablabla…?

    « Le capitalisme occidental apparaît ainsi non comme l’aboutissement naturel et harmonieux de l’histoire humaine. »

    On nous refait le fondement avec du gravier, là!
    Les mots ont sens, est-on vraiment face à une critique ou n’est-ce qu’un encensement presque bien déguisé?
    C’est toujours pareil avec ce type, malheureusement, il n’est pas le seul, quand on lit certains « intellectuels » similaires à lui, c’est la même chose, une ambivalence discursive, rhétorique et rédactionnelle qui jamais n’est aussi franche et nette que quand elle s’attaque à la France catholique.
    Non mais, franchement, vous avez lu ça:
    « comme l’aboutissement naturel et harmonieux de l’histoire humaine. »
    D’où ça peut se faire tolérer un tel aplaventrisme devant le « Capitalisme », sur un site communiste?

    Le mec est toujours dans un inventaire de constat, mais, attention, jamais aucune révolte, toujours là à nous critiquer l’ensemble des choses, toutefois, faut surtout pas bouger une oreille.
    Le même jour où la soi-disant défense des droits nationaux représentée par un ramassis de lgbt hyper philosémites, vient de voter la réintroduction d’encore plus de poissons dans notre alimentation, ce soporifique n’est même pas là à battre la révolte, on a instauré dans le pays un droit légitime de tuer à volonté aux flics, le bonhomme nous parle de l’aboutissement du capitalisme come il le voit dans sa p’tite tête.

    Ailleurs qu’ici, les capitalistes ou ce qui les représente, on leur défonce leurs gueules, quel qu’en soit le prix, on les fume!
    Même s’ils racontent qu’ils bombardent ici et là, éclatent ceci ou cela, on leur tient leurs putains d’couilles bien serrées dans les mains et on les fait hurler sans émettre un son.
    Partout ils commencent à être terrorisés de voir comment l’antisémitisme se vulgarise, autrefois il était normal dire se démocratise, plus là, on est dans la vulgarisation de l’affaire maintenant.
    Et plus il y a d’efforts déployer pour le combattre ce phénomène, plus ça le renforce.
    D’où cet écrivaillon tient-il que les structures communautaires ont sautées?
    Elles n’ont jamais été aussi fortes et efficientes à collaborer ensemble pour anéantir l’ennemi commun.
    Sérieux, c’est qui c’crypto?
    Comment pourrait-on combattre efficacement le capitalisme si parallèlement le sémitisme n’est pas lui aussi compris dans le même combat, ces deux suprémacismes sont indissociables l’un de l’autre, tout ce qui tend à les dissocier est trompeur.
    Voilà pourquoi, actuellement, capitalisme et sémitisme subissent les mêmes violences, évidemment, ce sont toujours les mêmes jean-foutres pour qui nous sommes pris par eux, qui payions le gros de l’addition, ça va changer…
    La guerre actuelle a fini de faire pleinement entrer ses deux objectifs dans son collimateur, les excessifs sont vus et détestés du monde entier, prochaine étape, dépolluer par anticipation les têtes de regrets et de remords s’ils n’étaient plus là.
    J’ai vraiment pas l’impression qu’il y ait du retard dans le déroulement de cette guerre.

    Ouais, ouais, pourquoi pas, c’est des lézards déguisés dans des peaux d’Hommes qui nous dirigent et nous font crever…
    Honnêtement, vu que quasiment tout ce qui se passe se développe quasi exactement comme cela était annoncé depuis des années et des années, que, même si les choses ont été rabâchées, jamais rien n’est venu interrompre l’inéluctable, et d’après ce qui est visible, ce n’est pas absolument pas l’œuvre capitaliste qui est en train de se jouer sous nos yeux, autrement elle se devrait d’être nettement plus harmonieuse à nos yeux et nos oreilles, alors que là, ça fait quand même quelques paires d’années que ça joue grande gueule et petits bras.
    Le monde est en pleine mutation, et ce sont toujours les mêmes aveugles qui continuent à nous jouer les faux prophètes, on était prévenu de ça aussi.

    Le temps pour les câlins est dépassé, c’est notre volonté, consciente ou pas, c’est la nôtre, collectivement, mondialement, nous avons voulu que ces moments arrivent.
    D’ailleurs, nous ne cessons absolument pas de les vouloir alors que maintenant que nous sommes parfaitement conscients qu’ils sont notre avenir, aucunement nous ne les rejetons, au contraire. Seules les ordures qui trouvent tous leurs comptes dans l’injustice mondiale qui se croyait installée pour au moins un millénaire, donnent tout ce qu’ils ont et sont pour essayer de modifier notre perception réacquise.

    Ce n’est absolument pas une vue de l’esprit, les équarrisseurs d’êtres humains qui y travaillent depuis des lustres, n’ont jamais été à aucun moment de l’histoire, dans la merde où ils se trouvent actuellement.
    Dans leur logique, si l’un d’eux tombent, cent d’entre-nous doivent périr pour le compenser, calcul imbécilement prétentieux et inaccessible, sauf à génocider des désarmés et sans défense, là oui. Mais, nous sommes des milliards contrairement à eux, et à nos têtes se portent de plus d’hommes qui ne regarderont pas au sacrifice pour les éliminer, alors ce combat, ils l’ont déjà perdu, quoi qu’ils fassent.
    Regardez en Italie, à son arrivée, Mélonie était l’incarnation de la résurgence du fascisme en Europe, aujourd’hui, cette docile centriste prête à tous les compromis pour durer, a fait émerger un ogre, un dévoreur derrière lequel s’en cachent de plus puissants et plus dangereux encore pour ce Capitalisme prétendument maître de tout et de tous.

    Ici, il y a encore peu, c’était tellement couru que le RN et toutes ses folles allait présider la France l’année prochaine, que dorénavant l’incertitude quant à ça, incite à ce que tous les faits divers soient traités comme des sujets de haute importance, quand on en est là en démocratie, si loin de la vraie bataille pour l’élection, alors les évènements mondiaux nécessitent toute notre attention et compréhension, c’est que les données réelles non révélées sont à un niveau critique qu’ils ne savent pas comment le contrôler.

    L’écrivaillon est focalisé sur ce qu’il sait et l’écrit pareillement, or, absolument tout doit être pris en compte dans ce monde en révolution.
    Des effets climatiques et leurs conséquences sur tout, tout comme celles des guerres qui ne cessent de se répandre contre une domination occidentale pas du tout préparée et équipée pour les mener.
    Quels miracles peut-elle faire pour se sauver, aucun!
    Il n’y a aucune économie de guerre qui soit capable de contrer ce qui s’est mis en place.
    Ce n’est donc plus elle qui mène la danse, si à chaque instant tous ses intérêts se font avidement consommer en pertes.
    Il n’y a pas eu une accalmie qui lui ait été favorable depuis que la Russie a entrepris de reprendre ce qui est à elle et qu’on disait ukrainien, à aucun moment l’occident n’a enregistrer ne serait-ce qu’une victoire symbolique, pas une seule fois, ce qui favorise sa dégradation, même l’Argentine qui a voulu s’insinuer dans son ombre, paie chèrement la démarche.
    Aujourd’hui, le pays est assimilé au Mauvais, l’Argentin lambda lui-même n’est plus bien vu par le reste du monde, tout ça pourquoi, quelques connards et connasses médiatiques dont tout le monde sait qu’ils servent le mauvais camp, et un président humainement inqualifiable dont le pays ne se débarrasse pas alors qu’il manifeste un amour inconditionnel à Trump et (netanyahou), tous deux plus horribles représentants humains de toute l’histoire de celle-ci.
    Et puis quoi, israël n’a plus mainmise sur l’Amérique, c’est donc Trump qui dirige là-bas?
    Quelle blague!

    Pour que l’entité maudite ne s’implique pas d’elle-même à contribué à détruire l’Iran, alors que ça fait un an qu’américains et israéliens nous disent qu’ils ont tout ravagé sur place, malgré cela l’Iran actuel n’a absolument aucun mal à faire crever n’importe lesquels d’entre-eux, la raison est beaucoup plus simple et relève de la réelle politique.
    Ce cul-de-basse-fosse est plus faible que jamais.
    Justement, grâce à l’Iran, qui a démontré de façon magistrale qu’il peut le faire disparaître en une seule journée.
    Preuve de cette faiblesse, que même ses millions de liges qui vivent au sein des nations occidentales en se faisant passer pour leurs citoyens n’arrivent plus à dissimuler, la jusqu’ici insignifiante Azerbaïdjan et son tout aussi insignifiant dirigeant Aliyev, dont, n’importe qui utilise le territoire comme bon lui semble, la récente réunion secrète russo-allemande au sujet de l’Ukraine d’il y a quelques jours le confirme fermement, sont dorénavant en mesure d’influer significativement sur la politique intérieure israélienne, jusqu’à lui faire hésiter à reconnaître officiellement les agissements des Turcs sur les Arméniens au début du siècle dernier, alors que la reconnaissance dudit génocide par Tel-Aviv devait être un évènement politique majeur pour l’entité et son soutien en occident, même Erdogan n’a pas cette influence sur israël, c’est dire à quel point le feu est vif dans l’enclos des tigres en carton et comment sont devenus mineurs ces « intermédiaires » comme la Turquie et l’Arabie-Saoudite dans les affaires importantes du monde.
    L’Azerbaïdjan et son territoire sont indispensables à la survie d’israël, s’il perd cet endroit, rien en Amérique et Europe ne peut le sauver, c’est le cœur même de la stratégie d’existence éparpillée d’israël qui est en cours de désactuallisation là, tous ces phénomènes dus à des objectifs de guerre qui n’avaient jusqu’à leur réalisation, jamais été ni pris en compte et encore moins estimés par les stratèges occidentaux, a fortiori les anticiper et maintenant pouvoir les contrer, ne se révèlent pas à nous parce qu’ils n’étaient pas prévisibles, justement ils ne l’étaient que trop, c’est alors là que l’arrogance et l’aveuglément historique occidental ont joué plein pot, ils ne voulaient pas et ne pouvaient pas y croire, ce sur quoi comptaient grandement ces adversaires qui les connaissent merveilleusement bien.
    D’où il continue à voir une perpétuation de mouvement notre scribouillard?
    Les colonialistes ramassent comme jamais ils n’ont pris dans leur vie, et lui il vient conclure que son capitalisme est en installation paisible et sereine, ouvre tes yeux bonhomme même si pour ton cerveau il n’y a plus rien de possible.
    On est même pas dans la partie dure de l’épreuve.
    Si, j’ai dit qu’il n’y aura jamais généralisation du conflit pour en faire une guerre mondiale comme celles qui ont existé dans le passé, cela ne veut absolument pas dire que l’usage du nucléaire ou autres armes qui décimeront un nombre incroyable de personnes en quelques heures, est tabou ou exclu dans un avenir plus ou moins proche, la variation de cette durée du temps dépendra de l’intelligence que mettront les actuels maîtres de l’occident pour conserver un droit accordé sous conditions à la richesse, nettement moindre, mais richesse quand même.

    Tout est prévisible, Trump fait le malin pour le moment, sans ça il n’existe plus que comme le clown qu’il est intérieurement, mais avant la fin de l’été, il va comme à son habitude aller à la niche et supplier les autres d’en faire autant, sauf que ça ne sera plus le cas cette fois.
    Personne ne va baisser pavillon, quand l’Amérique demande une trêve, c’est qu’elle est déjà en apoplexie et qu’il lui faut des manœuvres de soins intensifs pour la maintenir dans son coma naturelle.
    L’intérêt du monde non-occidental est l’entraide discrète à tous ceux qui au premier plan, combattent l’occident, Russie, Iran et Afrique.
    Les règles et les enjeux ont changés, les alliances stratégiques qui se disaient et étaient considérées comme naturelles, sont en reconsidération discrète, quasiment plus rien n’est secret dorénavant, nous ne ferons que le découvrir à brève échéance, ça sera extrêmement déstabilisant pour beaucoup, mais il est bien là le sens de cette guerre, tuer le Mensonge qui domine le monde.

    Souvenons-nous, il y a encore deux ans en arrière, tous nos géostratèges de l’amusement pour espace de cerveau disponible, parlaient de Clausewitz et d’attrition, comme si les données d’hier étaient adaptables à notre époque, mais aujourd’hui ces gens apprennent car ils découvrent, certes, tardivement comme toujours, mais honnêtement, qui se fait littéralement broyer dans l’épreuve, si ce ne sont pas nous?
    Nos têtes pensantes du haut de la pyramide ne sauraient-elles même pas comprendre Clausewitz?

    Déjà cette fin d’été s’annonce la plus morose possible pour le moral occidental, les prix nous prennent à la gorge et la saison froide, plus énergivore qu’aucune autre va nous tomber dessus alors qu’il est quasiment impossible de faire des stocks, nos trop bons distributeurs ne rateront pour rien au monde la merveilleuse occasion de se faire encore plus de blé sur notre dos, Noël sera vite là, nous sommes des gens conditionnés, rentrée, Toussaint et la fin d’année, on bougera pas une oreille quoi qu’ils nous feront.
    Sauf si, nos adversaires mettent terriblement de pression sur le système pour l’amener à son niveau de rupture.
    Alors, en face, pourquoi ils cesseraient le combat quand le temps, les conditions sociales et celles financières jouent pour eux.
    Ormuz est fermé, le baril n’est toujours pas à cent dollars, c’est bien qu’il y a un certain artificiel dont les analyses ne tiennent pas compte, qu’est-ce qui doit être pire économiquement en ce moment pour que les prix flambent?
    La généralisation de la guerre? Ça n’arrivera pas, déjà dit!
    C’est vraiment pas le moment de sortir les bronzés de leur torpeur, ça l’f’rait vraiment pas de les foutre en colère maintenant.
    Ni en Amérique, ni Europe, donc nulle part en occident.
    Comment peut-on conclure quoi que ce soit comme guerre avec opinions publiques dans des états psychologiques comme ceux-là, c’est du jamais vu, le revers de la médaille de la vie occidentale tranquille, si, même pas aisée pour quasi tous, elle est quand même nettement plus peinarde par rapport à toutes les autres, on ne peut faire aucune guerre et la gagner avec des psychologies qui vont aussitôt basculer dans la candidature au suicide si elles devaient faire face activement à un conflit armé moderne, nos dirigeants parlent de préparer nos enfants pour demain, mais c’est maintenant la guerre.
    Eux, on les a conditionné pour les ravages et le chaos, la guerre anarchique, presque civile, mais devant toujours restée sous le contrôle des autorités.
    Là, à l’évidence, des digues ont déjà sautées, les forces de l’ordre même autorisées à tuer à volonté, ça suffit déjà plus à faire peur, les gens s’adaptent, et très vite, et très bien même, eux aussi sont en présomption de légitime défense.
    Le monsieur et madame tout le monde avides de leurs p’tites habitudes certaines, paieront n’importe quel prix pourvu qu’ils gardent leurs illusions sur l’été, mais s’il y a pénurie de quoi que ce soit, alors là ça va être très très chaud.
    C’est l’ensemble du modèle de vie occidental qui se fait revisiter là, donc, c’est tout même un peu simplet de vouloir persister à regarder le monde comme si deux bonhommes à leur époque avaient échafaudé la « bonne » religion à laquelle tous doivent être pliés, c’est proprement insensé.
    Les Hommes réécrivent eux-mêmes l’histoire dans laquelle ils vont vivre, ça ne sera pas que des moments d’allégresse et de félicité, mais très honnêtement, qu’est-ce que c’est beau à voir.
    Épargnons-nous les tirades sur la quantité de morts, c’est l’histoire humaine elle-même qui est faite ainsi à s’écrire avec le sang des innocents, nous sommes encore trop jeune comme espèce pour avoir la sagesse nécessaire pour faire sans.

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