Le nationalisme chauvin n’est pas un rempart contre l’impérialisme multinational et apatride
Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
LÉNINE dans son ouvrage : «L’impérialisme, stade suprême du capitalisme» (1917) (L’Impérialisme stade suprême du capitalisme (Lénine) – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/289963 ) a démontré qu’au stade de l’impérialisme, le capitalisme a instauré sa domination sans partage selon quatre axes:
L’impérialisme stade suprême du capitalisme selon Lénine
| Quatre caractéristiques du capitalisme au stade impérialiste d’évolution (ne pas confondre avec les caractéristiques d’un pays capitaliste ayant atteint le stade impérialiste moderne) |
1- le capital financier (fusion du capital bancaire et industriel);
2- les monopoles transfrontaliers/transnationaux, multinationaux;
3- la division et le regroupement entre les monopoles, trusts, cartels et holding apareides;
4- la concurrence pour l’appropriation des ressources humaines et naturelles jusqu’y compris par des guerres fratricides interimpérialistes.
(Source : https://les7duquebec.net/archives/289963)
Dès lors que l’on comprend que le mode de production capitaliste a atteint son «stade suprême: impérialiste», il devient impertinent de l’analyser à travers le prisme anachronique et réactionnaire des «pays», des «États-nations», des entités ethnico-culturelles, raciales ou religieuses puisque pour le capital financier mondialisé, les «pays» et les entités nationales n’existent plus, économiquement parlant, ces entités sont révolus, et servent de courroies de transmission se dissolvant dans le vaste «marché capitaliste mondialisé» au sein duquel, le «capital financier transnational apatride» navigue «librement», de gré ou de force, sur tous les continents, sur tous les marchés, par des traités, des conventions, des sanctions, des blocus et ultimement des guerres, visant à «voler, piller, brigander et exploiter» le prolétariat mondial au profit de la bourgeoisie mondiale et de ses «kapos et laquais politiques». (Voir : Le prolétariat d’Orient face aux guerres impérialistes – les 7 du quebec) et Capitalisme occidental: genèse d’un système de dépossession et de destruction des formations sociales ancestrales – les 7 du quebec).
S’agissant d’analyser la domination mondiale à la lumière de la production physique des «microprocesseurs», la «cheville ouvrière» de l’intelligence artificielle, Emmanuel TODD l’a décrit en fonction des «pays» où ils sont produits, pour conclure que l’Asie serait devenue le centre opérationnel du nouvel empire mondial et qu’il aurait supplanté l’«empire américain occidental» qui s’«effondrerait» en faveur de sa périphérie éloignée puisque la Chine (37%), Taïwan (16%), la Corée du Sud (12%), Singapour (11%), Malaisie (7%), USA (5%), Japon (3%) et 9% pour le reste du monde dont l’Europe, en domine «physiquement» la production. (Voir : La défaite de l’empire américain va changer les conditions de la confrontation inter-impérialiste – les 7 du quebec).
Ainsi, il suffirait d’analyser la domination mondiale en fonction de la production des «puces électroniques», ce que d’aucuns appellent: «l’avenir de l’économie mondiale», la Chine dominerait le monde à 37%; Taïwan à 16% et ainsi de suite…(sic)
Or, au-delà de cette apparence physique et de «ces arbres qui cachent la forêt», qu’en est-il réellement du contrôle effectif de la production des «puces et des mémoires électroniques» et pour ce faire, analysons chacun des «arbres géants» qui composent cette «forêt» de méga entreprises.
La première compagnie capitaliste mondiale de fabrication de «puces électroniques» est la Taïwan Semiconductor Manufacturing Company (ci-après «TSMC») dont la PROPRIÉTÉ est composée à 6,4% de capital taïwanais par le «National Developpement Fund» du gouvernement taïwanais, entre 70 et 75% appartient à des investisseurs étrangers, principalement américains et européens et un infime pourcentage à des investisseurs particuliers taïwanais. Considérant qu’entre 70 et 75% de la propriété de la plus grande fonderie de puces et de mémoires électroniques au monde appartient à des intérêts étrangers, comment prétendre qu’il s’agirait d’une compagnie «taïwanaise» et non pas en réalité d’une compagnie «transnationale/multinationale/mondialisée» opérant à Taïwan? (re: sec.gov U$A; legalclarity.org,12/06/2026).
Samsung Electronics de Corée du Sud appartient minoritairement à la famille Lee et ses associés, au fonds national de pension coréen et pour plus de la moitié à des investisseurs étrangers, principalement américains et européens (re: ca.investing.com, 17/07/2026; reuters.com, 15/07/2026). Sk Hynix, autre producteur soi-disant sud-coréen de «puces et mémoires de processeurs», est la propriété minoritaire du groupe coréen SK et majoritairement d’investisseurs étrangers, principalement américains et européens. Intel qui est la compagnie américaine la plus importante est la propriété des fonds d’investissement Vanguard, BlackRock, State Street et Fidelity, chacun possède des actions de toutes les autres compagnies qui fabriquent des «puces et des mémoires électroniques», l’inceste corporatif prévaut à la puissance dix, l’équivalent capitaliste de la royauté féodale européenne et britannique. Micron Technology est, comme Intel, la propriété des fonds d’investissements américains. Semiconductor Manufacturing International Corporation («SMIC») et ChangXin Memory Technologies («CXMT») de République populaire de Chine appartiennent à des fonds publics, à des gouvernements provinciaux, au «Big Fund» chinois consacrés aux semi-conducteurs et à des investisseurs privés de multiples nationalités, et donc des propriétaires apatrides, dont des «étrangers» par la vente «libre» de leurs actions sur les bourses de Hong Kong et le marché STAR pour ~ 70% de la propriété de «SMIC» et, depuis 2026, pour ~ 60% de la capitalisation privée de «CXMT» par la bourse de Shanghai. (re: investing. com,17/07/2036; hkexnews.hk, 2025; Reuters. COM, 15/07/2026; financialfiling.com, 26/05/2026 et 10 autres sources).
L’analyse du capital-actions des 20 plus grandes compagnies capitalistes de fabrication de «puces et de mémoires électroniques» qui représentent ~ 95% de la production mondiale, dont 9 sont U$ (pour ~ 50% du chiffre d’affaires mondial avec seulement 15% de la production, le reste étant destiné aux licences); 1 taïwanaise; 2 Sud-coréenne; 1 allemande, 1 Française/Italienne, 1 des Pays-Bas, 3 japonaises et 3 chinoises (pour ~ 95% de la production et moins de 50% du chiffre d’affaires) révèle une propriété «étrangère» variant d’entre 5% des entreprises chinoises et ~ 55% pour les entreprises taïwanaises et sud-coréennes, avec des pourcentages variant entre 18 et 35% des 9 compagnies américaines.
L’ultime mesure du contrôle mondialisé du processus de production intégré
En résumé, au-delà de la propagande chauvine «nationaliste» axée sur le «pays», et sur « L’État » une compréhension du monde anachronique qui correspondait au «capitalisme industriel» qui n’existe que dans l’imaginaire d’une bourgeoisie réactionnaire, ce capitalisme original/primaire «révolutionnaire» (sic) est disparu à tout jamais avec l’avènement de l’impérialisme – moderne – multinational/transnational, stade suprême du capitalisme et une analyse MARXISTE de l’économie politique impérialiste mondiale en fonction du capital-action, l’ultime mesure du contrôle du Capital, démontre que la propriété des industries qui produisent et commercialisent les «puces et les mémoires électroniques» est mondialisée au profit des capitalistes financiers multinationaux et transnationaux, principalement américains et européens, mais aussi chinois et russes, regroupés au sein des «fonds d’investissement», des bourses et des banques, sous la servitude de leurs «kapos» étatiques nationaux, dès lors, comment conclure à l’«effondrement» des États-Unis d’Amérique de ce qu’ils font fabriquer leurs marchandises dans des «pays» étrangers tout en s’enrichissant de leur parasitisme financier? (Voir Résultats de recherche pour « impérialisme » – les 7 du quebec)
L’arnaque nationaliste de gauche et de droite au service du Capital multinational
Cet exercice MARXISTE d’analyse scientifique de la domination impérialiste mondiale peut être répété pour chacun des aspects (capitaux, maritime, énergie, nourriture, transport, armement, etc.) de la production mondiale et démontrer, hors de tout doute, que l’analyse en fonction des «pays/États» qui sont des réalités obsolètes et réactionnaires constitue une vaste mystification de la bourgeoisie afin d’endoctriner le peuple (la classe prolétarienne) et de le mobiliser à son service dans des guerres impérialistes de «vol, de pillage et de brigandage» barbares et inhumaines ainsi qu’une humanité tétanisée y assiste «les yeux grands ouverts» en Ukraine, en Palestine, au Liban, en Iran, au Vénézuela, en Afrique et dans le golfe Persique et partout sur terre où la bourgeoisie mondiale veut s’enrichir.
À qui appartient la richesse (le Capital) mondiale ?
Au stade suprême du capitalisme qu’est l’impérialisme, la domination mondiale s’exerce par la propriété du capital financier et non plus par celle du capital industriel or, qui possède le capital financier qui «finance» l’économie, la politique et l’idéologie, DOMINE LE MONDE IMPÉRIALISTE MONDIAL.
Ainsi, la «richesse» nette mondiale est évaluée par les institutions financières de 500,000 à 550,000 milliards de dollars répartis en divers actifs matériels:
1- Immobilier résidentiel (maisons, appartements, terrains résidentiels): entre 250,000 et 300,000 milliards $ U$;
2- Actifs financiers ( actions, obligations, dépôts, fonds communs): entre 180,000 et 220,000 milliards $ U$;
3- Entreprises privées (industries, commerces, fermes): entre 50,000 et 70,000 milliards $ U$;
4- objets de valeurs (or, bijoux, oeuvres d’art, véhicules de collection, etc.): entre 20,000 à 70,000 $ U$;
5- les immeubles commerciaux, les usines, les machines, les infrastructures, les réseaux électriques, les terres agricoles, les mines, les forêts, les réserves pétrolières et gazières, les brevets et autres actifs incorporels et les entreprises cotées et non cotées en bourse: une valeur d’un million de milliards de dollars US;
6- Actifs publics de TOUS les États du monde pour une valeur entre 300,000 à 500,000 milliards de dollars U$;
Pour une «richesse» totale des «actifs » mondiaux d’entre 1,000,000 à 1,500,000 milliards $ U$ ou 1 à 1,5 quadrillion en échelle courte américaine ou 1 à 1,5 billiard $ U$ en échelle longue française de valeur totale.
Cette «richesse» totale sous le régime capitaliste où la PROPRIÉTÉ est le droit le plus absolu, «appartient» à QUI, voilà l’ultime question à laquelle il faut répondre pour savoir qui «mène» le monde capitaliste au stade impérialiste de développement.
À qui «appartient» la RICHESSE MONDIALE? Est-ce aux «PAYS» ou est-ce à des particuliers?
Les plus grands «propriétaires fonctionnels» de capitaux financiers sont les FONDS COMMUNS DE PLACEMENT dont:
1- BlackRock avec 11,000 milliards $ U$;
2- Vanguard Group avec 10,000 milliards $ U$;
3- Fidelity Investments avec 6,000 milliards $ U$.
4- la totalité des fonds communs de placement dans le monde est évaluée à 87,000 milliards de $ U$ dont 33,150 milliards $ U$ pour les fonds U$, soit près de la moitié des actifs totaux des fonds communs de placement, loin devant tous les États/pays individuellement
(re: ici.org, 9/06/2026 pour l’Investissement Company Funds et International Investments Funds Association).
Selon PwC, l’ensemble des actifs mondiaux sous gestion se chiffrerait à ~ 140,000 milliards $ U$ en 2024-2025 et atteindront 200,000 milliards $ U$ en 2030, ce qui signifie que «les 100 plus grands fonds de gestion capitalistes mondiaux contrôlent une fraction déterminante de l’ensemble des actifs financiers mondiaux». (re: reddit.com, 25/06/2026; pwc.com, 24/11/2025; ici.org, 27/04/2026 et 10 autres sources).
Les milliardaires et les corporatifs sont tous des apatrides
Au contrôle financier exercé par les fonds communs de placement (mutual Funds, FCP, SICAV, ETF, HEDGE FUNDS, fonds de pension, etc.), il faut ajouter celui exercé par certaines entreprises privées (non cotées en bourse) et les milliardaires investisseurs individuels comme Elon Musk (350 â 400 milliards $ U$) dans Tesla et SpaceX; Jeff Bezos (200 à 250 milliards $ U$) dans Amazon; Mark Zuckenberg (200 à 300 milliards $ U$) dans Meta Platforms; pour n’en nommer que les plus riches et qui sont aussi des actionnaires des fonds communs de placement et surtout dont les compagnies bénéficient grandement des investissements de ces mêmes fonds de placement, car les capitalistes comme «les loups chassent en meute».
Ces fonds communs de placement, le véhicule financier ultime du capitalisme est «apatride» et «égalitaire», encaissant les investissements de tous ceux qui ont les moyens financiers et réglementaires de le faire indépendamment de leur race, de leur origine ethnique, de leur nationalité, sexe, religion, langue, etc.
Aussi, ils investissent dans toutes les compagnies de la planète, peu importe le système politique ou religieux où elles sont localisées; leur idéologie, sont-elles «démocratiques», «totalitaires», «socialistes», «communistes à la chinoise», en paix ou en guerre, peu leur importe, pourvu qu’elles rapportent des profits à la mesure des risques qu’elles représentent.
Aujourd’hui plus que jamais auparavant dans l’histoire, la théorie exposée par LÉNINE dans «L’impérialisme, stade suprême du capitalisme» à l’effet que «le capital financier» domine le monde est avérée alors que les monopoles financiers capitalistes tels BlackRock, Vanguard, State Street, Fidelity, Capital Group, etc., qui sont «actionnaires» des banques, des compagnies pétrolières, gazières, pharmaceutiques, des géants du numérique, des principaux groupes de fabricants d’armes, des grands médias et de milliers d’autres entreprises, en contrôlent les destinées au profit de leurs propres actionnaires et partant, à l’avantage de l’économie capitaliste tout entière, un contrôle économique qui leur donnent les moyens financiers d’en contrôler la politique et l’idéologie, car comme l’enseigne avec justesse la sagesse populaire: «l’argent mène le monde» et «elle n’a pas d’odeur même si elle provient d’un charnier d’enfants génocides». (Re: «LA DÉFAITE DE L’EMPIRE AMÉRICAIN VA CHANGER LES CONDITIONS DE LA CONFRONTATION INTER-IMPÉRIALISTE», les 7 du quebec, 19 juillet 2026). Et Le prolétariat d’Orient face aux guerres impérialistes – les 7 du quebec, et https://les7duquebec.net/archives/305975
L’arbre généalogique de contrôle du capital financier mondialisé et apatride
Nous venons d’examiné (Todd, https://les7duquebec.net/archives/305958 ), la répartition mondiale de la propriété du capital financier dans le domaine de la production «des puces et mémoires des microprocesseurs de l’IA», «la cheville ouvrière» de la nouvelle révolution industrielle, à travers les compagnies monopolistiques qui les fabriquent et les commercialisent pour démontrer que la notion de «pays/ÉTATS» est mystificatrice, obsolète, frauduleuse, anachronique et réactionnaire, tout juste apte à mobiliser le prolétariat chauvin nationaliste comme chair à canon au service des capitalistes apatrides puisque ce ne sont plus ces entités bourgeoises que sont les «pays/ ÉTATS» qui possèdent et commandent l’exploitation des travailleurs pour la fabrication et la commercialisation, mais les trusts multinationaux apatrides eux-mêmes propriétés des FONDS COMMUNS DE PLACEMENT multinationaux présents sur les bourses, les banques et les systèmes financiers de tous les «pays/ÉTATS/nations».
Ainsi, nous avons démontré que les investisseurs/propriétaires effectifs du contrôle des compagnies qui fabriquent les «puces et les mémoires des microprocesseurs» sont eux-mêmes possédés par ces FONDS DE PLACEMENT MONOPOLISTIQUES APATRIDES et transnationaux selon la charte d’intégration et de subordination suivante :
NVIDIA par Vanguard (~ 9%), BlackRock (~ 7%), State Street ( ~ 4%), famille Huang (~3%); INTEL par Vanguard (~ 8%), BlackRock (~ 7%), State Street(~ 4%); Advanced Micro Devices par Vanguard ( ~ 9%), BlackRock ( ~ 7%), Fidelity ( ~ 3%), State Street (~ 4%); Broadcom par Vanguard (~ 9%), BlackRock (~ 7%), Capital Group (~ 5%), State Street (~ 4%); Micron Technology par Vanguard ( ~ 8%), Black Rock ( ~ 7%), State Street ( ~ 4%) ; Taïwan Semiconductor Manufacturing Company par Vanguard (~ 2%), BlackRock (. ~ 2%), Capital Group ( ~ 2%); Samsung Electronics, par famille Lee, pension service de Corée et «investisseurs étrangers»; SK hynix par BlackRock, Vanguard; Applied Materials par Vanguard ( ~ 9-), BlackRock ( ~ 7), State Street ( ~ 4%); ASML Holding par BlackRock ( ~ 7), Vanguard ( ~ 3%), Capital Group ( ~ 5%); Texas Instruments par Vanguard ( ~ 9%), BlackRock ( ~ 7%), State Street ( ~ 4%).
En additionnant l’actionnariat des Fonds communs de placement mondiaux apatrides, pour ces 11 plus importantes compagnies du secteur des «puces numériques et mémoires de microprocesseurs», un actionnariat qui est sensiblement le même pour toutes les compagnies importantes de ce secteur vital de l’économie capitaliste mondiale, on constate qu’ensemble ils possèdent entre 18 et 22% du capital des compagnies américaines et 8 à 15% des compagnies européennes, des pourcentages d’actionnariat qui selon les «principes comptables généralement reconnus» (normes IFRS et les PCGR U$), constitue des «parts» dites de «contrôle».
Par exemple, Elon Musk «contrôle» Tesla en possédant ~ 12% de ses actions; Jeff Bezoz «contrôle» Amazon avec ~ 9% des actions et Mark Zuckerberg «contrôle» Meta Platforms avec ~ 13% des actions. Voilà les ennemis de la classe ouvrière.
Tant que le PROFIT et la PROPRIÉTÉ capitaliste seront les moteurs de l’économie,
l’humanité ne connaîtra jamais la prospérité et la paix ainsi que le démontre
L’HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ DIVISÉE EN CLASSES SOCIALES ANTAGONISTES.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET ABOLISSEZ
LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, SOURCE DU PROFIT CAPITALISTE MORTIFÈRE.

Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/07/o-nacionalismo-chauvinista-nao-e-uma.html
L’ACCUMULATION DU CAPITAL SOUS L’IMPÉRIALISME,STADE SUPRÊME DU CAPITALISME.
MARX dans l’ouvrage le plus aboutit qui n’ait jamais été écrit sur le CAPITALISME : le «CAPITAL» (Das Kapital), au chapitres 26 à 33, de la huitième section, du Livre I, sous le titre: «L’accumulation primitive» («Die sogenante ursprügliche Akkumulation»), a décrit scientifiquement comment est né le capitalisme qu’il synthétise en des termes d’une puissance pénétrante invincible:
«Le secret de l’accumulation primitive du capital réside dans l’expropriation forcée du producteur immédiat au profit du capitaliste» (chap.26).
Ainsi, MARX a démontré que le capitalisme n’est pas né de ce que certains individus auraient a été plus économes, plus travailleurs ou plus entrepreneurs que d’autres au sein d’une économie «marchande» à partir de laquelle, ils auraient accumulé des «richesses monétaires» avec lesquelles, ils auraient «prospéré» jusqu’à financer une «révolution industrielle» ayant transformé le mode de production du féodalisme au capitalisme, MAIS de l’expropriation forcée et violente des esclaves corvéables ( les «serfs» ou «paysans») et des esclaves artisans, par une classe sociale, les capitalistes («la bourgeoisie») qui les a «libéré» par la force de tous leurs biens productifs («leur lopin de terre, leurs outils et l’accès aux terres publics»), pour en faire des «esclaves salariés» («les prolétaires») condamnés par la nécessité et par la loi, à leur louer le seul bien qui leur soit resté après leur «expropriation/libération» forcée: leur force de travail qu’ils louent en temps de travail afin de produire des «marchandises» contenant sa «pierre philosophale»: une «plus value», c’est-à-dire la différence entre la «valeur» du coût de leur propre entretien (nourriture, vêtement, logement, transport et loisirs) et de leur reproduction (enfants) et la «valeur d’échange» de cette «marchandise» qu’ils produisent, créant ainsi le «profit» du capitaliste.
MARX a expliqué qu’avant le capitalisme, la société productive était le «féodalisme» c’est-à-dire une société productive où le moteur de l’économie était composé des serfs («esclaves corvéables ou paysans»), en très grande majorité et, des seigneurs («roi, barons, comtes, etc.), en infime minorité, complétée, accessoirement, par des artisans, des commerçants, des fonctionnaires, des professionnels, des religieux, des soldats, etc.
Le serf («esclave corvéable» ou «paysans») «possédait» une parcelle de terre pour lui-même, ses outils et avait accès à la forêt et aux terres communes pour produire sa nourriture et payer une rente foncière et une dîme et pouvait vendre ses surplus au marché, le cas échéant
CONTRE
un travail corvéable sans compensation sur les terres de son seigneur; le paiement d’une rente seigneuriale à un seigneur devant le «protéger» physiquement et d’une «dîme» (10% de sa récolte) à un clergé devant le «protéger» spirituellement.
Ce rapport de production entre le serf et le seigneur féodal, appelé «féodalisme», était la base fondamentale de la production (économique, politique et idéologique) des biens qui ont nourri la société des humains de l’effondrement de l’esclavagisme (vers 800 ap. J.-C.) jusqu’au renversement du féodalisme (à compter de 1689 jusqu’en 1871 en Europe; en 1917 en Russie; en 1949 en Chine; etc.).
MARX a démontré que le serf, cet esclave-corvéable/paysan, pour devenir «disponible» à l’exploitation capitaliste et devenir un esclave-salarié, devait être «libéré» de tous ses biens:
«Pour que le capitaliste puisse acheter de la force de travail, il faut déjà que celle-ci soit disponible à l’achat sur le marché.Mais pour que le travailleur puisse vendre sa force de travail, il faut qu’il soit séparé des moyens de production qui lui permettraient de produire directement ses moyens de subsistance».
Cette expropriation forcée de ses moyens de subsistances, de ses outils et de ses accès aux forêts et terres communales des esclaves corvéables («paysans») à une échelle nationale par les capitalistes, MARX l’a analysé scientifiquement et exhaustivement, puis décrit dans la Capital, à partir de l’Angleterre médiévale, là où l’expropriation forcée des esclaves corvéables a atteint sa forme la plus aboutie au XIXième siècle.Il l’a complété, entre autres, par l’étude des cas hollandais, indiens et américains.
Ainsi, MARX décrit l’«accumulation primitive du capital» par l’expropriation barbare et sanguinaire des humains anglais par les capitalistes pour les remplacer par leurs moutons afin d’approvisionner leur industrie textile, au chapitre 27 du Capital, au titre de:«L’expropriation de la population rurale», en ces termes:
«L’expropriation des producteurs agricoles, des paysans, de la terre est la base de tout le processus. L’histoire de cette expropriation revêt différentes phase, qui se succèdent dans un ordre plus ou moins chronologique.La dernière époque de la féodalité, la réforme, l’usurpation des biens de l’église, l’aliénation frauduleuse des biens de l’État, le vol des terres communales, la transformation de la propriété féodale et clanique en propriété privée moderne, opérée avec un impitoyable terrorisme: voilà les différentes méthodes idylliques de l’accumulation primitive.Elles ont conquis la terre à l’agriculture capitaliste, incorporé le sol au capital et livré à l’industrie des villes les bras d’une population rurale sans ressources.
(traduction de Joseph Roy, révisée par Marx.)
CONTRAIREMENT aux versions «idylliques individualistes alambiquées et patentées de l’homme d’affaires économes» sur la naissance du capitalisme propagées par les idéologues stipendiés de la bourgeoisie, les Ricardo, Smith et compagnie, MARX a démontré à partir des FAITS HISTORIQUES, des lois iniques sur la pauvreté, le vagabondage, les mendiants, les marginalisés, les famines, les répressions sanglantes des mouvements paysans par la justice, la police et l’armée pour l’expropriation forcée et violente de l’esclave corvéable (le paysan») pour le transformer en esclave salarié (le «prolétaire») comment s’est opéré «l’accumulation primitive du capital»
Parallèlement à ces mesures répressives et mortifères à l’intérieur se déroulait un processus d’ «accumulation primitive» à l’extérieur que MARX a décrit en ces termes:
«La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines, ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage des Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques de l’accumulation primitive du capital (…), le capital sue le sang et la mort par tous les pores de sa peau» (chap.26).
En résumé, «[L]’accumulation primitive» du capital a été une opération d’expropriation forcée et violente, sanguinaire et mortifère, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe avant que de se propager sur l’ensemble de la planète car par nature, le capitalisme a vocation universelle, d’abord comme colonialisme, puis comme impérialisme, le stade suprême du capitalisme ( LÉNINE).
A SUIVRE.
SUITE 1:
Cette expropriation capitaliste, terroriste, violente, barbare et sanguinaire qui est dans dans son ADN même , s’est pratiquée partout et de tout temps où il a supplanté, tantôt le féodalisme, tantôt l’esclavagisme moderne ou le communisme primitif, TOUTE l’humanité productive a été mise, de gré ou de force, au service du capital.
Ainsi, depuis les campagnes anglaises, irlandaises et écossaises, en passant par les vastes territoires de l’Amérique, de l’Inde et de l’Afrique, jusqu’aux confins d’une Europe reculée et d’une Océanie sauvage, le capital a imposé sa loi par la force de ses canons et de son industrie dans les pleurs, les souffrances, les grincements de dents et de chaines, les morts et les blessés, les massacrent et les génocident, pour «apporter» à une humanité tétanisée, la «civilisation de la liberté par l’esclavage salarié» de la multitude, les prolétaires, au service du capital, de ses maîtres,les bourgeois.
Cette tare génétique originale de l’«accumulation primitive du capital», ce «péché originel du capitalisme»: l’«expropriation» qui a donné naissance au capital, l’accompagne et l’accompagnera tout au long de son existence terrestre.
Ainsi, les capitalistes après avoir exproprié les paysans, esclaves corvéables et, s’être emparé de tous leurs biens terrestres, ne leur laissant que leurs bras pour travailler et leurs yeux pour pleurer, ont réalisé leur oeuvre de «libération civilisatrice capitaliste» chez les «sauvages, les païens, les hérétiques, les barbares» en les «expropriant» eux-aussi de leurs richesses, de leur liberté et de leur vie, les «volant, les pillant, les brigandant et les exploitant», jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Ce qui au début était du «colonialisme» c’est-à-dire de «l’expropriation- occupation» sous le règne du capital industriel est devenu avec le passage à l’impérialisme, stade suprême du capitalisme et la domination du capital financier ( «fusion du capital bancaire et industriel» dixit LÉNINE) s’est métamorphosé en «impérialisme» c’est-à-dire de «l’expropriation-extorsion», le «papillon est devenu chenille» et rampe, l’arme à la main, à-travers le monde pour «voler, piller et brigander».
Cette réalité «expropriation-extorsion» de l’impérialisme ne peut-être mieux illustré que par les campagnes systémiques de «vol, de pillage et de brigandage» de l’impérialisme mondial actuel, sous la botte cloutée des impérialistes YANKEE$ U$ et de leurs mercenaires génocidaires UKRONAZI$ BANDÉRISTES KIÉVIENS et SIONAZI$ ISRAÉLIENS de «cette populace raciste, fasciste et réactionnaire».
Alors que les «colonialistes» expatriaient, de gré ou de force, leurs excédents d’esclaves salariés expropriés dans leurs «colonies» où ils avaient exterminés ou asservis les indigènes, et y exploiter ces esclaves salariés, les «impérialistes», eux, exportent leurs excédents de capitaux pour y exploiter les ex-colons esclaves salariés devenus eux-mêmes des indigènes à exploiter.
Les actuelles campagnes militaires menées tambours battants, sur TOUS les champs de bataille:
1- IDÉOLOGIQUE, par des campagnes de propagande tonitruantes démagogiques goebeliennes démentielles où le mensonge combat la désinformation;
2- ÉCONOMIQUE, par des sanctions, des confiscations, des gels, des vols et des blocus;
3- MILITAIRE, par de perfides agressions, des bombardements, des attentats terroristes, des massacrent, des épurations ethniques et des génocident;
4- POLITIQUE, par des coups d’État de palais et électoraux, des «révolutions de couleur», des
assassinats, des «décapitations», des changements de régime, des négociations et des traités.
Sur TOUS ces fronts l’impérialisme livre des guerres sans merci pour «voler, piller, brigander et exploiter».
A SUIVRE, suite 2.