Les terroristes « héros » des puissances impérialistes magouillant en Afghanistan
Par Nasir Loyand, member of the Left Radical of Afghanistan (LRA)
Pourquoi le Boucher de Chah-e Ahu est-il devenu le «Héros de la Liberté» du gouvernement français ?
Ahmad Shah Massoud est surnommé « Boucher de Chah-e Ahu » pour le meurtre et la torture d’intellectuels, nationalistes, démocrates et maoïstes. Chah-e Ahu était une grotte naturelle, étroite, humide et semblable à un puits dans la zone de Dasht-e Rewat au Panjshir, qu’Ahmad Shah Massoud utilisait comme prison privée. Cette prison, surtout de 1980 à 1996, était connue pour sa terreur, sa torture et ses exécutions sous des titres tels que « abattoir » ou « polygone de Panjshir ».
Chah-e Ahu était le terrain de massacre des élites, des guérilleros de gauche — en particulier des membres de l’Afghanistan People’s Liberation Organization (SAMA) et de l’Organisation révolutionnaire des travailleurs d’Afghanistan (SAZA) — ainsi que d’autres rivaux politico-militaires. Lors des purges internes à Panjshir et Parwan, environ 70 à 120 intellectuels, cadres et commandants indépendants de l’opposition furent arrêtés à divers moments, emprisonnés dans cette fosse, puis finalement abattus ou massacrés.
Sayed Hussain Rashad, écrivain et chef du Groupe d’enquête sur les faits, après avoir vu Chah-e Ahu en 1985, écrit dans ses mémoires que la condition humaine dans cette grotte était si misérable que les prisonniers n’avaient même pas assez d’espace pour s’asseoir, étaient privés d’eau et de nourriture suffisantes, et en raison du manque d’air, beaucoup d’entre eux suffocaient avant leur exécution. Les gardiens de cette prison, afin de faire de la place aux nouveaux prisonniers, tiraient en masse sur les anciens et les laissaient dans la même fosse, ou leur versaient des pierres et de la terre.
L’objectif de Massoud en créant ce site de torture et en éliminant physiquement ces personnes était de nettoyer complètement la vallée du Panjshir et les régions nord de tout courant intellectuel non islamique et dissident, afin que le Shura-e Nazar puisse détenir un monopole absolu du pouvoir militaire et politique dans la région. Le 13 septembre 1981, des forces affiliées à Ahmad Shah Massoud arrêtèrent l’enseignant Karamuddin, son frère Mohammad Amin et 120 autres personnes pour opposition aux moudjahidines, maoïstes et athées, et les exécutèrent en une seule journée. De même, l’ingénieur Amin Panjshiri, membre du comité central de la SAMA, le Dr Mohammad Amin et Sufi Shirdin, le Dr Tahir, l’ingénieur Nadir, le commandant Nasim, Mawlawi Baes et l’ingénieur Shahpur furent ensuite tués par les terroristes d’Ahmad Shah Massoud. Mais au début de 1979, Pahlawan Ahmad Jan, une figure nationaliste et libérale qui entretenait de bonnes relations avec les gauchistes maoïstes et qui, avant l’arrivée d’Ahmad Shah Massoud du Pakistan, avait un front militaire et une influence populaire, était considéré par Ahmad Shah Massoud comme son principal rival dans la région ; il l’a piégé, lui et ses proches compagnons, dans une conspiration et les a fait fuiter.
Le professeur Faizullah Jalal, ancien professeur de l’Université de Kaboul, déclare à Bahar TV (27 mars 2024) que « tant d’intellectuels, enseignants, ingénieurs et médecins ont été tués par les frères de la Jamiat du Hezb-e et du Shura-e Nazar au Badakhshan, à Takhar, à Kunduz, aux Andarabes et à Panjshir même sous la direction d’Ahmad Shah Massoud — Gulbuddin n’a pas tué [autant]… »
Avant l’entrée de Massoud du Pakistan au Panjshir en 1979, divers fronts militaires existaient à Panjshir qui s’opposaient aux idées et au monopole des Frères musulmans :
- Le front de Pahlawan Ahmad Jan : la légende du sport du pays, libéral et nationaliste
- Organisation d’Abdul Hafiz Ahangarpour : Organisation révolutionnaire des travailleurs d’Afghanistan (SAZA) dirigée par Tahir Badakhshi
- Le front de Teacher Karamuddin : le front appartenant à l’Organisation de libération du peuple afghan (SAMA), un courant maoïste opposé aux Soviétiques et au fondamentalisme
Ces trois courants se sont unis en 1978 et ont entamé une lutte armée contre le gouvernement du coup d’État de Khalqi. Selon le livre « Panjshiris and the Remembrance of the Departed » de Fazl Ahmad Ahmadi, Massoud a d’abord rejoint le front de Pahlawan Ahmad Jan en tant que conseiller et responsable de l’éducation et de la formation, et a enseigné les leçons de guérilla tirées de l’ISI pakistanais. Mais bientôt, un profond désaccord intellectuel — entre le projet de création d’un « État islamique » que Massoud avait apporté de l’ISI pakistanais et la vision libérale et progressiste de Pahlawan Ahmad Jan — a conduit à une purge. Après l’éviction d’Ahmad Jan et de ses proches compagnons, le commandement du front est revenu à Massoud. Cette approche de Massoud — d’abord l’infiltration, puis l’élimination physique des dirigeants locaux — est devenue la base de toutes ses guerres ultérieures au Panjshir.
Le général Sayed Abdul Quddus Sayed note dans le livre « Les guerres de Kaboul » qu’Ahmad Shah Massoud considérait que le danger sérieux ne venait pas des gouvernements Khalq et Parcham, mais des forces intellectuelles et de gauche, afin qu’en les éliminant, il puisse assurer la domination exclusive dans la région. En plus de la guerre contre les forces « SAZA » et maoïstes, quiconque ne voulait pas prêter allégeance personnellement à Massoud était menacé, emprisonné et tué.
Le monopole de la vérité religieuse et l’élimination physique des dissidents et intellectuels étaient l’approche d’Ahmad Shah Massoud au Panjshir, que les talibans ont ensuite adoptée comme modèle dans tout l’Afghanistan.
Pourquoi Massoud avait-il peur des maoïstes anti-soviétiques ?
En 1979, la SAMA établit ses fronts de guérilla urbains et de montagne à Kaboul, Parwan, Kapisa, Panjshir et Kohdaman. La SAMA, sous la direction de Majid Kalakani, estimait que la guerre anti-occupation ne devait pas être exclusivement entre les mains des partis islamiques, en particulier des fondamentalistes comme Gulbuddin, Rabbani, Sayyaf et Massoud. Massoud, dont la survie dépendait de l’aide de l’ISI puis de la France et de la contrebande d’émeraudes, considérait le front de Panjshir comme un front purement islamique et considérait la présence de guérilleros de gauche aux croyances marxistes/maoïstes sur son territoire comme une menace pour la cohésion idéologique des moudjahidines et comme l’influence d’une « cinquième colonne ». Pour lui, la gauche indépendante et le courant laïque, influencés parmi les paysans et les habitants de Panjshir et Kohdaman, étaient plus dangereux que l’Armée rouge et le régime fantoche du Parti démocratique populaire d’Afghanistan. Pour cette raison, il signait des protocoles de cessez-le-feu avec les forces soviétiques et recevait de leur part argent et matériel militaire, afin qu’en profitant de cette opportunité et de ces ressources, il puisse éliminer complètement ses rivaux politico-militaires de la scène.
Pour cette raison, entre 1982 et 1985, les fronts de la SAMA à Parwan, Kapisa et Salang ont été réprimés et désarmés par les forces de Massoud. En fait, c’est la même logique qu’il a ensuite utilisée lorsque Ahmad Shah Massoud a été nommé ministre de la Défense dans le gouvernement moudjahidine, contre ses autres rivaux djihadistes à Kaboul, ce qui a conduit aux catastrophes d’Afshar et de Kart-e Seh.
Du slogan du djihad contre les forces soviétiques à l’acceptation de pots-de-vin des Soviétiques
Ahmad Shah Massoud a joué une politique hypocrite dans la guerre contre les forces soviétiques. En surface, il lançait le slogan du djihad contre les forces étrangères infidèles, mais en secret, il avait conclu des cessez-le-feu et des protocoles très profitables avec elles. Ses attaques contre les forces soviétiques n’étaient pas pour un « djihad dans la voie de Dieu » et l’indépendance du pays, mais pour obtenir des concessions de leur part. Dans le protocole de janvier 1983 entre Ahmad Shah Massoud et le commandant de toutes les forces soviétiques en Afghanistan, il fut convenu qu’un cessez-le-feu d’un an serait établi, que les Soviétiques ne bombarderaient pas Panjshir ni ne mèneraient d’opérations terrestres, et en retour que Massoud n’attaquerait pas les convois militaires soviétiques sur l’autoroute du Salang.
À la veille du retrait soviétique d’Afghanistan, les Américains et l’ISI pakistanais ne faisaient pas confiance à Massoud et le considéraient davantage comme un pion de la Grande-Bretagne et de la France. Ils s’opposaient également au premier protocole de Massoud et souhaitaient que la guerre soit prolongée. Dans le second protocole de 1988/1989, Massoud s’engagea à maintenir le calme du nord afin que l’armée soviétique puisse se retirer en toute sécurité. En échange, les Soviétiques lui donnèrent jusqu’à 700 000 dollars par mois, des armes, des munitions et de la logistique. Massoud promit de ne pas permettre à d’autres groupes moudjahidines d’opérer dans les provinces du nord de l’Afghanistan.
De Chah-e Ahu de Panjshir à la catastrophe d’Afshar à Kaboul
Le 28 avril 1992, le gouvernement du Dr Najibullah est tombé et les forces de Massoud et Dostum sont entrées à Kaboul. Les forces de Shura-e Nazar, dirigées par Ahmad Shah Massoud, et d’autres forces combattantes ont complètement pillé et détruit le patrimoine de soixante-dix ans de construction et d’efforts collectifs menés par des politiciens, des institutions éducatives, civiles, artistiques et commerciales construites sous les périodes royale, républicaine et anciennement marionnette soviétique. Selon des sources internationales sur les droits de l’homme, la majorité de la capitale afghane a été complètement détruite, au moins soixante mille Kabulis ont été tués, plusieurs fois plus nombreux ont été handicapés et mutilés, et sur un total d’environ trois millions de citoyens de Kabuli, deux millions sont devenus des réfugiés.
Les crimes d’Afshar en 1993 sont la suite logique des crimes de Chah-e Ahu en 1980. Le 22 février 1993, alors qu’Ahmad Shah Massoud était ministre de la Défense, le Shura-e Nazar appartenant à Massoud, avec l’Union islamique de Sayyaf, a attaqué la zone hazara d’Afshar. Lorsque Massoud a pu massacrer à Panjshir des centaines d’intellectuels et de maoïstes à Chah-e Ahu, et à Kaboul aussi, selon Human Rights Watch, entre 700 et 1 000 civils hazaras, dont des femmes et des enfants, ont été massacrés à Afshar. La logique des deux crimes reposait sur le takfir et l’ethnicisme.
Dans un autre rapport, du 10 octobre 2001, Human Rights Watch (HRW) déclare explicitement : « En mars 1995, les forces de Massoud, après avoir pris le contrôle du quartier Kart-e Seh de Kaboul, principalement habité par des Hazaras, ont été responsables de pillages généralisés et d’agressions sexuelles contre des civils. »
Le rôle du gouvernement français dans l’ascension et la renommée d’un criminel de guerre
Contrairement aux Américains, qui opéraient via l’ISI pakistanais, des espions et diplomates français apparaissaient sous les traits de médecins et entraient à Panjshir par l’intermédiaire d’organisations non gouvernementales.
Médecins sans frontières (MSF)
Des médecins et du personnel de Médecins du Monde, Aide médicale internationale et Médecins Sans Frontières (MSF) se sont secrètement rendus à Panjshir via le Pakistan au début des années 1980, ont construit des cliniques de terrain et ont envoyé les premiers rapports exagérés sur Massoud à Paris.
Massoud had studied at Kabul’s Istiqlal High School, where instruction was in French, and spoke French. He considered General de Gaulle his political hero. This was very attractive to Parisian officers!
Christophe de Ponfilly, with the film “A Valley Against an Empire – Une vallée contre un empire” in 1981, created the legend of the Lion of Panjshir in France. In 1997 and 1998, in the second documentary “Massoud Afghan,” he gave him worldwide fame. The DGSE was in close contact with him from the time of the occupation of Afghanistan until Ahmad Shah Massoud’s death in September 2001.
French historian Jean-Christophe Notin, in the book (La guerre de l’ombre des Français en Afghanistan), mentions the names of two high-ranking officers of the special section (Service Mission) of the French Foreign Ministry’s intelligence, who lived with Massoud in Panjshir. One is Colonel “Victor.” After 1989, that is, after the Russians’ withdrawal, he secretly went to Panjshir to arrange a series of cash and weapons aid with Massoud. The second spy is named “Rémi,” who during the first period of Taliban rule provided modern equipment and intelligence information about the Taliban and al-Qaeda to Massoud’s resistance front.
Bernard Kouchner, although he became head of the international organization Doctors Without Borders and later France’s Foreign Minister, during the Afghan war, by opening intelligence and diplomatic channels, gave unprecedented help to Massoud. In the 1980s, he repeatedly went to Panjshir clandestinely and there conveyed official and secret messages of the French government and President François Mitterrand to Massoud. Likewise, Bernard-Henri Lévy, who is one of the writers and among the powerful circles of hidden diplomatic relations in France, secretly went to Panjshir by helicopter through Tajikistan in 1998. Lévy was Massoud’s most stubborn defender in Europe and in the French presidential palace, and played the most important role in Massoud’s official trip to Paris in 2001. The next person is named Jean de Ponton d’Amecourt. D’Amecourt was one of France’s renowned diplomats and intelligence analysts, who was later appointed as France’s ambassador in Kabul. During the resistance years, he was known as Massoud’s political and intelligence representative in Europe and conveyed Massoud’s demands and military needs to the French government. The French Foreign Intelligence Service (DGSE) provided advanced telecommunications systems and encryption training to Shura-e Nazar. This technology allowed Massoud to manage the command of his central units in several provinces simultaneously and beyond the eavesdropping of the Kabul regime, Hezb-e Islami, or leftist currents (SAMA).
The Emerald and Lapis Lazuli Trade and the Role of French Intelligence
According to “The War of the French Shadows in Afghanistan” by Jean-Christophe Notin, the documents and notes of Christophe de Ponfilly, Global Witness, the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), the International Crisis Group (ICG), and the Gemological Institute of America (GIA) emphasize that the emerald and lapis lazuli trade from Panjshir to the Paris market was not an “official financial partnership” between the French government and Massoud’s front, but rather there was a very close relationship between the emerald smuggling network of Massoud’s Shura-e Nazar and the Paris jewelry market, and French intelligence turned a blind eye to and provided intelligence support for this financial cycle.
From 1985 onward, the extraction of precious stones, especially Panjshir emeralds and Badakhshan lapis lazuli, became the main artery of Ahmad Shah Massoud’s war economy. According to international estimates, Massoud’s front in the late 1990s had an annual income of between 60 and 200 million dollars from this trade. Ahmad Shah Massoud entrusted the management of this network to his trusted people such as Ahmad Shah Mohammadi, his brother-in-law, and in France and Europe, according to Incolor magazine, Jean Claude Michelou —a famous emerald expert—was employed by Massoud as the head of this smuggling and trade network. They transferred raw stones from Panjshir to Peshawar in Pakistan, Dubai, and Europe. French jewelers and major buyers were main customers of Panjshir emeralds, because this stone was very popular in Europe due to its transparency and high quality.
French intelligence agents, such as the agent network Victor and Rémi in Panjshir, were fully aware of this precious stone smuggling cycle and facilitated the movement of Massoud’s financial representatives in Europe so that the resistance front could secure its financial resources.
It was thanks to this smuggling that years later, a US embassy channel in Kabul, later published in WikiLeaks, reveals that the United Arab Emirates in early 2009 seized Ahmad Zia Massoud (Ahmad Shah Massoud’s brother), who was then First Vice President under Karzai, along with 52 million dollars in cash. In these documents it is stated that Massoud was in detention for several hours and was then released through the mediation of Karl Eikenberry, the former US ambassador in Kabul. This money was supposed to be transferred by ship to an unknown location. (www.afghanpaper.com)
The Peak of the Relationship: Massoud’s Trip to Europe
In early April 2001, Ahmad Shah Massoud traveled to Paris at the invitation of the French Foreign Ministry. In the Quai d’Orsay statement it is said: “Charles Josselin, the deputy minister, this morning at the Foreign Ministry received Commander Ahmad Shah Massoud, deputy head of the Islamic State of Afghanistan.” Later he also met with Foreign Minister Hubert Védrine.
Ahmad Shah Massoud went to Strasbourg at the invitation of Nicole Fontaine, President of the European Parliament. In every meeting he tried to attract the support of European countries.
The Events of September 11 and the Assassination of Massoud
Massoud was a power-hungry and fame-seeking individual. To achieve a monopoly on power, he was ready to make any deal with whichever faction gave him more concessions. For this reason, in his speeches in Europe, he presented al-Qaeda and the Taliban as a serious danger to the West and asked European and Western governments to help him gain political power in Afghanistan.
The CIA had secret contact with Massoud from 1999. Al-Qaeda knew that after the attack on America, America would need an internal force for a ground attack on Afghanistan. The only force that could take Kabul was the Northern Alliance led by Massoud. Therefore, by eliminating Massoud by al-Qaeda, the Northern Alliance under Ahmad Shah Massoud’s leadership would suffer a leadership vacuum and be weakened. Massoud’s assassination was in fact al-Qaeda’s gift to the Taliban to win their satisfaction and support. But al-Qaeda had miscalculated. Massoud’s death gave great moral legitimacy to the Northern Alliance and caused America, after September 11, by offering hundreds of millions of dollars, to immediately rely on the same Massoud forces led by Qasim Fahim and Younus Qanooni and use them as ground forces in the attack and capture of Kabul from the Taliban.
Naming a Street in Paris – Loyalty After Death
On March 27, 2021, the Paris municipality officially named “Commander Massoud Alley.” Anne Hidalgo, the Mayor of Paris from the Socialist Party, and Jeanne d’Hauteserre from the Republicans, the mayor of the 8th district in the Champs-Élysées gardens, paid tribute to him. Mrs. Hidalgo said that “Commander Massoud, the hero of Afghanistan’s jihad, will forever be remembered as a freedom hero and a fighter against obscurantism”!
One day after the naming ceremony, “on March 26, 2021, Bernard-Henri Lévy accompanied Ahmad Massoud, the son of his friend Commander Ahmad Shah Massoud, to meet President Emmanuel Macron at the Élysée. This meeting was part of a broad Parisian tribute to the Lion of Panjshir, which ended with the opening of a street in his name at the lower Champs-Élysées on March 27, 2021” (bernard-henri-levy.com). After the fall of Kabul, Ahmad Massoud in an open letter to Bernard-Henri Lévy asked him to request Macron to continue supporting the resistance front under Ahmad Massoud’s leadership. He called France the “last hope” of the anti-Taliban resistance.
While the National Resistance Front (NRF) under Ahmad Massoud’s leadership is composed of former warlords, human rights violators, and those accused of war crimes and corruption, on June 12, Éric Ciotti, leader of the French Republicans party and a member of the National Assembly in Paris, met with Ahmad Massoud and said that Massoud could count on his and his party’s continued support.
On March 14, 2023, Le Saker Francophone wrote that “France supports the so-called National Resistance Front of Afghanistan led by Panjshiris loyal to Ahmad Massoud, the eldest son of the anti-Soviet military commander Ahmad Shah Massoud. President Emmanuel Macron played an active role in persuading the President of Tajikistan, Emomali Rahmon, to offer his country as a shelter for the NRF to organize an armed uprising against the Taliban government in Kabul, with Western help.” Although this claim has not been officially confirmed by the French government, the reality is that the NRF leadership since 2021 has been mainly based in Dushanbe and Paris, and Ahmad Massoud regularly speaks at “Meetings for the Future” conferences in Saint-Raphaël, France.
The “Che Guevara of the Hindu Kush”
Therefore, as we saw, France needed a loyal and Francophone mercenary to have a different face in competition with America and Britain, which had invested in Gulbuddin and other extremist parties. And on the other hand, Massoud needed emerald money, DGSE equipment, and most importantly a propaganda machine to transform him from a commander accused of the Chah-e Ahu and Afshar crimes into the “Che Guevara of the Hindu Kush” (Le Che Guevara de l’Hindou Koush).
consequently, the French government, through hidden networks (DGSE) until the end, without seeing Ahmad Shah Massoud’s hands stained with the blood of hundreds of Afghan leftists and intellectuals, without paying attention to the commission of heinous war crimes in Chah-e Ahu and later Afshar in Kabul, whitewashed him and made him a “nationalist freedom fighter” and supported him as one of its most reliable “strategic partners” to secure its interests in Central Asia and Afghanistan.
Nasir Loyand, member of the Left Radical of Afghanistan (LRA)
Sep 11th, 2026

La bande à Kouchner, Levy et consorts ont beaucoup de sang sur les mains quant à la genèse des conflits actuels, nous en sommes là, parce que notre stupidité collective qui déjà nous aveuglait à cette époque, nous a permis de laisser aller ces criminels « humanitaires et humanistes », les imposteurs ont fait leurs dents là, et nous avons fait semblant qu’ils étaient bons parce que, au fait, ça ressemblait à quoi un Afghan pour nous à l’époque?
Puis vinrent les Yougoslaves, les Tchétchènes, les Libyens, les Syriens, les Ukrainiens, à chaque fois c’était leur délivrance du « bien » en détruisant les pays et massacrant leurs peuples.
Les médias parlaient des enfants des Français en les appelant « nos chers têtes blondes… », aujourd’hui, c’est le rouquin qui commande.
« Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute. »
Rien n’est plus vrai maintenant, et personne dans le monde ne peut nier ce qui a été fait au peuple français et la France, absolument tout est lié et rien ne saurait séparer le moindre petit fait passé de l’ensemble situationnel général qui est celui d’aujourd’hui.
Les Crimes, nous savons au nom de qui ils sont commis, pourquoi ce qui les commet et surtout qui est ce qui.
Nous les avons laissé agir comme des intrépides dans leurs pérégrinations alors que ces missionnaires du temple n’avaient comme ambition que l’érection du tabernacle au-dessus de tout, aujourd’hui c’est chose faite, nous devons leur reconnaître le mérite d’avoir mené à bien leurs ambitions et la réussite de leur mission.
L’histoire ne s’arrête malheureusement pas là pour eux, car aujourd’hui il est de notoriété publique qu’ils ont avec leurs manigances, contribué à déposer sur leurs culs, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, bref, ces caverneux sont les destructeurs incontestables de l’occident.
Car, si la Russie de l’époque qui était l’URSS, n’avait été empêchée de mater l’Afghanistan au communisme déclinant, il est probablement et plus que certain même, que nous n’aurions jamais assisté au développement de l’islamisme qui a fait tant de mal dans le développement africain, dans la mesure où Ferdinand de Lesseps et son canal de Suez ne modifient pas la réalité, le Proche et Moyen-Orient ne sont que des constructions intellectuelles stupides et racistes sur lesquelles aujourd’hui repose la division totale du monde et potentiellement son anéantissement par la guerre.
Dès que les choses tournent mal, on a coutume de dire que ce sont des erreurs stratégiques occidentales, avec les mots et les formulations la sorcellerie peut tout faire, alors que les ambitions qui les ont fabriquées étaient et sont spécifiquement et essentiellement juives, leur conduite relèvent du même principe aujourd’hui encore, car déjà il s’est effacé dans le discours présent que, c’est israël et Netanyahou qui ont amené Trump et l’Amérique à générer la bouillie sanglante actuelle qui met l’ensemble de nos économies en suffocation et bientôt en stase.
L’Afghanistan sous régime communiste de l’époque s’en serait immanquablement mieux sorti aujourd’hui même avec l’effondrement de l’URSS, parce que, ce piège afghan que trop rapidement on avait oublié, pensant qu’il s’était refermé sur les Russes et leur avait réglé leur compte, en vérité c’est exactement sa continuité qui fait exploser tout l’occident plus connu actuellement en G7.
L’Amérique, stupide Amérique, est appuyée sur les mêmes acteurs aujourd’hui qu’à l’époque pour s’en sortir, sauf que là, les rôles sont inversés, le Pakistan ici n’est pas un proxy subalterne dont on se sert comme l’Arabie-Saoudite de l’époque comme actuellement, entre-temps il est devenu une puissance intermédiaire avec laquelle il faut compter bien qu’encore extrêmement fragile quant à son essor dans la mesure où sa dynamique actuelle n’est pas vraiment due à ses anciens donneurs d’ordre, donc sa nombreuse jeunesse pas très chère à employer doit absolument conserver son activité, autrement le chaos va s’y développer, comme c’est une population encore très rurale, il lui faut beaucoup d’engrais, par conséquent ses vrais amis sont ceux qui peuvent contribuer à sa stabilité et qui sont ceux-là même qui l’ont fait émerger de la fange et la pauvreté, il a des atouts, mais quand le développement intérieur et humain d’un pays, même doté de l’arme atomique, repose en grande partie sur ses diasporas, ce pays n’est pas tout à fait libre et souverain, car justement ses diasporas vivent dans un monde où tout s’effondre et dans lequel les indigènes aimeraient bien les voir rentrer chez elles, donc c’est un équilibre tellement fragile sur lequel repose un tout, qu’il ne peut pas y avoir autre chose que des tergiversations côté occidental quant à ce qu’il faut faire maintenant.
C’est vraiment l’ordre du monde qui se modifie ici, car d’un côté on a ces partis et personnalités politiques qui ont exacerbé leurs opinions publiques sur l’immigration envahissante, l’islamisation, le choc des cultures, le voile etc. et, ce sont ces mêmes pays qui ont le plus besoin de choyer du mieux possible ces diasporas présentes sur leurs sols, puisque leurs pays d’origine sont dorénavant indispensables à leur survie dans la guerre polymorphe impitoyable, comme elle l’est devenue.
Les enjeux politiques et l’instabilité institutionnelle qui s’observe, quand on les met en rapport avec ce qui est décrit plus haut, c’est plutôt difficile de croire que ce sont les éléments de la même équipe qui sont opérants là, car à moins de croire dur comme fer qu’après avoir fait et réussi tout ce qu’ils ont fait et voulaient, ben maintenant, ils veulent juste se suicider, à l’évidence l’instabilité chronique qu’on a pérennisé dans notre camp, c’est une vraie volonté stratégique multicouches qui est en exécution depuis des années et qui seulement maintenant pour les crétins payés pour les détecter, est devenue visible.
C’est beaucoup, beaucoup trop tard, quand vous chutez de haut et que le sol devient bien distinct à vos yeux, ça va mal, ça va même très très mal.
Car, effectivement, pour y revenir, quand l’Amérique prend aujourd’hui l’Arabie-Saoudite et le Pakistan pour négocier la paix avec l’Iran, alors que entre les années soixante-dix-neuf et quatre-vingt-neuf, durant lesquelles elle s’est employée par le biais de sa CIA et d’autres services à tout faire pour descendre l’URSS, ce sont ces deux atouts-là principalement qui faisaient le sale boulot, reprendre les mêmes aujourd’hui malgré toutes les évolutions qui ont eu lieu au fil du temps, c’est la marque incontestable d’une trajectoire tombante et, pas à p’tite vitesse avec ça.
Elle donne aux fils l’opportunité de racheter l’honneur bafoué des pères.
L’occident contrairement à ce qui était il y a quarante ans, n’a aucun objectif autre que les siens propres, il n’a plus à endiguer le communisme et rivaliser avec l’URSS comme puissance, il a lui-même créé de toutes pièces les djihadismes pour accélérer sa progression prédatrice sur les ressources naturelles qui étaient maintenant sans défense entre lui et les populations propriétaires de ces ressources, la vie humaine ne valait rien à cette époque mais qu’est-ce qu’elle était facile à vivre pour d’autres.
Voilà où ça a changé, la vie humaine aujourd’hui a un prix qui, sans encore être fixement établi, fait connaître malgré tout son existence aux occidentaux.
Désolé pour la trivialité, mais ce ne sont certainement pas d’insignifiants merdeux comme Trump, Macron et toute cette clique, qui vont y changer quoi que ce soit, déjà, dans ceux qui les relèveront, on ne voit pas mieux qu’eux, et c’est très grave, parce que là, ce qui est en train de se produire, c’est exactement le processus inverse que ces abrutis ont créé pour s’accaparer les richesses mondiales, nous avançons à une vitesse incroyable vers une internationalisation du combat antisioniste.
La vitesse avec laquelle progressent les Houtis est partout observée et pendant que les crétin font leurs blocus ci et là, autre-part les armes se livrent en quantités pharaoniques, ce qui veut dire que, dans cette guerre, moderne, le fameux monde libre s’est officiellement fait fixé dans des zones bien déterminées pendant qu’ailleurs ça grouille de vie contre lui.
Pendant qu’ils tergiversent sur ce qu’ils doivent faire, l’opération du 7 octobre ayant démontré la facilité avec laquelle israël est prenable par le terrestre, de Djibouti, Asmara, Kartoum, le Caire, ça recrute sec pour renvoyer à la mer l’envahissement criminel débarqué il y a 81 ans.
La combinaison drones, missiles, envahissement terrestre va signer la fin de l’entité israélite avant même que quiconque ait compris ce qui se passe.
La Libye, la Syrie, l’Irak, le Maroc, l’Algérie et tous les autres vont fournir des combattants hyper déterminés à en finir et qui finiront cette fois, car il n’y aura aucun pont aérien venu d’ailleurs qui ne provoquera pas automatiquement des pogroms dans les destinations de départ de ces potentiels ponts aériens.
Les roitelets, les émirs et les cheiks auront qu’à bien se tenir, car dans le monde de valeurs qui a déjà débarqué, ils n’ont de valeur que celle que voit en eux nos pays faillis, ces caricatures hideuses ne sont pas là pour encore longtemps.
Les Afghans et les autres devront régler leurs comptes entre-eux chez-eux, nous, nous avons aussi les nôtres à régler.
C’est vrai que les dirigeants occidentaux ont peur d’agir, car à chaque fois qu’ils le font le retour de bâton est accéléré et la riposte est encore bien pire que ce qui prévalait.
Ça n’est absolument pas nouveau dans mon discours, mais le monde est comme il est, hypocrite, plutôt que d’aller à la catastrophe finale, il va sacrifier israël en versant des rivières de fausses larmes, tout le monde sera satisfait et voudra rapidement passer à autre chose.