7 de garde

La solution à deux États pour justifier l’occupation de toute la Palestine

par Hala Jaber. 

Ce que le monde offre aux palestiniens n’est pas un État

La Solution à deux États est morte. Ce que le monde offre aux Palestiniens n’est pas un État.

Le concept d’une solution à deux États pour Israël et la Palestine est souvent présenté comme un chemin vers la paix, mais elle est devenue une promesse vide de sens, une illusion diplomatique qui détourne l’attention de la réalité de l’occupation et de l’apartheid. Ce fil examine pourquoi la solution à deux États était et n’est plus viable, en analysant ses promesses historiques, ses réalités actuelles et ses défauts inhérents.

Tout ce discours sur une solution à deux États est au mieux une illusion, au pire une arnaque.

Les dirigeants israéliens l’ont clairement indiqué : ils n’ont aucune intention, ZÉRO, de permettre un État palestinien souverain, JAMAIS.

Même Netanyahou l’a dit : «Il n’y a pas de scénario d’après-guerre qui conduirait à un État palestinien».

Cela se heurte à l’idée de souveraineté.

Cette position révèle une contradiction fondamentale : un «État» sans souveraineté n’est pas un État, c’est une occupation qui ne dit pas son nom. Les actions d’Israël, l’expansion des colonies, les politiques d’annexion et la violence quotidienne, la rhétorique et la réalité génocidaire, démontrent que le système est conçu pour empêcher l’État palestinien, et non pour le permettre. Ce n’est pas un bug, le système marche ainsi.

La rhétorique d’une solution à deux États persiste comme une distraction diplomatique, masquant la réalité de l’apartheid tout en offrant aux Palestiniens une promesse creuse. Alors qu’est-ce que tu négocies ? Un mirage ? Un otage avec un drapeau n’est pas un État ? Arrêtez de déguiser l’apartheid en diplomatie.

Supposons, juste pour argumenter, qu’un État palestinien soit déclaré demain, sa fonctionnalité serait impossible dans les conditions actuelles.

L’État proposé serait composé de deux territoires déconnectés : Gaza au sud-ouest et la Cisjordanie au nord-est, séparés par un Israël fortement militarisé. Israël contrôle toutes les frontières, l’espace aérien et les mouvements entre ces régions, rendant l’autonomie palestinienne dépendante de la permission israélienne.

Un État sans contrôle sur ses frontières, son économie ou sa défense n’est pas souverain. Le cadre d’Oslo exigeait une Palestine démilitarisée, la laissant sans défense contre les blocus, la violence des colons ou les incursions militaires. Même si la Palestine était «reconnue», ce ne serait un État que de nom avec :

Aucune armée.

Aucun contrôle sur les frontières, l’espace aérien ou l’économie.

Pas le droit de se défendre.

Aucune protection contre les bombes, les blocus ou les milices de colons.

Ce n’est pas un État, c’est une prison à ciel ouvert avec un drapeau… exactement comme présentement.

Mais plus important encore : la Nakba n’a jamais été reconnue : l’expulsion de 750 000 Palestiniens, le vol de 78% de leur patrie, l’effacement de leur droit au retour.

Même le territoire limité promis dans le cadre d’Oslo II, les zones À et B, soit environ 40% de la Cisjordanie, a été érodé. La zone C, qui comprend 60% de la Cisjordanie, reste entièrement sous contrôle israélien. Plus de 700 000 colons israéliens vivent maintenant dans 150 colonies et 128 avant-postes, la plupart construits après Oslo, fragmentant la Cisjordanie en enclaves déconnectées.

L’expansion des colonies et le vol de terres ont rendu impossible un État palestinien contigu. Ce qui reste est une mosaïque de cantons, entourés d’infrastructures d’apartheid, qui ne peuvent constituer la base d’un État viable.

Au lieu de cela, il est demandé aux Palestiniens d’accepter des restes symboliques pendant que leur patrie est dévorée et d’appeler cela la paix, à vrai dire, ce n’est pas de la réconciliation, c’est de la diplomatie occidentale pour blanchir la dépossession coloniale.

Ce n’est pas une «solution». C’est fait pour alléger la culpabilité de tout le monde sauf des Palestiniens. Le modèle à deux États est un cadavre : froid, enterré, maintenu artificiellement au chaud par des dirigeants qui veulent dire qu’ils «ont essayé». Mais la géographie, la justice et la réalité l’ont déclaré mort.

Les gestes symboliques, comme la reconnaissance internationale d’un État palestinien, n’ont aucun sens sans contrôle sur la terre, les ressources ou la sécurité. La solution à deux États est devenue un accessoire diplomatique, un moyen de maintenir l’apparence de progrès tout en permettant l’occupation.

Les déclarations de Netanyahou, celle-ci notamment : «Tout futur État palestinien indépendant constituerait une menace pour l’existence d’Israël», soulignent davantage la futilité des négociations.

Une reconnaissance sans souveraineté serait une publicité pour l’occupation, pas pour la libération.

Ce qui nous amène à aujourd’hui :

Les dirigeants occidentaux se précipitent pour «reconnaître» un État palestinien ; Starmer, l’Espagne, la Norvège, présentés comme un geste historique. Mais que proposent-ils réellement ? Le statu quo actuel : terres réduites, pas de souveraineté, pas de protection.

Même Netanyahou célèbre cela dans ses déclarations, y compris dans ses remarques de juillet 2025 à la Maison-Blanche selon lesquelles un État palestinien indépendant «constituerait une menace pour l’existence d’Israël».

La reconnaissance sans souveraineté est une publicité pour l’occupation, pas pour la libération.

Résumé :

La solution à deux États est morte, même si elle n’a jamais vraiment vécu. Elle n’offre aux Palestiniens ni souveraineté ni justice, servant plutôt de distraction des réalités de l’occupation, du déplacement et de la violence systémique. S’accrocher à ce cadre dépassé permet le statu quo, pas la libération.

Les Palestiniens méritent plus qu’un drapeau sur des ruines ou une place à une table où leurs droits sont perpétuellement différés. La vraie paix exige de s’attaquer aux causes profondes de l’injustice, de la Nakba, du vol de terres et de l’apartheid, et de démanteler les systèmes qui les perpétuent. Moins que cela n’est pas une solution ; c’est une illusion déguisée en diplomatie.

La reconnaissance sans justice n’est pas le maintien de la paix au contraire. C’est une trahison, emballée dans du papier cadeau, alors arrêtons de prétendre que c’est un État, ce n’est pas le cas.

C’est de la relation publique politique et de la fiction au sujet de la liberté.

source : Hala Jaber via Le Saker Francophone

https://reseauinternational.net/la-solution-a-deux-etats-pour-justifier-loccupation-de-tout-le-territoire/

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

3 réflexions sur “La solution à deux États pour justifier l’occupation de toute la Palestine

  • Le monde doit se RÉVEILLER!! ce que veut l’entité sioniste et ses faux sémites qui semblent ADORER le MAL qui les manipulent complètement, c’est ni plus ni moins que CONQUÉRIR LE MONDE ENTIER..jugez par vous-même. Réflexion sérieuse à faire sur le DÉCLIN à tous points de vue de l’entité sioniste….Les animaux sont plus censés, intelligents et évolués que ce simulacre de peuple, qui en plus, n’a rien de sémite…

    Prenez connaissance des propos ULTRA RACISTES de ces rabbins FOUX à LIER rapportés par plusieurs médias :

    https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-marchand/blog/060825/l-academie-israelienne-de-bei-david-enseigne-le-racisme-et-l-hitlerisme

    Le meilleur et le média le plus crédible d’après moi..: https://french.almanar.com.lb/3367157

    Le Times d’Israel en 2019 : https://fr.timesofisrael.com/rabbins-dune-academie-pre-militaire-les-arabes-sont-inferieurs-genetiquement/

    Rabbins d’une académie pré-militaire : les Arabes sont inférieurs génétiquement
    Sur des vidéos, des instructeurs d’une académie en Cisjordanie prônent la suprématie juive, disant que les Arabes génétiquement inférieurs veulent vivre sous domination israélienne
    Par Tamar Pileggi 30 avril 2019, 14:02

    «Le rabbin Eliezer Kashtiel, directeur de l’académie pré-militaire de l’implantation de Eli en Cisjordanie. Le rabbin Eliezer Kashtiel, directeur de l’académie pré-militaire de l’implantation de Eli en Cisjordanie.

    Deux rabbins d’une académie religieuse pré-militaire dans une implantation en Cisjordanie ont été enregistrés, faisant des commentaires désobligeants et racistes sur les Arabes, défendant la vision du monde d’Adolf Hitler et encourageant ouvertement la suprématie juive.

    Dans une série d’enregistrements non datés publiés lundi par la Treizième chaîne d’information, le rabbin Eliezer Kashtiel, directeur de l’Académie Bnei David à Eli, plaide pour réduire à l’esclavage les non-juifs « stupides et violents » du fait de leur infériorité génétique.

    « Tout autour de nous, nous sommes entourés de gens qui ont des problèmes génétiques. Demandez à un Arabe ordinaire : « Où voulez-vous vivre ? Il veut vivre sous occupation. Pourquoi ? Parce qu’ils ont des problèmes génétiques, ils ne savent pas comment diriger un pays, ils ne savent rien faire. Regardez-les ».

    Dans son cours, Kashtiel poursuit en prônant le racisme contre les non-juifs.

    « Oui, nous sommes racistes. Nous croyons au racisme… Il y a des races dans le monde et les peuples ont des caractéristiques génétiques, et cela nous oblige à essayer de les aider », a-t-il dit. « Les Juifs sont une race qui réussit mieux ».
    Le rabbin Giora Redler, professeur à l’académie pré-militaire de Eli en Cisjordanie.

    Dans une autre vidéo de la Yeshiva Bnei David diffusée par la Treizième chaîne, le rabbin Giora Redler fait l’éloge de l’idéologie de Hilter pendant un cours sur la Shoah.

    « Commençons par nous demander si Hitler avait raison ou non », a-t-il dit aux étudiants. « C’était la personne la plus correcte qu’il y ait jamais eu, et tout ce qu’il a dit était vrai… il était juste du mauvais côté. »

    Redler poursuit en disant que le pluralisme est le « vrai » génocide perpétré contre le peuple juif, et non la solution finale de l’Allemagne nazie.

    « La véritable Shoah, ce n’est pas quand ils ont assassiné les Juifs, ce n’est pas ça. Toutes ces raisons, qu’elles soient idéologiques ou systématiques, sont absurdes », a-t-il dit. « L’humanisme et la culture séculière de ‘Nous croyons en l’homme’, c’est ça la Shoah. »

    Les propos ont été largement condamnés par les députés de l’opposition, qui ont demandé le retrait de tout le financement public de l’académie d’Eli à la suite des déclarations de Kashtiel et Redler.

    « Ce n’est pas du judaïsme, et ce ne sont pas nos valeurs », a déclaré le député Yair Lapid du parti Kakhol lavan dans un communiqué. « Les gens qui parlent ainsi ne sont pas dignes de s’appeler rabbins… l’État doit cesser de financer ce programme jusqu’à ce que les rabbins racistes soient expulsés. »

    La présidente de Meretz, Tamar Zandberg, a envoyé une lettre au ministère de l’Éducation demandant que tout le financement de l’État soit coupé à la lumière du « chauvinisme, de l’homophobie et de la haine qui se dégagent de cette école ».

    Après la diffusion de la vidéo lundi, Kashtiel et Redler ont admis avoir fait ces remarques dans un communiqué à la Treizième chaîne, mais ont affirmé que les propos avaient été sortis de leur contexte.

    Kashtiel s’est dit « peiné » que son « cours sur les droits de l’homme » ait été mal interprété, en expliquant à la chaîne qu’il voulait dire exactement le contraire et qu’il appelait à « une responsabilité sociale et à se soucier des plus faibles ». Il a déclaré que ses références à l’esclavage et au racisme étaient une « interprétation ‘Socialist Modernism’ » de ces concepts.

    Dans son cours, Redler a dit qu’il essayait simplement d’“expliquer la logique morbide d’Hitler” et a accusé les médias de « calomnie cynique » contre lui quelques jours avant Yom HaShoah.

    Les rabbins qui enseignent à l’académie Eli – la coqueluche du camp sioniste religieux pour avoir propulsé des milliers d’officiers religieux à des postes de combat supérieurs dans l’armée israélienne – ont des antécédents de propos controversés et intolérants.
    Le rabbin Yigal Levinstein pendant la conférence « Sion et Jérusalem », en juillet 2016.

    En 2016, le co-fondateur de l’académie Bnei David, Yigal Levinstein, a été enregistré en classe en traitant les homosexuels de « malades et pervers ». Dans une autre conférence cette année-là, Levinstein prétendait que le fait de recruter des femmes dans Tsahal les rendait « folles » et les éloignait de leur judéité.

    L’autre cofondateur de Bnei David, le rabbin Eli Sadan, prêche contre l’éducation des femmes, affirmant que la pensée indépendante « neutralise leur aptitude la plus importante… de bâtir un foyer ».

    L’année dernière, des vidéos ont fait surface d’un autre enseignant de Bnei David, le rabbin Yosef Kelner, qui donnait des cours sur les femmes « faibles d’esprit » et ayant une capacité réduite pour la spiritualité.

    En 2017, le ministre de la Défense de l’époque, Avigdor Liberman, s’est engagé à annuler le financement de l’académie Eli, mais le procureur général a bloqué cette décision pour des raisons juridiques. Au lieu de cela, Liberman a annoncé qu’il limiterait le nombre d’étudiants à titre de mesure punitive pour le « sexisme constant » à l’académie Eli.

    L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

    Sur youtube: https://www.youtube.com/watch?v=EOki6uzhmJM

    C’est le summum d’une décadence TOTALE, morale, physique et religieuse..

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