Discussion du livre de Lénine « La maladie infantile du communisme : le gauchisme ».
Salutations camarades et ami.e.s,
Le Centre Internationaliste Ryerson – Fondation Aubin (CIRFA) vous invite à son cercle de lecture autour du livre de Lénine La maladie infantile du communisme : le gauchisme. Chaque semaine une rencontre est organisée autour du livre de Lénine que nous lirons ensemble. Les séances ont lieu du 4 septembre au 9 octobre, tous les jeudis soirs de 18h à 20h au – 1710 rue Beaudry, Montréal, Canada, salle 2.10 – . C’est une occasion de développer sa connaissance du marxisme à travers l’étude d’un classique de la littérature révolutionnaire.Résumé du livre : Qu’est-ce que le « gauchisme » dont on entend si souvent parler ? À l’origine de cette expression, un livre signé Lénine « la Maladie infantile ». Contre ceux qui refusent les compromis au nom de la « pureté révolutionnaire », contre les sectaires et les aventuristes, Lénine défend les méthodes qui ont fait le succès des bolchéviks ainsi qu’une vision appliquée du marxisme.
Événement gratuit et ouvert à tous
Le texte est disponible gratuitement en ligne :
Lenine-maladie infantile
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CIRFA
1710 rue Beaudry, suite 210
Montréal (Québec), H2L 3E7
Tél.: 514-563-1609
info@centreinternationalisterfa.org
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Numéro d’organisme de bienfaisance: 88645 1210 RR0001
« Recherche et Solidarité pour le Progrès Social »
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Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/09/discussao-do-livro-de-lenine.html
Camarades du CIRFA, permettez-moi d’abord de vous saluer pour votre initiative d’étudier le léninisme. Ceci étant, j’ose vous soumettre, comme l’ont enseigné Marx et Engels que le prolétariat révolutionnaire doit toujours identifier qui sont «ses principaux ennemis» à chaque étape de son émancipation révolutionnaire?
Dans le contexte actuel, marqué par la montée du fascisme et du militarisme qui sont les principaux ennemis du prolétariat révolutionnaire? Est-ce les «gauchistes» ou est-ce les «droitistes»?
Lénine écrit que dans le contexte de la «révolution russe», les «gauchistes» sont du point de la lutte des classes, ceux-là qui remettent en cause l’«alliance entre les ouvriers et les paysans» par des politiques «ouvriéristes» jusqu’au boutisme qui aliènent les «paysans» à la «révolution prolétarienne» et les poussent dans les bras des féodaux compradores, au nom d’une nationalisation des terres tout azimut, excluant que «la terre soit à ceux-là qui la cultivent», slogan qui gagnera la paysannerie à la «révolution bolchévique».
Du point de vue internationaliste, Lénine qualifiait de «gauchistes, ces malades infantiles du communisme», ceux-là qui s’opposaient à la révolution socialiste dans un seul pays comme Rosa Luxembourg et Karl Liebnieck.Lénine professait que la «révolution socialiste» pouvait s’accomplir dans un seul pays, en marge de la révolution prolétarienne dans tous les pays comme Marx et Engels l’avaient enseigné dans le Manifeste du Parti communiste par cette conclusion prophétique impérative: «PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS», ce qu’ils matérialisèrent au sein de la Iière INTERNATIONALE COMMUNISTE.
L’histoire a démontré que du point de vue de la révolution prolétarienne à proprement parlé, Lénine avait tort et que l’«alliance des ouvriers et des paysans» n’a donné lieu qu’à une révolution bourgeoise où la paysannerie a ultimement pris le pouvoir et en a chassé le prolétariat et que «le socialisme à la soviétique» a donné naissance à un État social-impérialiste bourgeois, bureaucratique et militariste ayant dégénéré en l’État capitaliste orthodoxe russe des bourgeois poutiniens actuels.
La République populaire de Chine (RPC) sous la férule de Deng Siaoping a aussi livré une guerre aux «gauchistes» de «la bande des 4» pour renverser la Révolution culturelle bourgeoise chinoise et faire de la RPC une colonie de l’impérialismes U$ et occidental sous la politique d’une «économie au service de l’exportation» pendant que le peuple chinois crevait de faim.
Comme l’ont écrit nos camarades Mesloub et Bibeau dans «De l’insurrection populaire à la Révolution prolétarienne» (2025), l’humanité n’a pas encore vécu de révolution prolétarienne victorieuse puisque tantôt les conditions objectives ne le permirent pas comme en Russie tsariste (1917-1923), en Chine féodale (1921-1949) et dans les colonies (1945 à nos jours); tantôt ce sont les conditions subjectives qui firent défaut comme au sortir de la guerre franco-prussienne de 1870 avec la Commune de Paris et des 2 dernières Guerres mondiales avec la Révolution spartakiste allemande (1919), en Espagne républicaine (1936), en Grèce (1945).
Pour nous révolutionnaires prolétariens dans la conjoncture de classes actuels qui sont nos principaux ennemis des «gauchistes» ou des «droitistes»?
D’abord, les «gauchistes» sont au mieux des groupuscules lilliputiens anémiques à peine perceptibles qui ne fourmillent qu’au sein d’une «gauche» réduite à une peau de chagrin quasi-invisibilité.
Au contraire, les «droitistes» sous toutes leurs formes perverses pullulent et gangrènent le mouvement ouvrier et prolétarien dans chaque pore du corps social.
Au seul cas du Québec, depuis le PQ, en passant par Québec solidaire, jusqu’aux syndicats d’affaires et aux «populistes», même les infâmes libéraux se proclament «sociaux-démocrates», l’armée des «droitistes» de tout acabit et de toute engeance corrompt, soudoie, menace et persécute les prolétaires révolutionnaires et abrutissent les prolétaires pour servir la dictature de la bourgeoisie en le détournant dans la voie révolutionnaire.
Les «droitistes», dès l’apparition du mouvement prolétarien, sont apparus sous 2 formes en apparence contradictoire: les conservateurs-libéraux et les «socialistes-réformistes-utopistes», 2 faces de la même médaille bourgeoisie et cela pour mieux berner le prolétariat.
Marx et Engels ont combattu vigoureusement ces «socialistes» au service de la bourgeoisie dans l’Anti-Dühring (1878), un exposé complet du matérialisme dialectique et historique et une réfutation totale du «socialisme réformiste alternatif droitiste » d’Eugen Dühring, une répudiation scientifique du «socialisme utopique» des Fourrier, Owen, St-Simon, Proudhon, qui tous ne sont que fumisterie mystificatrice visant à détourner le prolétariat de sa mission historique d’instaurer le socialisme scientifique par la dictature du prolétariat comme prémisse social à l’avènement du communisme, une société sans classe sociale et sans État, à l’abri de l’exploitation de l’homme par l’homme, des guerres grâce à l’abolition de la propriété privée des moyens de production, de commercialisation et de communication, qu’ Engels synthétisa l’œuvre magistrale de l’Anti-Dühring dans «Socialisme scientifique et socialisme utopique» (1880).
Sûrement que les camarades du CIRFA auraient intérêt à étudier L’Anti-Dühring et «Socialisme scientifique et socialisme utopique» afin de s’outiller du matérialisme dialectique et historique afin de vaincre les «droitistes» de tout acabit sur le front idéologique et d’arracher le prolétariat à leur dictature bourgeoise renégate.
Recevez mes salutations révolutionnaires prolétariennes.