đâđš Les mutations du pouvoir mondial & incidences gĂ©opolitiques sur la rĂ©gion du Moyen-Orient
đâđšÂ Les mutations du pouvoir mondial & leurs incidences sur la rĂ©gion de la mer Rouge au Moyen-Orient
Les rapports de force internationaux sont en train dâĂ©voluer. Lâune des zones oĂč se manifeste cette dynamique est la rĂ©gion de la mer Rouge, comprenant lâĂgypte, lâĂrythrĂ©e, Djibouti, le Soudan, lâArabie saoudite, les Ămirats, le Qatar, le YĂ©men, le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Iran et IsraĂ«l/Palestine. Câest lĂ que rivalisent les ambitions internationales, rĂ©gionales et locales. Federico Donelli, qui a Ă©tudié ces dynamiques politiques et a rĂ©cemment publié Power Competition in the Red Sea, analyse le rĂŽle gĂ©opolitique de cette rĂ©gion.
Définir la région

La région de la mer Rouge
La mer Rouge sâimpose rapidement comme une zone trĂšs disputĂ©e oĂč les puissances mondiales traditionnelles et Ă©mergentes se livrent une lutte dâinfluence et de contrĂŽle sans merci. Le dĂ©clin du rĂŽle central de lâOccident sur le plan gĂ©opolitique, lâĂ©mergence de nouvelles puissances et lâaffirmation constante des acteurs rĂ©gionaux sont autant de facteurs en jeu dans cette rĂ©gion.
Cette situation confĂšre Ă la rĂ©gion une complexitĂ© et une dynamique qui prĂ©figurent les futures hiĂ©rarchies mondiales. La rĂ©gion de la mer Rouge bouleverse lâordre international libĂ©ral apparu Ă la fin de la guerre froide, en 1989. Cet ordre repose sur :
- le multilatĂ©ralisme, soit la coopĂ©ration entre plusieurs Ătats
- le libre-Ă©change, avec une intervention modĂ©rĂ©e de lâĂtat dans lâĂ©conomie
- la démocratie libérale, caractérisée par le pluralisme politique et les droits individuels.
Or, ces principes ont été érodés ces 20 derniÚres années par une combinaison de vulnérabilités internes et de défis internationaux.
Si la concurrence entre les Ătats-Unis et la Chine pour le leadership mondial fait la une des journaux, les vĂ©ritables bastions de lâordre mondial post-libĂ©ral se situent dans les zones oĂč sâaffrontent les dynamiques internationales, rĂ©gionales et locales.
Et la rĂ©gion Ă©largie de la mer Rouge en fait partie. Dâautres théùtres de cette compĂ©tition sont lâArctique, le sud de lâIndo-Pacifique, ainsi que les Balkans.
Pourquoi la région de la mer Rouge suscite-t-elle de telles convoitises ?
La mer Rouge prĂ©sente une grande valeur stratĂ©gique. Elle relie la mer MĂ©diterranĂ©e Ă lâocĂ©an Indien et constitue une route maritime majeure pour le commerce international et lâapprovisionnement Ă©nergĂ©tique. Elle est Ă©galement bordĂ©e par plusieurs Ătats instables, comme le Soudan, lâĂrythrĂ©e et le YĂ©men.
Cette combinaison, Ă savoir une zone dâinfluence limitĂ©e ou contestĂ©e exposant la rĂ©gion Ă des ingĂ©rences extĂ©rieures, et une zone stratĂ©gique clĂ© particuliĂšrement attractive.
Les Ătats-Unis et la Chine disposent tous deux dâinstallations militaires Ă Djibouti. La Russie cherche Ă Â accĂ©der Ă Port-Soudan. Les puissances du Golfe, notamment lâArabie saoudite, les Ămirats arabes unis et le Qatar, ont Ă©tendu leur prĂ©sence dans la Corne de lâAfrique. Pour ce faire, elles ont investi dans les ports, les infrastructures et la coopĂ©ration militaire, notamment au Soudan, en Somalie et en Ăthiopie.
La Turquie, lâIran et IsraĂ«l ont eux aussi tissĂ© des liens politiques, Ă©conomiques et sĂ©curitaires. Ensemble, ils ont créé un lien entre la mer Rouge, la MĂ©diterranĂ©e orientale et le golfe Persique.
Cependant, les puissances extérieures ne sont pas les seuls facteurs de changement dans la région.
Les acteurs locaux, de lâĂthiopie au Soudan en passant par lâĂrythrĂ©e, lâĂgypte et la Somalie, exploitent les rivalitĂ©s mondiales pour faire avancer leurs objectifs stratĂ©giques (https://agsi.org/events/competition-or-cooperation-the-horn-of-africa-and-broader-red-sea-basin-at-a-crossroads/). Ils courtisent les puissances extĂ©rieures concurrentes en nĂ©gociant un accĂšs militaire contre des garanties de sĂ©curitĂ©, ou en recherchant des investissements dans des infrastructures stratĂ©giques. Ils sâappuient Ă©galement sur leur alignement diplomatique avec les Ătats-Unis, la Chine, les Ătats du Golfe ou la Turquie pour renforcer leurs positions nationales et rĂ©gionales.
Ces stratĂ©gies crĂ©ent un rĂ©seau complexe dâintĂ©rĂȘts concurrents. Elles brouillent la frontiĂšre entre politique rĂ©gionale et politique internationale. Les gouvernements et les acteurs non Ă©tatiques peuvent dĂ©sormais opter pour plusieurs protecteurs extĂ©rieurs et tirer profit de leurs rivalitĂ©s.
Ce âmulti-alignementâ constitue pour les acteurs rĂ©gionaux le levier idĂ©al. Il accroĂźt toutefois la volatilitĂ© et lâincertitude. Ainsi, les factions rivales de la guerre civile soudanaise en cours ont cherchĂ© Ă obtenir le soutien dâacteurs extĂ©rieurs, de lâArabie saoudite aux Ămirats arabes unis, transformant ainsi un conflit interne en un théùtre dâaffrontements par procuration.
En Somalie, les autoritĂ©s locales et claniques nĂ©gocient des accords de sĂ©curitĂ© et Ă©conomiques directement avec des puissances Ă©trangĂšres telles que la Turquie et les Ătats du Golfe, contournant souvent les institutions locales dĂ©faillantes.
Dâautre part, lâĂthiopie, pays enclavĂ©, poursuit sa quĂȘte dâun accĂšs Ă la mer, lâentraĂźnant dans de nouveaux imbroglios diplomatiques et sĂ©curitaires avec le Somaliland, la Somalie, lâĂrythrĂ©e, lâĂgypte et les pays du Golfe.
Ces exemples illustrent lâĂ©volution de la rĂ©gion de la mer Rouge en un microcosme de lâordre post-libĂ©ral : une zone fragmentĂ©e, axĂ©e sur les transactions et fortement interconnectĂ©e.
Quels sont les conséquences et enseignements majeurs de ces alliances ?
Au lieu de crĂ©er un nouvel Ă©quilibre, le dĂ©clin de lâinfluence occidentale engendre un systĂšme dĂ©centralisĂ© et concurrentiel.
Ce contexte constitue un terrain dâexpĂ©rimentation pour de nouveaux modĂšles dâinteraction entre puissances internationales et locales, acteurs Ă©tatiques et non Ă©tatiques, ainsi quâentre alliances et partenariats formels ou informels.
Alors que les rĂšgles et institutions âuniversellesâ dâinspiration occidentale ont dĂ©fini lâordre international libĂ©ral, lâordre post-libĂ©ral se caractĂ©rise par un engagement sĂ©lectif, des accords bilatĂ©raux et des partenariats flexibles.
Le monde dâaujourdâhui est donc marquĂ© par un ordre rĂ©sultant de la concurrence plutĂŽt que du consensus.
La concurrence entre grandes puissances sâexerce dĂ©sormais moins par le biais des institutions internationales que par celui des sphĂšres rĂ©gionales. La prĂ©sence militaire, les investissements dans les infrastructures et les alliances politiques sont devenus des vecteurs dâinfluence.
Quelles conclusions en tirer ?
Les rĂ©gions sont devenues de vĂ©ritables terrains dâexpĂ©rimentation de la mutation gĂ©opolitique globale. Ce sont des zones oĂč la concurrence internationale interagit avec les conflits locaux et oĂč Ă©mergent de nouveaux modĂšles de gouvernance et dâinfluence.
Les acteurs locaux, quâils soient Ă©tatiques ou non, ne sont plus de simples cibles dâingĂ©rences extĂ©rieures. Ils participent activement Ă lâĂ©laboration de leur environnement sĂ©curitaire.
Traduit par Spirit of Free Speech

VersĂŁo em LĂngua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/11/as-mudancas-no-poder-mundial-e-suas.html
Lâauteur confond les apparences pour la rĂ©alitĂ© et les Ătats fĂ©odaux et capitalistes compradores du Golfe continuent Ă ĂȘtre des Ătats fĂ©odaux et capitalistes compradores, en quĂȘte constante dâarmements pour opprimer leur peuple et piller leurs richesses naturelles et les exploiter sans pitiĂ©, au profit de puissances Ă©trangĂšres, la seule diffĂ©rence aujourdâhui avec hier, câest quâhier, seul des puissances occidentales les dominaient, alors quâaujourdâhui, la Chine a accĂ©dĂ© au statut de puissance impĂ©rialiste mondiale et rivalise avec lâoccident pour lâhĂ©gĂ©monie mondiale en soudoyant, corrompant et armant ces dictateurs claniques fĂ©odaux rĂ©actionnaires.
Une simple Ă©tude de leurs budgets militaires stratosphĂ©riques et de qui les leurs vends, suffit Ă dĂ©montrer quâils nâont pas changĂ© dâun iota dans leur nature de classe fĂ©odale et capitaliste compradore dĂ©voyĂ©es envers les puissances Ă©trangĂšres et mortifĂšres envers leur peuple.
Ainsi, on constate que les pays du Golfe:
Arabie saoudite en tĂȘte a dĂ©pensĂ© en armement ~75~76 milliards U$D; 2025: ~78 milliards U$D;approbisionnĂ© historiquement par les U$A, le Royaume-Uni et la France mais maintient ses niveaux dâachats mais auprĂšs de la Chine, de la Turquie, du Pakistan et de la Russie;
Quatar: ~14 ~16 milliards U$D;2025: 210,2 mds;aprĂšs les U$A, Il diversifie en Turquie;
BahreĂŻn: ~1,3 ~1,4 milliards U$D pour 2022-2023;toujours les U$A;
Ăgypte: ~3,6 milliards U$D pour 2023;mix U$A, France,Russie et Chine, se rapproche de la Chine;
Turquie: ~12 ~ 16 milliards U$D pour 2022-2023;des U$A, les turques sont devenus exportateurs dâarmes
Iran: ~7 ~11 milliards U$D 2022-2023;devient autonome Ă cause des sanctions, Russie et Chine;
Israël: ~23 ~ 28 milliards U$D 2023-2024; ~31 milliards U$D pour 2025;toujours leurs sponsors et maßtres U$, laquais un jour, laquais toujours.
A cette étude, on peut ajouter leur monstrueuse félonie et perfidie déshonorantes de renégats abjects envers les palestiniens martyrs pour mesurer le degré de leur putréfaction au stade finale.
En conclusion, les pays du Golfe et de lâorient occidental ou de lâoccident de lâorient, Ă©taient, sont et resteront des Ătats fantoches sous domination Ă©trangĂšre jusquâĂ la rĂ©volution prolĂ©tarienne.