7 de garde

Le prolétariat international connaît depuis longtemps le Capital mondial scélérat

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.

Marx et Engels, des révolutionnaires prolétariens internationalistes, ont  anticipé, dès 1848,  la mondialisation de l’économie capitaliste et l’expansion des guerres impériales concurrentielles pour la conquête des marchés coloniaux et occidentaux (industrialisés). (Manifeste du Parti Communiste https://youtu.be/q8gpZQoHi0g).

Dans le Manifeste Marx et Engels écrivaient:

«La bourgeoisie a donné un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand regret des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les anciennes industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour.  Elles sont supplantées par de nouvelles industries dont l’introduction devient question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, des industries qui ne travaillent plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus éloignées, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe.» (Marx et Engels, Manifeste du Parti communistehttps://youtu.be/q8gpZQoHi0g).

Plus loin, ils ajoutent :

«Le besoin de débouché toujours plus large pour ses produits pousse la bourgeoisie à parcourir le monde entier.  Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir des relations partout (…)  La bourgeoisie contraint toutes les nations, sous peine de dépérissement, à adopter le mode de production bourgeois; elle l’est contraint à introduire chez elle la civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoise.  En un mot, elle crée un monde à son image (…) À la place de l’isolement et de l’autarcie locale et nationale, nous avons maintenant des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui vaut pour la production matérielle vaut aussi pour la production intellectuelle (…)  La tendance à créer le marché mondial est directement donnée dans le concept de capital même.  TOUTE LIMITE APPARAÎT COMME UNE ENTRAVE À DÉPASSER.  LE CAPITAL, PAR SA NATURE MÊME, POUSSE AU-DELÀ DE TOUTE BARRIÈRE SPATIALE». (DAS KAPITAL, Marx et Engels, 1848).

Engels, dans son ouvrage  l’«ANTI-DURHING» ajoutait en 1878:«La concurrence s’aiguise jusqu’à devenir une lutte à mort; elle se transforme en monopole, et le monopole engendre l’intervention violente de l’État (…) La production capitaliste engendre une surproduction chronique. Les marchés existants ne suffisent plus. Il faut de nouveaux marchés (…) LES GRANDES PUISSANCES INDUSTRIELLES NE PEUVENT SURVIVRE SANS SOURCE SÛRE (et bon marché) DE MATIÈRES PREMIÈRES.  La politique extérieure devient de plus en plus une politique économique armée».

Cette «politique économique armée» devient à son tour «[L]e militarisme reposant aujourd’hui sur l’industrie moderne; il en est à la fois le produit et l’instrument».

Ce qu’Engels identifiait  comme le «militarisme», Lénine le décrivit en ces termes:

«Les guerres impérialistes sont inévitables tant que subsiste la propriété privée des moyens de production (…) La question n’est pas de savoir si le partage du monde aura lieu, mais de savoir comment il sera partagé (…) La lutte pour les sources de matières premières est l’un des fondements les plus importants de la politique impérialiste» (…)  « Le capitalisme parvenu à un stade de développement où la domination des monopoles et du capital financier s’est établie, où l’exportation des capitaux a acquis une importance particulière, où le partage du monde entre les trusts internationaux a commencé et où le partage de toute la surface du globe entre les plus grandes puissances capitalistes est achevé» (Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme).

Alors que ce «partage du monde» et de ses richesses par la violence, l’anarchie, le chaos, l’inégalité et l’injustice vient à peine d’être imposé par la force brutale, le voilà contesté par de nouvelles puissances impérialistes « multipolaires » nées de la matrice elle-même: l’impérialisme, et repart le cycle des guerres mortifères et des génocides: Guerre franco-allemande de 1870; Première  Guerre mondiale, puis une Seconde, puis des centaines d’autres guerres locales et/ou régionales, brutales, criminelles, génocidaires comme en Palestine, en Ukraine, au Venezuela, au Soudan, au Yémen, en Somalie, au Congo, et demain dans le monde entier, une alliance impériale contre une autre.

L’arrestation et le kidnapping scandaleux du Président Maduro, «tigre en papier» de la bourgeoisie «patriotique nationaliste castriste-guévariste-bolivarienne», suivis des déclarations tonitruantes de l’agent orange, le dictateur fasciste Trump, l’industrie pétrolière vénézuélienne sera livrée pieds et poings liés aux compagnies capitalistes monopolistes Yankee pour l’enrichissant de ses actionnaires milliardaires, preuves irréfutables de la finalité de toutes les guerres capitalistes , le vol, le pillage, le brigandage des  ressources des pays asservis, comme l’écrivait Lénine.

L’élimination de Maduro et de sa clique, celle imminente des castristes, des Lulistes au Brésil, des moralistes en Colombie, des modistes en Inde, et des tiers-mondistes et autres pseudos  révolutionnaires partout dans le monde «unipolaire» et autres djihadistes réactionnaires déguisés en révolutionnaires populistes «multipolaires», ne sont pas une «défaite» pour le prolétariat révolutionnaire internationaliste, mais un «ménage dans les porcheries  d’Augias» et des pseudos alternatifs bourgeois à la Révolution prolétarienne internationaliste.

Face à l’agression impérialiste contre le Venezuela et l’Amérique latine

Dans le cas du Venezuela, le prolétariat local comme international doit se garder de tout soutien à un camp ou l’autre, au camp Maduro dit « bolivarien » comme au camp pro-américain dit « démocratique ». Soutenir un camp ou l’autre ne pourrait qu’aggraver encore plus la situation des ouvriers et salariés du pays, ne serait-ce que parce qu’ils ne peuvent servir que de chair à canon en cas de conflit armé. Une participation, ou même ne serait-ce qu’un soutien passif, à un camp ou à l’autre ne pourrait qu’handicaper toute future résistance aux conditions d’exploitation, salaire, emplois, répression, etc., qui ne pourront qu’empirer, quel que soit le gouvernement.  https://les7duquebec.net/archives/303526

En résumé, cent cinquante années avant les économistes bourgeois, Marx et Engels ont anticipé:

–   la mondialisation du capital et à sa suite des marchés;
-– les chaînes de production monopolistiques;
-– la domination économique et culturelle de la bourgeoisie mondiale;
–   la dépendance mondiale des États néocolonisés;
–  la subordination totale des États à la dictature économique du Capital;
–  les crises économiques systémiques;
–  les guerres perpétuelles pour le partage des marchés et des ressources;
–  la nécessité absolue pour la classe prolétarienne de s’émanciper, de se libérer en tant que classe sociale en renversant le mode de production capitaliste (MPC)… De l’insurrection à la Révolution

 

Mode d’emploi ici :  DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE

DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – les 7 du quebec  et   https://les7duquebec.net/archives/296348

 

Pour commander chez l’Harmattan : De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne – Robert Bibeau, Khider Mesloub  et  https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/de-l-insurrection-populaire-a-la-revolution-proletarienne/77706

 

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

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