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Epstein : l’Empire de l’Argent s’offre les filles du peuple

Par Khider Mesloub.

Epstein : ce n’était pas seulement un homme d’affaires. C’était un réseau social, un carnet d’adresses, tout un monde. Un monde où l’on dîne entre puissants, où l’on vole en jet privé, où l’on se tutoie entre milliardaires, où l’on échange des sourires pendant que, dans l’ombre, des adolescentes sont transformées en marchandise, en objets sexuels.

L’affaire Jeffrey Epstein n’est pas un scandale sexuel de plus dans la chronique mondaine des élites bourgeoises. C’est la radiographie obscène d’un système où l’argent ne se contente pas d’acheter des biens, des lois ou des réputations : il achète les corps de filles prolétaires à peine pubères.

Pendant des années, un multimillionnaire, qui avait pignon sur rue et du pognon dans tous les pays, a pu organiser méthodiquement  le recrutement d’adolescentes issues de milieux modestes. On leur promettait quelques centaines de dollars – une fortune à l’échelle d’une famille ouvrière étranglée par les dettes – pour un « massage » ou une promesse de carrière dans le mannequinat. Derrière l’euphémisme technocratique : l’exploitation sexuelle. Derrière la façade bourgeoise : la certitude tranquille que la richesse protège.

L’affaire Epstein ne se réduit pas au parcours d’un prédateur isolé. Elle éclaire un milieu, celui de la bourgeoisie occidentale décadente. Pendant des années, dans ses propriétés luxueuses, dans son jet privé ou sur son île des Caraïbes, ont défilé princes, dirigeants politiques, financiers, magnats des affaires et célébrités du spectacle. Autour de lui gravitait toute une faune mondaine libidineuse issue des plus hautes sphères du pouvoir. Les documents judiciaires et les archives rendus publics au fil des enquêtes ont dévoilé cet entrelacs de relations reliant une partie de l’oligarchie politique et économique du monde occidental. Certes, fréquenter Epstein ne signifie pas nécessairement avoir participé à ses crimes. Mais cette proximité révèle l’existence d’un univers bourgeois fermé où l’argent, le prestige et l’influence fonctionnent comme autant de boucliers. Dans cet entre-soi des puissants, les frontières entre privilège, domination et abus deviennent poreuses. Et c’est précisément dans ces bastions d’impunité solides que prospèrent les prédations les plus sordides.

La mondanité comme écran

Le procès de Ghislaine Maxwell a confirmé ce que beaucoup pressentaient : rien n’était improvisé. Il y avait organisation, recrutement, pression psychologique. Il y avait une véritable logistique. On ne parle pas ici d’un « dérapage ». On parle d’un système.

Ce système de classe reposait sur une vérité brutale : l’inégalité sociale est un terrain de chasse. Les filles ne venaient pas des quartiers huppés protégés par des avocats de famille. Elles venaient de milieux populaires précaires, dépourvus de toute protection judiciaire. Là où 300 dollars peuvent faire la différence entre payer un loyer ou non. Là où l’autorité d’un homme riche impressionne et s’impose à des filles prolétaires vulnérables. Dans ces conditions, on hésite à saisir la justice, faute de moyens, parce qu’en face se dressent des cabinets d’avocats à 1 000 dollars l’heure capables d’influencer, voire d’étouffer, n’importe quelle procédure.

L’impunité comme privilège de classe

Le plus scandaleux n’est pas seulement le crime de cette faune bourgeoise lubrique. C’est le temps : le temps pendant lequel ce crime a sévi en toute impunité. Le temps où se sont organisés les arrangements judiciaires, les complicités tacites, les silences élégants, les protections étatiques, les peines dérisoires, et même les suicides fort opportuns survenus dans les geôles de l’administration pénitentiaire.

Dans une société réellement égalitaire, un tel réseau aurait été pulvérisé en quelques semaines. Mais nous ne vivons pas dans une société égalitaire : nous vivons dans une société bourgeoise où l’argent achète des protections : protection médiatique, protection juridique, protection politique. Une armure pour les puissants.

Quand un jeune des quartiers populaires vole un téléphone, la machine judiciaire se déploie avec une rapidité exemplaire. Quand un milliardaire organise l’exploitation sexuelle de mineures, les procédures s’enlisent, les négociations s’ouvrent, les calendriers s’étirent. Et les condamnations, invariablement clémentes.

Le capitalisme de la prédation

L’affaire Epstein n’est pas une anomalie morale ; elle est l’expression exacerbée d’un système capitaliste : celui d’un monde où tout devient marchandise. Où la puissance financière autorise l’illusion de l’impunité. Où l’écart entre les classes ne se mesure plus seulement en revenus, mais en capacité à échapper aux conséquences.

Ce scandale révèle un clivage obscène : d’un côté, des fortunes colossales qui circulent entre paradis fiscaux et dîners de gala ; de l’autre, des filles de familles ouvrières pour qui quelques billets représentent une nécessité. C’est dans cet écart que s’inscrit la violence : la violence de classe, la crasse des viols infligés aux jeunes filles prolétaires.

Il serait confortable de réduire cette affaire à deux noms et à une prison new-yorkaise. Mais l’affaire Epstein révèle au contraire comment des réseaux de pouvoir peuvent se protéger si longtemps. Elle montre aussi comment la parole des victimes est méprisée ou étouffée face à la respectabilité sociale des élites bourgeoises, et comment la richesse capitaliste crée des zones de non-droit où la loi commune ne s’applique pas.

La colère que suscite cette affaire n’est pas une émotion passagère. Elle est politique. Elle vise un système où la fortune ne sert pas seulement à dominer, mais à exploiter : la force de travail des salariés et le corps des filles prolétaires réduites à l’état d’objets sexuels.

L’affaire Epstein n’a pas seulement exposé des crimes. Elle a mis à nu une hiérarchie sociale brutale : celle où les puissants se croient tout permis, et où les filles des classes populaires paient le prix de cette arrogance. Y compris avec leur corps violé et leur innocence trahie.

Le curé révolutionnaire Jean Meslier écrivait dans son Testament : «Avec les boyaux du dernier prêtre, nous pendrons le dernier roi», formule anticléricale et antimonarchique popularisée par Diderot.

Pour le paraphraser, nous disons : par l’ablation des organes des bourgeois, nous stériliserons définitivement la reproduction de leur système capitaliste prédateur.

 

Khider MESLOUB

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

4 réflexions sur “Epstein : l’Empire de l’Argent s’offre les filles du peuple

  • Normand Bibeau

    Lénine écrivait dans: «L’impérialisme, stade suprême du capitalisme»:

    «La proportion gigantesque du capital financier concentré dans quelques mains et créant un réseau extraordinairement vaste et serré de rapports et de relations, par l’entremise duquel il soumet à son pouvoir (…) chaque capitaliste individuel (…)?
    Un demi-siècle de capitalisme mondial, par la multitude infinie de ses liens et de ses attaches créent la force du capital international».

    Cette réalité «d’alliances» économiques capitalistes inextricables révèle que la force des capitalistes réside dans les liens qui les unissent. Des liens, tant familliaux mondiaux, tels les Rothschild,Krupp,Agnelli, Arnault, Rockefeller,Morgan,Kennedy, Ford, Vanderbilt,Tata,Lee Al Saud, Ma, Shanshan, Li Ka-shing, Toyota, Mitsubishi-Iwasaki, Sumitomo,Mitsui,Abramovitch, Deripaska,Usmanov, Potanim,Fridman, que financiers, bancaires et industriels, créant une toile d’araignée par laquelle ils s’enrichissent de toutes les richesses du monde.

    À l’instar des classes dominantes du passé: esclavagiste et féodale qui se renforçaient par des «alliances» et des unions, puis des mariages d’enfants nouveau-nés, de jeunes princesses et princes pré pubaires et donnaient libre court à leur dépravation de classe congénitale par l’esclavage et le droit de cuissage (jus primae noctis) du seigneur envers ses serfs, la bourgeoisie se lient non pas seulement par les liens du mariage mais aussi par ceux du chantage: joins-toi à nous que nous te filmions et que ce film soit l’assurance de ta loyauté à notre classe de dépravés capitalistes dégénérés, maîtres du monde si tu ne veux pas quelle soit diffusé et ruine ton ménage, ta famille, ta carrière et ta vie, tel est le pacte de dépravation méphistophélique qui te lie et t’oblige à tous les capitalistes.

    Nul observateur censé ne peut ignorer qu’Epstein était un agent du Mossad, les services secrets de l’État des mercenaires génocidaires sio-nazis israéliens et leur maître-chanteur «sexuel» officiel comme l’était Madoff pour la spéculation boursière de type «ponzi».

    Fort des renseignements privilégiés d’initiés que leurs procuraient le service secret de l’État sionazi israélien de «cette populace réactionnaire à 94%» et des services secrets associés:CIA, MI-6, DGSE,SCRS et tous les autres, Epstein et Madoff recrutaient au sein de la racaille bourgeoise internationale des «taupes» à être implantées au sein des bourgeoisies et des estafettes politiciennes de chaque État, tissant ainsi une toile d’araignée de renégats «dormants», prêts en tout temps à être activés au profit de l’État sio-nazi israélien, de ses maîtres et de ses partenaires.

    Quoi de mieux pour piéger ces renégats capitalistes que leur bestialité de prédateur naturel car comme le dit le proverbe populaire: «[L] a pomme pourrie ne tombe jamais bien loin de son arbre pourri».

    Ainsi que MARX l’a démontré dans Le Capital (Livre 1, chapitre 1):

    «La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises» destinée à être échangé contre de l’argent pour être consommé par son acheteur.

    Ainsi, l’agent secret Epstein recrutait la «marchandise»: «chère fraîche de jeunes pauvresses pré pubères» qu’il vendait contre de l’argent ou des «services» à des consommateurs fortunés capitalistes exploiteurs naturels d’humains, en somme: «bu$$ine$$ as usual».

    L’exploitation de l’homme par l’homme, de la femme par l’homme, de l’enfant par l’homme est dans la nature même du système capitalisme pour lequel tout n’est que marchandise à être vendue sur le marché, tantôt pour le profit, tantôt pour la perversion des capitalistes.

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  • Pasolini , marquis de Sade , les 120 jours de Sodome . L’affaire ne date pas d’hier …

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  • Epstein n’est rien a côté des Epstein Européens et autres du globe qui n’ont eux jamais été dénoncé a ce jour ! les USA sont précurseurs dans cette dénonciation des pédo criminels et leurs réseaux comparé au reste du monde, et la preuve est qu’ils arrivent a incriminer aujourd’hui leur propre président et soient les seuls a le faire ! cette affaire Epstein de plus, a été instiguée a des fins politiques, autrement, elle n’aurait jamais atteint une telle ampleur ! Epstein etait rien d’autre qu’un agent des services Israéliens, un citoyen américain d’origine juive coopté très tôt afin de jouer ce rôle et compromettre les plus grosses pointures du camps Républicain et Démocrate afin de faire chanter tout ce beau monde au cas ou ils ne se plieraient plus aux désiderata de l’Etat d’Israel. Cette guerre d’agression contre l’Iran d’ailleurs en est une qui s’inscrit dans cette même logique ! Trump faisait partie du système Epstein et connait bien plus que tout le monde a son propos et a propos de tous ceux qui ont marché dans les combines d’Epstein a la fois aux USA et ailleurs qu’aux USA, en occident en général ! Par ailleurs, les Epstein Anglais, Français, Allemands, Espagnols, Hollandais etc eux peuvent avoir a leur palmares plus de 500 viols d’enfants que si peu en effet ont pu être inquiétés ! il n’y a pas si longtemps en france, les célébrités du monde des arts et de la littérature, de la philosophie ou des hommes d’etat s’onorgueuillaient carrèment de leurs tableau de chasse aux enfants victimes de leurs viols ou actes sexuels a l’etranger jusqu’a ce que la France légifère sur la criminalisation de ces actes commis a l’etranger a la fin des années 70 ! Mais ceci pourtant ne cesse pas pour autant de garder ce sujet tabou en France et par les plus hautes autorités a la fois judiciaires et étatiques ! et partout en Europe c’est la même chose ! lorsqu’on sait que des sociétés secrètes des élites Européennes ont milité et militent encore pour annuler les lois sur l’inceste et décriminaliser cette dernière, et considérer l’inceste en entier comme une approche retrograde et religieuse non avenue… alors il faut se demander ou va le monde ! la Pédophilie et le trafic d’êtres humains, celui d’organes aussi est un thème cher a un ancien journaliste de Canal+ Karl Zero, il faut aller sur sa chaine Youtube voir les horreurs rien qu’en france sur le sujet ! sur toute l’europe aussi, et sur des pays Africains ou moyenôrientaux, il existe des spécialistes sur le sujet partout et dans tous les pays qui n’ont pas droit a la parole, même au sein de pays musulmans ! inceste, viols d’enfants, vols d’organes serait une affaire d’hommes et de femmes egalement, adultes, bien placés et tout a fait en posséssion de leurs pleines capacité mentales ! les rituels de magie noire aussi, les sacrifices d’enfants, la scatophilie et le mélange d’orgies sexuelles a des cultes bestiaux ou l’on mélange le sang au sperme et aux excréements et auquelles partcipent des adultes et des femmes et des mères aussi, le tout sous la forme de rituels sataniques ou rituels sectaires se proclamant d’ordres et de courants anti-theistes et pro sataniques !

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