7 au Front

Le CAMPISME : jouissance de la guerre et fascination pour la destruction

Par Khider Mesloub.

 

Le texte intitulé « Guerre d’agression judéo-américaine contre l’Iran : du délire impérialiste aux réalités chocs du terrain », publié par le site Résistance 71, constitue un cas d’école : celui d’un campisme qui ne se contente plus de justifier la guerre, mais y adhère affectivement.

On y retrouve tous ses traits caractéristiques : soutien à un camp impérialiste – en l’occurrence l’Iran face aux États-Unis et à Israël –, glorification de la guerre (« riposte héroïque », « réécrit l’histoire »), jubilation stratégique (énumération des frappes, efficacité, domination), effacement des victimes, transformation de la guerre en spectacle et en démonstration, chauvinisme de bloc.

Ce texte ne relève pas d’une simple analyse biaisée, mais d’un basculement plus profond : celui d’un discours qui cesse de décrire la guerre pour en adopter la logique et en partager l’exaltation.

À ce stade, le campisme, tiers-mondiste ou gauchiste, souvent mâtiné de populisme ou d’islamisme, ne se contente plus de justifier la guerre capitaliste : il en épouse le rythme et en adopte le langage. Les frappes ne sont plus des faits à analyser, mais des épisodes à commenter avec ferveur. Chaque riposte devient un motif de satisfaction, chaque destruction une confirmation du « bon camp ». La guerre cesse d’être une tragédie pour devenir un spectacle, la mort une variable secondaire dès lors qu’elle sert la cause jugée légitime.

Ce basculement est décisif : il ne s’agit plus d’une grille d’analyse déformée, mais d’une adhésion affective à la logique même de la guerre capitaliste. Sous couvert d’anti-impérialisme, le campisme en vient ainsi à reproduire ce qu’il prétend combattre : une logique qui sélectionne ses victimes, excuse certaines violences militaires et légitime celles qui confortent son récit.

Ce discours ne surgit pas dans le vide. Il accompagne une guerre bien réelle, déclenchée fin février 2026 par des bombardements massifs de l’Empire – les États-Unis et d’Israël contre l’Iran -, suivies de ripostes iraniennes à l’échelle régionale. Le conflit s’est étendu au Liban, au Golfe et aux principales routes énergétiques mondiales, faisant déjà des milliers de morts et de blessés. C’est dans ce contexte d’escalade que le campisme déploie son langage et ses affects : il ne se contente pas de commenter les événements, il les accompagne, les amplifie et les met en récit.

C’est à partir de ce texte publié par le site Résistance 71  que l’on peut dégager les principales caractéristiques du campisme, au nombre de sept, qui permettent d’en saisir la logique macabre.

Glorification explicite de la guerre

La première caractéristique est la glorification explicite de la guerre. Le texte parle de « défense et riposte héroïques » de l’Iran face aux frappes des États-Unis et d’Israël qui « réécrivent l’histoire et les manuels de stratégie militaire ». La guerre n’est plus un fait à analyser, encore moins une tragédie à comprendre : elle est élevée au rang d’exploit. Le vocabulaire héroïque transforme des opérations militaires meurtrières en épopée, et les violences armées en performances dignes d’admiration. Ce déplacement est essentiel : en héroïsant la guerre capitaliste, le campisme en neutralise d’emblée toute critique. Ce qui est présenté comme « héroïque » n’a plus à être interrogé, mais à être célébré.

Conversion de la mort en avantage stratégique

La seconde caractéristique est plus grave encore : la conversion de la mort en avantage stratégique. Le texte affirme que « le bombardement volontaire de l’école de filles iraniennes qui tua 180 élèves » lors des frappes américano-israéliennes aurait constitué un moment de victoire pour l’Iran. La mort de civils, et ici d’enfants, n’est plus un fait qui impose un arrêt, une réflexion ou une condamnation : elle est immédiatement intégrée dans un calcul stratégique. Le massacre disparaît en tant que tel pour devenir un élément de la dynamique militaire. Ce basculement est décisif : la violence n’est plus seulement justifiée, elle est absorbée, digérée, convertie en argument. La mort cesse d’être un scandale pour devenir une simple variable.

Jubilation stratégique et fascination pour la puissance

La troisième caractéristique est la jubilation stratégique et la fascination pour la puissance. Le texte insiste sur la multiplication des frappes – « 74ème vague de riposte » de l’Iran contre des positions israéliennes et des bases américaines – et sur leur efficacité – des missiles qui frappent « où ils veulent, à volonté ». La guerre est décrite comme une démonstration de maîtrise technique et de domination. Le vocabulaire ne traduit pas une inquiétude face à l’escalade de la violence, mais une forme de satisfaction devant sa montée en puissance. Ce qui est mis en avant, ce n’est pas la réalité humaine des frappes, mais leur performance. La guerre devient un spectacle de puissance.

Esthétisation de la guerre

La quatrième caractéristique est l’esthétisation de la guerre. Le campisme cultive une forme de fétichisme de la force. La guerre n’est plus un drame humain ou un échec de la diplomatie, mais une « épopée » ou un « spectacle ». L’utilisation de termes comme « il pleut des missiles » ou « riposte héroïque » transforme la destruction réelle en une performance technique et visuelle. La violence est mise en scène comme un phénomène maîtrisé, presque abstrait. Ce langage transforme des actes de destruction en images, en tableaux techniques, en démonstrations de savoir-faire. La guerre n’est plus seulement valorisée : elle est stylisée. Ce qui disparaît ici, ce ne sont pas seulement les victimes, mais la matérialité même de la destruction, dissoute dans une représentation esthétisée de la puissance.

Récit de domination et mise en scène de la victoire

La cinquième caractéristique est la construction d’un récit de domination. Le texte affirme que « le vent de la bataille a tourné » et que l’Iran « dicte maintenant sa volonté sur le champ de bataille » face aux États-Unis et à Israël. La guerre est présentée comme une dynamique univoque – celle d’une progression iranienne face aux États-Unis et à Israël –, orientée vers la victoire d’un camp doté d’une supériorité stratégique. Ce type de formulation ne décrit pas un conflit : il met en scène une domination. La complexité du réel disparaît au profit d’un récit linéaire où un acteur s’impose et triomphe, en l’occurrence l’Iran face aux forces américaines et israéliennes. La guerre n’est plus un affrontement incertain entre forces sociales et politiques, mais une démonstration de puissance qui appelle l’adhésion, dans le cadre des affrontements entre l’Iran, Israël et les bases américaines de la région.

Fascination pour la destruction et logique d’accumulation

La sixième caractéristique est la fascination pour la destruction elle-même. Le texte accumule les éléments détruits – bases, équipements, avions, notamment américains et israéliens  – dans une énumération continue. Cette accumulation produit un effet de saturation : la destruction devient un indicateur de performance. Ce qui est mis en avant, ce n’est pas la signification de ces destructions, ni leurs conséquences humaines et sociales, mais leur quantité et leur efficacité. La guerre est réduite à un inventaire de dégâts, où chaque élément anéanti vient renforcer l’impression de puissance. La destruction cesse d’être un problème : elle devient un résultat. Le campisme dérive vers une logique comptable macabre. L’énumération des bases détruites et des avions abattus crée un effet de saturation qui occulte la finalité politique du conflit. La destruction devient une fin en soi, une preuve de « validité » du camp soutenu.

 Banalisation du carnage

La septième caractéristique est la banalisation du carnage. Le texte évoque explicitement la possibilité d’un massacre – « ce pourrait être un carnage » – sans que cela n’introduise la moindre rupture dans le raisonnement. Le carnage est envisagé comme une simple éventualité stratégique, suspendue, différée « pour le moment ». Il n’est ni condamné ni problématisé : il est intégré comme une option parmi d’autres. Ce glissement est révélateur : la violence extrême n’apparaît plus comme une limite, mais comme une variable modulable. Le campisme pratique une indignation sélective, où la valeur d’une vie dépend exclusivement du camp qui a pressé la détente. Il partage avec les dirigeants qu’il abhorre – Netanyahou ou Trump – la même fascination pour la domination et la même indifférence au carnage. Le campisme atteint ici son point de bascule : non seulement il justifie la guerre, mais il rend pensable – et acceptable – l’horizon du massacre.

La guerre comme spectacle : vers une pornographie guerrière

On pourrait aller plus loin et dire que ce type de discours relève d’une véritable pornographie de guerre. Non pas au sens trivial du terme, mais comme une représentation complaisante, répétée, presque obscènement mise en scène de la violence, destinée à susciter une forme d’excitation et de jouissance. Les frappes, les destructions, les bilans militaires en Iran, en Israël ou sur les bases américaines de la région y sont exhibés, étalés, disséqués avec une minutie quasi voluptueuse, non pour être compris, mais pour être ressentis comme autant de stimulations lascives. Chaque explosion devient une scène lubrique, chaque frappe une décharge libidinale, chaque destruction une montée de l’excitation. La guerre n’y est plus seulement décrite : elle est offerte au regard, consommée avec avidité, investie affectivement jusqu’à frôler la jouissance obscène. Ce n’est plus une analyse, mais une mise en spectacle fascinée et presque sensuelle de la violence.

Le campisme réduit ainsi le conflit à une opposition binaire entre blocs, où tout se joue dans l’appartenance et non dans l’analyse. Les rapports sociaux, les intérêts matériels, les logiques de classe disparaissent derrière une lecture simplifiée du monde, structurée par l’affrontement des camps.

Jouissance de la guerre et dynamique d’emballement

Cette adhésion affective à la guerre n’a rien d’accidentel. Elle correspond à une dynamique plus profonde : celle d’une forme de jouissance liée à la destruction elle-même. La guerre cesse d’être un simple instrument au service d’intérêts politiques pour devenir un moment d’exaltation, une montée aux extrêmes où la violence s’intensifie pour elle-même. Elle produit un climat d’effervescence, de surenchère, où les limites ordinaires tendent à s’effacer. Ce que donne à voir le discours campiste, ce n’est pas seulement une analyse déformée, mais l’écho de cette logique : une guerre qui fascine, qui entraîne, et à laquelle certains finissent par adhérer.

Les deux camps partagent la même fascination pour la barbarie

C’est là que le campisme révèle sa véritable nature. En prétendant choisir le « bon camp », il ne s’oppose pas à la logique de la guerre : il s’y conforme. Le campisme est un miroir déformant de l’impérialisme : il prétend combattre un monstre en empruntant ses griffes et son langage, finissant par valider la barbarie sous prétexte qu’elle change de direction. Il en adopte les catégories, le langage, les affects. Il sélectionne ses victimes, hiérarchise les violences, excuse les unes et condamne les autres.

Quand on lit les textes des campistes, on croit parfois entendre Benjamin Netanyahu ou Donald Trump engagés dans cette guerre contre l’Iran. Ils partagent avec les dirigeants qu’ils abhorrent – Netanyahou ou Trump – la même fascination pour la domination et la même indifférence au carnage. Non pas parce que les positions seraient identiques, mais parce que l’attitude l’est : même jubilation devant la puissance, même indifférence aux victimes, même réduction de la guerre à une démonstration de force.

Les campistes n’ont rien à envier aux criminels de guerre qu’ils dénoncent. Ils en partagent la logique, la grammaire, et parfois même la fascination. Derrière l’opposition apparente des camps, c’est une même inhumanité qui se déploie : celle d’une violence militaire justifiée, triée, et finalement assumée.

 

Khider MESLOUB

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

9 réflexions sur “Le CAMPISME : jouissance de la guerre et fascination pour la destruction

  • Bizet Daniel

    Article intéressant. Riche en analyse sur le « jeu des acteurs ».
    Mais, pourtant ce n’est pas un jeu. Certes l’on parle souvent de théatre d’opérations mais personne ne confond cela avec une pièce de théatre « de boulevard ». Théatre n’a ici de sens que pour recouvrer une situation dramatique de l’ultime. Il faut y voir le point ultime d’un drame, un choc des antagonismes sous jaccent qui réveil le réflexe d’auto défense contre une agression extérieure.
    Cela fait partie intégrante de notre vie sur terre.
    Dans la pyramide de Maslow (qui n’est qu’une grille de lecture) ce dernier a étalonné l’échelle des besoins. Partant des besoins vitaux (stade 1) pour ensuite élaborer une évolution des ressentis vers les besoins d’accomplissements (stade 5, plus sophistiqués) .
    On remarque les besoins de « sécurité » sont placés en stade 2. Ce qui est un niveau élevé très qualitatif. Dans les besoins de sécurité l’on trouve en exemple
    d’avoir un bati qui va constituer « une niche » soit un logis, appartement, maison, sinon même une tente traditionnelle (les bédouins du désert vivent encore pour certains, à l’ancienne, ce qui permet les déplacements ponctuels liés au commerce).
    Mais l’on peut inclure dans les besoins de sécurité beaucoup d’autres exemples. Avoir une parcelle de terre dédiée, avec un enclos, etc..C’est la propriété mais sinon la location d’un habitat. Cet habitat constitue en quelque sorte une »frontière admise » avec une clé, etc.. Et puis dans la sécurité l’on va inclure la « protection » qui est un ressenti ou un effet matérialisé. Une arme létale de tout temps est un d’abord un objet de protection. Les US ont intégré le port d’arme comme vital, donc autorisé si il est défensif.
    Les autres nations que les US en général ont recours à la sécurité des gendarmes (gens d’armes) assurée au prix d’un impôt. Ceci devrait sécuriser « la paix sociale » mais cela reste arbitraire. Il reste souvent une discussion associée sur la pertinence légitime de l’Etat de droit qui peut utiliser les forces dédiées pour contrer des manifestants, voir éxécuter un ou des individus jugés dangereux dans l’ultime cas. On l’appelle la violence d’Etat « légitime » en droit républicain. Ce système devient abusif lorsqu’il s’agit de maintenir une chappe gouvernementale contre l’intérêt populaire. C’est aussi un tendon d’achille à la liberté d’expression; de manifestation, etc.. Et ce sont les Tribunaux qui devront arbitrer les oppositions par un jugement, des sanctions.
    J’ai volontairement élargit le champs de la définition de « sécurité » en tant que concept pour évaluer le campisme supposé en temps de guerre .
    Je ne vais pas développer ici le phénomène de guerre entre nations. Cela serait est intéressant pourtant.
    Je pense que le phénomène de « citadelle assiégée  » reste une conséquence logique de défense. Soit individuel, soit de bandes, soit de tribus, soit de communautés, etc..
    Les actualités sont prégnantes en citations, narrations des évènements. On peut trouver ça triste, certes. mais c’est la vie (ou la mort) qui s’empare de nous (je vise les populations concernées telles Russie, Ukraine, Palestine, Iran, demain Cuba, Venezuela, mais aussi nombre de pays Africains,
    en proie à des guerres ethnico-religieuses, guerres civiles, guerres territoriales entres Etats voisins). C’est une longue lytanie qui est empilée depuis toujours dans nos livres d’histoire. L’Histoire ? c’est une matière à part entière de notre savoir inculqué. Il s’agit des guerres de toutes sortes de toutes les époques.
    On peut effectivement se demander qu’est ce qui pousse les hommes à cela?
    On pense aux facteurs de domination (hégémonie) ou d’agressions par des conquêtes (les croisades religieuses, guerres de colonisations envers les amérindiens, guerres napoléonniene de conquête en Europe , guerre de civilisation « nazis », en 39/45 avec exaltation de domination voir d’extinction raciale, hier de guerres de conquêtes coloniales en Amsud, en Afrique, en Indochine, le Vietnam, etc .. les exemples sont si nombreux.
    Le fléau de « barbarie » reste le prix à payer. Un prix démesuré inhérent (Hiroshima en paroxysme), guerres chimiques, etc..
    Alors le nationalisme exalté est-il un anachronisme? Le mode est-il binaire? est-ce si simple?
    Je pense que la réaction « nationaliste ou patriotique » fait corps. Parfois à tord , en abus, parfois en toute logique si l’on est agressé.
    Le Campisme est une définition de simplification binaire (le bien, le mal) tels pays dénommés à dessein de « l’axe du mal » par Georges W . Bush. qui est encore véhiculé.
    Le campisme (choisir son camp) reste un réflexe naturel des populations agressées, donc qui ne peut faire l’économie d’examiner les ressorts culturels et de civilisation qui sous tendent nos ressentis individuels et collectifs, avec honnêté et réalisme.
    Nous sommes dans le domaine de l’Antrhopologie. Et c’est complqué.

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  • poilagratter

    voir Withall et Hodge sur beforeitsnews…plein d infos
    et aussi max Igan.
    et Pro Fide Catholica.com

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  • Luis Alberto Júdice Veiga da Silva

    Do meu camarada VALENTIM MARTINS, recebi a seguinte nota a propósito deste artigo:

    « Le terme « Campisme », créé et introduit par le camarade Khider Mesloub, n’est pas seulement un terme, c’est un élément important pour caractériser et analyser la position et la manière dont la « gauche capitaliste » se positionne et analyse la guerre de manière irréfléchie. Au Portugal, il est « choquant » de voir comment ces gens – barons et baronnesses, petits bourgeois – glorifient l’un des camps et se réjouissent à chaque missile lancé qui atteint sa cible. Le camarade Mesloub décrit et analyse très bien le campisme. »

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  • Jacques Abel

    Qu’est-ce qu’un impérialisme déjà, parce que, si c’est celui qui domine économique, politiquement et culturellement une zone géographique en l’occurrence ici, le Proche et Moyen-Orient, en aucun cas l’Iran ne correspond à cette description, c’est le biais cognitif d’une appréciation générale et globale de tout qui induit systématiquement cette approche analytique.
    Donc, si dès le départ les postulats de base sont erronés, où nous amène cette réflexion?
    C’est tellement dans l’air du temps de prendre des néologismes créés pour nous obliger à ne penser librement parce qu’ils nous enferment dans un dogmatisme qui n’autorise aucune remise en cause de l’insensé, qu’il est toujours bon d’y regarder à deux fois quand on juge d’une situation qu’exposent des suites de mots.
    Il faut penser, penser, penser, n’être sûr de rien car rien n’est sûr ici-bas, voilà l’une des rares certitudes que nous enseigne l’histoire.

    Honnêtement, par quelle déduction associe-t-on aussi facilement que c’est fait ici, logique et guerre?
    Nous sommes confrontés à des suites de propositions ou on nous oblige dès le début opérer certains choix, consciemment ou pas, c’est arbitraire, par conséquent, automatiquement cela oblige la réflexion à la simplification alors que tout, absolument tout droit être fait pour la rendre complexe, je ne peux que m’opposer virulemment à ce genre d’écrits, d’autant plus qu’ils se multiplient.
    Avant tout, n’oublions jamais qu’il ne peut pas y avoir qu’une unique logique et, que, les logiques évoluent avec le temps, ce qui l’était hier ne l’est plus nécessairement aux moments d’après.
    Ne serait-ce que de ne pas tenir compte de ces subtilités réflectives rend nécessairement bancal tout l’ensemble et l’intérêt de l’analyse, qui n’en est plus une alors, mais un sentiment, sa perception des choses.
    Tant qu’on est là à doter aux choses les propriétés que l’on veut, tout ça n’est que parodie de réflexion.
    C’est du vulgaire pathétisme qui tant il émeut le bon sens, semble faire croire à une pensée sensée, or, c’est tout le contraire, c’est un glossaire de conneries comme celle-ci qui font que les consciences humaines se font anesthésier par le pathos.

    Il y en marre de ces conneries trop épaisses.
    Commençons d’abord et sincèrement par désirer ce que nous nommons, quand on examine les faits attestés, on ne peut pas en retenir uniquement ceux qui nous plaisent pour les faire corréler avec nos suppositions particulières, en oubliant l’origine pratique de notre choix à soi-disant nous en tenir strictement à ce qui est avéré, à savoir ici, interpréter un évènement dans ses faits.
    Quelle est cette imbécilité que l’on veut nous dénoncer, même au sein d’une famille nucléaire, il y a des camps, donc du campisme, c’est comme cela que l’évolution de l’Homme est construite, quelle idée de venir construire tout un char sans roues avec ça?

    Ah, oui. Les choses sont divisées constamment en deux dans cet esprit, l’impérialisme et ses victimes, c’est du stylistique aussi médiocre que celui de Chomsky, si ce n’est pas pire, d’ailleurs c’est bien pire, car dedans, on se garde bien de nous instruire comment découper les choses, puisqu’on a consacré autant de lignes à nous montrer la perniciosité d’une pseudo réalité, on a envie de dire à quoi bon ce faux humanisme constant, puisqu’en réalité, à part se mettre soi-même en valeur pour satisfaire son moi, je ne vois aucune espèce d’utilité à tant de futilités.
    Aucune srcibouille ne doit nous faire oublier à chacune et chacun que, nous ne sommes ni rédemptrice ni rédempteur, nul n’oublie quelles tragédies provoquent les guerres, seuls des anesthésiques peuvent nous déconnecter de la réalité, apprenons à les reconnaître pour éviter leur consommation par inadvertance.

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  • Jacques Abel

    Quant aux rumeurs d’une réactivation imminente de la guerre contre l’Iran et des assauts terrestres en vue, c’est sans fondements réels.
    Évidemment que les États-Unis acheminent personnels et matériels dans le Golfe persique, la question n’est pas de savoir si ils le veulent, mais si ils le peuvent.
    Or, actuellement, dans cette partie du monde, il n’y a pas que Trump qui donne des signes de démence, son ministre de la guerre comme son chef d’état-major ne sont pas en reste, il y a beaucoup de gens concrètement sur Terre qui travaillent à leur retirer des mains l’arsenal américain, ce sont de très graves allumés du bocal, maintenant une grande partie des gens de cette planète en a pris connaissance et conscience, ce qui tendrait à dire que le campisme anti-barjots gagne des millions de sujets toutes les heures.
    La guerre est sans cause formelle, la seule et unique qui soit aux yeux de la majorité des gens de cette planète, c’est qu’elle est une fois de plus au bénéfice de l’israélisme.
    Évidemment, le krypto-sionisme fera tout ce qui est pouvoir pour empêcher que nous ne défassions israël encore plus que l’Afrique du Sud ne l’a été pour y mettre fin à l’apartheid politique, économique et institutionnel, ici, c’est toute la nature même du raisonnement qui porte israël, ses règles fondamentales et son syllogisme qui vont se faire détruire.
    Tant pis pour les pisse-froids si leurs trop belles consciences se font heurter, qu’ils aillent se foutre en vrai, car le malthusianisme qui voudrait subitement se mettre à galoper parce qu’on a montré aux gens quelles sont ses vraies volontés et sa destination finale vis-à-vis de nous, eh bien, nous allons non seulement lui briser tous ses membres, mais, au surplus, nous allons aussi rendre évident dans la tête du plus grand nombre que, l’invocation de la disparité de la croissance démographique et la production de substances alimentaires, est une conviction communautaire, preuves à l’appui.

    S’il doit y avoir une régénération de valeurs nouvelles, donc, une rédemption au sein de l’humanité, ça sera une volonté quasi universelle, donc les bonimenteurs peuvent y aller de leurs couplets, c’est pas le sens que prend l’Histoire actuellement.
    Il y a une histoire dans laquelle les raisonnements sont examinés où les diverses théories interprétatives sont renseignées, de là, il n’y a plus aucune place pour qu’aucune fourberie puisse se cacher, les renégats y apparaissent comme des rats quittant précipitamment une embarcation condamnée.
    Il y a plusieurs mois déjà qu’on entendait que cette grande gueule d’Algérie se la jouer indépendante, souveraine, mais en vérité, supplétive un jour, supplétive toujours, c’est une nature.
    Taper sur le vieux Boualem Sansal, ça donnait une fausse impression de force par rapport à la France mais, dans les faits, quand les choses sont vraiment sérieuses, vite fait on va se mettre à aboyer sur le paillasson de l’empire contre l’Iran.
    Caractéristique de l’ordre tribal contre celui civilisationnel, franchement, on dirait.
    N’était-elle pas parmi les premières à condamner les répliques iraniennes à l’agression perpétré contre lui, ce, malgré qu’elle en tire gros bénéfices de la situation, voilà avec quelles genres de couleuvres abjectes la soi-disant oumma est constituée.

    Voilà pourquoi cette guerre n’est pas tout à fait prête à se réactiver, car l’Iran, sans, jusqu’à preuves du contraire, aucune arme nucléaire, connaît absolument tous les points névralgiques de l’occident unifié, ces supplétifs algérien et marocain entre dans l’équation même si rien ne sera dit là-dessus avant que les évènements ne justifient la destruction des infrastructures indispensables à nos économies dans ces pays-là, les idiots israélo-américains ont posé comme existentiel le combat illégal engagé contre cette nation multimillénaire, elle ne va pas regarder faire et surtout pas laisser faire.
    Dorénavant tous nos points de faiblesse sont exposés, je ne sais même pas si l’Amérique ne devrait pas commencer à craindre la constitution d’une coalition mondiale pour la convaincre qu’elle n’est aux commandes de rien du tout que d’elle-même, et encore…
    Est-ce une jouissance fascinatrice de la banalisation du spectacle de la guerre par moi, absolument pas, j’analyse les données à ma disposition pour visualiser comment peuvent potentiellement s’établir les prochains faits quant à ceux qui se déroulent actuellement, évidemment, je sais quels carnages cela implique étant donné que ça fait des année que je j’écris que nous serions exactement là à l’époque où nous sommes, alors, absolument, je voir péter ce putain de camp où on n’a absolument rien foutu pour que ces choses n’arrivent pas.
    Oh, merde, c’est mon camp, eh bien, tant pis pour cette fois!

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  • Jacques Abel

    Bon, ben, ça ne saurait mieux tomber, Ormuz vient de rouvrir.
    Cela prouve qu’il a une vraie volonté de ne pas retourner à la situation de feu qui était celle de la semaine dernière, car au-delà des postures martiales dans lesquelles s’affichent les nabots actuellement, la guerre moderne c’est celle-là, finies les conneries d’attrition et autres opinions formulées il y a des siècles, aujourd’hui, on met le paquet sur ton ou tes points névralgiques quels qu’ils soient, où qu’ils soient.
    Il n’y a pas de destruction lente dorénavant, c’est plus possible, ni pour nos économies, ni pour nos systèmes sociaux, soit on combat jusqu’à la mort, et on mourra.
    Soit, on négocie en faisant semblant pour nos gens d’avoir la main-mise sur les évènements, c’est de l’esbroufe, mais tant qu’en face ils obtiennent ce qu’ils veulent, tout devrait bien se passer, dans le cas contraire, vu le retard dans tous les domaines que notre camp a pris, il faut une génération au moins pour redevenir inquiétant pour nos adversaires.
    Évidemment, tout n’est pas réglé, israël fera absolument tout pour saboter l’idée même de paix, qu’il fasse, son temps est passé il y a bien longtemps, ils découvriront avec nous la suite.

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  • poilagratter

    Sanchez a regularisé, 400 000 migrants, qui vont selon un voyant, envahir les maisons a Perpignan et les villes autour .
    Des Espagnols excedes ont balancé des squatteurs du 1 er etage d un appart
    En Italie, un pere a eliminé le violeur de sa fille qui n avait pas ete condamné, il y a environ 1 ou 2 ans.

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  • CONSÉQUENCES DE L’INVASION ROMAINE
    Prologue
    La grande perturbation apportée dans la vie sociale par l’occupation romaine qui avait introduit en Gaule un culte nouveau, avait donné de l’audace à ceux que, dans les anciens Mystères druidiques, on appelait des épiscopes (surveillants). Enhardis par le règne du masculinisme, ils voulurent prendre une autorité morale qui, jusque-là, n’avait appartenu qu’à la Femme. Pour protester contre toutes ces profanations, les Prêtresses gauloises fondent un nouveau Mystère qui devait être intitulé : LA GRANDE MATRICE (ou Matriarche) Vénérable Maîtresse ad Vitam.
    On va montrer que, la Femme seule ayant fait la science, elle seule peut représenter l’autorité spirituelle et diriger l’enseignement dans les collèges sacerdotaux. On va rappeler les neuf Révélatrices, auteurs des grands Livres sacrés. Pour cela, le chiffre neuf va reparaître. Les grandes Déesses de l’antiquité vont être représentées par les neuf Druidesses de l’île de Sein.
    La tradition qui s’attache à l’île de Sein dit que jamais homme n’y pénétra, excepté le plus ancien des Druides. Ceci vient de ce que le radical « sen » veut dire « vieux » en celtique (d’où « senex », vieillard, en latin).
    Les femmes qui exerçaient le sacerdoce n’étaient certainement pas jeunes ; c’étaient les anciennes (vénérables), et leur assemblée, « le sénat », se tenait dans le sénaculum (d’où cénacle).
    Et c’est pour cela sans doute que l’île qui leur sert de refuge a pris le nom de « Sein ». Les initiés aux Mystères sont les « Senanisi », philosophes gaulois qui succédèrent aux Druides et qui devinrent les Bardes et les devins versés dans les sciences sacrées.
    L’enseignement donné expliquait la substitution des personnes chez les Juifs, commencement de tout le mal. On rappelait le temps de Zorobabel apportant la confusion dans l’histoire ancienne pour supprimer le grand rôle de la Femme.
    La lumière de l’esprit féminin est représentée par une étoile qu’on encense neuf fois en souvenir des neuf grandes Révélatrices que les Sociétés secrètes, qui ont continué les Mystères antiques, ont symbolisé par Neuf Sœurs :
    – La Déesse Toath (Thoth), en Egypte, auteure des 42 livres sacrés.
    – Sarasvati aux Indes, auteure du Véda.
    – Yao en Chine, auteure des King.
    – La Voluspa chez les Celtes, auteure de l’Edda.
    – Dercéto, surnommée Istar ou Astarthé, en Phénicie, auteure de la Cosmogonie Phénicienne.
    – Ardui-Anaïta, surnommée Ariane ou Ariadne, auteure de l’A-Vesta en Perse.
    – Krishna aux Indes, auteure de la Bhagavad Gitâ.
    – Hemœra en Grèce, auteure des livres attribués à Homère.
    – Myriam Hathor en Egypte, auteure du Sépher qui servit à faire le premier livre du Pentateuque, la Genèse biblique.
    Ce chiffre NEUF a aussi pour but de rappeler les neuf mois de la gestation. Tout le symbolisme primitif est maternel.
    La folie sanguinairedes Romains
    La civilisation romaine, dont on nous vante tant les brillants résultats, ne fut qu’un régime d’immoralité et de mensonge, de lois iniques et de servitudes, mais développa les arts, l’architecture surtout, fit de grands travaux, des routes, des ponts, des marchés, en un mot tout ce qui concerne la vie matérielle. Quant à la vie morale, Rome la supprima. C’est à partir de César que les germes de la décadence se manifestent dans le monde romain. Cela justifie cette pensée de Montesquieu : « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. ».
    Pendant que l’architecture atteignait son apogée sous Auguste, les austères et antiques croyances des Pélasges disparaissaient. Or un peuple qui ne vit que pour satisfaire ses passions et ses plaisirs est un peuple tombé. L’immoralité que ce peuple appelle sa civilisation est un venin dont il empoisonne le monde en la propageant par ses conquêtes (après cette « Pax Romana » suivi de la « Pax Khazarica », viendra la « Pax Britannica », puis la « Pax Americana », toujours en cours actuellement au grand dam de l’humanité). C’est pour cela que l’influence romaine a été une des plaies du monde.
    Les Césars romains ont voulu dominer le monde : ils ont créé la barbarie moderne et étouffé la civilisation antique. À mesure que la Rome brutale s’élevait, l’Esprit s’effondrait. Toutefois, notons qu’une haute civilisation régnait en Italie avant la fondation de Rome. « Elle était due aux Etrusques ou Toscans, qui élevèrent des cités somptueuses, qui portaient des costumes splendides et qui ne furent jamais surpassés dans la civilisation et dans les arts », dit. Henri Martin (Histoire de France). L’Etrurie n’était qu’une colonie celtique, que l’on trouve vers le Xème siècle en Italie. Les Etrusques sont ceux qui, en Italie, gardèrent le plus longtemps le régime maternel. Mais le Romain a fondé la Patrie en détruisant la Matrie, c’est là son crime.
    À peine fondée (en 746), Rome fut livrée au désordre du gouvernement anarchique. Après les vice-rois ou « Tarquins » (du phénicien « Tôr-Kin », « Tôr », loi ; « King », roi.), viendront les « Magistri populi » qui, dans la ville et au dehors, munis d’un pouvoir illimité, jetteront l’effroi parmi les plébéiens. C’est ainsi que l’autorité brutale de l’homme allait partout remplacer l’autorité morale de la Femme. C’est pour mater le peuple, déjà fatigué de ce régime nouveau qui ne lui avait procuré que des impôts, des corvées, des guerres, des champs dévastés, de la misère et une crainte perpétuelle de la prison pour dette (ergastulum), qu’on créa les Dictateurs. La future Rome fut d’abord une espèce de fort bâti sur le bord du Tibre. Cet endroit était entouré de collines, ce qui fait qu’on pouvait s’y enfermer et s’y fortifier. Sur une de ces collines, le Palatin, séparée du pays des Etrusques par le Tibre, une petite troupe d’hommes échappés de la vie régulière vint s’établir. On raconte que dans l’enceinte de la ville nouvelle on creusa un grand trou et que chacun y jeta une poignée de terre apportée de son pays. C’étaient donc des hommes venus de différentes régions qui se réunissaient là. Ceci se passait de 753 à 746, date attribuée, à la naissance légendaire de Romulus, ce qui n’est pas très ancien dans l’histoire. Le premier nom qu’on donna à ce lieu fut « Valentia » (« rendez-vous de la Force »).
    Par la suite, ces révoltés des tribus matriarcales cachèrent son nom dont on leur faisait honte et en firent un nom secret. Puis ils en prirent un autre, « Amor », qui indiquait que ce que voulaient ces jeunes libertins, c’était la libre pratique de l’amour. C’est de ce nom, après les « Tarquins », que ce lieu fut appelé « Roma », qui est le mot « amor » lu à l’envers. On fit de cette origine un mystère, on retourna le nom parce qu’on en avait honte, comme du nom de « Valentia » que les Etrusques avaient continué à lui donner. Les masculinistes expliqueront l’étymologie du mot « Roma » en le rattachant à un mot grec qui signifie « liberté ». Ce fut le commencement en Italie du régime masculin opposé au régime féminin.
    Les succès que les romains obtinrent dans la guerre, leur fit aimer les expéditions militaires ; ils prirent goût aux conquêtes, aux pillages, aux dévastations qui les enrichissaient des dépouilles des autres pays ; ils s’y consacrèrent exclusivement, heureux de faire connaître aux nations étrangères le joug écrasant de leur despotisme. Centre d’événements tumultueux, violents, où régnait une dureté qu’on appela de l’héroïsme et une absence complète d’aménité, Rome était l’antithèse de la Gynécocratie. Des scènes de carnage et de dévastation remplissent les annales de Rome. En quelques siècles, cette bourgade, qui n’était, au début, qu’un ramassis de révoltés, s’éleva, s’étendit au loin et arriva au faîte de la puissance brutale, donnant au monde l’exemple de ce que peut être une société quand la force triomphe (comme la « nouvelle Rome » tente de l’imposer actuellement). Rome fit des lois abominables, des guerres meurtrières, elle eut des monstres couronnés, ses grandes femmes furent calomniées, avilies ! Ce fut une tache dans l’histoire, dont le déplorable effet dure encore !
    Notons que « Valentia » fut également le nom donné à une province romaine de Grande Bretagne, au IVème siècle avant notre ère.
    La « City » ou « Cité » de Londres, après celle de Rome, est cette « New Babel-Babylone », à laquelle se réfère l’Apôtre Jean lorsqu’il parle de la « Grande Cité », cet épicentre du séisme instigateur du « Nouvel Ordre Mondial ».
    D’un point de vue géographique, faisons remarquer que l’urbanisation nous donne parfois l’impression que la Tamise coule au milieu d’une immense plaine. Mais en réalité, le fleuve est en fait relativement encaissé, souvent entouré de collines aujourd’hui densément peuplées.
    De la « City » de Rome à la « Cité » of London
    Depuis la fin du Moyen Âge, un changement considérable s’est produit dans la direction donnée à l’activité humaine.
    Ce changement est le résultat direct de la mentalité des peuples Anglo-Saxons. Celle-ci se confond avec l’esprit antitraditionnel, en lequel se résument toutes les tendances spécifiquement modernes.
    Ce n’est pas que cet « état d’esprit » antitraditionnel soit entièrement nouveau ; il a déjà eu, par le passé, des manifestations plus ou moins accentuées, mais toujours limitées, bien qu’aberrantes, et qui ne s’étaient donc jamais étendues à tout l’ensemble d’une civilisation comme elles l’ont fait en Occident au cours de ces derniers siècles.
    Par conséquent, ce qui ne s’était jamais vu jusqu’ici, c’est une civilisation édifiée tout entière sur quelque chose de purement négatif, sur ce qu’on pourrait appeler une absence de principe ; c’est là, précisément, ce qui donne au monde moderne son caractère anormal, ce qui en fait une sorte de monstruosité.
    Précisons avec l’« Encyclopédie de l’Histoire du Monde », que le terme d’« Anglo-Saxon » n’a, à l’origine, rien à voir avec une quelconque appartenance ethnique, et ne désigne que ceux qui avaient émigré des territoires germaniques vers l’île de Bretagne ; il semble (d’après cette encyclopédie) n’avoir été utilisé principalement qu’après 1066 et la conquête normande de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et ses « compagnons », dont les futurs hauts barons anglais dont nous reparlerons.
    À toutes fins utiles, précisons encore, à propos du terme « Ashkenaz », que c’est autour du XIème siècle seulement qu’il est devenu la désignation officielle des Juifs établis en Allemagne et que s’est effectuée une migration sémantique des plaines de la Volga vers celles du Rhin. Aussi, la période à laquelle s’est effectuée cette migration du vocabulaire correspond à la migration des populations après la destruction de l’empire Juif Khazar (étymologie d’Ashkénaze) et à la dispersion des communautés qui résidaient à l’intérieur de ses frontières.
    La carence de la plupart des analyses géopolitiques, nous explique Valérie Bugault, dans son ouvrage « Demain dès l’aube… le renouveau », vient du fait que le paradigme d’étude ne prend, le plus souvent, pas en compte la réalité des acteurs en présence. Les rapports de forces sont, la plupart du temps, considérés au regard des seuls États. Or, depuis plusieurs siècles, s’est développé, dans l’ombre, un acteur géopolitique nouveau, anonyme et de nature privé, que Valérie Bugault appelle du terme générique de « banquiers-commerçants » et que nous nommerons « puissances d’argent ».
    D’un point de vue méthodologique, cet acteur, nouveau, est déroutant à plus d’un égard. Premièrement, il est anonyme, ce qui rend difficile son appréhension précise et la mesure de sa puissance, relative comme absolue, par rapport aux traditionnels États. Ensuite, cet acteur ne répond pas aux mêmes règles d’engagement que les États. D’une part, les « puissances d’argent » sont des acteurs privés, et non publics, qui répondent donc à des intérêts d’ordre strictement catégoriel, en aucun cas à un quelconque « intérêt général ». Mais, comme par essence ils sont anonymes, on a du mal à discerner leur présence autrement que par des déductions et recoupements d’informations. C’est ici que les questions méthodologiques peuvent apporter une importante plus-value aux analystes et géopolitologues. D’autre part, et peut-être surtout, ces acteurs, qui ne sont pas géographiquement délimités (pas de contraintes géographiques), ne fonctionnent fondamentalement pas selon la même logique que les États traditionnels. Alors que les États, quelle que soit leur taille, sont limités par des frontières et répondent à une logique d’ordre sédentaire, ces nouveaux acteurs politiques (que d’aucuns, tel que Peter Scott Dale, nomment « État profond ») répondent à une logique de type nomade. Or, les grilles d’analyses des géopolitologues sont très largement issues de concepts développés au sein des États dans une logique sédentaire. C’est la raison pour laquelle les analystes politiques ont du mal à concevoir le phénomène nomade élevé au rang d’acteur géopolitique.
    Comprendre ce phénomène, nouveau dans son ampleur, car sa création remonte loin dans le temps, est pourtant fondamental car il permet de percevoir que ce nouvel acteur géopolitique a, in fine, un seul ennemi mortel : la présence d’États au sens politique du terme, c’est-à-dire d’États souverains. Ainsi, dans le contexte d’un rapport de force et de puissance, les États sont, par construction, les pires ennemis des « puissances d’argent ».
    Le premier pays à avoir intégré la caste des « puissances d’argent » en tant que nouvel acteur politique est l’Angleterre. Le choix d’Oliver Cromwell (1599-1658) de développer l’Empire britannique en adossant la puissance des armes à celle des banques a créé un nouveau paradigme politique. Dire cela ne signifie pas que l’Angleterre porte l’acte de naissance de cet acteur géopolitique nouveau, anonyme. Sa naissance est plutôt à rechercher dans les Républiques commerçantes de Gênes, de Florence ou de Venise. Certains auteurs d’ouvrages sur les Templiers ouvrent certaines perspectives sur le rôle que les rivalités financières du capitalisme naissant ont pu jouer dans la destruction de l’Ordre du Temple au XIVème siècle. Les Templiers étaient, à certains égards, des sortes de rivaux des banquiers italiens qui, de ce fait, les voyaient d’un mauvais œil. Régine Pernoud, dans son ouvrage « Les Templiers », souligne le fait que, déjà, en Palestine, les Templiers avaient eu affaire avec les intrigues des banquiers de Venise, de Gênes et de Pise. En effet, le pouvoir des Templiers contrebalançait celui de Rome, ils avaient avec eux des rois et des puissants. Les Templiers cherchaient à centraliser, dans le Temple de Londres, les annates (taxe « papale »). Ils auraient aussi centralisé les encaisses métalliques qui constituaient la richesse mobilière de la France ; s’ils avaient atteint ce but, la puissance de Rome aurait été remplacée par celle de Londres, et le « Catholicisme Jésuiste » aurait sombré devant le « Christianisme Johannite ». Ce furent les hauts Barons anglais qui firent échouer ce projet. Aussi, l’origine des Barons d’Angleterre doit être rappelée : Quand, en 1066, Guillaume le Conquérant amena avec lui, du continent, des aventuriers et des mercenaires, il y eut, parmi ses compagnons, des gens pratiques et rusés qui, pour spolier les biens des Saxons d’une façon qui semblait leur donner un caractère d’honnêteté, demandèrent simplement à épouser une Saxonne ; ainsi ils prenaient possession de la femme et des châteaux. C’est l’escroquerie au mariage ; leurs enfants légitimes par ces mariages se virent possesseurs du sol, et dès lors ces nouveaux barons rendirent inaliénable, dans leurs familles, la propriété de ces biens fonciers. L’origine de ces barons nous les montre donc comme des gens peu scrupuleux, ne voyant dans la femme qu’un moyen d’arriver à leurs fins, instituant des privilèges monstrueux, c’est-à-dire des gens qui étaient en tout l’opposé des Templiers, qui gardaient le principe de la Justice, de l’honnêteté et du respect de la Femme. Il devait donc y avoir lutte entre eux. Ces barons établirent donc, dans l’Angleterre traditionnelle, le régime masculiniste, c’est-à-dire l’asservissement de la femme par le mariage, qui laissait à l’homme l’administration de ses biens et tous ses droits.
    Profitons-en pour rappeler que le « mariage » tel qu’il a été institué à l’origine, c’est-à-dire la femme asservie dans une union monogame (ou plutôt monoandre, soit l’union exclusive avec un seul homme), qu’on allait bientôt appeler « con-jugale » (littéralement : « avec joug »), n’a été introduit dans les mœurs que lorsque le régime gynécocratique a été complètement détruit. L’institution sociale du « mariage » ne pouvait pas exister, dans les temps primitifs, et avant le règne de l’homme, car l’union n’était pas imposée, réglementée par des lois, mais seulement par l’amour et le libre choix de la femme éclairée par la science. Introduit progressivement au cours des derniers siècles précédents notre ère, le système du « mariage » sera accepté et légalisé définitivement qu’avec le Droit romain et le Catholicisme (rappelons que, selon la légende, l’amour à Rome s’inaugura par « l’enlèvement des Sabines »).
    Valérie Bugault, dans son ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial », précise que « La City de Londres, qui acquiert dès 1319 une autonomie politique (c’est-à-dire 5 ans à peine après la destruction de l’Ordre des Templiers), peut être considérée comme étant historiquement le premier paradis fiscal des temps modernes. Elle abrite les plus riches commerçants anglais qui ont obtenu d’Édouard II (souverain faible et/ou corrompu) un statut dérogatoire au droit public. La City est, depuis cette époque, une ville dans la ville, son activité financière échappe à la magistrature de l’État britannique tout en faisant bénéficier l’empire thalassocratique des largesses financières nécessaires à son propre développement. La City a opéré comme une sorte de poste de pilotage de l’Empire britannique conférant aux dirigeants britanniques qui se sont succédé les moyens financiers de développer leur autorité sur le reste du monde. ».
    C’est lorsque les Templiers furent supprimés de l’échiquier politique que l’Église romaine cessa d’excommunier ceux de « ses enfants » qui pratiquaient l’« usure », c’est-à-dire le prêt à intérêt, dont on sait aujourd’hui les conséquences que la liberté ainsi accordée devait avoir sur l’évolution du monde Occidental.
    Cette première « dégénérescence de la monnaie » fut bien le début du « règne de Mammon ».
    Dans son livre « René Guénon et les destins de la Franc-Maçonnerie », Denys Roman nous rappelle également que c’est lors des premières années du XIVème siècle que, dans l’Occident chrétien, d’autres « tournants » se produisirent : dislocation de la chrétienté, éveil du nationalisme, laïcisation de la pensée ou déclin des campagnes et essor des villes.
    Ajoutons que, après l’Italie, l’acte de naissance de ces « puissances d’argent » est aussi à rechercher dans le premier État à avoir donné une réalité institutionnelle à ces banquiers, la Hollande, via la création en 1609, de la banque d’Amsterdam. Rappelons qu’au Moyen Âge, les Pays-Bas sont au cœur de l’élite commerçante, dite ligue hanséatique. Cette ligue, composée d’associations de commerçants, a prévalu en Europe à l’époque précédent l’avènement de l’Empire Britannique. Cette précision permet de donner un aperçu du rôle des Pays-Bas dans l’évolution du système de l’impérialisme financier.
    Enfin, notons que, alors encore Hollandaise en 1626, la colonie de la Nouvelle-Amsterdam sera rebaptisée « New York » par les Anglais lors de son acquisition en 1664. Cette colonie ne deviendra définitivement anglaise qu’en 1674 avec le traité de Westminster.
    Historiquement, il n’y avait aucun Juif en Angleterre de 1290, date à laquelle le roi Edouard Ier les expulsa, jusqu’au milieu du XVIIème siècle, lorsque Cromwell, qui devait des sommes énormes à leurs banquiers, les rappela. Cromwell se déclarera même comme « un homme appelé à faire de grandes choses en Israël », il désignera les Stuarts comme ayant « dérangé Israël pendant cinquante ans » et il parlera de l’Angleterre comme « notre Israël Britannique » notre « Sion Anglaise ». L’expression « Têtes-Rondes » (Roundheads) désignait les troupes d’Oliver Cromwell, féroces ennemis de l’Angleterre traditionnelle et de l’Eglise. Il était sans doute juif (cela explique la suite de sa politique) et financé par la Communauté juive d’Amsterdam. C’est lui qui fit traduire en justice le roi Charles Ier et veilla à sa condamnation à mort par décapitation. Sa cruauté fanatique le porta en Irlande catholique où les massacres systématiques et les persécutions de la part de ses troupes (de même ensuite en Ecosse) expliquent la haine persistante de la nation irlandaise contre tout ce qui est anglais. Cromwell mourut dans l’impopularité générale.
    À propos de l’expression « Têtes-Rondes », rappelons que l’éminent ethnologue Th. Lothrop Stoddard comptait, d’après ses propres statistiques, que 82% des juifs étaient des Ashkénazes, de « race Alpine », ayant comme caractère des « têtes rondes » (Brachycéphales), étaient en réalité Turco-Mongols par le sang, et aucunement des « sémites » (leurs origines remontraient plutôt aux Khazars, un peuple qui vivait dans le Sud de la Russie et le Caucase, qui se convertirent en masse au judaïsme aux VIIIème et IXème siècles après J -C.). Dans le même temps, Th. Lothrop Stoddard établissait que les vrais Juifs, les Sefardim, ou Sépharades, qui ont le crâne allongé (Dolichocéphales), étaient de race Méditerranéenne. Ces deux types, disait-il, sont « aussi éloignés l’un de l’autre que les deux pôles ».
    À l’époque d’Oliver Cromwell et au XVIIIème siècle, les espérances de la restauration d’Israël qui n’étaient encore que des vœux pieux, commenceront à se concrétiser au siècle suivant. Et là, il est intéressant de noter que le sionisme chrétien a anticipé de près d’un demi-siècle le sionisme juif. Avec les conquêtes du peuple anglo-saxon, la métaphore d’Israël et de la Nouvelle Jérusalem passe alors du statut de mythe de libération au mythe d’accomplissement. Se développe la doctrine protestante qu’on appelle l’« anglo-israélisme » (« British-Israël » ; le mot « British » qui est composé de « berith » ou « b’rith », alliance, et « ish », homme ou peuple, signifie « le peuple de l’Alliance ») : croyance répandue du temps d’Élisabeth 1ère d’Angleterre, que les Anglo-Saxons seraient les descendants des dix « tribus perdues » d’Israël, donc les véritables israélites. Il fallait donc restaurer l’Église « anglo-israélienne » en terre anglo-saxonne, avant la Parousie, et reconnaître en la reine d’Angleterre l’héritière légitime du « Roi David » (précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans).
    La localisation de ces anciens peuples s’étendrait en fait à tout le monde anglo-saxon, en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à ceux des descendants britanniques de l’Afrique du Sud, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique. Faisons remarquer que, suite au développement de la doctrine du « peuple de l’Alliance » en Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique seront le lieu de la fondation en 1843, de l’association fraternelle juive « B’nai B’rith » qui signifie, en langue hébreu, « les fils de l’Alliance ». Les Etats-Unis furent dès le début fondés sur les principes du « fondamentalisme protestant » anglo-saxon, et furent vus par leurs fondateurs comme la « terre promise », où l’histoire doit se terminer par le triomphe planétaire des « dix tribus perdues ». Ce mythe est alors mis en parallèle avec l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde, confirmée par les succès frappants de l’Angleterre « maîtresse des mers » et la superpuissance américaine, la seule du monde moderne. Les Anglo-Saxons deviennent la « nation élue », « La graine d’or du monde germano-romain, comme dit Alexandre Douguine (Le Paradigme de la Fin), qui doit établir à la fin des temps sa domination sur toutes les autres nations de la Terre. ». Cet Israël « spirituel » « fera carrière » dans le capitalisme et l’empire colonial pendant que le catholicisme « méditerranéen », lui, déclinera. Au XIXe siècle, avec les conceptions racialistes de la science, ce faux Israël spirituel montrera son vrai visage, et prendra progressivement une dimension proprement raciale.
    À toutes fins utiles, rappelons que le Coran utilise deux expressions différentes pour désigner les juifs : soit « fils d’Israël » (banû Isrâ’îl) quand il s’agit des authentiques dépositaires de la tradition hébraïque, soit proprement « juifs » (yahûd) quand il s’agit des représentants de ses formes déviées.
    Épilogue
    C’est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d’elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l’argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l’administration des monnaies à Rome. C’est l’autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l’auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l’inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d’une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l’Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l’ancienne Egypte.
    On disait du Chevalier qu’il était légal et féal, c’est-à-dire loyal et fidèle à sa suzeraine. La Chevalerie était la pratique de l’équité, la Justice Divine, équitable, d’où « Eques » qui a fait « équestre », « équitation », etc. Rappelons que, dans la langue celtique, le cheval monté par le Chevalier était appelé « marc’h », et le Chevalier qui le montait « Marquis », dont on a fait « Homme de marque », au lieu d’« homme de cheval ». Rappelons, aussi, qu’on mettait le cheval sur les monnaies gauloises, et c’est de ce nom « marc’h » qu’on a fait le nom de l’ancienne monnaie Allemande : Mark (Deutsche Mark).
    Remarquons ici l’importance du symbolisme chevalin, que l’on retrouve également dans diverses représentations de la Parousie universelle…
    La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d’Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c’est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C’est le régime dans lequel tout se vend ; l’homme est un marchand, il se vend lui-même, c’est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer.
    Aussi, les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre.
    Épilogue
    Dans son dictionnaire étymologique des noms géographiques, André Cherpillod dit que le nom de « Nuremberg » (Nürnberg, dérivé du vieux haut allemand Nuremberc : NEU-ROM-BERG) signifie « la Montagne de la Nouvelle Rome » ; une « Montagne » contre laquelle Isaïe mettait en garde lorsqu’arriverait la fin des temps (Is II.2). Aussi, qu’est-ce donc que cette « Nouvelle Rome » issue de « Nuremberg », cette parodie de justice, si ce n’est la « City », sans oublier d’y annexer sa pure création, l’ONU, ainsi que la fondation de l’État d’Israël ? Au sujet de ce dernier, citons l’ouvrage de Marcel Bulard, intitulé « Le Scorpion, symbole du peuple juif dans l’art religieux des XIVème, XVème, XVIème siècles » : L’auteur, parti de l’examen de peintures de la chapelle Saint-Sébastien de Lans-le-Villard (Savoie), a rassemblé tous les documents similaires qu’il a pu découvrir, et il en a fait une étude très détaillée, accompagnée de nombreuses reproductions. Il s’agit de figurations du scorpion, soit, sur l’étendard porté par la Synagogue personnifiée, soit plus fréquemment, dans la représentation de certaines scènes de la Passion ; dans ce dernier cas, René Guénon écrit (Formes traditionnelles et cycles cosmiques) que « l’étendard au scorpion est généralement associé à des étendards portant d’autres emblèmes et surtout les lettre S P Q R, manifestement pour indiquer à la fois la participation des Juifs et celle des Romains. On pourrait remarquer aussi, ajoute-t-il, que ces mêmes lettres, disposées dans un autre ordre (S Q R P), évoquent phonétiquement le nom même du scorpion. Quant à l’interprétation de ce symbole, écrit encore Guénon, l’auteur, s’appuyant sur les « Bestiaires », ainsi que sur la poésie dramatique de la fin du moyen âge, montre qu’il signifie surtout fausseté et perfidie ».
    Faisons également remarquer avec Jüri Lina (qui semble avoir eu accès à une bonne partie des archives soviétiques secrètes au moment de la « Perestroïka »), et son ouvrage intitulé « Sous le signe du Scorpion », que l‘empire soviétique fut instauré à 14h04, le 8 novembre 1917, dans la capitale de la Russie, Saint-Pétersbourg. En astrologie, le soleil était précisément juste au centre du signe du Scorpion. Ainsi, le Scorpion peut être considéré comme le symbole et le gardien du pouvoir soviétique…

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