Les Leçons de la guerre d’Irak : Méfiez-vous des espions et de vos alliés… Le vieux traitre Tony Blair
Par René Naba. Sur Les Leçons de la guerre d’Irak : Méfiez-vous des espions et de vos meilleurs alliés – Madaniya
L’agression bipartite israélo-américaine contre l’Iran de 2026 remet en mémoire les mésaventures de l’agression bipartite américano-britannique contre l’Irak de 2003, soit il y a 23 ans. Le quotidien britannique The Guardian en avait tiré les leçons amères que https://www.madaniya.info/ soumet à l’intention de ses lecteurs pour de salutaires (bien salutaires) méditations.
«Méfiez-vous des espions et de vos meilleurs alliés qui peuvent vous entraîner vers la guerre». Telle est la principale recommandation du journaliste britannique Jonathan Saul Friedland dans une étude publiée par le quotidien The Guardian, à l’occasion du 32 ème anniversaire de l’invasion américaine de l’Irak.
La première leçon : Gare aux arguments fallacieux.
Les arguments avancés tant par le président américain George Bush jr que le premier ministre britannique Tony Blair sont nombreux, mais le thème majeur qui se dégageait de leur argumentation est que « l’intervention se faisait dans l’intérêt exclusif du peuple irakien, lequel sera libéré de la poigne d’un dictateur féroce».
Saddam Hussein a en effet été renversé, mais à un prix exorbitant. 300.000 irakiens, pour la plupart des civils, en ont payé le prix, relève le journaliste britannique. L’invasion a créé un vide, comblé par la violence et une effusion de sang et pour de nombreux irakiens, le remède était pire que le mal, poursuit-il.
Sur le même thème, cf ce lien : le désarmement un mensonge fondamental de Scott Ritter, ancien chef de la mission d’enquête des Nations Unies.
https://www.mondialisation.ca/irak-le-desarmement-un-mensonge-fondamental/5676267
Jonathan Saul Friedland, né le 25 février 1967, est un journaliste britannique, éditorialiste du journal The Guardian et du mensuel The Jewish Chronicle. Il est également un collaborateur régulier du New York Times et du New York Review of Books. Il anime la série «The Long View» à la chaîne radiophonique BBC Radio 4. Reconnu comme « éditorialiste de l’année » en 2002 par «What The papers say», il gagne le David Watt Prize for Journalism en 2008 pour son essai Bush’s Amazing Achievement.
L’éditorialiste britannique a consacré une semaine à analyser les éditoriaux de la presse et des programmes de la télévision britannique consacrés à l’invasion américaine. La version arabe de son étude est parue dans le site en ligne Ar Rai al Yom, en date du 17 mars 2023, dont le directeur est Abdel Bari Atwane.
Se référant aux confidences d’un haut gradé des services de renseignements britanniques, Jonathan Friedland ajoute : «Certes, le régime de Saddam Hussein était épouvantable, mais l’anarchie est pire».
2 me leçon : Scepticisme envers les services de renseignements.
Le scepticisme doit être de rigueur s’agissant des services de renseignements, soutient le journaliste.
Lors du débat sur l’opportunité de la guerre contre l’Irak, en 2003, Tony Blair s’est fondé sur les rapports des services de renseignements, confirmant qu’ils attestaient «sans le moindre doute» de la possession par Saddam Hussein des armes de destruction massive (ADM). Or, fait valoir, le journaliste, cela s’est avéré faux. Il n’y avait pas d’ADM. Tony Blair avait exagéré la menace irakienne pour justifier l’invasion de l’Irak. Ce fait suffit à lui seul pour condamner Tony Blair au regard de l’histoire.
3me leçon : Pas de soutien absolu et total entre amis
Même les amis les plus proches ne doivent en aucun cas apporter un soutien absolu et total les uns aux autres. Tony Blair a justifié son appui aux Etats Unis en faisant valoir que Londres était le plus solide allié de Washington et que pour cette raison le Royaume uni a été entraîné dans l’invasion américaine de l’Irak.
Fatale à son destin, la désinvolture avec laquelle George Bush a traité Tony Blair au sommet des pays industrialisés de Saint Pétersbourg en pleine guerre d’Israël contre le Liban, en juillet 2006, -le «Yo Blair» asséné par Bush, la bouche pleine, mâchonnant un croissant, au premier ministre britannique venu lui demander l’autorisation d’effectuer une mission diplomatique au Moyen-Orient, une image amplifiée par les télévisions transcontinentales-, a achevé de discréditer le meilleur allié européen de l’Amérique et fait apparaître rétrospectivement l’ingratitude comme un châtiment mérité à l’égard des courtisans au zèle excessif.
Au terme de dix ans de pouvoir (1997-2007, l’ancien jeune premier de la politique britannique quitte la scène publique affligé du quolibet accablant de «caniche anglais du président américain» et d’un jugement peu flatteur sur son action , «le plus mauvais bilan travailliste depuis Neville Chamberlain, en 1938, (responsable des accords défaitistes de Munich face à l’Allemagne hitlérienne), et Anthony Eden, (maître d’œuvre du fiasco de Suez, l’agression anglo-franco-israélienne contre l’Egypte nassérienne), en 1956», selon l’expression du journaliste anglais Richard Gott.
Les excuses de Tony Blair le filou
L’ancien premier ministre travailliste britannique a réitéré des excuses partielles pour la guerre en Irak, tout en reconnaissant une certaine responsabilité dans la montée en puissance de l’organisation de l’Etat islamique (EI), dans une interview accordée à CNN, dimanche 25 octobre 2015, soit douze ans après l’invasion.
Ce mea culpa est tombé à point nommé pour la presse britannique qui fait le lien entre ces déclarations et les conclusions de la commission Chilcot, qui enquête sur l’engagement controversé du Royaume-Uni dans cette guerre.
Épilogue: Irak-Ukraine: Double standard
Le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre le président russe Vladimir Poutine est arrivé à un moment opportun. C’est, entre autres, une faible distraction sur les méfaits et les crimes d’autres dirigeants actuels et anciens. La Russie, n’étant pas un pays membre de la CPI, ne reconnaît pas la compétence de cette cour. Les États-Unis non plus, d’ailleurs, malgré les gloussements évidents du président américain Joe Biden.
Vingt ans plus tard, l’ancien président américain George W. Bush, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et l’Australien John Howard, la troïka la plus à blâmer non seulement pour l’invasion criminelle d’un pays étranger, mais aussi pour le cataclysme régional et mondial qui en a résulté, se tiennent à distance. Depuis lors, George Bush Jr s’est mis à la peinture tandis que Tony Blair et John Howard se sont mus en conférenciers chèrement rétribués, préférant vendre des discours de prétendue sagesse par l’intermédiaire de conférences.
Sur le bilan de la guerre d’Irak
- https://www.renenaba.com/l-hecatombe-des-faiseurs-de-guerre/
- https://www.madaniya.info/2018/09/21/le-martyrologe-scientifique-irakien/
Le pillage des sites archéologiques de l’Irak : l’ «une des plus grandes catastrophes culturelles de l’histoire récente du Moyen-Orient».
A la chute de Bagdad, les trésors de l’Irak ont été perdus. Les forces américaines ont manqué à leur devoir de protection du patrimoine irakien après l’invasion de 2003, provoquant ainsi la perte de milliers d’objets anciens – l’une des plus grandes catastrophes culturelles de l’histoire récente du Moyen-Orient.
Le New York Times avait qualifié le pillage du musée et de son inestimable collection d’objets archéologiques – dont beaucoup remontaient aux premiers jours de la culture et de la civilisation humaines– de l’«une des plus grandes catastrophes culturelles de l’histoire récente du Moyen-Orient».
Bien que le personnel du musée soit parvenu à mettre en sécurité plus de 8.000artefacts avec peu d’aide externe, plus de 15.000 objets historiques ont disparu en l’espace de deux jours.
La professeure Elizabeth Stone, archéologue au département d’anthropologie de l’université Stoney Brook à New York, a utilisé des images satellites pour estimer que plus de 40 % des près de 1.500 sites surveillés dans le sud de l’Irak présentaient des preuves de dévastation en décembre 2003.
L’État islamique a également organisé un « pillage massif et méthodique» pour affirmer sa domination sur les minorités culturelles irakiennes et générer des revenus illicites grâce aux «antiquités de sang», lesquels ont été estimés à 30 pour cent des revenus du groupe à un moment donné.
- https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/irak-guerre-invasion-americaine-pillage-antiquites-perte-patrimoine-culturel
- Pour le locuteur arabophone, cf ce lien الغارديان: الدرس الحقيقي لغزو العراق؟ احذر من الجواسيس والحلفاء الذين قد يجرونك إلى الحرب – Ar Rai Al Yom 18 Mars 2023
Illustration
Stefan Rousseau / POOL / AFP

Par René Naba. Sur
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/05/licoes-da-guerra-do-iraque-desconfie-de.html
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Sauf que, l’Iran, ça n’est pas l’Irak, absolument pas et même dira-t-on, aujourd’hui et actuellement, c’est principalement et exclusivement de ce pays que tout le reste du monde apprend comment se comporte un authentique groupe humain face aux vicissitudes que peut produire l’Homme vis-à-vis de lui-même.
De la résistance iranienne, Poutine et sa Russie apprennent qu’il n’y a absolument rien à gagner à ménager ce qui ne doit pas l’être.
En ce sens, c’est seulement maintenant que le président russe et son état-major admettent qu’il est plus que temps de frapper le plus violemment possible l’Ukraine, en ayant plus aucun a priori quant aux conséquences éventuelles, dans la mesure où ils sont détenteurs de la légitimité que confère le droit international constamment bafoué et foulé aux pieds par ceux-là même qui hurlent ensemble depuis des années qu’ils ne le respectent pas.
Dans un temps très proche de nous, la Russie va déverser sur ce qu’on nous fait croire que c’est l’Ukraine qui combat à résister, une telle violence mortelle sur cette porcherie, qu’on entendra couiner les porcs partout sur la planète, mais ce sera tout ce à quoi nous aurons droit comme conséquences à cette élévation meurtrière du conflit.
C’est un changement de paradigmes que le comportement iranien procure à notre espèce, hier, les dirigeants de ce pays étaient honnis auprès de nous par nos autorités et leurs relais médiatiques consanguins, toutes les propagandes auxquelles nous avions droit depuis les quasi cinquante dernières années, ne valent plus rien aujourd’hui, car c’est avec cette même direction nationale iranienne qu’il nous faut négocier avec le plus grand respect afin que nos économies ne meurent pas d’ici la fin de cette année même.
Résister, c’est cela, il n’existe aucun compromis quant à quoi que ce soit et vis-à-vis de qui que ce soit sur ses idéaux, dans cette attitude là.
Nous ne le savions pas ou l’avions oublié, pas les Iraniens, c’est ce qui fait la différence qui les conserve Hommes à nos yeux, quand nous-mêmes avançons devant eux avec toute la prestance, de crabes.
N’oublions tout de même pas que, à l’époque de l’invasion de l’Irak, Internet et surtout ses utilisateurs n’étaient absolument pas ce que c’est aujourd’hui.
Le soi-disant quatrième pouvoir qu’on nous illusionnait à croire que détenaient les médias classiques, nous, gens complètement anonymes le leur avons arraché des mains autant que de l’esprit, aujourd’hui, ce ne sont pas nous qui parlons et commentons comme par le passé, ce qui provient de ces endroits-là, mais bien eux qui sont constamment à faire une veille pour s’adapter à ce que nous développons pour essayer d’en contrôler la maîtrise et la diffusion, peine perdue, ces fiefs seigneuriaux sont aujourd’hui obsolètes pour participer au développement du monde moderne sur le point d’éliminer les scories qui jusqu’ici l’ont empêcher d’aller convenablement et sereinement.
Ce qu’apporte l’Iran dans cette guerre mondiale, ça n’est pas qu’un nouvel aspect de l’approche militaire d’un conflit, c’est encore plus profondément que cette société humaine nous a impactée en quelques quatre-vingt-dix jours, puisque sociologiquement, ce que les Iraniens viennent de réaliser, toute l’organisation occidentale en subira le contrecoup dans les cinq ans au plus.
Surtout, ne dissocions pas les actuels efforts et effets de la résurgence masculinisme dans notre monde dévirilisé de ce que nous montre les civilisations perse, russe, chinoise, africaine et autres, toutes celles dans lesquelles les valeurs stabilisatrices ne se sont pas faites balayer à coup de slogans propagandistes absurdes.
Aujourd’hui, nos mondes sont défaits sur tous leurs plans.
Que ce soit philosophiquement et autrement, nous sommes totalement battus.
Nous aimons tellement emprunter aux autres sans nous inspirer de ce qu’ils veulent dire ou défendre, que c’en est même devenu un sport occidental de s’emparer d’un vocable qui ne fait pas sens dans ce que nous voulons signifier, le terme totem, est un bon exemple, sur toutes les lèvres actuellement, paradoxalement il n’est jamais mieux employé pour exprimer la primitivité de la relation à l’ancestrale.
Or, qui l’emploie de nos jours, si ce n’est la conjuration de notre lien à des valeurs traditionnelles?
Nous ne sommes plus que chimères, puisque nous ne incluons plus dans aucun lien avec la parenté passée, de ce fait, nous ne savons plus ni expliquer ni justifier ce qui nous arrive, alors, comment saurions nous absorber tous les chocs qui nous parviennent?
Pour faire exister une illusion durablement, il faut lui donner un corps, or, naturellement, aucune illusion n’en possède un.
À quoi cela sert-il de se souvenir du pillage de l’archéologie irakienne et autres, si dans le même temps on ne fait aucun lien avec l’apparition soudaine d’une pseudo archéologie judéenne?
C’est encore une chose que nous apporte l’Iran, à savoir que, il n’a servi à rien de mettre une couche religieuse archaïque, comme l’abrahamisme, dans nos sociétés devenues rapidement spirituellement insuffisamment éclairées afin de créer l’incongru judéo-christianisme avec lequel s’est fait mettre à plat ventre tout l’islam sunnite et ses dérivés, cela n’a pas du tout aidé au renouvellement d’aucune thèse, bien au contraire, c’est un obscurcissement d’absolument tout, qui s’est manifesté à nous et en nous, ce qui fait que toute référence au retour de notions classiques afin de retrouver les fonctions essentielles avec lesquelles nos sociétés avançaient, quelle que soit l’illusion de vitesse que nous avions de cet avancement, je ne vois pas quels obstacles pourraient-ils être érigés devant pour les empêcher de s’imposer à très court terme.
Dans les faits, l’Iran vient de mettre une quantité de ferraille industrielle dans le féminisme, à l’évidence, c’est nettement trop tôt pour que nos supers analystes soient déjà capables de l’appréhender.
Il est nécessaire de relever et d’analyser ce qui se passe concrètement pour comprendre que nous sommes contraint de fouiller dans nos classiques voire, nos sources primitives, mythiques et mystiques pour retrouver le rationnel qui nous fait défaut face au monde non-occidental.
Dans mes derniers commentaires, je relevais qu’une certaine pensée primitive à l’égard du judaïsme refaisait son apparition, qu’on m’eut dit fou ne m’aurait pas offensé le moins du monde, pourtant, en essayant de vouloir ménager la chèvre et le chou face à la folie furieuse israélienne actuelle, c’est exactement comme si l’antisémitisme avait ouvert une bourse où s’affirme la valeur standardisée du jour à l’hostilité mondiale envers le judaïsme.
De moins en moins il est invisible aux gens que, l’actuelle Amérique Maga, celle la plus idiote, n’est rien d’autre que celle judaïque, M. Baba en ne tenant aucun compte de cet aspect des choses dans ses commentaires, ne nous gratifie même pas de son talent de conteur, c’est bien dommage.
Car, ce sont plus les mœurs chrétiennes que celles occidentales avec lesquelles nous allons devoir composer prochainement vu la facturation que le trumpisme a opéré dans nos sociétés, c’est l’importance du fond religieux qui va déterminer ce que sera l’avenir, malheureusement pour la personne féminine, depuis très longtemps dans l’esprit humain et, ce à travers quasiment toutes les cultures, son image est associée à l’esprit malin, pour ne pas dire, maléfique.
Est-ce vraiment un hasard que, quand on prend les périodes récentes où les guerres injustes se sont multipliées à chaque fois les femmes y tiennent bonne place?
Inutile de citer ces personnes, chacune d’elles a marqué l’iniquité de sa sauvagerie dans chacun des conflits concernés.
L’Iran, plus que n’importe quel autre acteur en guerre actuellement, quel que soit le mode de guerre en cours, nous apporte un développement de la pensée dans lequel le contenu de nos notions mystiques et celles sociales se recouvrement, il dessine l’avenir car il découvre chez-nous les nouveaux terrains de chasse intellectuelle.
C’est comme si nous faisions de nouveau face à la dualité maître et vie, notions entre lesquelles nous nous tenons nous-mêmes prisonniers puisque notre libre-arbitre est redevenu un emblème que l’on ne possède plus qu’en citation et en propos, ayant oublié qu’étant humainement de même famille, c’est le même sentiment des uns envers les autres qui devraient nous unir, l’Iran nous apprend que étions censé avoir le même cœur pour tous, mais, comment cela pourrait-il être possible avec la notion de peuple élu de dieu?
Les marchands nous ont vendu le malheur durant ces trois dernières générations, la cellule première et principale d’une nation, c’est la famille, en d’autres termes, ils nous ont coupé de notre dualité intrinsèque, maître-vie.
Maintenant, il va nous falloir consommer jusqu’à la dernière bouchée ce que nous avons acheté.
À la grâce de Dieu.