LE CANASSON BOUALEM SANSAL : CHAMPION DES PLATEAUX TÉLÉ MAIS TOCARD DES LIBRAIRIES
Par Khider Mesloub.
Dans le monde des courses hippiques, il arrive parfois qu’un propriétaire fortuné s’entiche d’un cheval qu’il croit promis aux plus grandes victoires. Les entraîneurs sont mobilisés, les jockeys soigneusement sélectionnés, les paris alimentés, la presse spécialisée convoquée. Avant même que le cheval ne s’élance sur la piste, on annonce déjà son triomphe. La victoire semble acquise d’avance. Le cheval n’a pas encore couru qu’il est déjà couronné.
C’est exactement le scénario qu’a tenté de mettre en scène la maison Grasset, désormais intégrée à l’empire médiatique de Vincent Bolloré, autour du dernier ouvrage de Boualem Sansal, La Légende.
La fabrication d’un champion de pacotille
Pendant des mois, les écuries médiatiques bolloréennes ont été mises en branle. Les palefreniers de l’opinion ont soigneusement brossé la robe du champion Sansal désigné. Les commentateurs ont multiplié les éloges de Sansal avant même le départ de la course dans les librairies. Les tribunes se sont succédé. Les éditorialistes ont annoncé l’événement littéraire de l’année. Les journalistes ont présenté le légendaire Boualem Sansal comme un pur-sang arabe exceptionnel dont le galop littéraire devait conquérir les librairies, emporter l’adhésion des lecteurs.
Tout fut préparé comme pour un prestigieux Prix d’Amérique éditorial. L’hippodrome médiatique était déjà en ébullition. Les bookmakers idéologiques ne cachaient pas leur confiance en leur étalon de légende Boualem Sansal. Le public était sommé d’admirer la monture littéraire Sansal avant même d’avoir assisté à la course.
Le problème est qu’en matière de librairie comme en hippisme, les pronostics ne remplacent jamais le verdict de la piste. Lorsque les portes des librairies se sont ouvertes, le résultat s’est révélé moins glorieux que prévu. Malgré le vacarme des tribunes, les encouragements des propriétaires et les annonces enthousiastes des commentateurs, le champion Sansal annoncé n’a pas pris le galop commercial espéré. Les premiers chiffres de vente de La Légende sont tombés comme le chronomètre à l’arrivée : seulement 17 000 exemplaires écoulés lors de la première semaine. Un chiffre dérisoire.
Le plus cocasse est que le patron de l’écurie bolloréenne semblait persuadé d’avoir acquis un étalon d’exception. Dans les salons médiatiques, on examinait déjà son pedigree idéologique. On vantait sa lignée intellectuelle pur-sang arabe fraîchement naturalisé français. On évaluait à l’avance les gains qu’il rapporterait à l’éditeur Grasset et son propriétaire Bolloré. Les chroniqueurs spécialisés annonçaient une course sans suspense. Certains avaient même déjà remis les lauriers au vainqueur Sansal avant le franchissement du premier obstacle. Mais dès les premiers tours de piste, le sénile crack Sansal s’est essoufflé. Le galop triomphal annoncé s’est transformé en trot poussif. Le cheval Sansal présenté comme une merveille des haras intellectuels a rapidement révélé les limites de sa foulée.
Pour un livre ordinaire, le résultat pourrait sembler honorable. Mais nous ne parlons pas ici d’un cheval de province engagé dans une modeste course dominicale. Nous parlons du prétendu crack de l’année, du pur-sang arabe Sansal présenté comme l’incarnation même du succès libraire annoncé, du cheval sur lequel une immense machine médiatique avait placé tous ses paris.
Les paris de l’écurie bolloréenne démentis par les librairies
L’écart entre les attentes et le résultat est précisément ce qui transforme la contre-performance en déconvenue. Car le pari Sansal n’était pas simplement un pari littéraire. C’était un pari politique. Une démonstration de puissance. Une manière de montrer qu’un groupe médiatique pouvait fabriquer un phénomène littéraire à volonté comme un éleveur produit un champion de concours. Les stratèges de cette opération semblaient persuadés qu’il suffisait d’occuper les écrans, les journaux, les radios et les réseaux pour garantir l’arrivée victorieuse du cheval Sansal. Mais on ne fait jamais d’un canasson un cheval de course.
Toujours est-il que la piste a rappelé une vérité élémentaire que tout turfiste connaît : ce n’est pas le bruit des tribunes qui fait courir plus vite les chevaux, encore moins le canasson Sansal. À force de fréquenter les seules écuries médiatiques acquises à leur cause, Bolloré et ses acolytes ont fini par croire que toute la France pariait sur le canasson Sansal. Ils ont confondu les applaudissements de leur cercle avec l’adhésion du public. Ils ont pris les dithyrambes des journalistes de la fachosphère pour des pronostics gravés dans le marbre. Ils ont confondu le bruit des tribunes médiatiques avec l’enthousiasme des lecteurs et les applaudissements de leurs écuries avec les achats en librairie.
Le cas Sansal révèle ainsi les limites d’une illusion devenue fréquente dans les grands groupes médiatiques : croire que l’on peut transformer mécaniquement l’outrancière promotion de Sansal en succès littéraire. Mais les lecteurs ne sont pas des spectateurs passifs. Ils ne suivent pas les recommandations des médias bolloréens. Ils peuvent regarder le favori Sansal annoncé et préférer miser sur un outsider plutôt que sur le champion désigné par les écuries médiatiques. Ils peuvent écouter les experts autoproclamés des plateaux télé et faire la sourde oreille aux injonctions médiatiques. Ils peuvent même ignorer complètement la course littéraire que les médias bolloréens présentent comme incontournable. Le plus frappant demeure sans doute le contraste entre l’énergie déployée autour de la monture Sansal et le résultat obtenu sur la piste commerciale. Rarement un cheval littéraire aura bénéficié d’autant de soigneurs, de promoteurs, de commentateurs et d’encouragements avant même le coup de départ dans les librairies. Rarement aussi l’arrivée aura autant démenti les prophéties triomphalistes des bookmakers médiatiques.
L’histoire retiendra que le pari Sansal fut moins un succès littéraire qu’une démonstration des limites du pouvoir médiatique. Le propriétaire de l’écurie bolloréenne pensait posséder un crack capable de pulvériser tous les records littéraires. Il découvre qu’il ne suffit pas d’habiller un canasson en pur-sang pour décrocher le Grand Prix financier.
Le canasson Sansal hors-piste libraire
Les écuries médiatiques bolloréennes peuvent fabriquer des réputations. Elles peuvent entretenir des légendes sur La Légende de Sansal. Elles peuvent même créer l’illusion d’une victoire certaine. Mais lorsqu’arrive l’heure de la course, lorsque les lecteurs deviennent les véritables arbitres de l’épreuve, une seule chose compte encore : franchir la ligne d’arrivée des ventes. Et cette fois, malgré les fanfares, les trompettes et les clameurs des plateaux télé et des salles de rédaction, le cheval favori Sansal n’a pas tenu les promesses libraires tant annoncées.
Dans les hippodromes, lorsqu’un favori surcoté termine loin derrière les attentes, les turfistes parlent d’un « tocard ». Le mot est cruel, mais il décrit une réalité simple : un cheval dont la réputation a été construite davantage par les pronostics que par ses performances réelles. Le cas Sansal ressemble à cette mésaventure. Les écuries médiatiques bolloréennes avaient annoncé un étalon de légende. Les parieurs ont découvert un canasson. Le propriétaire Bolloré rêvait d’un triomphe au Prix d’Amérique des librairies. Il repart avec une modeste place dans une course littéraire qu’il était pourtant certain de dominer. Comme souvent sur les hippodromes, le verdict final n’appartient ni aux commentateurs ni aux bookmakers. Il appartient à la piste. Et la piste, cette fois, a parlé : le crack littéraire Sansal annoncé n’était qu’un canasson surcoté.
On peut acheter une maison d’édition. On peut acheter des médias. On peut acheter des campagnes promotionnelles. Mais on ne peut pas acheter l’enthousiasme des lecteurs pour leur vendre l’imposteur littéraire Sansal.
Khider MESLOUB

Par Khider Mesloub.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/07/a-pileca-boualem-sansal-campeao-dos.html
Notre camarade Mesloub a parfaitement raison: toute la propagande merdiatique bourgeoise ne peut transformer «la merde en pain et la pisse en vin».
Ainsi, Boualem Sansal, le renégat algérien notoire dont Bolloré, le milliardaire français de la propagande goebelienne ( propriétaire de 30,4% de Canal+, CNews, CStar, Dailymotion, Journal du Dimanche, Paris Match, Hachette Livre, Grasset; 30,4% de Havas; 30,4% de Louis Hachette Group; de 29,3% de Vivendi; de 18,4% d’Universel Music Group, en somme, plus de MERDIAS mainstream que Goebbels en 1933), a voulu imposer comme un «héros» de la «propagande anti-arabe» et qui s’est révélé un «zéro» de la librairie parce qu’un «populo» aguerri face à cette propagande goebelienne merdiatique a dédaigné son torchon autobiographique:«Légende», une rumeur urbaine morte née sur les tablettes poussiéreuses des librairies.
Dans «Légende», un infect brûlot sur son séjour surmédiatisé dans une prison des apparatchiks algériens, Sansal a tenté de s’autoproclamer le «Gramsci» des temps modernes («Les Cahiers de prison», «Quadeni del carcere» et «Les lettres de prison», «Lettere del carcere», 1929-1937 plus de 3000 pages manuscrites ) et surtout à transformer en EUROS SONNANT et TRÉBUCHANT son année d’aventure dans les geôles algériennes en assommant de ses réflexions insipides, de sa philosophie dégoulinante de mièvrerie bourgeoise nauséabonde, un lectorat qui l’a honoré de son indifférence à la limite du mépris, mais surtout que ses geôliers n’ont pas occis, ce qui aurait comblé BOLLORÉ en propulsant les ventes et ses profits au podium des œuvres posthumes.
Meilleure chance la prochaine fois et mettez toutes les chances du côté de BOLLORÉ et que Sansal se fasse HARA-KIRI, un must pour les ventes et les profits.