7 de garde

L’OPÉRATION CONTRE MADURO SE RETOURNE CONTRE TRUMP DANS LE DOMAINE DU DROIT INTERNATIONAL

Contrairement à ce qu’argue Thierry Meyssan dans son article sur le kidnapping du Président  Maduro, article que nous reproduisons  ci-dessous, le droit international bourgeois existe réellement et comme le docteur Mearsheimer l’affirme : « L’OPÉRATION CONTRE MADURO SE RETOURNE CONTRE TRUMP ET LES ÉTATS-UNIS DANS LE DOMAINE DU DROIT INTERNATIONAL« .  L’agression militaire de l’État pirate américain intitulée «Absolute Resolve» bafoue tous les principes, toutes les règles et toutes les lois du droit international proclame le docteur Mearsheimer.  Contrairement à Mearsheimer, nous n’irions pas jusqu’à dire que l’État voyou américain est tombé dans le « piège tendu par Maduro » (sic),  mais il est important que la classe prolétarienne internationaliste constate que le Grand capital mondial est secoué de contradictions qui le divise profondément et l’affaiblisse en tant que classe sociale dans le cadre de sa guerre globale acharnée pour la survie de son système et de son mode de vie prévaricateur.
Par cette agression militaire et ce kidnapping illégaux, l’hégémon Américain désespéré, faisant fi de toutes les lois internationales et de toutes les règles qu’il a lui-même imposé à ses vassaux et à ses concurrents, proclame à la face du monde que la seule règle qui s’applique désormais est la « loi du plus fort« , plus question de négociation ou de compromission.  La classe prolétarienne internationale constate que l’impérialisme américain défi ses alliés et ses concurrents dans tous les domaines:  militaire, économique, industriel, énergétique,  technologique, commercial, financier, bancaire, monétaire, judiciaire et diplomatique… Dans la plupart de ces domaines l’impérialisme américain est en déclin et a déjà perdu la guerre globale déjà en marche, cette agression militaire désespéré en est la preuve. Nous réaffirmons que :  L’agression américaine contre le Venezuela, est une escalade vers la guerre globale – les 7 du quebechttps://les7duquebec.net/archives/303526



L’Opération « Absolute Resolve »

Le kidnapping du Président  Nicolás Maduro

L’opération « Détermination absolue » n’est pas plus une invasion du Venezuela que l’opération militaire spéciale russe serait une invasion de l’Ukraine. C’est le jeu normal des puissances face à une menace existentielle.

Nicolás Maduro est le président du Venezuela, même si les États-Unis et l’UE ne le reconnaissent pas. Sa qualité de président ne le protégeait donc pas de l’inculpation dont il faisait l’objet aux États-Unis.

Washington avait le droit de faire stopper l’aide du Venezuela au Hezbollah, non pas parce qu’il n’apprécie pas la Résistance libanaise, mais parce que celle-ci impliquait la livraison de drogue aux États-Unis et, donc, menaçait leur sécurité.  Il n’en reste pas moins que cette opération est un camouflet pour le peuple vénézuélien et rendra difficile le redressement de ce pays.
Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, la présidente par interim Delcy Rodríguez a téléphoné au secrétaire d’État Marco Rubio pour s’assurer de la suite des opérations. Puis, elle s’est adressée à la Nation en rappelant que Maduro restait le seul et unique président du Venezuela.

Le président du Vénézuela, Nicolás Maduro Moros, a été enlevé par l’armée des États-Unis, le 3 janvier 2026, et transporté à New York où il a été inculpé pour narcoterrorisme et importation de cocaïne aux États-Unis.

Pour analyser cette nouvelle, nous devons nous garder des grilles de lectures habituelles en Amérique latine. Cet enlèvement n’a pas forcément de rapport ni avec la traditionnelle opposition entre les enfants des indigènes et ceux des colonisateurs, ni avec le corolaire Roosevelt de la doctrine Monroe, ni avec la lutte pour le pétrole.

Je me fonderai sur ma connaissance de ce pays. J’ai été un ami personnel du président Hugo Chávez Frias (décédé en 2013). Contrairement à ce que l’on dit, je ne pense pas que Maduro soit un « cháviste », même s’il l’a été par le passé.

J’ai été invité par Nicolás Maduro, en 2017, à Caracas, pour une rencontre d’intellectuels comme il en a organisées un grand nombre. J’y suis allé, non pas pour cette rencontre, mais pour prononcer une conférence devant l’état-major des armées. À l’époque, le straussien Elliott Abrams préparait une invasion du Venezuela. Il avait été chargé par le président Donald Trump, dont c’était le premier mandat, du dossier vénézuélien. Je souhaitais organiser une visite des officiers supérieurs de ce pays en Syrie, afin qu’ils puissent visualiser les méthodes utilisées par le Pentagone avec les jihadistes. En quelques heures, je me suis rendu compte que les intellectuels invités par Nicolás Maduro ne comprenaient absolument rien à la situation géopolitique du moment. L’entourage du président Maduro a alors empêché que je puisse m’adresser à l’état-major. J’ai rencontré quantité de diplomates et de d’officiers qui me sont tous apparus comme très compétents et insatisfaits du président. Je l’ai rencontré et j’ai eu l’impression de parler à un acteur, pas à un homme politique. Cette visite n’a pas eu de suite.

Qui est Nicolás Maduro ?

Nicolás Maduro est un syndicaliste qui s’est battu aux côtés d’Hugo Chávez. Il est devenu président parce que les médecins cubains de Chávez ont assuré qu’il l’avait désigné comme successeur. Il était alors vice-président, représentant un courant de son parti. Il n’y a aucun témoin de cette scène. Mais les « chávistes » ne se sont pas permis de contester Cuba, la référence des révolutionnaires. Ils ont obéi et l’ont élu. [Lire la correction ci-dessous] Bien que n’étant pas une personnalité charismatique, il s’est montré efficace dans de nombreux domaines, y compris en matière de tactique de maintien de l’ordre.

Pourtant son pays s’est enfoncé dans la crise. Il a laissé les installations pétrolières en ruines et n’a rien fait pour les relever. Les prix n’ont cessé de grimper. l’inflation atteignant 130 000 % en 2018. Il est devenu difficile de se nourrir. Des millions de Vénézuéliens ont émigré, sinon fuit, leur pays. Certains sont revenus par la suite, mais la majorité est restée à l’étranger. Il a alors libéralisé l’économie et installé des casinos. Ce pays, où Hugo Chávez avait fait surgir un sentiment national, avait alphabétisé jusque dans les villages les plus reculés, avait créé un véritable service de Santé, avait instauré une égalité qui n’existait nulle par ailleurs en Amérique latine, est devenu sous sa présidence un repaire de trafiquants en tous genres et a connu une explosion des inégalités sociales. Quantité de chávistes historiques se sont progressivement désolidarisés de Maduro.

Nicolás Maduro a instauré un régime policier, éditant des papiers d’identité, les Carnet de la Patrie, liant l’octroi d’aides sociales à l’appartenance politique. Les années 2017-2019 ont été marquées par une répression brutale du terrorisme intérieur. Les forces de l’ordre ont pratiqué la torture, sans que l’on puisse savoir si c’était des initiatives personnelles ou une politique d’État.

En 2020, sous la première présidence Trump, Nicolás Maduro a été inculpé aux États-Unis pour narco-terrorisme ; un paradoxe alors que le Venezuela de Chavez avait été déclaré par les Nations unies « État libre de cultures de drogues ».

Qu’est ce que l’opération Absolute Resolve (Détermination absolue) ?

Nous ne ne savons pas grand-chose l’opération Absolute Resolve (Détermination absolue) des États-Unis. Nous ne connaissons que par ce qu’ils veulent bien nous en dire, sans moyen de vérification.

Ce que nous avons, c’est qu’ils ont organisé une gigantesque coupure d’électricité et le bombardement de sept centres militaires dans la capitale ou à proximité, tandis qu’une équipe aéroportée s’est introduite dans la résidence présidentielle et a arrêté au saut du lit Nicolás Maduro et son épouse, l’avocate Cilia Flores, ancienne présidente de l’Assemblée nationale.

Les seuls tirs rapportés ont opposé la garde présidentielle aux commandos états-uniens. Une garde exclusivement composée de Cubains. Les forces vénézuéliennes, quant à elles, n’ont opposé aucune résistance, laissant penser que l’armée était de connivence avec l’attaque états-unienne.

En aucun cas, il ne s’agissait d’une invasion du Venezuela, ni d’un changement de régime.

Les États-Unis ont-ils violé le droit international ?

La plupart des commentateurs assurent que les États-Unis ont violé le droit international. C’est un abus de langage. Le droit international n’est pas un code juridique. Il n’a pas de règle universelle. Il n’a ni police, ni tribunaux, ni prisons. C’est une série d’engagements qui ne tiennent que ceux qui y souscrivent.

Or, pour les États-Unis — comme pour l’Union européenne —, c’est Edmundo González Urrutia et non pas Nicolás Maduro Moros qui a été élu en 2024. Cette élection a été très contestée, non sans raisons. Il n’en est pas moins vrai qu’il est indiscutable que Maduro dispose d’une majorité dans son pays [1].

Si d’un point de vue vénézuélien, les États-Unis ont enlevé leur président élu, d’un point de vue états-unien, Washington s’est contenté d’enlever un narco-trafiquant, qui plus est usurpateur de la présidence.

Il n’y a donc pas de violation du droit international, mais un conflit entre deux points de vue.

Qui est Delcy Rodríguez ?

La vice-présidente Delcy Rodríguez Gómez est la fille du leader révolutionnaire Jorge Antonio Rodríguez, torturé à mort par la police vénézuélienne en 1976. Très proche d’Hugo Chávez, elle travaille avec lui au sein de son gouvernement, exerçant des fonctions au sein des services de Renseignement et du secrétariat du gouvernement. En 2002, le président Hugo Chávez l’avait envoyée en Europe, notamment pour me rencontrer. C’est à ce moment-là que j’ai fait sa connaissance et que j’ai pu l’apprécier.

Son frère, Jorge Rodríguez Gómez, a été vice-président sous Chávez, il est aujourd’hui président de l’Assemblée nationale.

Delcy Rodríguez est entrée en conflit, dans les années 2020, avec le vice-président Syro-Vénézuélien Tareck el-Aissami, qui avait été inculpé par les États-Unis en même temps que Nicolás Maduro. El-Aissami a été accusé de corruption par les États-Unis pour avoir fourni des passeports à des militants du Hezbollah libanais et à des personnalités syriennes, dont le président Bachar el-Assad et des membres de sa famille. Il a finalement démissionné en 2023 et a été arrêté en 2024 par le procureur Tarek William Saab, frère de l’ambassadeur vénézuélien à Damas. La justice vénézuélienne lui reproche d’avoir organisé un réseau de fonctionnaires pour détourner de l’argent public afin de financer des campagnes électorales. Il n’a jamais été question d’enrichissement personnel.

Si elle m’avait gentiment salué lors de mon voyage de 2017, elle ne m’avait pas accordé d’audience privée, probablement à cause du conflit avec Tareck el-Aissami.

Lors de l’enlèvement de Nicolás Maduro, Delcy Rodríguez a immédiatement été pressentie comme présidente par intérim.

Durant la crise avec Tareck el-Aissami, elle s’était affrontée à Diosdado Cabello, également inculpé aux États-Unis, en 2020, avec Nicolás Maduro. Cabello est l’homme fort du chávisme. C’est lui qui aurait succédé à Hugo Chávez s’il n’y avait pas eu le témoignage de ses médecins cubains.

Le cartel de « Los Soles » existe-t-il ?

Les États-Unis ont désigné, le 25 juillet, le cartel de « Los Soles » comme responsable du narcotrafic et accusé Nicolás Maduro d’en être le chef.

Les experts du marché des drogues sont unanimes pour dire que ce cartel n’existe pas. Cette expression désigne un groupe d’officiers supérieurs connus par les étoiles (los soles) de leurs uniformes.

Ceux-ci auraient mis sur place un transit de drogue pour financer la Résistance libanaise. En effet, au Liban, le Hezbollah ne cultive pas de drogue mais perçoit la zakât des barons locaux de la drogue. La zakât est l’équivalent d’un impôt que les musulmans donnent aux œuvres qu’ils choisissent.

Il faut bien se rendre compte que la majorité des gouvernements latino-américains sont impliqués dans des trafics de drogue. C’est la principale source de revenus occultes. Jusqu’à présent, les États-Unis choisissaient les cartels avec lesquels ils travaillaient et livraient une guerre sans pitié aux autres. Aussi, le Colombien Pablo Escobar a d’abord travaillé avec eux, avant de s’allier à des révolutionnaires de gauche et de devenir l’ennemi public n°1 de la DEA.

En 2000, j’étais secrétaire général de la Ligue antiprohibitionniste mondiale, une organisation composée, entre autres, de plus de 500 parlementaires et de plus de 20 prix Nobel. J’ai évalué le fléau qui crée des narco-États et l’inefficacité des guerres contre les drogues. Le seul moyen de reconstruire des sociétés saines est d’éduquer les populations à contrôler leurs dépendances. Les efforts du président Trump n’aboutiront donc à pas grand-chose, même s’il parviendra à assainir les relations politiques latino-américano-moyen-orientales.

Assiste-ton au retour des Empires ?

La plupart des commentateurs glosent sur un possible retour des Empires. Selon eux, Donald Trump vient d’envahir le Venezuela comme Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine et Xi Jinping va le faire à Taïwan. C’est ne rien comprendre à ce qui se passe : le président Trump n’a pas envahi le Venezuela, mais en a extrait un narco-trafiquant, le président Poutine n’a pas envahi l’Ukraine, mais appliqué les accords de Minsk et la résolution 2202 du Conseil de sécurité, quant au président Xi, il s’est engagé à ne jamais envahir Taïwan si celle-ci ne proclame pas son indépendance.

Il s’agit bien d’une nouvelle période historique, de la création d’un monde multipolaire, pas d’une résurgence des Empires. Or, la multipolarité suppose le rétablissement du droit international et donc l’abolition des règles internationales imposées, durant la Guerre froide et après la dissolution de l’URSS, par les États-Unis et le G7.

Correction :

Un de mes lecteurs vient de m’envoyer le lien d’une vidéo que j’ignorais. Le président Hugo Chávez a lui-même désigné son vice -président, Nicolás Maduro, non seulement pour assurer l’intérim en cas d’empêchement, mais aussi pour être élu à sa place.
Cf Chavez designó a Nicolás Maduro como sucesor


Robert Bibeau

Auteur et éditeur

8 réflexions sur “L’OPÉRATION CONTRE MADURO SE RETOURNE CONTRE TRUMP DANS LE DOMAINE DU DROIT INTERNATIONAL

  • Normand Bibeau

    Comme à son habitude, Meyssen pratique le «name dropping» et s’attribue des «contacts» et des «connaissances» exclusives afin d’impressionner son auditoire et d’en mettre plein la vue à quiconque voudrait contester ses conclusions rocambolesques.Avec Meyssen, il y a toujours une «source» exclusive qui mène en Syrie au temps «béni» de Bachar El Assad et qui l’instruit mieux que tous sur «l’envers du décor» qui confirmerait ses prétentions démagogiques.

    D’abord, le droit international existe malgré que les «fous du sous-sol tr0mpistes» le foulent aux pieds et le bafouent au nom de leur supercherie de «l’ordre international gouverné par LEURS règles».Ce droit international né des traités est enchâssé dans la Charte de l’ONU et dans TOUS les traités signés par les États et ce, malgré son caractère «volontaire» et souvent imposé par la contrainte à plusieurs égards, il n’en existe pas moins et le violer est un crime à l’endroit des obligations contractées.

    Il est vrai que le clan impérialiste «occidental» qui l’a conçu et imposé souvent par la force depuis la fin de la Seconde guerre mondiale afin de servir ses propres intérêts, confronté à la montée en puissance du clan impérialiste «oriental», a résolu d’en faire table rase et de l’ignorer.Cependant, ce mépris odieux de ses obligations ne signifie en rien qu’elles n’existent pas.D’ailleurs, il est sidérant d’entendre les journalistes corrompus et les «experts» patentés des merdias mainstream et les Meyssen de ce monde ignorer le droit international né des traités, voire le nier.

    Les coréens, les afghans, les syriens, les palestiniens, les arabes, les africains, les latino-américains, en somme, l’humanité toute entière, à l’exception des occidentaux, qui furent tués, blessés, mutilés, estropiés, ruinés au nom de ce droit international doivent se retourner dans leur tombe en entendant tous ces menteurs goebeliens proclamés qu’ils furent tués au nom d’un droit qui n’aurait jamais existé.

    Au delà de ce mensonge goebelien éhonté, Meyssen, lié par sa compromission envers le «monde multipolaire» et pro-tr0mpiste, en est réduit à cautionner, par la gauche, la violation flagrante du droit international qu’à constituer l’enlèvement de Maduro et l’assassinat d’une centaine de civils vénézuélien innocents lors de ce raid nazi tr0mpiste.Chacun que Meyssen occulte complètement la mort de ces civils innocents, prouvant par le fait même, son mépris envers la vie humaine des citoyens lambdas pour ne considérer que les «élites» dirigeantes, «ses» pairs.

    Pour avoir exercé le droit pendant 37 ans et défendu certaines personnes réclamées par la «justice» U$ pour «crimes» allégués mais non prouvés, jamais l’État fasciste U$, n’a procédé à l’enlèvement manu militari de ces personnes pour les conduire de force devant sa juridiction, ne pas condamner avec la dernière fermeté une telle pratique criminelle de pirate et d’ordure de grand chemin, comme le fait Meyssen, en constitue une approbation et un soutien tout aussi condamnable et méprisable que ce crime lui-même.

    Meyssen en ayant l’outrecuidance détestable d’ergoter sur la valeur de Maduro, tout en ne condamnant pas cet acte de barbarie, s’en fait le complice et révèle au monde sa vraie nature de suppôt «critique» des pratiques criminelles de Tr0mp et du clan impérialiste occidental.

    HONTE ÉTERNELLE À CE SUPPÔT «critique» DE L’IMPÉRIALISME YANKEE ET À TOUS CEUX QUI NE CONDAMNENT PAS L’IMPÉRIALISME YANKEE ET LEUR CHEF, LE FÜRHER À LA CHEVELURE PEROXYDÉE ET AU TEINT ORANGÉ.

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  • En hâtant l’effondrement de l’empire américain, Donald Trump (à l’instar de M. Gorbatchev en URSS) agit comme un allié objectif des intérêts globalistes de la « City » (l’Épicentre du séisme instigateur du « Nouvel Ordre Mondial »), dont le seul objectif est l’avènement d’un gouvernement mondial. Car précisément, le gouvernement mondial ne pourra voir le jour que sur les décombres des États, tout empires soient-ils.
    NB : Un « Plan » à Long Terme : Coincidence, Fake news, Conspiracy ?
    Il y avait, chez ceux qui entreprenaient de réaliser ce « Plan », un extraordinaire esprit de patience. Car la réussite de celui-ci ne saurait être accompli que grâce à de bien longues périodes d’années.
    Petit à petit, les aigles pygargue et bicéphale font le nid de l’Oligarchie.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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  • Bizet Daniel

    Bonjour Robert Bibeau, père et fils.
    J’ai du respect pour votre travail lequel n’est pas facile dans un monde ou l’individualisme est en train de prendre le dessus, tout azimut, dans le monde.
    Je ne suis pas toujours d’accord avec vous mais il n’est pas mon souhait d’être antagoniste. Ce sont des affaires de ponctuation, d’analyses affinées. Mon socle (je le souhaite) est un regard révolutionnaie marxiste léniniste constituant la primauté à maintenir. Par exemple je ne range pas Staline dans la simple bureaucratie ou les « grandes purges » . Il y a eu chez lui une boussole révolutionnaire constituant un pole magistère. Rare sont les personnes en France à gauche n’est capable d’en accepter les lignes de force. On peut concéder chez Staline une épopée complexe comme un bilan. J’ai lu le livre « Souvenirs » de Kroutchev en 1966 et j’en suis sorti perplexe. Je ne m’attendais pas à cela. La déstalinisation de 1954 m’avais déjà fait réfléchir.
    Ma tante qui était résitante à Paris sous l’occupation est restée fidèle à Staline malgré les dénigrements orchestrés par la presse. Mon père (que j’admirais) restais lui aussi stalinien. J’avais à l’époque, à 20 ans, mais décidé de « céder » (par facilité ?) au courant majoritaire qui était de se débarasser du petit « père des peuples ». Un peu comme une adhésion au trotksysme Or depuis les années 2000, après réflexion j’ai changé ce point de vue pour faire à nouveau place à Staline comme fidèle au bolchévisme initial. J’avais sans doute été influencé par la somme des critiques négatives envers Staline, ce qui me blessait. Aujourd’hui je pense que j’avais accepté une partition révisionniste corrigée. Mon instinct m’a reconduit à maintenir un crédit favorable à certains (Lénine et Staline, Mao) pas à d’autres (Kroutchev et Gorbatchev).
    Je ne vais pas le développer ici. Pour faire simple, les conférences d’Annie Lacroix-Ris m’ont remis en selle. Je suis plus que minoritaire que jamais mais je m’en fout complètement.
    C’est un rappel anecdotique dans mon évolution. Pour revenir au sujet pro Maduro ou anti Maduro je pense que je méfie d’aboyer avec les loups, à gauche.
    Je me doute que ce dernier n’est pas Chavez, ni Castro, ni Guevarra, ni même Alliende. Mais mon choix est simple. Je ne veux pas aboyer avec les loups.
    Donc Meyssan a beau révéler des fautes de Maduro, qui peuvent êtres vraies.
    Mais je choisis de résoudre par « le plus petit commun dénominateur ». Quel est mon adversaire entre la gestion actuelle Maduro et l’attaque des USA? c’est très limpide pour moi. Meyssan bien que pondéré sur le chavisme est inaudible sur son soutien à Trump. Il faudra voir avec le temps qui est Maduro.
    Car c’est bien de ça dont il s’agit. Depuis le début, vous n’entendrez JAMAIS Meyssan critiqué Trump sur son mandat. Il le justifie toujours. Lui qui a cotoyé des cause révolutionnaires est bloqué, arguant toujours sur le Trumpisme, lequel remporte pourtant toutes les palmes: du mercantilisme, de la réaction, du racisme, de l’anti ouvriérisme, anti syndical, anti communisme, du profit magnifié qui lui sert de logiciel.
    On passe sur le mental graveleux et les postures de cow boy. Une arrogance hyper développée, l’amour de soi: « ma morale est supérieure au droit international » un complexe de supériorité qui touche le Zénith (Tapie était plus comestible dans l’arrogance, c’est dire).
    Se rappeler ce qui constitue la fibre explicative de Meyssan pour Trump, il en a parlé deux fois; à la question sur l’homme Trump, Meyssan a retenu que son bouquin sur le 11 septembre 2002 (et les tours explosées remis en cause par lui) il a entendu à l’époque que Trump (qui n’est pas à la traine d’une perfidie ajustée) avait dit que ce bouquin :  » était intéressant », ce qui lui est allé droit au coeur…
    Voilà, il suffit de pas grand chose parfois pour se faire un allié, inaliénable pour la vie sans le savoir. Le cerveau est accumulateur de particules qui peuvent parraitres insignifiantes, non?
    D’ou ce sectarisme de Meyssan qui déroute tant de monde.
    A bientôt et merci pour votre travail incessant, très pointu, à tous les deux

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