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Sur une nouvelle publication révolutionnaire : Communist Prometheus

Par le Groupe International de la Gauche Communiste (GIGC). Sur  Révolution ou Guerre – Révolution ou Guerre;   https://igcl.org/-Revolution-ou-Guerre-   No. 34, septembre 2026.

La revue Révolution ou Guerre, No 34 est disponible
en format PDF et WORD : rg34-format Word ; rg34

La lecture du premier numéro de la revue Communist Prometheus [1] (CP) est venue confirmer nos premières impressions suite aux correspondances et discussions que nous avons pu avoir avec les camarades de ce nouveau groupe. Le fait marquant “positif” est que la revue et le groupe de militants qu’il l’anime, défendent clairement, sans ambiguïté, que la situation historique actuelle ne présente qu’une seule alternative, sans aucune autre troisième voie : révolution prolétarienne mondiale ou guerre impérialiste généralisée – une troisième guerre mondiale. Et face à la guerre impérialiste, ils « étendent » l’internationalisme prolétarien jusqu’au « défaitisme révolutionnaire [2]. »

Le Manifeste [3] que les camarades ont adopté comme document programmatique ne présente pas de manière systématique les positions de principe du groupe, comme le ferait une plateforme politique. Néanmoins, une grande partie des frontières de classe défendues par la Gauche communiste sont mentionnées… sauf celles sur les syndicats et sur la nature de classe bourgeoise du trotskisme [4]. Rien n’est dit sur les syndicats. Évidemment, les camarades ne pourront pas garder le silence sur la nature de classe des syndicats aujourd’hui, ne serait-ce que s’ils veulent pouvoir intervenir avec un minimum de cohérence dans les luttes ouvrières.

En fait, la difficulté et l’objectif pour tout nouveau regroupement de révolutionnaires – il en va de même pour les militants individuels – est de se réapproprier l’héritage historique de la Gauche communiste internationale, et si possible de s’inscrire dans la tradition de la Gauche communiste d’Italie. Pour cela, il importe de rompre le plus clairement possible avec toutes les formes politiques et idéologiques du gauchisme. Telle est l’orientation que, pour notre part, nous avons défendue vis-à-vis des camarades depuis le début de nos contacts. « Il ne peut y avoir de raccourci et l’adoption des positions révolutionnaires ne peut se faire, après toute une expérience gauchiste (…) sans qu’un bilan critique et une rupture politique claire et profonde ne se soit opérée. C’est au cours même de ce bilan et de ce processus de rupture que vous pourrez adopter en toute clarté politique les positions révolutionnaires et faire vôtre l’héritage de la Gauche communiste », leur écrivions-nous en janvier 2026.

Or, de ce point de vue, il nous semble que le premier numéro de la revue ne répond pas entièrement à cette exigence. La rupture avec le gauchisme est pour le moins insuffisante comme nous allons essayer de le démontrer. Une des conséquences politiques immédiates en est que les membres du groupe, en rupture organisationnelle avec le groupe gauchiste italien Lotta Comunista, n’ont pas jugé utile de se prononcer d’abord sur les plateformes et programmes défendus par les groupes actuels de la Gauche communiste avant d’adopter leur propre Manifeste et leurs propres positions et de constituer un énième groupe révolutionnaire. Or, même si CP défend un grand nombre de positions, ou frontières, de classe, leur revendication assumée d’une continuité organisationnelle – qui passe par cette expérience de deux décennies avec Lotta – et du parcours de leur groupe de militants depuis 1998 ne peut qu’affaiblir l’assise politique et la cohérence programmatique de CP, tout comme son homogénéité politique interne. C’est ce qu’illustre l’absence de prise de position sur la question syndicale.

L’éditorial de la revue [5] que nous ne pouvons pas reproduire ici, nous présente CP comme « le résultat naturel de près de trente ans de travail mené par notre groupe [le Kirov Marxist Group]. (…) La première étape a été la publication du journal Komsa, lancé en juin 1998 dans le contexte d’une profonde crise économique en Russie. Contrairement à de nombreux groupes ‘de gauche’, nous ne considérions pas 1991 comme une ‘contre-révolution bourgeoise’ ; pour nous, celle-ci avait déjà eu lieu en 1925, lorsque le stalinisme, après avoir triomphé en URSS, avait abandonné la voie de la révolution mondiale. (…) Les principes de l’internationalisme prolétarien faisaient partie intégrante de notre organisation dès le tout début. C’est pourquoi, lorsque le conflit inter-impérialiste s’est intensifié en 2014 et que l’Ukraine est devenue l’un de ses fronts militaires, nous n’avons pas eu besoin de revoir nos positions. (…) À l’heure où une partie importante de la soi-disant ’gauche’ sombrait dans le chauvinisme social, nous avons défendu sans relâche la thèse marxiste classique : le prolétariat n’a pas de patrie, et toute nation moderne n’est qu’une coquille politique et économique au service du capital. La tâche de la classe ouvrière dans tout conflit impérialiste se résume à un seul principe : l’ennemi principal est chez nous. (…) Aujourd’hui, la situation exige que nous passions à l’étape suivante. Comme l’indique le Manifeste [6] publié, l’ère des révolutions démocratiques bourgeoises et des mouvements de libération nationale a définitivement pris fin. Le capitalisme a définitivement enchaîné la planète aux chaînes du marché mondial, tout en laissant la classe des travailleurs salariés divisée.

La publication de Communist Prometheus est dictée par la nécessité de nous engager dans un travail concret en vue de la formation d’un parti communiste mondial. Nous évaluons nos forces avec lucidité, ne nous considérons pas comme un parti pleinement constitué et nous reconnaissons n’être qu’une composante du mouvement concret tendant vers celui-ci. Sur cette voie, nous restons ouverts à la collaboration avec toutes les organisations de la Gauche communiste qui défendent de manière cohérente les positions du marxisme et de l’internationalisme prolétarien. »

Il apparaît donc avant tout que le nouveau groupe n’est pas « nouveau », puisqu’il se revendique d’une continuité organisationnelle et politique avec le groupe russe Kirov Marxist Group [KMG] constitué en 1998. Un autre article de la revue, Searching for a Way [7] [À la recherche d’une voie] nous fournit plus d’informations sur le parcours du KMP jusqu’à Communist Prometheus aujourd’hui, ce qui pourraient éclairer sur la nature et la réalité de cette continuité organique revendiquée. Il est trois moments de l’histoire qu’il faut relever :

- en citant l’éditorial du premier numéro de Komsa, Searching for a Way semble situer l’origine du groupe dans l’organisation de jeunesse du parti communiste russe stalinien d’alors, le Komsomol : « À la fin de l’ère soviétique [de l’URSS ?], le terme ‘Komsa’ désignait la frange rebelle et incontrôlable de l’organisation de masse du Komsomol, c’est-à-dire ceux qui ne supportaient pas de devoir assister à des réunions fastidieuses et toutes identiques »  ;

- « En août 2000, le KMG a participé à la deuxième conférence du Mouvement pour un parti ouvrier (DzRP). Lors de cette conférence, une scission s’est produite : les délégués du Parti marxiste des travailleurs et de la Fraction ouvrière du DzRP ont quitté le mouvement ; peu après, le KMG s’est également retiré de l’organisation.. » L’article de CP n’indique pas que le Workers’ Party et les autres participants à cette conférence étaient dans leur majorité des groupes trotskistes et rien n’est dit sur les raisons politiques de leur « retrait » ;

- enfin, « au cours de l’hiver 2000, l’organisation italienne Lotta Comunista a pris contact avec nous. (…) Ce choix nous a permis : d’élargir nos horizons marxistes et d’approfondir notre expérience ; d’accéder à l’analyse stratégique approfondie et à long terme des relations internationales menée par Lotta Comunista depuis des décennies, ainsi qu’à des documents scientifiques plus spécifiques, mais tout aussi précieux, portant sur un large éventail de questions ; d’adopter un modèle de travail organisationnel sérieux, responsable, discipliné et systématique, fondé sur une planification à long terme [8]. »

Il s’avère donc, à la lecture de textes publiés, que tout le parcours de Komsa jusqu’à Communist Prometheus est lié à des organisations de gauche et gauchistes, autrement dit avec des organisations et courants contre-révolutionnaires et bourgeois. Cela pose un problème politique pour tout regroupement, formel ou informel, d’individus et militants révolutionnaires. Soyons clairs, nous ne jugeons pas ici les circonstances particulières par lesquelles les individus et membres actuels de CP ont pu passer tout au long de leur vie militante. Au vu de ce que les camarades nous ont confié, nous n’avons pas de doute sur l’honnêteté et la sincérité de leur engagement militant. Mais, parcours personnels et parcours des organisations politiques sont à distinguer. La rupture politique et de principe avec le gauchisme ne peut se faire sans discontinuité et rupture organisationnelle pour tout regroupement de militants.

Or les articles de la revue ne nous fournissent pas d’explications claires, à savoir programmatiques et de principe, quant aux motivations de leur rupture avec le stalinisme de Komsomol, les trotskistes du Workers Party ou encore avec Lotta Comunista. Leur rupture avec le stalinisme semble avoir porté davantage sur des questions secondaires que sur des questions de principe, si l’on en croit ce que présente CP. Présentée comme la « période romantique de [leur] formation révolutionnaire » – confondant là-aussi trajectoires individuelles d’une part, et continuité organisationnelle et discontinuité de classe d’autre part – CP nous indique quels furent les soi-disant « principes léninistes reconstruits » alors : le rejet du militantisme carriériste (les bureaucrates staliniens ?) ; « dans une période non révolutionnaire, la politique est l’apanage de minorités restreintes et organisées – les avant-gardes des classes » ; « la reconnaissance de la nécessité d’un organe de presse qui nous soit propre (…) en tant qu’organisateur » collectif ; « le fait de se positionner en tant qu’organisation de la classe ouvrière mondiale » ; et « une stratégie élaborée sur la base d’une analyse marxiste ». Seul « l’État en tant qu’appareil de violence de classe de la classe dominante » peut renvoyer à une question de principe de classe. Il va sans dire que de nombreux militants de gauche, y compris des staliniens, peuvent faire leurs tous ces soi-disant « principes ». Pour Lotta, il en va de même. Il n’est fait mention que d’une seule question de principe : « l’attitude à l’égard du soi-disant ‘Mouvement de résistance’ pendant la Seconde Guerre mondiale [9]. »

Plus dangereux encore, comme nous l’avons vu dans la citation précédente, les camarades voient leur passage de vingt ans dans Lotta comunista comme un moment positif de leur évolution. « Nous avons beaucoup appris au cours de ce quart de siècle, et nous avons gagné et formé de nouveaux camarades. (…) Ce quart de siècle n’a pas été du temps perdu. Nous sommes incontestablement devenus plus forts que nous ne l’étions au moment où nous avons fait la connaissance de Lotta Comunista. C’est précisément pour cette raison qu’on ne peut pas dire que nous ayons fait deux pas en arrière. Nous continuons d’avancer. Ayant compris que rester plus longtemps au sein de Lotta Comunista était incompatible avec les conclusions auxquelles nous sommes parvenus (exposées dans notre ‘Manifeste’), nous avons pris la seule décision possible : rompre nos relations avec cette organisation. » (nous soulignons)

La rupture avec Lotta Comunista – comme avec le stalinisme et le trotskisme – n’est pas accomplie au plan des principes, du moins pas comprise comme telle. Elle ne peut pas porter que sur le militantisme, la nécessité d’une revue « organisateur collectif » ou autre ; mais sur le fait que ces courants ont trahi l’internationalisme prolétarien, avec la théorie stalinienne du « socialisme en un seul pays » et la participation du trotskisme et des ancêtres de Lotta Communista aux mouvements de résistance anti-fasciste lors de la 2e Guerre mondiale. Il en résulte qu’ils sont totalement et définitivement, courants et organisations, passés dans le camp de la contre-révolution. À partir de ce fait historique, les communistes ne discutent pas ou ne débattent pas avec eux, ne « reconstruisent pas des principes dits léninistes » qui auraient été abandonnés par ceux-ci ; ils les dénoncent et les combattent et appellent leurs militants sincères à rompre politiquement avec ces organisations bourgeoises et joindre, ou encore soutenir, les véritables organisations révolutionnaires.

Peut-être les camarades sont-ils plus ou moins conscients de la faiblesse de leur rupture telle qu’ils la présentent : « Les divergences plus profondes [avec Lotta Comunista] trouveront leur expression dans les pages de notre revue. La polémique ouverte a toujours été une arme du marxisme, et nous continuerons à nous en servir dans notre lutte. », affirme la revue. Nous ne pouvons que les encourager à s’engager dans cette voie résolument, abandonnant toute hésitation ou timidité. L’absence de bilan critique de leur expérience passée et de rupture claire avec toute forme de gauchisme, y inclus celui de cette organisation [10], ne peut qu’handicaper le travail de réappropriation historique que CP et ses membres doivent mener. À terme, c’est toute la cohérence de principe et de programme et, avec elle, l’homogénéité du groupe comme tel, qui serait à son tour handicapée, au moment même où l’ouragan historique s’annonce.

L’orientation que nous nous sommes donnés vis-à-vis des camarades depuis le début de notre relation n’a pas changé. Nos observations critiques peuvent sembler sévères. Elles visent à participer à la clarification et au regroupement le plus accompli des membres de CP au sein de la Gauche communiste. C’est aussi la raison pour laquelle, malgré nos critiques, nous saluons et soutenons la volonté des camarades de participer aux débats qui traversent le camp prolétarien. Nous ne doutons pas que c’est aussi dans les débats et confrontations politiques avec les groupes de la Gauche communiste que les membres de CP prendront conscience de la nécessité de la rupture claire et nette avec toute forme de gauchisme [11].

Le GIGC, juillet 2026

Avertissement

Nous avons envoyé cet article à Communist Prometheus avant sa publication pour information. Nous avons reçu une lettre de 5 pages critiquant fortement notre position. Malgré sa demande, nous ne pouvons pas la reproduire dans ce numéro. Nous avons pris en compte certaines remarques particulières et changé quelques passages. Nous nous réservons la possibilité d’en publier des extraits dans notre prochain numéro.


Notes:

[1] . 100 pages en russe, italien, espagnol et anglais ! (https://comprom.org/)

[4] . « Le plus connu de ces mouvements est le trotskisme, qui ne dispose actuellement même pas d’une théorie unifiée et qui a dégénéré au rang d’idéologies petites-bourgeoises ne dépassant pas le cadre de certaines revendications nationales ou d’alliances interclassiste. » Ce passage du Manifeste de Communist Prometheus ne dénonce pas le trotskisme comme courant politique bourgeois et contre-révolutionnaire. Il le « critique » pour ses manques théoriques et son idéologie petite-bourgeoise. Pour le prolétariat, les soit-disant « manques théoriques » du trotskisme sont la marque de sa nature aujourd’hui bourgeoise, donc indépassable. S’il s’agissait de manques théoriques, alors ils pourraient être surmontés et le trotskisme comme courant et ses organisations pourraient encore revenir et appartenir au camp révolutionnaire.

[8] . Cela veut dire que les membres de CP tire un bilan positif de leur expérience et activité militantes dans Lotta Comunista.

[9] . Les désaccords qui sont présentés par les camarades ne touchent pas à des questions de principe et au caractère bourgeois de Lotta Comunista  : « Cependant, après près d’un quart de siècle, nous avons été contraints de rompre nos relations avec cette organisation, car, pendant tout ce temps, elle n’a pas su poser un certain nombre de questions clés, étroitement liées entre elles, concernant les causes de la passivité actuelle de notre classe ; les conditions dans lesquelles celle-ci surmontera cette passivité ; et ce que devraient être, précisément dans ces conditions de classe, le modèle du parti lui-même, ses méthodes de travail et le type même de révolutionnaire prolétarien. »

[10] . Cette organisation, peu connue hors Italie – elle a un groupe en France qui publie le journal L’internationaliste – « vit » de son contrôle sur tout un appareil syndical italien. Elle tire profit des finances ainsi obtenues pour développer son appareil organisationnel avec des « permanents », ou encore s’attachent des militants en exil en leur procurant travail et salaire, payés grâce aux fonds tirés de l’appareil syndical. Un peu comme les lambertistes en France. Son fonctionnement interne et le « management » de ses militants sont d’ordre sectaire et même « violents » si nécessaire. Tout en se revendiquant de la résistance anti-fasciste italienne, elle se revendique aussi comme une composante de la Gauche d’Italie, ce que tous les courants et groupes issus du PC d’Italie et de sa fraction de gauche des années 1920 et 1930 rejettent et dénoncent à raison.

[11] . C’est pourquoi nous publions ci-après un courrier critique de leur part sur notre article Ou comment le conseillisme, chassé par la porte, revient par la fenêtre dans notre précédent numéro (cf. Révolution ou guerre #34 : https://igcl.org/Les-conseils-ouvriers-et-le-parti). Nous le faisons suivre de la réponse que nous avons envoyée à CP et qui va bien au-delà, c’était notre intention, du désaccord particulier que les camarades expriment sur l’« auto-organisation ».

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

7 réflexions sur “Sur une nouvelle publication révolutionnaire : Communist Prometheus”

  • Jacques Abel

    Heureusement pour l’humanité, Trump a une clique derrière lui et non une camarilla, ce qui change absolument tout dans le développement des évènements futurs quant à la probabilité d’une guerre dévastatrice.
    Déjà, premiers signes évidents que les pouvoirs mondiaux ont changé de mains, c’est l’accueil en subalterne de Trump vis-à-vis de Xi, rien n’est plus évident que là, car, d’une part Trump a spécialement fait le déplacement jusque sur le tarmac pour honorer son hôte, dans la foulée l’annonce est faite qu’il y a une prolongation unilatérale américaine de la trêve dans la guerre commerciale que se livrent les deux pays, cette annonce faisant suite aux menaces exagérées de Trump, de punir quiconque entretiendrait une relation commerciale avec l’Iran, quiconque permettrait aux avions de ce pays de naviguer, or, il est prouvé que le trafic aérien entre la Chine et l’Iran ne subit aucune perturbation, ensuite, il n’y a pas la moindre délégation de chefs d’entreprises qui accompagne Xi, alors qu’il est prévu par Trump de faire faire révérence à Xi à tous les sommets de la Tech américaine, par conséquent, si il devait être question d’une rencontre entre deux superpuissances, il en manque une sur la photo.
    C’est une question de protocole, le vassal est toujours ventre apparent quand vient à lui le dominant, aussi, la discordance entre l’attitude et les paroles continuelles de Trump est évidente ici, d’ailleurs, même dans son propre camp, des voix se font déjà entendre face à cette obséquiosité trumpienne.

    Nous ne faisons pas face à des manœuvres stratégiques de la part du clan Trump, c’est de la soumission patente.
    Ces gens savent que l’ensemble de leur puissance économique tient à un fil bien élimé et, qu’il n’en faudrait pas trop pour qu’il casse avant la mi-octobre.
    On peut sur la base d’un tel constat établir que, c’est une révolution qui réévalue la transformation politique initiale étant donné que des changements mondiaux capitaux sont intervenus dans un espace temps hyper limité et qu’il n’existe à l’évidence aucune force occidentale pour les organiser et les utiliser à son avantage.
    Car, à mesure que les pouvoirs occidentaux n’ont plus comme option actuelle que de faire de la communication politique à l’égard de leurs populations, les conséquences des crises sociales déclenchées stupidement par les néonazis impérialistes s’approfondissent, or, que voyons-nous, si ce n’est que s’aiguisent les conflits politiques au sein même des idéologies qui se veulent une alternative voire une option révolutionnaire.
    C’est pour cela qu’il n’y a pas à l’horizon la moindre perspective de guerre généralisée que notre camp puisse exploiter, dans la mesure où il n’y a pas la moindre avant-garde dans aucun domaine censé impliquer la volonté civile à s’engager dans cette voie.
    Voilà plusieurs années déjà qu’en occident les peuples vivent dans une restriction acharnée de leurs droits politiques et démocratiques, ce phénomène se multiplie, malgré tout, je ne vois nulle part hormis dans l’ultra gauche qui n’a pas d’accent communiste, s’accélérer la diffusion d’une idéologie susceptible de mettre en place une résistance envers la classe qui emploie et toutes les vicissitudes qu’elle impose, peut-être me trompe-je, certainement même, mais quels exemples seraient-ils susceptibles de modifier ma perception?

    J’ai suffisamment de bouteille pour avoir connu des travailleurs communistes, du moins qui se disaient tels, j’ai aussi eu la chance de côtoyer de très près, des gens qui avaient parmi leur lignée, des célébrités du communisme d’antan, plus cupides, crevards et crevures que chacun d’eux, j’ai jamais revu.
    Suffisamment d’indices s’accumulent pour dire qu’il y a un fort potentiel pour que les populations occidentales connaissent des soubresauts révolutionnaires, en cela je crois fortement, toutefois, je reste persuadé que, tant que des bombes venues de pays dans lesquels nous avons développé nos meilleurs armes sur leurs populations, ne viendront pas nous tirer de notre sommeil collectif, nous ne ferons collectivement rien d’exceptionnel pour changer nos modes de vie.
    Cette assertion ne contredit pas que je ne crois plus à la guerre mondiale dorénavant, au contraire, cela nous serait tout à fait salutaire que quelques uns d’entre-nous se fassent éclater par nos adversaires, pour qu’enfin nous trouvions force et courage pour passer à la moulinette l’ensemble de la vermine qui aura favorisé pendant longtemps la légitimité de ce qui nous arriverait.
    Nous sommes sommes dans l’une des plus graves, sinon la plus grave crise financière et économique accélérée jamais vue, pourtant, à part dans les discours et certains écrits, concrètement, le capitalisme n’est pas capable actuellement d’aucune militarisation accrue, même si les guerres se développent, c’est à la faveur de la croissance d’engins « intelligents » ou pilotés à distance qu’elles se font, pourtant les pressions économiques et sociales sur les populations, personne ne peut ni les nier, les camoufler ou les fragmenter, tout est là et bien là, et pourtant nos capitalistes sont structurellement démunis, dans la mesure où aucun scénario de leurs jeux de guerre passé n’envisageait celui concret qu’ils vivent.
    Nos populations ne sont, ni technologiquement ni militairement formées pour prendre part aux formats de la guerre imposés.
    Comprenons bien, que, des fou-furieux se sont tellement complus à nous faire vivre dans un monde mis à l’envers, qu’une fois cette réalité prise en compte par leurs adversaires, ceux-ci n’avaient plus qu’à leur imposer une nouvelle arithmétique dans laquelle les variables sont politiques et les constantes militaires, totalement le contraire et l’envers de ce qu’ils sont.
    Je m’arrête là, car on pourrait y passer des chapitres à démontrer que le réel actuel n’autorise aucune place au spectaculaire, tout juste lui permet-il une tangible infime résistance, afin de ne pas soumettre quiconque à une humiliation excessive pouvant faire exister une rage narcissique débouchant sur l’armageddon.

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  • Normand Bibeau

    Les camarades du GIGC semble «entrer» dans l’analyse du Groupe «Communist Prometheus» et de son «Manifesto», «les yeux rivés sur le rétroviseur» comme si le passé déterminait le présent selon une logique idéologique «généalogique» du genre: «dit-moi qui sont tes ancêtres, je te dirai qui tu es?»; «as-tu le sang rouge ou le sang bleu?» complété par: «est-ce que tu t’es confessé par une bonne auto-critique pour recevoir le pardon et la rédemption?».

    Ainsi, cette «analyse rétrospective» de type «maoïste» qui n’en est pas une de CLASSE, ne nous apprend rien de concret sur ce que font dans l’existence ces camarades pour subvenir à leurs besoins et à quelle CLASSE SOCIALE ils appartiennent : sont-ils des universitaires, détenteurs de chaire de recherches subventionnées par l’USAID de la CIA? Sont-ils des syndicalistes corporatifs aristocrates ouvriers?

    Au contraire, sont-ils des prolétaires implantés dans leur usine, hôpital, école, etc. où ils combattent, au coude à coude, avec leurs camarades contre la dictature du capital? Sont-ils des étudiants révolutionnaires qui combattent, au coude à coude, avec leurs camarades, dans leur institution d’enseignement pour soutenir la lutte prolétarienne?Des intellectuels communistes, férus de l’idéologie marxiste, qui combattent, au coude à coude, avec leurs camarades, au service de la révolution prolétarienne? Dis-moi ce que tu fais, je te dirai qui tu es?

    Voilà qui nous aurait permis de savoir à qui nous avons à faire et qui sont ces camarades du Group «Communist Prometheus».

    LÉNINE écrivait:

    «Ce n’est pas d’après leurs paroles, mais d’après leurs actes qu’il faut juger les partis – il ne faut pas regarder leurs enseignes, mais quel classe sert chaque parti.»
    (re: Pravda, 22 mai 1922; Oeuvres complètes, tome 2; istmat.org).

    MARX écrivait dans «Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte»:

    «Et de même que, dans la vie privée, on distingue entre ce qu’un homme dit de lui-même et ce qu’il est et fait réellement, de même, dans les luttes historiques, il faut distinguer encore davantage les phrases et les chimères des partis de leur organisme réel et de leurs intérêts réels, leur conception d’eux-mêmes de leur réalité […] ce n’étaient pas des principes prétendument politiques, c’étaient leurs conditions matérielles d’existence, deux formes différentes de propriété». (traduit de l’allemand, MEW, tome 8, p.115).

    ENGELS écrivait dans «Révolution et contre-révolution en Allemagne»:

    «Et si leurs propres discours et écrits – pour autant qu’ils fussent capables d’écrire – ne le prouvaient pas suffisamment, LEURS ACTES en fournissaient la preuve; car il va de soi, parmi les gens raisonnables, qu’on juge un homme non d’après ses paroles, mais d’après SES ACTES, non d’après ce qu’il prétend être, mais d’après ce qu’il fait et ce qu’il est réellement».
    (re: MEW, Band 8, p.80; les gros caractères sont de nous).

    ENGELS a aussi écrit sur le même sujet:

    « … il est de règle, chez les gens sensés, de juger un homme non pas d’après ses professions de foi, mais d’après ses actions; non d’après ce qu’il prétend être, mais d’après ce qu’il fait et ce qu’il est réellement.».
    (traduit du New York Tribune; International Publishers, New York,1933, p.93).

    Dans «Introduction aux Luttes de classes en France» (1895), ENGELS écrivait:

    «La méthode matérialiste doit ici aussi souvent se borner à ramener les conflits politiques aux conflits d’intérêts entre les classes sociales et les fractions de classes d’un développement économique donné et à démontrer que les différents partis politiques sont l’expression politique plus ou moins adéquate de ces mêmes classes et fractions de classe.»
    (re:marxists.org).

    MARX et ENGELS écrivaient:

    «Pour comprendre un parti, il faut dépasser son programme et rechercher les rapports sociaux et les intérêts de classe qui expliquent son existence et son comportement» (marxists.org:On The History of the Communist League»,1885).

    A suivre.

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  • Normand Bibeau

    SUITE:

    LÉNINE écrivait dans sa «Lettre aux ouvriers et aux paysans à propos de la victoire sur Koltchak», en 1929:

    «Il est temps d’apprendre à évaluer les partis politiques d’après leurs actes et non d’après leurs paroles […] Se disant socialistes, les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires sont en réalité des auxiliaires des Blancs, des propriétaires fonciers et des capitalistes.»
    (re: Lenin Collected Works, vol.29, p.167).

    Dès 1913, LÉNINE écrivait:

    «Nous commettons constamment l’erreur de juger les mots d’ordre et la tactique de tel ou tel groupe, de juger son orientation générale, d’après les intentions ou les motifs que le groupe s’attribue lui-même.Une telle appréciation ne vaut rien. […] Il ne s’agit pas des intentions, des motifs ou des paroles, mais de la situation objective, indépendante de ceux-ci. […] ce n’est pas l’intention subjective qui détermine la signification politique d’un parti, mais sa position objective».(re: «Parole ou acte», 1913, Lenin, Collected Works, vol.19, p.262-265).

    Commentant les carences inhérentes à la petite-bourgeoise, LÉNINE écrivait:

    «leur incapacité à analyser les différents partis du point de vue de classe.Aucune tactique digne de ce nom ne peut être élaborée sans une telle analyse. [il faut] enseigner aux masses, depuis la tribune de la Douma, à distinguer clairement les partis et à comprendre leurs racines de classe…».
    (re: marxists.org:Petty – Bourgeois Tactics»).

    En résumé, le MARXISME, enseigne, scientifiquement qu’il faut analyser tout parti ou organisation politique d’après:

    1- sa composition et sa structure sociale en termes de CLASSE SOCIALE;
    2- ce qu’il fait réellement dans la pratique;
    3- son programme et ce qu’il dit de lui-même;
    4- les intérêts réels de classe qu’il représente.

    Bien que les paroles et les origines constituent des éléments à évaluer dans la détermination de la nature de classe d’un parti politique, ils ne doivent en aucun cas se substituer à l’analyse concrète de la composition de classe et de la pratique de tout parti ou organisation politique afin de déterminer si elle prolétarienne ou non.

    «Prometeo Communista» se présente comme «un groupe mariste révolutionnaire», dissident du Parti communiste internationaliste italien, qui a publié son premier numéro: «Communist Prometheus», no. 1, le 12 juin 2026 et qu’on peut lire sur le site «compromist.org».

    Sommairement, on peut résumer leur programme en ces termes:

    1- ils se réclament de MARX, ENGELS, LÉNINE et des 2 premiers Congrès de l’Internationale communiste;
    2- de la «Gauche communiste italienne» et de «certains groupes communistes russes post-soviétiques»;
    3- anti- STALINIEN et anti-TROTSKYSTE;
    4- que l’URSS aurait subi une «contre-révolution bourgeoise» avec la prise du pouvoir par Staline et sa nomenclatura, La «transformant» en un société capitaliste;
    5- «aujourd’hui le prolétariat n’a pas son propre parti» qu’il faut construire «internationalement», ce à quoi il s’engage à contribuer activement;
    6- le capitalisme a achevé son rôle historique;
    7- l’humanité est dans l’époque de l’«impérialisme» alors que les États-nations sont entièrement constituées et sont réactionnaires par nature de classe;
    8- le prolétariat ne doit soutenir aucune bourgeoisie nationale;
    9- leur mot d’ordre central est celui des Spartakystes: «L’ennemi principal est dans notre propre pays»;
    10- il faut soutenir tactiquement «le défaitisme révolutionnaire» léniniste.
    (re: compro.org: Manifeste de janvier 2026).

    Ainsi, dans la guerre Ukraine-Russie, ils soutiennent qu’il ne faut soutenir aucun des 2 camps impérialistes: ni l’impérialisme russe, ni l’impérialisme occidental; Ni Moscou, ni Kiev, ni Washington/OTAN: «lutte de classe indépendante pour le prolétariat dans tous les pays».
    (re: comprom.org: Panoram international, abril 2026, 8/05/2026).

    Dans «Irán como centro neurálgico de la crisis del imperialismo», ils préconisent que «le prolétariat iranien devrait lutter simultanément contre sa propre bourgeoisie et contre l’intervention impérialiste étrangère» conformément aux principes léninistes.

    Ils définissent «la Chine comme entrée dans la phase classique de l’impérialisme» où l’accumulation massive du capital «chinois» commande dorénavant son exportation ce qui La place en rivalité inter-impérialiste avec ses rivaux, USA en tête, pour eux, le «maoïsme» est une idéologie réactionnaire du faux «socialisme».

    Dans leur analyse d’avril 2026, ils réfèrent à «un conflit central» opposant «le capital américain» au «capital chinois» et décrivent les différentes factions du «capital» en lutte les uns avec les autres, en dénoncant ce qu’ils appellent le «campistes» c’est-à-dire de soutenir le «capital chinois» contre le «capital américain», ce qui est «contraire à l’indépendance du prolétariat et contre-révolutionnaire».

    Sans prendre fait et cause pour «la Palestine», ils concluent que «le capital américain-israélien» en guerre avec le «capital iranien-russe et chinois» guerroie pour s’emparer «des corridors commerciaux; de l’IMEC; des ressources énergétiques et des réseaux logistiques» du Moyen-Orient, prétendant à une analyse «bourgeoise contre prolétariat» au-dessus du «nationalisme».

    Face à l’OTAN, il l’a considère comme «une alliance militaire des États impérialistes occidentaux» opposée à la Russie, la Chine ou à quiconque s’oppose à son hégémonie, mais ils soutiennent:

    «aucune alliance interclassiste et aucun bloc militaire bourgeois ne doit recevoir le soutien politique du prolétariat»,
    (re:comprm.org: Manifesto of the Group «Communist Promotheus»).

    Relativement à la question déterminante de la formation du PARTI PROLÉTARIEN qui doit organiser et diriger le prolétariat afin de transformer ses «luttes de classe embryonnaires sur le front économique, idéologique et politique et ses insurrections populaires jusqu’à la Révolution prolétarienne» pour renverser la dictature de la bourgeoisie et instaurer sur ses ruines fumantes, sa propre dictature de classe, les camarades de «Communist Prometheus» qui analysent le monde dans une perspective «nationale bourgeoise»: «capital américain» contre «capital chinois»; «capital américain-israélien» contre «capital iranien»; «OTAN occidental» contre «Chine, Russie, etc.» change étrangement de registre et ce «monde» «national» devient un «monde international».

    «le Parti communiste mondial n’existe pas aujourd’hui […] eux-mêmes n’en sont pas son unique noyau», leurs activités n’est qu’une contribution au mouvement pratique destiné à créer ce parti, objectif nécessaire à une révolution prolétarienne réussie.

    D’ailleurs, cette «exigence» incontournable et pour le moins exigeante, voire inaccessible, d’«internationalisme», s’inscrit dans leur théorie que le crime «contre révolutionnaire» du stalinisme a été, non pas d’instaurer la dictature des apparatchiks du PCUS au service de la bourgeoisie soviétique, mais d’avoir «voulu édifier le socialisme dans un seul pays».

    Cet «internationalisme» organisationnel obligatoire au «parti communiste» s’oppose à la théorie léniniste de «l’internationalisme prolétarien» qui consiste à:

    «L’INTERNATIONALISME en actes est un et un seul: travailler avec abnégation au développement du mouvement révolutionnaire et de la lutte révolutionnaire dans son propre pays, soutenir (par la propagande, la sympathie matériellement) cette même lutte, cette même ligne, et elle seule, dans tous les pays sans exception».
    (re: marxists.org).

    A SUIVRE.

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  • Normand Bibeau

    SUITE.

    Dans le «Manifeste du Parti communiste», MARX et ENGELS, ont écrit:

    «Dans les luttes nationales des prolétaires des différents pays, [les communistes] mettent en avant et font valoir les intérêts communs du prolétariat tout entier, indépendamment de toute nationalité. […] LES PROLÉTAIRES N’ONT PAS DE PATRIE. […] L’action commune, dans les pays civilisés tout au moins, est une des premières conditions de l’émancipation du prolétariat.[…]

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS».

    (re:dhspriory.org, Communist Manifesto, chap.2).

    Fort de cette compréhension matérialiste dialectique et historique, MARX et ENGELS, en partant de l’analyse de classe des sociétés humaines, ont conclu, scientifiquement, que le capitalisme, par nature, est «internationaliste» puisqu’il organise «le marché mondial de l’exploitation pour l’extraction de plus- value»: «l’argent n’a pas d’odeur», volant, pillant et brigandant» les richesses naturelles, là où la nature les a disposées; les transportent, là où les esclaves salariés, l’énergie et la machinerie sont les moins chères et les vendant au meilleur prix, là où les consommateurs sont.

    Lorsque les matières premières sont là où on les lui refusent où si elles sont vendus trop chèrement, le capitaliste fait la guerre et le prolétaire la subit; si les voies de transport sont fermés contre son intérêt, le capitaliste fait la guerre et le prolétaire la subit; si les esclaves-salariés ou les consommateurs sont là où ils ne peuvent être exploités le plus avantageusement, le capitaliste fait la guerre et le prolétaire la subit; si les entrepôts et les banques sont pleins et sans débouchés payants, le capitaliste fait la guerre et le prolétaire la subit, la guerre et ses souffrances pour le profit par la mondialisation sont dans la nature même du capitalisme.

    À moins d’être aveugle, sourd et idiot, il est impossible de ne pas constater, de visu, l’«internationalisation» des sociétés capitalistes avancées à-travers le monde, de New York à Shanghaï, en passant par Paris et Tokyo, Melbourne et Vladivostok, Bruxelles et Rome, on y voit et on y entend: toutes les races, toutes les nationalités et, on n’y entend toutes les langues, «les distances n’ont plus d’importance».

    MARX et ENGELS, conscients du caractère alors national des États, ont participé activement à la création de l’«Association internationale des travailleurs», en 1864 et y ont oeuvré révolutionnairement jusqu’à leur mort.

    En raison de l’étape historique à laquelle le capitalisme et la lutte des classes en en était à leur époque, ils considéraient qu’il convenait d’organiser une «Association internationale des travailleurs» qui réunissait «des organisations ouvrières nationales de différents pays» en son sein afin d’organiser les luttes ouvrières dans chaque pays en fonction d’une stratégie commune au niveau international».

    Confronté à la trahison des renégats «socialistes-nationaux» qui soutinrent leur bourgeoisie nationale à l’occasion de la 1ière Guerre mondiale, LÉNINE en vint à la conclusion que:

    «L’Internationale communiste doit être, en fait et en droit, un parti communiste mondial unique, dont les partis des différents pays constituent les sections» et,

    -accepter les décisions de l’Internationale;
    -organiser leur parti «nationaux» selon le centralisme démocratique;
    -soumettre les groupes parlementaires à la direction centralisée du parti unique;
    -lutter contre le réformisme;
    -appliquer les décisions de l’Internationale;
    -modifier leur programme en conséquence;
    -s’appeler «Parti communiste» de son pays (section de la IIIième Internationale communiste).
    -RECONNAÎTRE ET SOUTENIR les décisions des Congrès et de son Comité exécutif sont obligatoires pour les partis affiliés
    (re: Third-international-communist-party.org, June-August 1920, Second Congress).

    LÉNINE, après les trahisons en cascade des partis sociaux-démocrates de la IIième Internationale à l’occasion de la Iière Guerre mondiale et leur ralliement félon et renégat à leur bourgeoisie nationale dans cette guerre impérialiste «de vol, de pillage et de brigandage» et la Révolution d’Octobre 1917, victorieuses de la perfide agression des 14 puissances impérialistes de l’«Entente», dans «National and Colonial Questions For The Second Congress Of the Communist International», en juin 1920, écrivit:

    «les intérêts de la lutte prolétarienne dans un pays particulier doivent être subordonnés aux intérêts de la lutte prolétarienne mondiale».

    Chaque révolutionnaire prolétarien comprend d’emblée pourquoi la bourgeoisie mondiale et ses «kapos», de droite comme de gauche, se sont mobilisés férocement pour calomnier, vilipender, diffamer, attaquer, agresser, détourner et assassiner les communistes internationalistes de la IIIième Internationale jusqu’au coup fatal porté par Staline et Dimitrov, à l’occasion du VIIe Congrès, tenu à Moscou en juillet-août 1935 où ils firent adopter la politique “collaborationniste de classes» du «Front populaire contre le fascisme» qui soumis la direction communiste de la lutte anti capitaliste à la bourgeoisie qui la dirigea contre le prolétariat et pour la bourgeoisie.

    Après avoir dissous la direction communiste du Komintern et l’avoir livré aux «kapos» de la bourgeoisie, en 1935, le 10 juin 1943, les renégats Dimitrov, Jdanov, Manouïlsky, Pieck, Thorez, etc., portèrent l’estacade fatale, en pleine guerre mondiale, ils votèrent la liquidation de la IIIe Internationale communiste, ce que Staline justifia, le 28 mai 1943, comme «une réponse aux accusations hitlériennes de contrôle de Moscou» (re:history.state.gov,29/05/1943), comme si les communistes avaient à répondre aux accusations hitlériennes, leurs ennemis mortels, autrement que par une balle en plein coeur, un peloton d’exécution ou un gibet.

    Cet acte dégoûtant de félonie a précédé de 5 mois l’exigence des anti-communistes forcenés, Roosevelt et Churchill, à Téhéran, en novembre-décembre 1943, alors qu’ils en ont fait une condition sine qua non, à toute aide à l’URSS et surtout, à l’organisation du débarquement du 6 juin 1944, sur les côtes normandes.

    Partout, dans l’Europe occupée, en France même et, non à Londres ou à Alger, avec les «Francs tireurs et les partisans» («FTP»), le fameux groupe «Manouchian», ce sont principalement les communistes français («PCF») et leurs organisations clandestines et non les «gaullistes» qui combattent les nazis et les collabos-pétainistes.

    En Yougoslavie, en Grèce («EAM-ELAS»), en Pologne ( «Armia Krajowa»), en Italie («Brigades Garibaldi»), etc., partout, les partis communistes combattent les nazis, les fascistes et leurs collaborateurs, ils sont aux portes du pouvoir, les «alliés» U$, britanniques, gaullistes et staliniens ne peuvent pas l’accepter, ils n’auront pas livré l’URSS aux nazis-fascistes vaincus, pour donner le pouvoir aux communistes.

    Fort de la subversion de l’URSS de l’intérieur, ils n’ont pas hésité à s’en servir pour subvertir le Komintern aussi de l’intérieur et désorganiser le mouvement communiste international en le décapitant de sa direction internationaliste.

    A SUIVRE.

    Répondre
  • Ping : Critique du groupe « Communist Prometheus » et commentaires sur le GIGC – les 7 du quebec

  • Marchand

    Intéressé par ces échanges mais….ma préoccupation aujourd’hui c’est au delà de ces échanges que faire pour être utile voir efficace et là il faudra oublier les JE et s’organiser….

    Répondre

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