Soutenir la mainmise prolétarienne sur les syndicats de travailleurs
Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Pourquoi les prolétaires révolutionnaires internationalistes devraient-ils renoncer à s’emparer de la direction de LEURS SYNDICATS PROLÉTARIENS et de LEURS ORGANISATIONS POPULAIRES et pourquoi ne pas en chasser, par tous les moyens, jusqu’y compris «manu militari», les «kapos» renégats infiltrés dans leurs rangs pour les pervertir et en faire des instruments de collaboration de classe, comme le suggère IGCL/GIGC? (Voir Une seule classe – une seule lutte (GIGC) – les 7 du quebec)
MARX écrivait que les syndicats «sont devenus les points focaux pour l’organisation de la classe ouvrière comme classe» et «sont une arme de la lutte politique contre le système de salaire» (Résolution of de I.W.A., on Trade Unions, Geneva,1866, re: A. Lozovsky: «Marx and the Trade Unions», marxists.org).
MARX dans «Value, Price and Profit» (1865): un discours à l’«International Working Men’s Association (1ière Internationale communiste) réfutait vigoureusement l’idée que les syndicats sont nuisibles comme l’affirmait John Weston et, il affirma l’effet positif de la reconnaissance de l’organisation des ouvriers au sein de syndicats pour l’amélioration de leurs conditions de travail, ce qui les mets en conflit avec la bourgeoisie, leurs patrons et qu’inexorablement, cela conduira à des guerres de classe que seule la révolution prolétarienne pourra résoudre définitivement en faveur du prolétariat.
MARX a aussi écrit: «… les syndicats des ouvriers sont les premières formes d’organisation du prolétariat lui-même en lutte contre le capital» (marxistarchives.net).
ENGELS ajoutait: «…les grèves et les actions collectives sont les expressions concrètes de l’organisation de la classe ouvrière contre l’exploitation capitaliste. »
ENGELS ajoutait: «… la lutte syndicale est une des formes constantes du mouvement ouvrier; indispensable sous le capitalisme et essentiel en tout temps…» («cpusa.org: Excerpts from the Classic: Class and Social Forces for Progress, nov.2022).
ENGELS écrivait aussi: «… c’est précisément parce que les syndicats s’attaquent au nerf vital de l’ordre social actuel… qu’ils sont si dangereux à cet ordre…» (International Communist Party,juillet 1966) et que cet ordre capitaliste s’emploie aussi férocement à les détruire (ex. Amazon au Québec) ou à défaut à les subvertir.
En conclusion, ENGELS reconnaissait que malgré leurs limites et les risques de subversions/corruptions inhérents à la nature même de la bourgeoisie, les syndicats jouent un rôle révolutionnaire réel et indispensable sous le capitalisme comme école de la révolution.
LÉNINE confronté à la trahison des «kapos» syndicaux des capitalistes infiltrés dans leurs rangs n’en proclamait pas moins: «les marxistes doivent travailler au sein des syndicats existants, même réactionnaires, pour éduquer les travailleurs, les arracher à l’influence pernicieuse et corrompue des bureaucrates syndicaux capitalistes» (Londonprogressivejournal.com).
LÉNINE rejetait l’idée de créer des organisations, assemblées, comités ou autres «organisations idéologiquement pures» (sic) séparées des masses et renonçant à contrôler les syndicats ouvriers.
Quelle authentique révolutionnaire prolétarien québécois a oublié la panique absolue et la campagne de propagande démentielle ourdie par la bourgeoisie, son État fantoche et tous les journalistes stipendiés des médias mainstream corporatif et tous les idéologues universitaires bourgeois lorsque des «gauchistes», d’obédience maoïste (PCC(M-L), En Lutte, MREQ, PCO, etc.) présents au sein de la «Confédération des syndicats nationaux» ( «CSN») ont poussé la CSN à publier le Manifeste: «Ne compter que sur nos propres moyens»?
L’acharnement bourgeois fut si intense contre cette influence de gauche que les riches soudoyèrent des bureaucrates syndicaux corrompus pour provoquer une scission au sein de la «CSN» et donner naissance au syndicat : «Confédération des syndicats démocratiques» ( «CSD»). Comment ne pas reconnaître la signature démagogique de la bourgeoisie dans l’emploi du terme bidon de «démocratique», la marque de commerce «labelisé» de la bourgeoisie pour mener à bien ses crimes autoritaires les plus odieux ?
LÉNINE écrivait dans une correspondance de 1905: «Les syndicats doivent être très larges, réunissant tous les ouvriers susceptibles de s’organiser contre les patrons et contre l’État» (cpusa.org, précité). (Voir https://les7duquebec.net/archives/303902)
LÉNINE, conformément à MARX et ENGELS, défini les syndicats comme «les écoles du communisme» et qu’ils doivent embrasser toute la classe ouvrière et lier le Parti révolutionnaire communiste aux prolétaires dans le renversement du capitalisme.
Tout au long de sa lutte révolutionnaire victorieuse, LÉNINE a combattu vigoureusement et avec succès la déviation trotskyste, luxembourgeoise, italienne et française, de créer des «organisations pures» (voir LÉNINE: «Le gauchisme, maladie infantile du communisme»), à l’extérieur des syndicats et des organisations populaires sous le prétexte qu’ils étaient «infiltrés» par des «kapos» de la bourgeoisie, mais surtout, que ces luttes détournaient des «révolutionnaires» de servir au sein de ces «organisations pures» (sic) qu’ils dirigeaient.
LÉNINE écrivit: « Ceux qui soutiennent que les communistes ne doivent pas travailler dans les syndicats réactionnaires … se TROMPENT; nous devons rester là où se trouvent les masses laborieuses pour mieux les organiser et les politiser» (LÉNINE,collected works, tome 31, avril-décembre 1920, progress publishers, Moscou: «Le gauchisme, maladie infantile du communisme»).
Au contraire, LÉNINE en fit un enjeu majeur de la lutte révolutionnaire puisqu’en livrant ce combat pour la conquête des syndicats, l’école du communisme, le prolétariat révolutionnaire réalisera, in concreto, la nécessité absolue de bâtir son propre Parti prolétarien internationaliste, seul capable de mener les luttes syndicales et populaires à la victoire globale.
L’acharnement systématique de l’État capitaliste à subvertir les syndicats par des contrôles de plus en plus intrusifs et corporatistes, tel le recours à la fraude idéologique et burlesque des «services essentiels» (sic), la menace d’abolir la formule Rand, l’imposition de «votes» contrôlés par des firmes bourgeoises extérieures, l’interdiction de faire l’usage qui leur convient de leurs cotisations, à eux seuls, démontre la justesse de l’analyse de MARX, ENGELS et LÉNINE sur l’importance des syndicats dans la lutte révolutionnaire du prolétariat.
Ainsi, MARX reconnaissait aux syndicats un rôle politique et il ajoutait que «les syndicats servent de véritables organisations de classe du prolétariat dans sa lutte quotidienne contre le capital et partant, instruisent le prolétariat lui-même sur la nature réelle du capital: exploiter le prolétariat afin de lui extraire la plus-value de son labeur» ( ibidem).
Marx ajoutait que la bourgeoisie tenterait par tous les moyens de subvertir les syndicats en les condamnant à former leurs cadres dans un «cadre corporatif étroit» de sorte à les neutraliser politiquement et à en faire des instruments de collaboration de classe comme l’illustre les propos du renégat d’entre les renégats, le «kapo des patrons mafieux» Buzz Hargrove.
Dans sa politique de subvertir les syndicats prolétariens contre leurs véritables intérêts révolutionnaires et en faveur de leur ennemi de classe antagonique, la bourgeoisie qui contrôle «son comité exécutif» étatique, cédera certains «privilèges» à ses «kapos» comme le piège étatique de la «formule Rand», une participation servile sur des comités bidons de CSST, des «congés syndicaux d’arbitrage» et autres « cadeaux-aumônes » corporatifs révocables pour «mauvaise conduite syndicale» (sic). Tous ces privilèges servant à soumettre les syndicats aux intérêts de la bourgeoisie comme le prouvent les «lois spéciales anti grèves» brandies et adoptées par «l’État, ce comité exécutif de la bourgeoisie», lors d’affrontement majeur entre les travailleurs et la bourgeoisie (fronts communs; grèves des hôpitaux et des écoles; grève des transports en commun, Gilets jaunes, Carrés rouges, etc.).
À la lumière des enseignements révolutionnaires prolétariens communistes de MARX, ENGELS et LÉNINE, loin de fuir les syndicats réactionnaires contrôlés par les «kapos» des patrons, les révolutionnaires prolétariens communistes doivent s’organiser sur leur propre lieu de travail et y bâtir une cellule prolétarienne clandestine afin d’y recruter les travailleurs les plus combatifs et militants, en donnant le meilleur exemple de militantisme.
En initiant et poursuivant l’éducation marxiste, assigner aux membres non communistes, des missions d’infiltration spécifique dans les instances syndicales. Développer d’étroites relations avec les communistes d’autres syndicats et ceux au sein du Parti prolétarien pour créer un rapport de force supérieur à celui des «kapos» renégats et ce, jusqu’y compris sur le plan physique, le cas échéant.
Instruire systématiquement les travailleurs de chacun des aspects des négociations collectives et des conflits journaliers avec le patron capitaliste. Combattre la propagande bourgeoise des journalistes bourgeois des médias mainstream et encourager les travailleurs à ne pas lire ou écouter les immondices des riches. (Exemple, les reportages sur les meurtres de Minneapolis. Voir Sur le besoin de comités prolétariens de lutte de classe – les 7 du quebec et Sur le besoin de comités prolétariens de lutte de classe – les 7 du quebec).
Construire chez les travailleurs une conscience de classe «en soi» par des combats constants pour de meilleures conditions de salaire et de travail et une conscience de classe «pour soi» en expliquant qu’au sein du système capitaliste, JAMAIS LE PROLÉTARIAT NE BÉNÉFICIERA DES DROITS QUI SONT LES SIENS, LES PROLÉTAIRES RESTERONT TOUJOURS DES ESCLAVES SALARIÉS CONDAMNÉS À ÊTRE DE LA CHAIR À PATRON EN TEMPS DE PAIX ET DE LA CHAIR À CANON EN TEMPS DE GUERRE ET QUE LA GUERRE EST INÉVITABLE.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET EMPAREZ-VOUS DE LA DIRECTION DE VOS SYNDICATS,
CHASSEZ EN LES KAPOS RENÉGATS DU CAPITAL.

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/01/apoiar-o-controle-proletario-sobre-os.html
En 68 ,signature des accords de Grenelle sur le dos des ouvriers dans un hôtel de passes parisien .Chirac-Seguy . Reprise du travail .
Syndicats , salariat , patronat même combat …
L’émancipation du prolétariat sera le fait du prolétariat lui-même .( Rosa Luxembourg )