Comment s’opposer et briser cette course vers la guerre capitaliste généralisée ?
Par le GIGC. Sur http://www.igcl.org/Comment-s-opposer-et-briser-cette
La revue Révolution ou guerre No. 33 (mai 2026) est accessible ici: fr_rg33_260424
D’un côté, le capitalisme mondial accélère sa course vers la guerre impérialiste généralisée. La guerre en Iran et dans tout le Moyen Orient lancée par le capitalisme américain en est un moment tout particulier. De l’autre, les attaques sur les conditions de vie et de travail, déjà fortes et constantes au moins depuis la crise financière de 2008, redoublent… du fait de la préparation à la guerre et, maintenant, de la guerre elle-même, de la guerre en Iran et au Moyen-Orient.
La spirale infernale vers un conflit mondial meurtrier s’emballe. Le capitalisme mondial, à commencer par le capitalisme dominant américain, est contraint de forcer le rythme et le cours vers la guerre. Trump et Poutine, pour ne citer que ces deux-là, sont les personnages que chaque impérialisme, américain et russe dans leur cas, se sont choisis. Ils sont un signe du temps présent. Les éructations de Trump sont du même ordre que celles lancées en son temps par Hitler. Et ses pitreries, la plupart sinistres, dépassent en ridicule celles de Mussolini. Elles n’en sont pas moins lourdes de sens et de drames. Le temps est à la guerre. Il faut habituer les populations aux discours nationalistes et de haines aussi stupides puissent-ils être.
N’en doutons pas : les autres puissances impérialistes, la Chine en premier, mais aussi les puissances européennes et asiatiques, ne pourront pas laisser le capitalisme américain leur imposer par la force ses conditions et ses diktats économiques, politiques et impérialistes sans tenter d’y répondre. Il en va de leur survie. Chaque capital et bourgeoisie nationale lutte à mort pour pouvoir accéder aux rares radeaux de survie du navire avant qu’il ne coule.
Est-il possible d’arrêter la ruée vers l’abîme ? La réponse à la guerre qui vient ne peut pas se faire au nom de la… paix. La guerre est intrinsèque au capitalisme. Les guerres mondiales, nous en avons déjà connues deux, ne sont que les expressions ultimes de ses contradictions. Elles sont l’aboutissement inéluctable de la sur-production générale de capital, de forces productives et de marchandises et de l’impossibilité d’absorber – de vendre – cette sur-production dans le cadre des rapports sociaux capitalistes. D’où la lutte pour les marchés par la compétition économique accompagnée de la force militaire, de l’impérialisme. Et au final, la destruction massive au moyen de la guerre généralisée. S’opposer à la dynamique guerrière ne peut se faire au nom de « l’idéal » de la paix. D’autant que dans le capitalisme, « la paix n’est qu’un moment de la guerre. »
Auparavant, les travailleurs de tous les pays étaient appelés à payer pour l’impasse économique et la crise du capitalisme. Aujourd’hui, en sus ils sont appelés à régler aussi la facture de la guerre qui vient. De celle qu’il faut préparer. Et maintenant de celle qui est. De celle qui se déroule sous nos yeux et qui répand des flots de sang en Palestine, au Liban, en Iran et en Ukraine. Les économistes l’annoncent : l’économie se ralentit brutalement, l’inflation redouble et les licenciements explosent du fait de la guerre en Iran [1]. Bref, les prolétaires vont devoir aussi payer pour le blocage du détroit d’Ormuz ; celui-la même qui enrichit les spéculateurs, c’est-à-dire les capitalistes, à commencer par Trump, Poutine et leurs cliques, sans oublier les Mollahs et autres gardiens de la révolution iraniens et qui leur permet de se vautrer dans la corruption la plus éhontée et le luxe le plus obscène.
L’opposition réelle et potentiellement efficace à la guerre ne peut venir que de l’affirmation par le prolétariat de ses intérêts de classe dans le contexte de l’antagonisme matériel et historique entre les classes – entre la bourgeoisie, qui exploite le travail du prolétariat et tire profit du redécoupage impérialiste du monde, et le prolétariat, qui peine et est contraint de se battre dans les tranchées au service de la classe dominante. Il n’est qu’une voie pour s’opposer à la marche à la guerre aujourd’hui. Celle que des dizaines d’ouvriers en grève massive en Inde [2] nous montrent ces jours-ci, en répondant directement aux conséquences matérielles sur leurs conditions de vie de la guerre en Iran. La lutte pour défendre les conditions de vie et de travail des salariés, du prolétariat. Les conditions de vie des travailleurs se sont détériorées au fil des décennies ; elles sont aujourd’hui encore davantage mises à mal dans le contexte de la montée vers la guerre et sont directement menacées par les conséquences de la guerre en Iran. Crise capitaliste et guerre impérialiste se nourrissent l’une l’autre au dépens du prolétariat.
Le mot d’ordre d’aujourd’hui : Non aux sacrifices pour la guerre ! Lutte en masse et généralisée ! Non à l’union sacrée nationale autour de l’État capitaliste et la bourgeoisie nationale !
Le mot d’ordre de demain : le capitalisme, c’est la guerre, à bas le capitalisme !
Notes:
[1] . Sans compter les risques de crise financière liée aux bulles spéculatives qui s’additionnent les unes aux autres et qui sont toutes liées à l’endettement généralisé. Celle du private credit pourrait être la première à exploser : les prêteurs inquiets cherchent de plus en plus à récupérer ce qu’ils ont placé dans les fonds spéculatifs qui la gère. Ou encore, les pays du Golfe qui ne vendent plus leur pétrole depuis le blocus du détroit d’Ormuz, ont un besoin urgent de dollars. Aussi, sont-ils tentés de vendre leur actifs américains, actions, obligations, bons du trésor. On risque donc de voir rapidement une ruée en panique vers le « cash », chacun cherchant à limiter ses « pertes » en vendant et provoquant l’éclatement des bulles. Nous ne pouvons pas développer ici.
[2] . Cf. dans ce numéro l’article qui suit.

Par le GIGC. Sur 
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/05/como-resistir-e-travar-o-impulso-para_9.html
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PARTIE 1: LA 3ième GUERRE MONDIALE A POUR CAUSE LA NATURE MÊME DU CAPITALISME: L’ACCUMULATION DU CAPITAL.
La bourgeoisie qui domine le monde capitaliste contrairement à sa propagande «militariste» goebelienne n’a ni «patrie», ni « nation», ni «religion», ni «civilisation», ni «sexe», ni «langue», ni «culture», ni ceci, ni cela, elle n’a qu’une FINALITÉ: «ACCUMULEZ, ACCUMULEZ! C’est la loi et les prophètes!», par l’expropriation toujours accrue de plus value des esclaves salariés, les prolétaires; par «le vol, le pillage et le brigandage» des autres États et la conquête par tous les moyens des richesses naturelles, des marchés et des esclaves salariés, pour s’enrichir sans fin comme le prouve la concentration toujours accrue de la richesse capitaliste privée aux mains d’un nombre toujours plus restreints de capitalistes: PROFIT OR PERISH.
Ainsi, depuis le «krach des subprimes et de la bulle immobilière de 2008», grâce à l’investissement massifs de milliers de milliards U$ par les États capitalistes, le maintien de taux d’intérêt bas et de l’explosion des marchés boursiers, ce «krach» aura enrichi les détenteurs d’actions, de capitaux financiers et les grandes entreprises monopolistiques mondiales au détriment des plus pauvres et des États souverains qui ont soit perdu le peu qu’ils possédaient, soit se sont endettés à des niveaux stratosphériques dont:
-l’État U$ pour plus de 39 trillons U$D (US National Debt Dasboard, 8/05/2026) pour ~134% du PIB;
-l’État canadien pour 1,6 billion $ CAN pour ~ 115 % du PIB (dettes totales: fédérale+provinciale+municipales+organismes publics);
-l’État français pour ~ 3,5 billions d’€ soit ~ 118 % du PIB;
-l’Union européenne pour ~ 14 billions d’€ pour ~ 82% du PIB;
-la RPC pour ~ 16 billions de U$D pour ~ 90% du PIB et,
-la Russie pour ~ 350 milliards U$D pour ~ 20% du PIB.
(Re: Budget Canada 2026; countryeconomy.com,2026; debt clock USA; reddit.com,2025 data;REUTERS,6/05/2026).
La richesse créée par ces politiques économiques en faveur des plus riches a eu pour conséquence que le 1% des plus riches (82 millions d’humains) possèdent ~ 43 à ~ 46% de TOUTE la richesse mondiale alors que 50% des plus pauvres (4,1 milliards) n’en possèdent que ~ 1 à ~ 2% sur ~ 8,2 milliards d’humains.
Ainsi, la richesse des milliardaires est passée de ~ 2 à ~ 3 billions U$D en 2008 à ~ 18 à ~ 28 billions U$D en 2025-2026 pour une hausse fulgurante de + 81% depuis 2020 avec les 5 hommes les plus riches du monde ont plus que doublé leur fortune personnelle depuis 2020.
Ce phénomène scandaleux de la concentration de la richesse entre les mains d’un nombre toujours plus restreint de capitalistes de plus en plus riche est commun à tous les États capitalistes
depuis:
-l’insignifiant Canada avec le «top» 1% qui détient ~ 25 à ~ 30 % de la richesse nationale et où les ~29% des plus riches contrôlent environ les 2/3 du patrimoine national;
-aux U$A, le «top» 1 % des plus riches possèdent ~ 30 à ~ 35 % de la richesse totale et contrôlent ~50% du capital-actions et des fonds mutuels alors que le 50 % le plus pauvre n’en possède que
~2 à ~ 3 %;
-en Europe occidentale le «top» des 10% des plus riches possède ~ 55 à 70 % du patrimoine total;
-en RPC, depuis les «réformes» capitalistes de Deng Xiaoping, le «top» 1% des chinois les plus riches (14 millions) dont 800 milliardaires sur 1,4 milliards des plus pauvres possèdent 30 à 35% de la richesse nationale;
-en Russie, depuis la dissolution le l’URSS, ses privations massives et l’investissement étrangers le «top» 1% soit 1,44 millions de russes possèdent ~ 50 à ~ 58% de toute la richesse nationale, soit le niveau de concentration de la richesse individuelle privée la plus élevée au monde.
Le tout, pour une répartition mondiale de la richesse la plus concentrée de toute l’histoire du capitalisme avec:
– un «top» 0,001% (56,000) qui possède 3 fois plus de richesse à eux seuls que le 50% des plus pauvres (The Guardian, 19/12/2025);
– 1% des plus riches (82 millions) accapare 43 à 46% de la richesse totale;
– le «top» des 10% (820 millions) , 75 à 80 %;
– le «Bottom» 50% (4,1 milliards), la part insignifiante de 1 à 2% et ce,
– alors que depuis l’an 2000, le «top» des 1% mondial les plus riches aurait capté 40% de toute la nouvelle richesse créée.
( re: OXFAM INTERNATIONAL; REDDIT1/20/2025; World Inequality Lab; UBS)
MARX a résumé scientifiquement cette Loi fondamentale du capitalisme dans la formule sybiline: «ACCUMULEZ, ACCUMULEZ LE CAPITAL!» par l’exploitation du travail salarié, telle est la Loi fondamentale du capitalisme («Das Kapital», Livre I, chapitre XXIV:«L’accumulation primitive du capital») conformément à sa nature de classe historique et ce, par TOUS les moyens imaginables depuis la «paix» sous la dictature de la bourgeoisie jusqu’aux guerres les plus extrêmes, même au péril de la disparition de l’humanité elle-même.
ENGELS la résumait en ces termes: «La force motrice de l’anarchie sociale de la production est la nécessité pour chaque capitaliste industriel d’améliorer sans cesse sa machinerie, d’accroître toujours sa force productive.Mais pour lui, cela signifie simplement: agrandir son capital (…) La loi de la division du travail s’impose comme une coercitive de la concurrence».
Ainsi, comme l’a proclamé odieusement le tsar Poutine lorsqu’il a dit: «[P]ourquoi un monde devrait-il exister sans la Russie?» Cette «Russie» dominée par la bourgeoisie russe pour qui j’ai mis en alerte maximum notre système de guerre nucléaire pour détruire la planète advenant que «l’existence du capitalisme russe soit menacée».
Tr0mp, l’agent orangé à la chevelure peroxydée du capitalisme YANKEE U$/occident collectif a pour sa part déclaré que les peuples iranien, vénézuélien, cubain n’avaient pas le droit d’exister s’ils n’étaient pas soumis à sa dictature impérialiste, qu’ils seraient «anéantis», que leur histoire millénaire serait rayée de la terre, que leurs survivants, s’ils en étaient, «seraient retournés à l’âge de pierre» sous les décombres et les radiations radioactives.
Le «fils du ciel de l’empire du Milieu chinois» Xi et le tsar orthodoxe russe Poutine en se soumettant servilement de «facto» au blocus YANKEE U$/occident collectif pour asphyxier l’économie iranienne et réduire son peuple héroïque à la famine et à la misère afin de le soumettre à ses diktats de «vol, de pillage et de brigandage» de son OR NOIR comme il fut fait au Vénézuela, à Cuba et ailleurs, ont démontré par l’enrichissement que leur procure cette guerre:
+ ~2 à + ~ 3 % de nouvelles parts de marché et ses milliards de $ U$ de profits supplémentaires à la bourgeoisie russes et des prix réduits du pétrole iranien pour la bourgeoisie chinoise de – ~ 10 à -~ 12 U$D le baril de pétrole pour aussi des milliards de profits, l’unité véritable de la bourgeoisie mondiale dans «le vol, le pillage et le brigandage» du prolétariat mondiale.
Par conséquent, pour comprendre l’ÉTAT actuel de développement du capitalisme rendu à son stade suprême de l’impérialisme et «son» avenir inexorable, il est impératif d’en comprendre la nature de classes historique à travers sa généalogie car comme pour tout organisme, l’origine «généalogique» en détermine le développement futur, ce que MARX a fait en analysant la genèse du capitalisme depuis son origine au XVIIIè siècle jusqu’à sa prise du pouvoir avec les «révolutions bourgeoises» du XIXième, dénonçant et démasquant la «fable capitaliste mystificatrice» à l’effet que «le capitalisme serait né d’une accumulation paisible de l’épargne et de son investissement dans la production».
A l’occasion de l’étude matérialiste dialectique de l’avènement du mode de production et des rapports de production capitalistes, MARX dans plusieurs chapitres du Capital, illustra et démontra FAITS historiques à l’appui, la nature véritable de l’ACCUMULATION DU CAPITAL.
Ainsi, dans le Livre I:
Chapitre XXVI: «Le secret de l’accumulation primitive»;
Chapitre XXVII: «Expropriation de la population agricole»;
Chapitre XXVIII: « Législation sanguinaire contre les expropriés»;
Chapitre XXXI: «Genèse du capitalisme industriel»,
MARX a résumé de manière cinglante, décisive et convaincante l’histoire sanguinolente de l’origine du CAPITAL en ces termes irréfutables de véracité historique:
«L’expropriation des producteurs immédiats (les paysans,ndlr) s’exécute avec le vandalisme le plus impitoyable et sous l’impulsion des passions les plus infâmes, les plus sales, les plus mesquines et les plus haineuses (…) Les moutons mangent les hommes(…) Dans les Highlands écossais, les Gaëls furent systématiquement chassés pour faire place aux moutons (…) Les paysans expropriés furent jetés sur le marché du travail comme prolétaires libres de tout bien et de toute ressource sauf leur force de travail à offrir aux plus offrants (…) LE CAPITAL VIENT AU MONDE SUANT LE SANG ET LA BOUE PAR TOUS LES PORES.»,
cette généalogie irréfutable de la genèse du capitalisme fondée sur les rapports parlementaires, les études économiques classiques, les statistiques officielles, les récits contemporains, les enquêtes sur les Highlands, l’histoire des Clearances, les documents juridiques, gouvernementaux et législatifs de la dépossession, de l’extrême violence sociale et étatique de la destruction des anciennes formes communautaires par l’assassinat, la famine, la maladie, l’expropriation forcée et la déportation de millions et de millions de paysans et la transformation des survivants en esclaves-salariés, en prolétaires dépourvus de tout bien sauf leur force de travail pour survivre et se reproduire, constitue la nature originelle du système capitaliste d’exploitation de l’homme par l’homme pour l’ACCUMULATION DU CAPITAL que le passage du temps n’a fait qu’intensifier, aggraver et mondialiser à travers la paupérisation des prolétaires par le chômage, l’inflation, les crises, les massacres et les guerres tantôt locales, tantôt régionales et ultimement mondiales.
Le capitalisme est né dans «les guerres, le sang, la sueur et la souffrance» de l’expropriation barbare et féroce des paysans pauvres;
de la destruction «législative» des formes de propriétés communautaires de la terre;
de la concentration de la propriété de la terre, privée et publique, aux mains des capitalistes par des lois adoptées à la faveur des révolutions bourgeoises;
la transformation des serfs-esclaves «avec terre» en esclaves-salariés «sans terre»,en fait,
tout le contraire de l’histoire mystificatrice concoctée et propagée par la bourgeoisie sur les conditions de sa naissance et de son développement historique comme le démontre:
1- la révolution bourgeoise de 1649 en Angleterre suivie de
a) la «conquête cromwellienne de l’Irlande» (1649-1653) : confiscations extrêmement brutales et massives de terre par des maisons brûlées, des récoltes détruites et des villages abandonnés de force; expulsion et déportations des paysans irlandais dans l’ouest de l’Irlande («To Hell or to Connach»); appropriation des terres par la bourgeoisie anglaise et irlandaise pour l’élevage ovin et fourniture du marché anglais en laine, bétail et céréales; provocation de la Grande Famine irlandaise de 1845-1852 par la monoculture de la pomme de terre et la «mildiou» avec ses plus de 3 millions de morts et de déportés;
b) la guerre des Highland Clearances (1746-1820) et la défaite «jacobine» de la «Bataille de Culloden» suivies de l’expropriation brutale des petits paysans écossais par l’incendie des villages, la destruction des maisons, l’abandon des récoltes et les déplacements forcés vers les terres pauvres du littoral et les déportations barbares vers l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande au profit des capitalistes anglais et écossais pour créer de vastes élevages de moutons Cheviot dont la laine était destinée au marché textile anglais de Manchester, Leeds et Bradford, puis de coton.
Cette instauration de la dictature de la bourgeoisie en lieu et place de celle de l’aristocratie féodale s’est effectuée graduellement à tous les États du monde aux termes de révolutions sociales bourgeoises aux particularités distinctives selon le degré de développement des forces productives dans chacun d’eux et de l’intervention des bourgeoisies mondiales avec pour constance absolue: l’expropriation sanglante et mortifère de la paysannerie ou des tribus communalistes primitives aux termes de guerre de conquête, d’asservissement et de dépossession.
Contrairement à la version mystificatrice alambiquée pour tromper le prolétariat d’un capitalisme né avec la «révolution industrielle», MARX a démontré que le «capitalisme commercial et agraire» est apparu dès la fin du fin du XVI siècle avec:
1- le déclin du féodalisme;
2- accumulation primitive du capital par l’expropriation barbare de la paysannerie;
3- formation du capitalisme commercial et agraire;
4- transformation des paysans expropriés en prolétaires;
5–révolution industrielle (machine à vapeur);
6- capitalisme industriel.
MARX écrit:
«La découverte des contrées aurifères et argentières en Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines, les débuts de la conquête et pillage des Indes orientales, la transformation de l’Afrique en réserve de chasse commerciale pour la peau noire, signalent l’aurore de l’ère de production capitaliste.»,
ainsi, le capitalisme marchand et colonial, barbare, sanguinaire et inhumain qui fut la source de l’accumulation de l’argent nécessaire aux investissements industriels capitalistes ont historiquement précédé la Révolution industrielle qui fut le passage du capitalisme commercial au capitalisme industriel marqué par la domination du capital «industriel» de la machine et de l’usine pour l’intensification de l’exploitation de l’esclavage salarié du prolétariat.
L’inversion de l’avènement des évènements historiques de la Révolution industrielle (1760 à 1830-1840) pour en faire le précurseur de l’avènement du capitalisme n’est qu’une supercherie idéologique conçue par les historiens de la bourgeoisie pour légitimer la domination du capitalisme et surtout occulter les circonstances barbares, cruelles et inhumaines de l’avènement du capitalisme lui-même telles que nous les avons décrites auparavant.
Pour se convaincre du caractère fallacieux et frauduleux de cette théorie apologique «anti-historique» du capitalisme, il suffit d’examiner les FAITS historiques évidents eux-mêmes:
1- le capitalisme est apparu au XVe- XVIe siècle avec la «découverte» de l’Amérique en 1492, la circumnavigation de l’Afrique et la «découverte» des Indes; la création des grandes compagnies commerciales; des banques et du capital marchand;
2- la privatisation par l’expropriation forcée des paysans des terres communes et le développement de l’esclavage salarié dans les campagnes («Enclosure movement»);
3- A Amsterdam et à Londres: création des compagnies par actions; développement de marchés financiers modernes avec exportations des capitaux et apparition d’un marché mondial;
4- 1600: Fondation de la Compagnie anglaise des Indes orientales.
5- 1712: première machine à vapeur fonctionnelle: Thomas Newcomen;
Utilisée dans les mines;
6- 1769: Brevet majeur: James Watt pour efficacité grandement améliorée et usage industriel
élargie;
L’année 1769 est souvent considérée comme le MOMENT FONDATEUR de la Révolution industrielle soit plus de 2 siècles après la naissance du capitalisme comme mode et rapports de production;
7- 1764 – 1785: mécanisation du textile grâce à la vapeur;«Spinning Jenny»/ James Hargreaves;«Water Frame»/ Richard Arkwright; «Spinning Mule»/ Samuel Crompton; «Métier â tisser mécanique»/ Edmund Catwright;
8- Apparition des usines modernes avec forte concentration de prolétaires; discipline industrielle; travail mécanisé; naissance de villes industrielles comme Manchester et Birmingham;
9- 1804 – 1830: avènement des chemins de fer: première locomotive expérimentale/ 1804 / Richard Trevithick; 1ière ligne ferroviaire publique moderne/ 1825 / «Stockton – Darlington Railway»; ouverture des lignes ferroviaires Liverpool – Manchester Railway / 1830.
En conclusion, la théorie du «capitalisme» né de la Révolution industrielle» n’est qu’une interprétation bourgeoise fallacieuse et manipulatrice de l’histoire conçue à des fins de propagande pro-capitaliste.
FRIEDRICH ENGELS (1829-1895) dans de nombreux ouvrages a aussi analysé scientifiquement l’avènement du capitalisme sur les ruines du féodalisme qu’il définit:
1- par le passage de «l’esclavage corvéable» féodal à l’esclavage salarié» capitaliste;
2- l’abolition des privilèges féodaux et cléricaux;
3- le développement de la science au détriment des religions;
4- la création de l’industrie capitaliste au détriment des corporations artisanales féodales;
5- la création d’un marché mondial d’exportation de capitaux et de produits.
Pour ENGELS, le capitalisme crée ses propres contradictions produisant d’énormes richesses à un pôle (les capitalistes) et l’extrême pauvreté à l’autre (le prolétariat).Les artisans, commerçants et petits producteurs se prolétarisent au profit des grandes industries et des monopoles naissants soumis au contrôle des banques.L’avènement cyclique systémique des crises de surproduction, de faillites, de chômage et de guerres sans fin pour la domination des marchés mondiaux.
PARTIE 2: LA GUERRE MONDIALE AU TEMPS DE L’IMPÉRIALIME, STADE SUPRÊME DU CAPITALISME ET LA TRANSFORMATION DES PRÉPARATIFS DE GUERRE MONDIALE IMPÉRIALISTE EN PRÉPARATIFS POUR LE RENVERSEMENT DE LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE.
Je retiens un extrait précis de cet éditorial bien trempé :
» Il n’est qu’une voie pour s’opposer à la marche à la guerre aujourd’hui. Celle que des dizaines d’ouvriers en grève massive en Inde [2] nous montrent ces jours-ci, en répondant directement aux conséquences matérielles sur leurs conditions de vie de la guerre en Iran. La lutte pour défendre les conditions de vie et de travail des salariés, du prolétariat. »
BRAVO IGCL