7 au Front

De l’autodéfense prolétarienne à l’écrasement de la guerre impérialiste

Par  Communisme de gauche.  Sur  Communisme de gauche | PAS un trouble infantile

Nous publions cette première lettre après avoir appris l’existence d’un puissant mouvement de grève en Inde, la première grève de masse défensive contre les conséquences de la guerre en Iran, suivie d’une grève de masse en Haïti. D’autres mouvements de masse prolétariens suivront à mesure qu’il deviendra évident que la détérioration des conditions de vie des travailleurs à travers le monde est causée par un nombre croissant de guerres, ouvrant la voie à la Troisième Guerre mondiale entre les États-Unis, une puissance en déclin, et la Chine, une puissance impérialiste montante.

Notre initiative concernant ces lettres reflète un autre aspect de cette conscience de classe croissante au niveau des masses : la montée en puissance d’individus et de groupes à l’esprit révolutionnaire dans diverses régions du monde. Après avoir publié de nombreux textes analysant les guerres en Ukraine, à Gaza, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie d’un point de vue prolétarien, nous franchissons une nouvelle étape avec ces lettres. Voir:  Lettres contre la Guerre n° 1 (24 avril 2026) | Left wing communism

Nous invitons toutes les personnes intéressées à réfléchir aux articles suivants et à nous faire part de leurs commentaires, en public ou en privé. Écrivez à to:FredoCorvo@protonmail.com (anglais, allemand, français) ou à Aníbal : interreva98@gmail.com (espagnol, portugais, italien).

Sommaire


Deux grèves de masse : l’Inde et Haïti

Le point sur les manifestations contre la hausse des prix et la colère de la classe ouvrière

Les récentes manifestations en Irlande ont montré comment la hausse des prix du carburant peut pousser les agriculteurs, les chauffeurs et d’autres couches de la population à se mobiliser. Mais deux autres luttes sont encore plus importantes du point de vue des travailleurs : les manifestations de masse des ouvriers de la ceinture industrielle près de New Delhi et les manifestations des ouvriers du textile en Haïti.

Ces deux cas se sont produits dans des pays très différents. L’Inde est une puissance industrielle géante en pleine croissance, dotée d’immenses usines et d’une importante main-d’œuvre migrante. Haïti est l’un des pays les plus pauvres des Amériques, marqué par l’insécurité, la violence des gangs et la dépendance à l’égard d’une production d’exportation à bas salaires. Pourtant, ces deux luttes présentent également une physionomie commune.

Le capitalisme divise les travailleurs de multiples façons. Il les divise par les salaires, les contrats, la région, le statut juridique, le genre, le statut migratoire et la place sur le marché mondial. Mais le capitalisme soumet aussi régulièrement ces groupes séparés à une pression commune. L’inflation, la hausse des prix du carburant, l’augmentation du coût des denrées alimentaires et la précarité de l’emploi peuvent amener des travailleurs de lieux très différents à faire face au même problème fondamental : le coût de la survie augmente plus vite que les salaires.

C’est pourquoi les récentes luttes sociales en Inde et en Haïti sont importantes. Elles montrent comment une crise mondiale se répercute sur la vie quotidienne sous forme de pression de classe.

Inde : Noida et la ceinture industrielle près de New Delhi

Dans la zone industrielle de Noida – où se trouvent également les usines de Samsung – des milliers de travailleurs ont manifesté contre les bas salaires, les conditions de travail difficiles et les abus. Leurs revendications étaient simples et directes : un salaire minimum plus élevé, une journée de travail de huit heures et une protection contre la détérioration des conditions de travail.

Le 13 avril, les manifestations se sont intensifiées. Il y a eu des affrontements, des incendies et des attaques contre des véhicules. Cela nous apprend quelque chose d’important. Lorsque les travailleurs sont ignorés pendant longtemps, la protestation peut dépasser le stade des pétitions et des manifestations de routine. La colère s’accumule car le problème ne se résume pas à un mauvais patron ou à une erreur locale. Cette évolution est inhérente au conflit social lui-même.

Le gouvernement local de l’Uttar Pradesh a alors augmenté le salaire minimum. Il s’agissait d’une concession. Cela montrait que la protestation avait eu un effet. Mais cela montrait aussi les limites d’une réforme venue d’en haut. L’augmentation n’est intervenue qu’après des troubles de masse. Et même alors, les causes profondes sont restées.

Les travailleurs de Noida dépendent fortement des systèmes de main-d’œuvre migrante, de la sous-traitance et d’une application inégale du droit du travail. Les nouveaux codes du travail ont été présentés par l’État comme une modernisation. Dans la pratique, de nombreux travailleurs y ont vu autre chose : plus de précarité, plus de possibilités de licenciement, des restrictions plus strictes sur les grèves et un fossé grandissant entre les promesses légales et la réalité.

C’est là une contradiction fondamentale du capitalisme. L’État parle le langage de l’efficacité et des droits formels. Mais la production repose toujours sur une main-d’œuvre bon marché et flexible, souvent avec des intermédiaires entre le travailleur et l’entreprise. Dans un tel système, même les réformes qui semblent progressistes sur le papier peuvent devenir des outils de contrôle accru.

Les manifestations de Noida montrent également que la classe ouvrière n’est pas affaiblie uniquement par de mauvaises idées ou de fausses croyances. Elle est matériellement subordonnée. Le capital contrôle l’usine, la loi, le processus d’embauche, la chaîne d’approvisionnement et la réponse policière. C’est pourquoi les travailleurs peuvent vivre sous le même système pendant des années sans agir ensemble, puis exploser soudainement lorsque la hausse des prix et la détérioration des conditions de travail rendent la vie quotidienne insupportable.

Haïti : les travailleurs du textile et le coût de la survie

Les manifestations en Haïti révèlent la même contradiction, mais sous une forme plus aiguë et plus marquée.

Le 20 avril, des milliers de travailleurs du textile à Port-au-Prince sont descendus dans la rue pour réclamer un salaire minimum de 3 000 gourdes par jour pour une journée de huit heures. Leur salaire actuel, 685 gourdes, a été décrit comme inférieur au prix d’un gallon du carburant le plus courant. Ce simple fait en dit plus long que de nombreux discours. Cela signifie que le salaire ne suffit plus même pour la reproduction quotidienne de base du travailleur.

Les manifestants ont également réclamé des aides pour le logement, les transports, l’éducation et les produits de première nécessité. En d’autres termes, ils ne demandaient pas seulement une augmentation de salaire. Ils affirmaient que le coût de la vie dans son ensemble était devenu insupportable.

Le secteur textile haïtien fonctionne selon le modèle des zones franches, axé sur la production destinée à l’exportation. C’est important. Cela signifie que les travailleurs produisent pour les marchés mondiaux tout en vivant dans l’un des environnements sociaux les plus fragiles de l’hémisphère. Leurs salaires sont maintenus à un niveau bas afin de préserver la compétitivité. Mais lorsque les prix du carburant et des denrées alimentaires augmentent, l’ensemble du modèle devient plus difficile à gérer.

Les travailleurs ont également dénoncé l’insécurité et les liens entre les autorités de l’État et les gangs armés. C’est crucial. En Haïti, la lutte des classes ne se déroule pas dans un cadre civique normal et stable. Elle s’inscrit dans une crise sociale plus large où se mêlent le pouvoir des gangs, la faiblesse de l’État, la peur et la misère économique.

Cela confère au mouvement haïtien une double signification. Il s’agit d’une lutte pour les salaires, mais aussi d’une lutte pour les conditions d’existence sociale elles-mêmes. Les travailleurs ne se confrontent pas seulement aux employeurs. Ils se confrontent à tout un ordre dans lequel les bas salaires, l’insécurité et le silence politique se renforcent mutuellement.

Guerre, crise et retour de la pression dans la vie quotidienne

Ces deux luttes ne doivent pas être considérées comme des histoires nationales isolées. Elles s’inscrivent dans un schéma historique plus large.

Les crises économiques graves et la guerre impérialiste sont des manifestations liées des contradictions du capitalisme. La guerre ne se résume pas à des missiles et à des armées. Elle implique également l’inflation, des chocs d’offre, des pressions budgétaires, des mesures d’urgence et la réorganisation du travail dans des conditions plus dures. La guerre au Moyen-Orient a fait grimper les coûts énergétiques et perturbé les voies de transport. Cela se répercute ensuite sur les prix des carburants, le coût des denrées alimentaires et les conflits sociaux dans des pays éloignés du champ de bataille.

C’est pourquoi les travailleurs en Inde et en Haïti réagissent en fait non seulement à l’injustice locale, mais aussi à un processus mondial. La guerre énergétique et les sanctions se répercutent sur la vie quotidienne sous forme de pression de classe. Ce qui se passe autour des routes pétrolières, des voies maritimes et des rivalités stratégiques se répercute sur les cuisines, les bus, les loyers, les cantines d’usine et les factures impayées.

C’est pourquoi les éléments les plus conscients et les plus combatifs du prolétariat affirment que l’impérialisme est la condition mondiale de la lutte des classes moderne. La classe ouvrière ne se confronte pas seulement aux capitalistes locaux. Elle affronte un système mondial dans lequel le travail, les prix, le commerce, la militarisation et la crise sont organisés à l’échelle internationale. Dans le même temps, les capitaux nationaux et les blocs d’États s’affrontent dans des guerres locales, préparant la Troisième Guerre mondiale entre les États-Unis, puissance impérialiste n° 1 en déclin, et la Chine, puissance impérialiste en ascension. Cette menace de destruction de l’humanité montre que seule la classe ouvrière mondiale détient la clé d’une solution.

Une pression similaire, des formes différentes

Les deux grèves sont similaires, mais pas identiques.

En Inde, la lutte s’est déroulée dans un gigantesque corridor industriel lié à la production mondiale, notamment dans l’électronique, la sous-traitance automobile et d’autres secteurs manufacturiers. Les travailleurs étaient confrontés à des bas salaires, des inégalités régionales, la sous-traitance et de nouvelles règles du travail qui semblaient affaiblir la protection. L’État avait encore assez de force pour répondre par un mélange de concessions et de mesures coercitives.

En Haïti, la lutte s’est déroulée dans un contexte encore plus fragile. L’enjeu n’était pas seulement les bas salaires, mais la survie dans une ville dominée par l’insécurité et l’effondrement économique. Là-bas, le modèle d’exportation dépend encore plus ouvertement d’une main-d’œuvre très bon marché. La marge de manœuvre de l’État pour faire des concessions est également bien plus réduite.

Ainsi, le capitalisme généralise la pression, mais pas sous la même forme partout. Dans un cas, cela se traduit par une bataille salariale au cœur de la modernisation industrielle. Dans un autre, c’est une lutte directe contre des salaires de misère dans un ordre social en déliquescence.

Que révèlent ces luttes sur l’organisation ?

Ces mouvements soulèvent également la question de l’organisation.

On ne peut pas juger les syndicats et les organismes similaires uniquement par leur nom. Parfois, il est dans leur intérêt, en tant que médiateurs entre le capital et le travail, d’aider les travailleurs à coordonner la lutte défensive. Parfois, ils servent principalement à canaliser la colère dans des voies sûres. La question importante est pratique et historique : qui contrôle la lutte, comment les décisions sont-elles prises, et si le mouvement dépasse les limites légales fixées.

En Inde comme en Haïti, la première étape a été défensive. Les travailleurs ont exigé des salaires plus élevés, de meilleures conditions et un allègement face à la hausse des prix. C’est normal. La lutte commence de manière défensive.

Mais si elle reste isolée, locale ou étroitement contrôlée par les syndicats, elle peut être absorbée. Une augmentation salariale dans une région ou un secteur peut apaiser le moment sans changer la situation des travailleurs ailleurs. Le marché du travail n’est pas local ; il est national et international. C’est pourquoi l’extension est importante. L’extension à travers les secteurs, à travers les catégories juridiques, à travers les migrants et les citoyens, à travers les travailleurs permanents et temporaires, à travers les frontières entre les États comme en Inde.

Les formes les plus avancées de la lutte des travailleurs ne sont pas des bureaux permanents parlant au nom du travail, même dans des situations sans lutte, lorsque les travailleurs ne développent aucun pouvoir. Les avancées sont le fait d’assemblées de masse, de comités directement contrôlés, de délégués élus et révocables, et de formes de coordination issues de la lutte elle-même. Ces formes n’existent que dans la lutte, et disparaissent avec la lutte elle-même, jusqu’à ce que la lutte devienne permanente, dans une situation prérévolutionnaire. Cela peut sembler une perspective très loin, mais en tant que communistes, nous savons par l’histoire que sans avancer dans cette direction, les luttes défensives n’atteindront même pas leurs objectifs limités.

Obstacles idéologiques

Il y a un autre problème. Même lorsque les travailleurs se mobilisent, ils ne le font pas sur un terrain vierge. Le nationalisme, les illusions démocratiques, la foi dans les dirigeants, la confiance dans l’État, la concurrence entre groupes de travailleurs, le légalisme et la peur affaiblissent tous l’action indépendante. En Inde, les divisions par région, par États fédéraux, par statut social et par régime de travail peuvent isoler des groupes de travailleurs. En Haïti, l’insécurité et l’effondrement social peuvent rendre l’organisation collective beaucoup plus difficile.

Cela signifie que la détérioration des conditions de vie ne produit pas automatiquement l’unité. La dégradation capitaliste ne crée pas en soi une conscience révolutionnaire. Elle ne fait que créer le terrain sur lequel les travailleurs peuvent commencer à remettre en cause leurs divisions.

C’est pourquoi la théorie doit rejeter deux idées fausses. La première est que la misère seule unira les travailleurs. La seconde est que les réformes ou les améliorations temporaires éliminent l’exploitation. Aucune n’est vraie. Le capitalisme peut accorder des concessions tout en renforçant sa domination. Il peut également plonger les travailleurs dans la crise, comme en 1929, sans pour autant susciter une lutte commune efficace.

Conclusion finale

Les grèves en Inde et en Haïti s’inscrivent dans un même processus mondial, mais elles le montrent de différentes manières.

Toutes deux révèlent comment la crise mondiale s’immisce dans la vie quotidienne à travers l’inflation, les prix du carburant et la pression sur les salaires. Toutes deux montrent que le capitalisme divise le prolétariat mais soumet aussi périodiquement différentes sections à une pression commune. Toutes deux confirment que la guerre et la crise ne sont pas extérieures au conflit social. Elles contribuent à le produire.

En même temps, ces deux luttes montrent qu’il n’y a pas de chemin automatique menant de la souffrance à l’unité. Les travailleurs commencent par se défendre. Ils se battent pour les salaires, les horaires, les transports, la nourriture, le logement et la survie. Que ces luttes restent locales et limitées, ou qu’elles évoluent vers une organisation de classe autonome plus large, dépend de leur extension, de l’auto-organisation et de la lutte contre les idéologies qui maintiennent les travailleurs séparés.

La leçon centrale est donc simple : les effets sociaux de la crise impérialiste se généralisent, mais la réponse de la classe ouvrière reste inégale. Cette contradiction définit le moment présent. La pression devient universelle. L’organisation de masse capable d’y répondre, tout comme les organisations minoritaires de travailleurs ayant une conscience de classe, n’en est encore qu’à ses débuts.

 

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

4 réflexions sur “De l’autodéfense prolétarienne à l’écrasement de la guerre impérialiste

  • Larsen

    Toute lutte ouvrière demeure louable . Par contre , aucune radicalité dans ces dernières , de cette radicalité qui maine à l’émancipation universelle du prolétariat . À bas l’argent , à bas l’état et le salariat sont les seuls mots d’ordre qui dérange le Kapital . Toute autre revendication permet à son pouvoir d’aliénation de se régénérer . Nous sommes tous des prolétaires et ces mouvements ne préfigurent aucune union comme celle dont parle le manuscrit de la 1ére internationale . L’Inde et Haïti sont des pays à temporalité fermée ; seule la vraie révolution prolétarienne viendra d’Europe , ainsi nous la révélé la dialectique de l’Histoire ( selon l’analyse pertinente du groupe Marx/Engels ) . Patience -Méthode-Humilité .

    Répondre
  • Normand Bibeau

    Nos courageux camarades afghans de «Communiste de gauche» ont parfaitement raison d’écrire que :

    «LES GRÈVES EN INDE ET EN HAÏTI S’INSCRIVENT DANS UN MÊME PROCESSUS MONDIAL»,

    celui de la montée irrésistible de la résistance prolétarienne à l’oppression capitaliste car «là où il y a oppression, il y a résistance» et cette résistance conduit aux insurrections populaires et à la révolution prolétarienne.

    (Bibeau et Mesloub,«De l’insurrection populaire à la révolution prolétarienne», éditions Harmattan).

    KARL MARX et FRIEDRICH ENGELS, les pères du MARXISME, ont écrit dans le «MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE», la synthèse la plus aboutie et la plus révolutionnaire de l’histoire de l’humanité qui n’a été que «l’histoire de la lutte des classes»: maîtres et esclaves; barons et serfs; bourgeois et prolétaires:

    «Le prolétariat n’a pas de patrie (…) il n’a que ses chaînes à perdre et un monde à gagner (…) PROLÉTAIRES DES TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS».

    La crise économique systémique récurrente du capitalisme intensifiée par les guerres sans fin en Ukraine et dans le golfe persique pour imposer par les armes «le contrôle du pétrole et du gaz naturel, le sang vital de l’industrie, et la domination des nations» ( dixit le criminel de guerre U$, Henry Kissinger) par l’impérialisme YANKEE U$/occident collectif pour l’enrichissement ma$$if des capitalistes, maîtres du monde bourgeois et, l’appauvrissement, sans pitié, du prolétariat mondial, ce qui conduit le prolétariat à des luttes économiques grévistes de subsistance, puis à aux insurrections populaires et inexorablement à la révolution prolétarienne.

    LÉNINE a enseigné que le prolétariat dans cette «école économique» de la révolution que sont les «luttes économiques grévistes» entre patrons et employés, acquiert la conviction que TOUS les patrons, leurs gouvernement, parlement, assemblée législative, assemblée «populaire» et tutti quanti, ad nauseam amen, leurs appareils judiciaire et policier, sous leur dictature patronale sont les «comités exécutifs et législatifs, des intérêts communs de la bourgeoisie» et que TOUS leurs décrets, règlements, lois, budgets, etc., leurs décisions judiciaires et leurs répressions policières n’ont TOUS pour finalité que de les servir, eux les «patrons» qui sont les maîtres de la société capitaliste qui financent les élections attrape-nigauds électoralistes patentées pour perpétuer l’exploitation capitaliste des esclaves salariés que sont les prolétaires du monde entier.

    Ces «luttes économiques grévistes» leurs apprennent aussi que les syndicats peuvent être un «cheval de Troie», une «cinquième colonne» de leurs exploiteurs capitalistes dans leurs rangs s’ils ne sont pas dirigés par leur Parti communiste prolétarien qui seul peut apporter en leur sein l’idéologie résolument révolutionnaire qui fait d’une «classe en soi», une «classe pour soi» et les conduit à leur émancipation véritable et à l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, aux crises économiques perpétuelles, à leur paupérisation et aux guerres sans fin pour l’enrichissant de leurs exploiteurs capitalistes: le MARXISME, l’idéologie révolutionnaire prolétarienne qui seule leurs apportent la capacité idéologique de transformer le monde.

    Ainsi, MARX et ENGELS, aux termes de l’étude exhaustive de l’histoire de l’humanité à la lumière de la philosophie la plus scientifique ayant jamais existé: le MATÉRIALISME DIALECTIQUE ont démontré qu’objectivement dans la société capitaliste, le prolétariat est défini par sa position objective et subjective dans les rapports de production de son existence: il est l’ensemble de tous ceux qui sont dépossédés de la propriété des moyens de production et qui, par conséquent, n’ont que leur force de travail à louer pour assurer leur subsistance et leur reproduction: ils sont des «esclaves salariés».

    En tant qu’esclaves salariés, ils sont une classe «en soi», condamnés à travailler pour assurer leur subsistance et leur reproduction, ils doivent se louer à ceux qui ont les moyens et l’intérêt de louer leur force de travail: les capitalistes propriétaires des moyens de production pour s’ approprier la «plus value» de leur travail c’est-à-dire la différence entre le coût de subsistance et de reproduction du prolétaire et la valeur ajoutée par son travail.

    La classe «en soi» devient une classe «pour soi» lorsqu’elle:
    prend conscience des ses intérêts de classe exploitée communs;
    que la classe exploiteuse capitaliste a des intérêts de classe antagonistes aux siens de classe exploitée et,
    quelle s’organise idéologiquement et politiquement au sein de son propre parti révolutionnaire prolétarien communiste pour transformer la société dans son intérêt en abolissant la propriété privée des moyens de production.

    Pour MARX et ENGELS, l’idéologie révolutionnaire est l’expression théorique des luttes de classes réelles et un outil révolutionnaire de clarification indispensable pour permettre au prolétariat de comprendre ses intérêts antagoniques à ceux de la bourgeoisie et sa mission historique d’émancipation sociale révolutionnaire par la révolution prolétarienne, l’instauration de la dictature du prolétariat et le socialisme scientifique pour l’abolition définitive des classes sociales et l’avènement de la société communiste sans classes sociales et exploitation de l’homme par l’homme conformément à l’idéal communiste «de chacun selon ses capacités et à chacun selon ses besoins».

    LÉNINE a mis en oeuvre la théorie MARXISTE en démontrant que les luttes économiques grévistes «trade unioniste» n’apportent au prolétariat que des «cataplasmes sur une jambe de bois», des remèdes partiels et insuffisants que la bourgeoisie annihile toujours par l’inflation, le chômage, la législation, la répression et la guerre et que la seule solution finale aux crises économiques systémiques et aux guerres sans fin consiste en la révolution prolétarienne et l’instauration de la dictature du prolétariat, l’abolition de la propriété privée et la propriété publique des moyens de production, de financiarisation, de commercialisation et de communication.

    LÉNINE a démontré que la seule méthode pour réussir la révolution prolétarienne consiste à ce que le prolétariat s’organise fermement au sein de son propre parti révolutionnaire prolétarien qui s’implante solidement dans chaque cellule prolétarienne: ses lieux de travail, ses syndicats, ses centres sportifs, ses lieux de réunions, partout où il est et l’instruit, le dirige et l’organise pour son émancipation sociale total et sans compromis.

    C’´est avec une joie révolutionnaire indicible que nous saluons et conmentons le travail révolutionnaire de nos camarades communistes afghans et les encourageons chaleureusement à continuer leur travail révolutionnaire de faire connaître les courageuses luttes de nos camarades indiens et haïtiens à qui nous souhaitons des victoires retentissantes en prélude à lacrévolution prolétarienne internationaliste.

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET BRISER LES CHAINES DE VOTRE ESCLAVAGE SALARIÉ ET CONQUÉREZ LE MONDE QUE VOUS BÂTISSEZ ET QUI VOUS APPARTIENT✊

    Répondre
  • robert bibeau

    La Révolution prolétarienne viendra d’Europe dites-vous LARSEN (???)

    Pour notre part nous pensons que la Révolution prolétarienne viendra de la zone géopolitique ou la classe sera la plus développée – ou la classe vivra les plus fortes contradictions antagonistes vis-à-vis la classe ennemi du Grand Capital monopoliste.
    Après bien sur que toutes les forces de la capitulation et de la conciliation petite-bourgeoise aient été démasquées-écrasées-annihilées.
    Ces zones géopolitiques au ferment révolutionnaire d’avant-garde ne seront ni les plus pauvres come HAITI OU INDE ni les plus riches comme l’Europe de l’Ouest, le Japon, l’Australie ou la Corée du Sud.

    Les États-Unis – la Chine – l’Iran – nous semble des zones géopolitiques susceptibles de présenter les meilleures conditions pour l’amorce d’une vague révolutionnaire internationale.
    De ces étincelles méga-urbaines pourraient naître le feu embrasant les mégalopoles mondialistes qui concentrent à la fois les immenses richesses du Capital et les misères les plus effroyables de l’humanité.

    Ce n’est pas la campagne ni la paysannerie qui encercle la ville – c’est la MÉGALOPOLE qui absorbe le péri-urbain et qui vomit la révolte populiste… À nous de transformer la révolte populiste en RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE.

    Robert Bibeau

    Répondre

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