7-de-lhexagoneTrouvailles

LE CAPITAL FICTIF SE DÉVELOPPE VERS L’IMPASSE DE LA DETTE PERPETUELLE

Par Gérard Bad.

Suite au débat Manuel Bompard face à Thierry Breton sur LCI , une polarisation entre ceux qui dans le cadre du capitalisme pensent qu’il faut euthanasier la dette ( LFI….) et ceux qui pensent qu’il faut poursuivre les politiques de rigueur et d’ austérité (la liquidation complète de l’ état providence) . Comme nous avons essayé de le démontrer dans notre article de 2021 et bien d’ autres les limites du capitalisme son atteintes, puisque celui-ci comme l’ avait prévu Marx se retrouve face a lui même.


LE CAPITAL FICTIF SE DÉVELOPPE VERS L’IMPASSE DE LA DETTE PERPETUELLE

En ce début 2021, il me paraît nécessaire de faire le point sur les dernières évolutions de ce que l’ on appelle la finance mondiale et le capital fictif .

Si l’année 2020 fut touchée marquée par la pandémie mondiale du coronavirus, elle fut aussi atteinte par la maladie virale de l’endettement à perpétuité et par la découverte d’ un vaccin (la MMT) pour la guérir selon l’usage voulant qu’il faut soigner le mal par le mal.

Et bien nous y voilà, la solution moderne nous est encore une fois venue d’ Amérique sous le nom de Théorie monétaire moderne (MMT) de Stéphanie Kelton,

 Tous les pays de l’ OCDE l’ont finalement adopté. Les partisans de la MMT pensent que la monnaie est un monopole public dont ils peuvent user à leur guise « sans limite ». Cette idée n’ est pas nouvelle comme le souligne Nick Beams dans son article (La théorie monétaire moderne (MMT) et la crise du capitalisme )

« En 1924, l’économiste allemand Georg Friedrich Knapp a avancé une nouvelle théorie de la monnaie. Il soutenait que l’argent ne provenait pas de la production de marchandises et n’avait pas de valeur intrinsèque. C’était un jeton créé par les gouvernements comme moyen de paiement pour les obligations fiscales qu’ils imposaient. Cette théorie, connue sous le nom de chartalisme1 (dérivé du mot latin charta, qui signifie « jeton »), est à la base du MMT. » (Nick Beams)

Nous avons vu dans nos précédents articles comment la BCE a fait voler en éclats les traités de Maastricht et de Lisbonne, comment en Allemagne une fraction du capitalisme allemand a cherché à résister, en vain. Tout cela pour finir par nous chanter les louanges du MMT et de sa dette perpétuelle non remboursable.

P.Artus dans un interview Oui, la dette explose mais elle n’aura pas à être remboursée ! nous explique de long en large pourquoi la dette n’ est pas forcément remboursable. Dans le même sillage le groupe Mélenchon résolution nº 2914 efface la dette d’un coup de baguette magique.

  « La solution que nous proposons est pragmatique. D’abord la transformation de la dette actuelle des États par la banque centrale européenne en dette perpétuelle à taux nul. Aujourd’hui, 18 % de la dette publique française est stockée à la banque centrale. Sa transformation en dette perpétuelle permettrait d’effacer pour notre pays le coût de la crise sanitaire. Cela peut se faire immédiatement. La Banque centrale européenne pourra ensuite augmenter sa politique de rachat des dettes publiques sur le marché secondaire pour les geler petit à petit. Cette opération ne nécessite pas de changer les traités européens. » (…)« Monétiser la dette par la banque centrale est la solution la plus raisonnable, la seule sérieusement envisageable. Elle est plus pertinente que jamais. Sinon quoi ? Va t on pendant les cent prochaines années n’avoir d’autre projet de société que de payer une dette contractée pour payer les dégâts de l’ère productiviste à l’heure où il faut investir pour sortir de cette façon de produire et d’échanger. » ( extraits de la résolution nº 2914)

 Il ne fait pas de doute que pour le capital financier « Monétiser la dette par la banque centrale est la solution la plus raisonnable, la seule sérieusement envisageable. » Ceci dénote que le capital fictif fait ici figure de « dernier métro » pour la finance mondiale en détresse. Avec le dit « Grand Reset » ils vont essayer une sortie de crise. Pour éponger les dettes ( les bonnes2 comme les mauvaises) le capital financier va d’ abord consolider son assise mondiale par le truchement des banques centrales, qui maintenant font figure de dernier recours pour capter la monnaie mondiale et superviser le crédit. Ce n’ est certes pas un hasard si la BCE, puis la Banque des banques centrales La BRI envisagent de passer à la monnaie numérique de détail.

Ce grand requiem de la finance mondiale n’ est que l’ aboutissement d’une longue agonie,dont les fondements proviennent de ce que la composition organique du capital ,est suffisamment élevée pour que toute innovation technologique qui vise l’ extraction de plus value relative tend à dévaloriser-transférer en fictivité-davantage de capital fixe qu’elle produit de plus value apte à être transformée en profit, intérêt et rente foncière.

 Autrement dit la machinerie (Robotique et NTCI) permet une augmentation de la productivité, cette productivité produit de la plus-value relative tout en provoquant une dévalorisation des forces de travail à l’ échelle mondiale. Comme la plus-value provient de l’ exploitation du travail humain, plus la machinerie exclu ce travail humain source d’ enrichissement du capital , plus ce dernier se retrouve face à lui même en sciant la branche sur laquelle il est assis. Il est alors contraint de procéder à un « enrichissement fictif » par la dette et l’ expansion du capital fictif afin d’ empêcher la dévalorisation du capital.

La dette devra être remboursée

out le monde connaît l’ expression « Qui paye ses dettes s’enrichit » mais à l’ére du capital fictif le retournement dialectique la transforme en son contraire « qui fait de la dette s’enrichit »

Tout d’ abord réaffirmons que malgré les discours, les gouvernements ne vont pas exonérer les citoyens du remboursement de « la dette » dite souveraine1 et s’ il le faut ils piocheront dans l’ épargne des citoyens A la question, faudra-t-il rembourser la dette ? Voici ce que répond Agnès Bénassy-Quéré chef économiste de la DG du trésor.

« Mais au fait, faudra-t-il rembourser la dette ? La réponse juridique et financière est oui : une dette est un contrat qui doit être honoré. L’Etat ayant la capacité de lever l’impôt, les marchés financiers lui font en général confiance pour honorer ses engagements. En retour, l’État s’appuie sur les marchés pour rembourser ses anciennes dettes en émettant de nouvelles dettes. Les États n’aiment pas faire défaut pour au moins trois raisons. Premièrement, cela rend plus difficile le financement de leurs déficits résiduels. Deuxièmement, les difficultés de financement d’un État en défaut contaminent immédiatement le financement des entreprises. Troisièmement, un défaut fait perdre de l’argent aux épargnants du pays. »Dette publique : qui va payer ?

Pour le moment, les mesures visant à faire payer la dette souveraine apparaissent comme très favorables aux emprunteurs notamment les entreprises, les gouvernements, les particuliers pour l’ achat d’immobilier (intérêts plus bas et sur des durées plus longues).

Mais ces mesures nous les connaissons biens depuis la crise financière de 2008 visant à sauver le noyer en lui faisant boire de l’ eau, c’est-à-dire du capital fictif à gogo en espérant qu’il sera au final valorisé dans le temps.

Qui fait de la dette s’enrichit.

Les partisans de la MMT développent cette idée et trouve un répondant auprès de la « gauche de la dévalorisation » comme le parti de gauche de Mélenchon et autres. Comment est il possible de s’enrichir de la dette ? C’ est ce que font les banques quand elles octroient un prêt immobilier dont il faut rembourser les intérêts en premier et ensuite le principal. A une échelle supérieure celles des États c’est le même processus l’ État emprunte à la banque centrale « de la monnaie banque centrale » qu’il devra rembourser comme pour un achat immobilier sauf que les États sont aussi actionnaires des banques centrales et de ce fait vont toucher des intérêts en tant qu’ actionnaires. Ce petit jeu d’ équilibriste peut effectivement fonctionner un temps. Par exemple quand la Banque de France (BdF) achète des titres de la dette publique, les intérêts perçus sur ces titres vont se partager entre la BdF et la BCE comme l’ indique ci dessous la BdF elle même.

« Pour le programme PSPP, 90% des titres sont achetés par les banques centrales nationales (dont la Banque de France) et 10% par la BCE directement. Les achats par les banques centrales nationales de titres publics de leur juridiction sont en risque propre et en revenus non partagés à hauteur de 80% des encours de détention PSPP. Les trois autres programmes d’achat sur titres (SMP, ABSPP, CBPP3) sont par construction en risques partagés. Les intérêts perçus par la BCE contribuent à son résultat, qui est reversé via le dividende aux banques centrales nationales actionnaires et membres de l’Eurosystème selon une clef de répartition dite clef Eurosystème, différente de la clef de capital car recalculée pour les seuls pays membres de la zone euro. Les banques centrales actionnaires de la BCE mais non membres de l’euro ne perçoivent pas de dividende. » (Quand la Banque de France achète des titres de la dette publique française, les intérêts perçus sur ces titres de dettes vont – ils à la Banque de France ou à la BCE ?)

Il résulte in fine que le Trésor actionnaire à 100% de la BdF, va percevoir un dividende de la part de la BdF, qui comme nous venons de le voir perçoit un dividende de la BCE dont elle est actionnaire Le Trésor récupère ainsi une partie des profits de la BdF et de la BCE. Voilà comment la dette publique devient un enrichissement sans cause.

Il y a aussi l’ exemple des 137 milliards de dette tombant du ciel mis sur le dos de la sécu afin de faire perdurer via la CADES la ponction CSG/CRDS sur les salariés, chômeurs, retraités, voir notre article. G.Bad- L’ Etat et la Cades gèrent la dette sociale, les salariés , retraités, chômeurs banquent.

Voilà comment la dette publique est devenue un produit financier des plus sûr, classé trois AAA .

La régulation supra-étatique où la stratégie du funambule.

Alors que les États-Unis première puissance mondiale s’étaient s’octroyer suite aux accords de Bretton Woods le privilège de détenir la monnaie universelle le dollar ; il se trouve que celui-ci entre en déclin relatif. Nous disons relatif dans le sens ou d’autres puissances émergent comme la Chine, s’invitant au banquet mondial des grandes puissances décisionnelles du sort du monde ( les différents G). L’ éternelle remise en cause du dollar comme monnaie de réserve est de nouveau au centre des contradictions de ce monde dominé par le capital fictif. Ce que certains appellent le « déclin de l’ occident » dont ils attribuent le commencement avec les chocs pétrolier, déplacement de richesses vers les pays non occidentaux et délocalisations. Le déplacement de zone d’ accumulation du capital n’ est pas nouveau et il indique seulement que certains états entrent en crises quand d’ autres prospèrent, cette évolution est matérialisée par l’ évolution des « G » Le G6, émerge en 1975, puis devient le G7 avec l’ entré du Canada en 1976 et le G8 en 1997 avec la Russie. L’objet des différents « G » est de vouloir réguler l’ ensemble des mouvements des monnaies qui commençaient à échappé au contrôle des Etats.

Crise, la fin des rafistolages: dévalorisation financière, crise monétaire et banqueroute des Etats

La guerre des monnaies: conversion du système de crédit en système monétaire.

De là la mise en place de superviseurs2 et des banques centrales de plusieurs pays, au sein du comité de Bâle3. Désormais tous les pays du G20 en sont membres, ses recommandations,sont de facto mises en œuvre par la plupart des banques significatives avant même leur transformation en règles étatiques les fameuxBâle I, Bâle II, Bâle III, FRTB

A la fin du XXe siècle, des formes de régulation supra-étatiques émergent sur la base des risques souverains4 et des crises dites régionales ( Amérique latine, Asie, Russie) La création de valeur financière devient le critère de jugement prévalant sur la performance d’entreprise, et c’est au nom de cette valeur que des financiers achètent et démantèleront RJR Nabisco à la fin des années 1980, ce qui leur vaut d’être surnommés « les barbares » par le Wall Street Journal.

Au tournant du XXIe siècle, d’autres barbares sont emportés par la déconfiture de grandes entreprises qu’ils avaient portées au pinacle de la Bourse : Enron et WorldCom. On croit alors réguler pour éviter à jamais ce type de crise, c’est ce que fit le président Bush en signant la loi Sarbanes-Oxley. Six ans plus tard, en 2008, le monde connaissait la crise financière la plus violente et la plus globale depuis la crise de 1929. Depuis cette crise,le risque souverain a gagné les pays de l’ UE à tel point que l’ euro lui même fut menacé dans son existence même et qu’il fut nécessaire pour le sauver de pratiquer en grand la politique dite « non conventionnelle » du « quantitative easing » (QE) ou « assouplissement quantitatif »  c’ est à dire l’injection massive de liquidités dans le système financier.

Bien avant la « crise covid 19) le risque souverain planait au-dessus des pays de l’OCDE et la pandémie est arrivée comme la fée clochette pour balayer les dernières résistances visant à ouvrir la boite de pandore de la création monétaire illimitée.

Le confinement des populations a conduit à une chute très importante de la production et on attend un recul du Produit Intérieur Brut (PIB) de 7 % en 2020 pour l’ensemble de l’OCDE. Endettement qui ne fait augmenter l’exposition des banques aux risques souverains. Ce risque nous auront l’occasion de le constater prochainement, va s’amplifier, continuant à enfler les bilans des banques et banques centrales. La récession va accroître le risque souverain, et il ne faut pas compter sur le fil d’ Ariane de la « révolution verte » pour une relance. La récession déjà présente avant la crise va se poursuivre avec les affres d’une paupérisation de la classe moyenne venant s’ ajouter à celle des travailleurs pauvres. Une situation mondialement explosive nassé préventivement par des couvre feu et État d’urgence sanitaire le tout accompagné de lois liberticides.

G.Bad 15 janvier 2021


NOTES

1Voir-Le néo-chartalisme ou Théorie Monétaire Moderne (MMT)

2 Si la nomination au Trésor, de Janet Yellen,est confirmée par le Sénat, cette ancienne présidente de la Fed, partisante de «  la théorie monétaire moderne » ne va pas lésiner sur les dépenses publiques.

 3-En pratique, les principales mesures prises par la BCE, comprennent le nouveau programme temporaire d’achats d’actifs privés et publics (Pandemic Emergency Purchase Programme, ou PEPP), d’un montant de 750 milliards d’euros, qui s’ajoute aux programmes déjà en place pour un total d’achats de plus de 1000 milliards d’euros pour l’année 2020 ; ii) les financements massifs accordés aux banques de la zone euro pour maintenir les crédits à l’économie (Targeted Longer-Term Refinancing Operations, or TLTRO III).

4 Ne pas confondre le régulateur chargé d’édicter les règles, souvent les États (ou, en Europe, la Commission européenne), et le superviseur chargé de les faire appliquer et de surveiller le secteur financier.

5-Le Comité de Bâle ou Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (en anglais Basel Committee on Banking Supervision, BCBS) est un forum où sont traités de manière régulière (quatre fois par an) les sujets relatifs à la supervision bancaire. Il est hébergé par la Banque des règlements internationaux à Bâle.Cette institution fut créée en 1974 1 par les gouverneurs des banques centrales du « groupe des Dix » (G10). C’est la liquidation d’une société allemande (Herstatt), qui a précipité la création du Comité, cette faillite pouvant avoir un effet domino sur d’ autres banques. Le Comité se compose de représentants des banques centrales et des autorités prudentielles des pays suivants : Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse. Au cours de la session des 10 et 11 mars 2009, il fut décidé de l’élargir à l’Australie, au Brésil, à la Chine, à la Corée, à l’Inde, au Mexique et à la Russie2. Le 10 juin 2009, il a, en outre, été ouvert à Hong Kong et à Singapour, ainsi qu’à d’autres membres du G20 : Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Indonésie et Turquie.

6-Définition : le risque souverain correspond au risque attaché à l’état et aux administrations publiques d’un pays donné et à sa capacité à rembourser ses crédits et à pouvoir faire face à ses engagements.

4 réflexions sur “LE CAPITAL FICTIF SE DÉVELOPPE VERS L’IMPASSE DE LA DETTE PERPETUELLE”

  • Normand Bibeau

    Dans le Livre III du Capital, MARX explicitement et ENGELS dans sa mission éditoriale, ont expliqué scientifiquement que le «CAPITAL FICTIF» c’est-à-dire «les actions portant dividendes, obligations et titre de créance portant intérêts» sont des formes «réelles» de «capital» qui représente «des droits sur une plus-value future» pouvant être émis, acheté, vendu, donné en garantie, servir de patrimoine, etc.

    Par lui-même, ce «capital fictif» ne constitue qu’une «charge» sur la plus-value future du cycle de valorisation du capital «productif» (fixe et variable), car ce capital «fictif» est stérile puisqu’il ne produit rien dont l’humain puisse se nourrir, s’abreuver, se vêtir, se loger, se transporter, se soigner, s’instruire, se protéger, se divertir, etc., quoi que veuille lui faire croire la propagande bourgeoise.

    Ainsi, la «monnaie/argent/crédit» qui représente la forme générale de la valeur dans la poche d’un prolétaire ne sert qu’à l’achat de marchandises à consommer et ne prend pas de valeur, mais cette «monnaie/argent/crédit» devient «capital» lorsqu’elle est dans la poche du capitaliste et sert à acheter du «travail salarié» qui produit de la «plus-value» c’est-à-dire une «valeur» de vente supérieure à son coût d’achat, produisant un dividende, un intérêt ou une rente:

    Monnaie/argent/crédit (prolétaire acheteur) > Marchandise de consommation = – Monnaie/argent/crédit;

    Monnaie/argent/crédit (capitaliste) > Marchandise travail salarié = + Monnaie/argent/crédit.

    Cette particularité de la «monnaie» de changer de «valeur» selon quelle est dans la poche d’un prolétaire et sert à l’achat de marchandises destinées à la consommation sans augmenter de valeur alors que lorsqu’elle est dans la poche d’un capitaliste et sert à l’achat de «travail salarié» producteur de «plus value» qui l’a fait augmenter s’appelle le «fétichisme» du capital c’est-à-dire que:

    «la monnaie ( ou «argent») semble produire directement de l’argent qui par une propriété sociale apparaît comme une propriété naturelle de la monnaie.L’argent semble posséder par sa seule circulation la faculté de produire de la valeur».

    (re: dhspriory.org: Capital, vol.III,Part V, chap.24: Extrenalization of the Relation of Capital in the Form of Interests-Bearing Capital»).

    Le «capital fictif» sous forme de «titre de crédit portant intérêts» ou «crédit» pousse cette «faculté» du «fétichisme» du capital à sa limite extrême:

    capital réel > revenu futur > titre financier> prix du titre

    dont l’élément «prix du titre» peut évoluer «indépendamment» du capital réel effectivement investit dans la production en «capitalisant sur le revenu futur» et en lui attribuant une valeur de marché comme si ce «droit sur une fraction de la plus-value futur avait la forme d’un capital existant» créant une sorte de «dédoublement» du capital:

    – un capital productif existe dans les machines, bâtiments, matières premières, travailleurs, etc.

    – parallèlement, existe un capital «fictif» sous forme d’actions, d’obligations et de titres de créance sur la plus-value futur que ce capital productif produira,

    et ces 2 apparences du «capital», l’original et son reflet, évoluent «parallèlement» l’un à côté de l’autre.

    Chez MARX et ENGELS, le capital porteur d’intérêts ou «crédit» est précisément le sommet de la mystification du fétichisme du capital alors que «le rapport social est consommé dans le rapport d’une chose, de l’argent, avec elle-même» et crée l’illusion qu’il suffit d’émettre ce «capital porteur d’intérêts» pour produire des marchandises et créer de la richesse indépendamment du processus de production lui-même.(re:dhspriory.org,ibidem; e,.marxists.info, Capital,Vol. III, chap.36).

    Ainsi que l’expose l’article de Bad, le «capital fictif» par le crédit «hélicoptère» pour les uns et «sans limite», «éternelle», «non remboursable», «quantitative easing QI» pour d’autres, peut «financiariser» la plus-value future en créant des titres de créance pour l’éternité et à l’infini?

    Suffirait-il de «l’annihiler» pour un «Grand reset» Insoumis qui sauverait le capitalisme de sa crise systémique et sauverait leur paradis bourgeois?

    MARX et ENGELS ont démontré dans le Livre III du Capital que le système de «crédit» qui apparaît comme un moyen de dépasser les limites de la consommation capitaliste et de résoudre momentanément les crises de surproduction systémiques du capitalisme résultant de la paupérisation du prolétariat et de l’augmentation de valeur du capital fixe (machinerie de plus en plus dispendieuse et matière première de plus en plus rares) par rapport au capital variable (esclaves salariés de moins en moins chère avec la mondialisation et l’émigration), «aboutit toujours à reproduire ces contradictions sur une échelle plus vaste et plus destructrice».

    Ainsi, le «crédit» sous formes de «titres de créances», d’obligations souveraines, de prêt à la production et à consommation, etc. ont objectivement une limite incontournable:

    «la production de plus-value servant à payer les intérêts et le remboursement du crédit».

    Le «CRÉDIT» peut modifier le calendrier de réalisation de la plus-value; déplacer les ressources dans l’espace et dans le temps; anticiper des revenus futurs; multiplier et diluer les titres représentant ces revenus anticipés, mais il ne peut abolir la «chute tendancielle du taux de
    plus-value» (= + de capital fixe et – de capital variable = – de plus-value) qui rend le paiement des intérêts et le remboursement du capital «fictif» de plus en plus difficile et à termes, impossible sans une crise encore plus profonde du capitalisme et ce, jusqu’à une crise de surproduction encore plus profonde que seule une guerre de destruction massive peut résoudre.

    Les idéologues et les zélotes de la bourgeoisie auront beau s’ingénier de toutes les manières et mentir tout leur saoul pour sauver le capitalisme de sa tare originelle de paupérisation du prolétaire et d’enrichissement correspondant de leur ennemi de classe antagoniste: le capitaliste; sur cette concentration de la richesse à un pôle et de la pauvreté à l’autre; de recourir tantôt au crédit, tantôt à l’austérité, sans jamais remédier aux crises systémiques de surproduction et aux guerres sans fin.

    Seule la destruction de ce mode de production capitaliste antagoniste, obsolète et réactionnaire permettra par l’abolition de la production au service du profit, des dividendes, des intérêts et des rentes pour l’enrichissement des parasites et grâce à l’avènement du socialisme, puis du communisme, des systèmes scientifiques au service exclusif des producteurs résoudra les crises et les guerres.

    PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS.

    Répondre
  • Jacques Abel

    Cet article est nettement trop vieux pour coller à la réalité du monde actuel, effectivement, Russie, Chine et Iran sont en pleine phase de création d’une économie parallèle mondiale en étant les piliers de la guerre moderne qui interdit toutes possibilités de mondialisation de celle-ci avec la mise en place de nouvelles monnaies basées sur les ressources naturelles.
    Par conséquent, ce sont bien les théoriciens occidentaux passés ou présents qui doivent être euthanasiés de nos esprits.
    L’Europe a quasiment que dalle en terme de ressources naturelles pouvant rivaliser avec les mastodontes qui sont en terminaison de phase de formation devant elle, or, sans cette Europe actuelle dans le système du jeu économique mondial, c’est la bérézina pour tout pouvoir économique occidental.
    Quand la réalité du moment c’est, Ormuz et Bab el Mandel aux mains des plus puissants ennemis de l’occident, il est grandement temps d’arrêter les blablablas, ces nouveaux péages ajoutés à des ressources naturelles sur lesquelles nos pays et nos armées n’exercent plus aucun contrôle, autrement qu’une mise au ban, c’est le passage en caisse pour la civilisation occidentale et, quelque chose me dit que, l’addition va être astronomique.
    Nous sommes totalement enfermés entre la récupération de l’Ukraine par la Russie et la restructuration du commerce mondial qui est en train de s’opérer sous nous yeux au Moyen-Orient.
    Il faut arrêter de travailler du bonnet à dire des imbécilités, c’est une véritable reconstruction mondiale à laquelle nous assistons avec ces éclats de guerres auxquels nous ne savons toujours pas comment leur faire face a fortiori leur résister.

    Dans quelques semaines il ne serait absolument pas extraordinaire que l’Égypte s’enflamme malgré tous les efforts qu’entreprendront ces imbéciles qui n’avaient en tête que l’accaparement de Gaza et la Cisjordanie pour y créer des eldorados.
    Leur plan, leurs ennemis qui avaient les-leurs eux aussi, les ont laissé s’y embourber autant que possible pour pouvoir déployer vague après vague, tout ce qu’ils ont prévu pour la pérennisation de leur futur.
    Quand on entend M. Lavrov dire ceci:

    « Je me rappelle qu’avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, la Grande Guerre patriotique, les Allemands ont aussi fermé leurs missions diplomatiques… Ils veulent à nouveau la guerre. »

    Le gars n’est pas né de la dernière pluie, il sait très bien que l’Allemagne d’aujourd’hui n’est prête pour aucun conflit armé majeur, ses gesticulations sont essentiellement dues au vrai pouvoir américain qui la gouverne, ça n’est pas un pays, mais un regroupement d’employés de services à la personne, autrement dit, un peuple laquais.
    C’est l’une des plus profondes révolutions humaine que ce transformisme de la pensée qui opère là.
    C’est essentiel de le comprendre, parce que, nous avons face à nous des gens qui ne pensent pas du tout que l’Homme est un être parmi d’autres dans un règne animal, mais, que c’est une création isolée, là où Darwin a planté tout l’occident qui aurait à l’évidence mieux fait de ne pas rejeter le lamarkisme qui nous démontre pleinement ce qu’est l’évolution d’une espèce conséquemment à son milieu, ce qui s’oppose devant nous c’est le suprémacisme de la sélection naturelle et l’évolutionnisme.
    D’un côté des tarés qui se disent sages et intelligents, nous, de l’autre, des gens intelligemment sages qui se savent pouvant être sots, eux.
    Les forces sont inégales et nous voyons ce que cela donne une fois qu’on va directement au vrai.
    Ce ne peut pas être un hasard si le système de monnaies fiduciaires occidental basé sur la dette (occidentale), dorénavant irremboursable, se trouve prêt à être mis à mort par l’UNIT (tout un symbole son nom, et les guerres raffolent toujours des symboles…), encore un coup imparable des gens qui pensent sur ceux qui consomment.
    Si, l’Allemagne qu’on dit être la plus forte économie européenne n’est qu’un laquais sans dote dans la réalité, quand l’explosion de la méga-supercherie va se produire, tous ces p’tits pays nabots qui se sont développés grâce à cette arnaque financière, qu’auront-ils pour négocier?
    Des armes de destruction massive pointées sur trois géants qui n’auraient pas besoin de plus d’une demie journée pour les anéantir?
    Non mais franchement, on voit bien que la politique imbécile et folle de Trump et ses mandants juifs est le plus implacable échec stratégique qu’on ait jamais vu, ce repoussoir biologique est la base même l’animalité, les accords de la Mecque comme l’évidement rapprochement inéluctable du Canada avec l’Europe démontrent que ce ne sont pas seulement des partenariats commerciaux qui vont sauver l’économie en vrille de ces pays, mais une fusion idéologique devant déconstruire le suprémacisme pour croire que l’accumulation des acquis se transmet de génération en génération, et que cela est extrêmement dangereux pour l’ensemble de l’humanité qu’un camp fasse vivre l’autre dans l’inhumanité et l’injustice.
    Parce que, c’est clairement en ayant complètement cru à cette connerie de sélection naturelle que nous en sommes là où nous sommes, il est nécessaire de faire un inventaire régulier dans tout et de ne jamais avoir peur ni du révisionnisme pas plus que du négationnisme, c’est même salutaire.

    Il y a bien longtemps que l’ai dit, quand bien des autres n’y pensaient même pas, alors en avoir conscience… Ce n’est pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, celui de la Chimère.
    Celle qui nous a tous instrumentalisés puis faits passer à la casserole, or, face à nous nous avons des gens qui ont su générer avec patience une adaptation à leurs besoins vitaux les conflits armés qu’ils ont adaptés en ce sens, non seulement en les rendant polymorphes mais surtout en prenant totalement l’environnement commercial mondialisé comme l’adaptation qui fait prévaloir l’être vivant sur celui intellectuellement mort.
    En moment, à notre époque c’est le conflit lui-même qui vivant et s’adapte aux opportunités que lui offrent l’évolution des situations, le processus du phénomène est quasiment imparable dès lors qu’il n’a fait l’objet d’aucune anticipation, ce qui fait que la dissuasion nucléaire n’est plus garantie par des missiles intercontinentaux, mais par sa capacité propre à l’autosuffisance, c’est cette mue qui a fait croire aux grands imbéciles qu’ils n’avaient besoin d’aucun droit international que le leur, maintenant ils ont appris que c’était une erreur, mais il n’existe pas de marche arrière dans cette évolution des choses, quand on a perdu tous les éléments fondamentaux de la guère hybride, ceux informationnels, ceux économiques, ceux par procuration puisque les proxys non seulement n’influencent plus vraiment la guerre; mais ils ont aussi l’audace de devenir libres et indépendants en choisissant eux-mêmes leurs objectifs, quand un camp a fignolé pendant près d’un siècle Sa guerre, et que finalement il se retrouve au milieu d’une guerre qui n’a à proprement parler pas de front, puisqu’elle est aussi bien cognitive, cybernétique, sociale, sociétale et va même jusqu’à l’espace, on est plus dans la romance ethnographique ou un plasticisme aberrant, la guerre est perdue, dans la mesure où nos États ne peuvent pas survivre autrement que dans l’ancien ordre mondial, ce sont ceux qui le peuvent qui dictent leurs règle dès à présent.
    Préparez l’hiver!

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  • Ping : CAPITAL FICTIF, CRÉDIT, DETTE, ACTIONS ET OBLIGATIONS, L’ARCHITECTURE DU CAPITAL – les 7 du quebec

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