L’intelligence artificielle: le dernier fétiche d’un capitalisme en décomposition
Par Khider Mesloub.
L’intelligence artificielle : le dernier fétiche d’un capitalisme en décomposition
Chaque époque produit son mythe technologique. Hier, la machine à vapeur et l’industrialisation devaient ouvrir l’ère de l’abondance matérielle universelle. Puis l’électricité, l’automobile, l’informatique et Internet furent successivement présentés comme les annonciateurs d’une société réconciliée avec elle-même. Aujourd’hui, c’est l’intelligence artificielle (IA) qui concentre toutes les espérances. Elle serait appelée à révolutionner l’économie, à remplacer le travail intellectuel, à créer une prospérité sans précédent et, selon les prophètes de la Silicon Valley, à dépasser bientôt l’intelligence humaine elle-même.
L’ampleur matérielle de cet engouement est désormais mesurable. Selon l’AI Index 2026 de l’université Stanford, les investissements mondiaux des entreprises dans l’intelligence artificielle ont atteint 581,7 milliards de dollars en 2025, soit une progression d’environ 130 % en une seule année. Les seuls investissements privés se sont élevés à 344,7 milliards de dollars, dont 285,9 milliards aux États-Unis. L’IA n’est donc plus seulement une promesse technologique : elle constitue l‘un des principaux pôles contemporains d’accumulation et d’investissement du capital.
Cette exaltation n’est pourtant pas d’abord le produit d’une révolution scientifique. Elle est le symptôme d’une société capitaliste arrivée à un stade où elle ne croit plus en l’homme mais en ses machines. Plus le capitalisme détruit les conditions d’épanouissement de l’intelligence humaine, plus il célèbre l’avènement d’une intelligence artificielle supposée lui succéder. L’engouement pour l’IA apparaît ainsi comme l’une des expressions idéologiques d’un système capitaliste décadent qui, incapable de proposer un avenir véritablement humain, transfère désormais ses espérances vers les algorithmes.
Le culte de la machine contre l’homme
L’IA ne possède pourtant aucune intelligence au sens humain du terme. Elle ne pense pas, ne comprend pas, ne doute pas, ne désire pas et n’aime personne. Elle calcule. Elle effectue des opérations computationnelles sur des représentations apprises à partir d’immenses quantités de données et produit, notamment dans le cas des modèles de langage, des séquences statistiquement déterminées. Aussi sophistiquées soient-elles, ces opérations ne démontrent par elles-mêmes ni conscience, ni expérience vécue, ni compréhension au sens humain du terme. Mais le discours dominant entretient volontairement la confusion. En parlant d’« intelligence », d’« apprentissage », de « créativité » ou même de « conscience artificielle », il prête aux machines des qualités exclusivement humaines. Cette anthropomorphisation n’a rien d’innocent. Elle prépare les esprits à considérer comme naturelle la substitution des technologies d’intelligence artificielle à l’homme dans des activités qui constituaient jusqu’ici le cœur même de l’existence humaine.
Les recherches les plus récentes invitent néanmoins à préciser la distinction entre performances cognitives et compréhension humaine. Des modèles contemporains accomplissent désormais avec succès certaines tâches complexes de raisonnement, de programmation ou de traitement du langage, mais ces performances ne constituent pas une démonstration de conscience ou d’expérience subjective. Une étude publiée en 2025 dans Nature Machine Intelligence, portant sur vingt-quatre modèles de langage, a notamment montré que ceux-ci demeurent fragiles lorsqu’il s’agit de distinguer systématiquement croyance, connaissance et vérité. Les auteurs observent des stratégies de raisonnement inconsistantes et concluent que les performances obtenues ne permettent pas d’assimiler leur fonctionnement à une compréhension épistémique robuste.
La dévalorisation méthodique de l’intelligence humaine
Le paradoxe est saisissant. Jamais la société capitaliste n’a autant exalté l’intelligence, et jamais elle n’a autant organisé sa mise à l’écart. Pourquoi apprendre à écrire lorsqu’un logiciel peut rédiger à notre place ? Pourquoi développer une argumentation personnelle si quelques secondes suffisent pour obtenir un texte déjà construit ? Pourquoi exercer sa mémoire, son imagination ou son esprit critique lorsque l’on peut déléguer ces efforts à des technologies d’intelligence artificielle ? Le capitalisme contemporain ne cherche plus seulement à mécaniser les gestes ; il entreprend désormais de mécaniser les opérations intellectuelles elles-mêmes. Après avoir automatisé une part croissante du travail manuel, il ambitionne d’automatiser les activités intellectuelles.
Cette délégation cognitive n’est déjà plus marginale. L’AI Index 2026 estime que l’IA générative a atteint en trois ans un taux d’adoption mondial de 53 %, une diffusion plus rapide que celle qu’avaient connue, à leurs débuts, l’ordinateur personnel ou Internet. Dans les organisations interrogées, 88 % déclaraient utiliser l’intelligence artificielle sous une forme ou une autre en 2025 et 70 % l’IA générative dans au moins une fonction professionnelle.
Une nouvelle étape dans la marchandisation de l’esprit
Cette évolution n’a rien d’accidentel. Le capital ne supporte aucune activité échappant à sa logique de valorisation. Longtemps, les facultés intellectuelles sont demeurées relativement préservées de cette marchandisation directe. Désormais, la réflexion, l’écriture, la traduction, le dessin, la musique ou la programmation deviennent à leur tour des marchés où les grandes plateformes vendent des capacités cognitives sous forme de services. La pensée elle-même tend ainsi à devenir une marchandise. Ce qui relevait autrefois de l’effort personnel est transformé en prestation automatisée facturée à l’abonnement. L’IA n’est pas l’intelligence de la machine ; elle est, en partie, de l’intelligence humaine accumulée, objectivée, recombinée et mise en valeur par le capital. Derrière l’apparente autonomie de l’algorithme se trouve en réalité l’immense patrimoine intellectuel produit par des générations d’êtres humains : textes, œuvres, connaissances scientifiques, inventions, images, langages et programmes. Le capital s’approprie ainsi cette intelligence sociale accumulée, la transforme en puissance productive automatisée et la restitue sous forme de service marchand. C’est précisément là que réside le fétichisme de l’intelligence artificielle. Une puissance issue de l’accumulation historique des connaissances, des créations et du travail de l’humanité apparaît soudain comme une propriété autonome de la machine. Les rapports sociaux, les millions de travailleurs, les générations de savants, d’écrivains, d’artistes, d’ingénieurs et de créateurs dont elle condense les productions disparaissent derrière la prétendue « intelligence » de l’algorithme. Comme la marchandise semble posséder par elle-même une valeur qui résulte en réalité de rapports sociaux, l’IA semble posséder par elle-même une intelligence dont la matière première est pourtant largement constituée par l’intelligence humaine accumulée. La créature technologique paraît alors s’émanciper de ses créateurs et se dresser devant eux comme une puissance indépendante.
Les conflits juridiques apparus autour des données d’entraînement donnent désormais une matérialité remarquable à cette question. Écrivains, artistes, photographes, éditeurs, journaux et musiciens ont engagé de multiples procédures contre des entreprises d’intelligence artificielle pour contester l’utilisation de leurs productions dans l’entraînement des modèles. Les premières décisions judiciaires américaines rendues en 2025 ont reconnu, dans certaines circonstances, que l’entraînement sur des œuvres légalement acquises pouvait relever du fair use – l’exception américaine au droit d’auteur autorisant certains usages sans l’autorisation du titulaire des droits –, tout en distinguant cette situation de l’utilisation de corpus obtenus illicitement. Le débat juridique reste ouvert, mais son existence même révèle ce que masque volontiers l’expression d’« intelligence artificielle » : derrière la machine se trouve une quantité gigantesque de productions humaines préexistantes.
L’illusion du remplacement de l’homme
Les licenciements imputés à l’intelligence artificielle servent également un discours idéologique commode. Ils laissent croire que les destructions d’emplois résulteraient d’une fatalité technologique. La réalité est différente. Depuis plusieurs décennies, le capitalisme détruit des emplois bien avant l’apparition de l’IA. Délocalisations, restructurations, financiarisation, austérité, recherche permanente de rentabilité et spéculation expliquent bien davantage la crise du travail que les algorithmes. L’intelligence artificielle offre surtout un nouveau récit permettant de naturaliser des choix économiques qui relèvent avant tout de décisions humaines.
Les données disponibles conduisent justement à se méfier des prophéties annonçant une disparition imminente du travail humain. En mai 2025, l’Organisation internationale du travail estimait qu’environ un travailleur sur quatre dans le monde exerçait une profession présentant un certain degré d’exposition à l’IA générative, mais concluait que la transformation des emplois était, à ce stade, beaucoup plus probable que leur suppression pure et simple. En juin 2026, après examen des premières données empiriques disponibles dans plusieurs pays, l’OIT constatait encore que les déplacements massifs d’emplois restaient limités.
Des transformations commencent néanmoins à apparaître dans certaines catégories. Une étude du Stanford Digital Economy Lab fondée sur les données salariales de millions de travailleurs américains observait en août 2026 qu’il n’existait toujours pas de destruction généralisée des emplois à l’échelle de l’économie. Mais elle relevait simultanément que l’emploi des jeunes de 22 à 25 ans dans les professions fortement exposées à l’IA se situait 19 % au-dessous de ce qu’il aurait été s’il avait évolué au même rythme que celui de leurs homologues occupant des professions moins exposées. L’effet de l’IA sur le travail apparaît donc pour l’instant moins comme une disparition uniforme de l’emploi que comme une recomposition profondément inégale du marché du travail.
Une gigantesque bulle spéculative
L’enthousiasme actuel répond également à une logique financière. Des centaines de milliards de dollars sont investis dans l’IA, tandis que les valorisations boursières des entreprises technologiques atteignent des sommets historiques. Les promesses se multiplient à mesure que les profits espérés augmentent. Comme toutes les grandes bulles spéculatives, celle de l’intelligence artificielle repose largement sur l’anticipation de bénéfices futurs dont personne ne peut garantir l’ampleur réelle. Le discours messianique accompagne ici la spéculation financière.
Les chiffres atteints donnent une dimension spectaculaire au phénomène. En 2025, Microsoft annonçait environ 80 milliards de dollars d’investissements pour développer ses centres de données destinés notamment à l’IA. Meta prévoyait entre 66 et 72 milliards de dollars de dépenses d’investissement, tandis qu’Alphabet avait porté ses prévisions à 85 milliards. À l’échelle mondiale, Goldman Sachs estimait fin 2025 que les investissements dans les infrastructures liées à l’IA pourraient atteindre 4 000 milliards de dollars à l’horizon 2030.
En 2026, cette fuite en avant s’est encore accélérée. Selon des estimations de Bank of America rapportées en septembre 2026, Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta et Oracle pourraient consacrer ensemble environ 795 milliards de dollars aux dépenses d’investissement durant la seule année 2026 et près de 1 080 milliards en 2027. Ces montants ne correspondent pas exclusivement à l’intelligence artificielle, les entreprises ne ventilant pas systématiquement leurs investissements, mais une grande partie de l’expansion des centres de données, serveurs et équipements informatiques est désormais tirée par l’IA.
Pour autant, qualifier définitivement ce phénomène de «bulle spéculative» demeure une interprétation économique plutôt qu’un fait démontré. Contrairement à de nombreuses entreprises de la bulle Internet de la fin des années 1990, les principaux investisseurs actuels disposent d’activités extrêmement rentables et l’IA produit déjà des revenus importants. Microsoft indiquait ainsi en 2026 que ses activités liées à l’IA avaient dépassé un rythme annualisé de 37 milliards de dollars de revenus. Mais l’écart entre les capitaux engagés et les revenus directement attribuables à l’IA alimente désormais ouvertement les interrogations des investisseurs. Une analyse Reuters publiée en juillet 2026 estimait que les dépenses d’investissement combinées de Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta et Oracle pourraient dépasser leur flux de trésorerie disponible cumulé en 2027 si les trajectoires actuelles se poursuivaient. La question n’est donc plus de savoir si une masse gigantesque de capitaux est engagée dans l’IA: elle est de savoir si la rentabilité future permettra de justifier durablement cette accumulation.
La pensée humaine est irremplaçable
L’IA révèle une confusion fondamentale de notre époque : croire que produire du langage, c’est produire de la pensée. Or penser ne consiste pas simplement à traiter de l’information ou à produire des phrases cohérentes. C’est vivre, éprouver, aimer, souffrir, douter, se souvenir, agir et transformer le monde. Toute pensée humaine est inséparable d’une existence singulière, d’un corps, d’une histoire personnelle et d’une histoire collective. Aucune IA ne possède cette profondeur existentielle. L’IA peut reproduire les formes d’une œuvre ; elle ne peut vivre l’expérience humaine qui l’a fait naître.
Les gains de productivité observés n’invalident d’ailleurs pas cette distinction. Les études recensées par Stanford font état de gains pouvant atteindre environ 14 à 15 % dans l’assistance à la clientèle, 26 % dans certaines activités de programmation et davantage encore dans certaines tâches de production marketing. Mais ces gains sont particulièrement importants dans les activités structurées dont les résultats peuvent être facilement mesurés. Une expérimentation menée auprès de 7 137 travailleurs dans 66 entreprises a également constaté que l’accès à un outil d’IA générative permettait notamment aux utilisateurs de consacrer environ deux heures de moins par semaine aux courriels, sans provoquer pour autant de transformation mesurable de l’ensemble de leurs tâches. L’efficacité computationnelle et la pensée humaine constituent donc deux questions qu’il convient de ne pas confondre.
Cette infrastructure prétendument « immatérielle » possède enfin une matérialité considérable. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données ont consommé environ 485 térawattheures d’électricité dans le monde en 2025. Leur consommation a progressé de 17 % en une seule année, tandis que celle des centres de données spécifiquement orientés vers l’IA aurait augmenté d’environ 50 %. L’AIE prévoit environ 950 TWh pour l’ensemble des centres de données en 2030, soit approximativement le double de leur consommation de 2025. L’intelligence prétendument dématérialisée repose donc sur une infrastructure industrielle très matérielle : semi-conducteurs, centres de données, réseaux électriques, systèmes de refroidissement, métaux, eau, énergie et investissements colossaux.
Une société qui délègue sa mémoire, son écriture, sa réflexion et sa créativité aux algorithmes ne prépare pas seulement une mutation technologique. Elle organise le dépérissement des facultés qui ont permis à l’humanité de produire ses sciences, ses arts, ses philosophies et ses révolutions. Une civilisation qui cesse de penser par elle-même n’annonce pas l’avènement d’une intelligence supérieure ; elle révèle au contraire son propre épuisement historique.
Une civilisation qui renonce à elle-même
L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle révèle finalement une crise plus profonde que celle des technologies. Une civilisation qui préfère des textes produits par des machines à des œuvres imparfaites mais humaines, qui valorise davantage la vitesse que la réflexion, l’automatisation que l’apprentissage, le résultat immédiat que l’effort créateur, est une civilisation qui cesse de croire aux capacités créatrices de l’être humain.
L’intelligence artificielle n’est pas responsable de cette évolution. Elle en est le révélateur. Le problème n’est pas que le système capitaliste ait créé des machines capables d’accomplir certaines opérations intellectuelles. Le problème est que ce système social historiquement épuisé transforme cette puissance collective de l’humanité en instrument de valorisation du capital et finit par présenter l’homme lui-même comme l’élément obsolète du processus. Ainsi, la menace fondamentale ne réside pas dans une intelligence artificielle qui deviendrait supérieure à l’être humain, mais dans la société marchande qui en vient à dévaloriser la pensée humaine au point de la rendre elle-même superflue. Ce système social porte un nom : le capitalisme, qui ne voit plus dans l’homme un sujet créateur, mais un coût à réduire, une productivité à optimiser et, demain, une intelligence devenue économiquement superflue.
Khider Mesloub

Par Khider Mesloub.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/10/inteligencia-artificial-o-mais-recente.html
L’algorithme compulseur qu’on dit être de l’intelligence, artificielle, tout de même quoi, un des nombreux synonymes de ce mot, c’est quand même, factice, autrement dit, faux, quand les antonymes eux sont, biologique, sincère, véritable, etc. donc, méfions-nous de la manière dont nous sommes amenés à penser une idiotie que par mimétisme nous disons, intelligente, soit ça l’est ou ça ne l’est pas selon l’approche critique que l’on veut en faire, car, c’est justement en reproduisant constamment et sans y réfléchir les termes abscons que nous livre la bêtise organisée pour modifier notre réalité certaine, que nous nous sommes laissés dégénérer et imposer toutes les décadences que nous critiquons extrêmement mal, que ce soit l’homo-parentalité ou d’autres absurdités du genre, donc, cet algorithme compulseur de nos données et connaissances universelles, n’est doté d’aucune intuition d’où peut provenir une vérité jusqu’alors non évidente pour l’esprit de l’Homme, de ce seul fait, le terme intelligent à son propos sera toujours impropre.
Quand nous évoquons ce phénomène, si d’amblé nous nous mettons à suivre tout le processus affectif de satisfaire à la compréhension de ceux à qui nous nous adressons, qui n’est qu’un effet concret de notre mode de communication entre humains, parfaitement intégré dans le procédé de manipulation voulut par nos tourmenteurs, nous contrevenons nous-mêmes à nos relations de parenté indissolubles qui constituent le relief de notre humanité, celles-là même dont nous sommes conscients intuitivement, qu’elle contient en elle une force supérieure répandue dans la nature qui nous confère à tous autant le pouvoir du don de soi, que celui de la domination des autres, c’est d’ailleurs ce surnaturel qui fait notre magie et notre unicité sur Terre.
Pour le moment l’intelligence factice, dite IA, n’est capable et ne sera toujours capable par rapport à l’Homme, que d’exceller dans les calculs de statistiques massifs capables de résoudre plus rapidement pour nous des tâches bien précises, or, notre capacité à éprouver des émotions peut faciliter chez-nous notre rapidité à un adaptation dans n’importe quelle situation donnée, ce qui veut dire que, notre intelligence humaine est nettement supérieure à n’importe quelle compulseur de donnés.
Nous sommes capables de pressentir, même si c’est une aptitude confuse et irraisonnée chez l’Homme, combien de fois elle aura tiré n’importe lequel d’entre-nous d’une situation qu’il n’aurait pas voulu vivre, ça, le compulseur en est incapable, saurait-il pressentir que tel cheminement de recherche à sa résolution d’une tâche ciblée pourrait conduire à sa mise hors d’état de fonctionner, pas sûr qu’il ait autrement conscience de sa dignité d’intérêt en dehors de la recherche d’une résolution qui soit hors de sa spécialisation, cet artifice n’est qu’un serviteur de l’Homme, pas un maître.
Je ne cherche pas à critiquer le texte de l’auteur, ce qui m’interpelle dans les nombreux écrits que je lis sur le sujet, c’est l’inconscience des critiques ou des aficionados de ce qu’on appelle IA, à faire de ce phénomène immatériel une opération quasi universelle qui le transforme en agent de vie sociale, normalement, intelligemment parlant, les uns comme les autres auraient déjà dû avoir décidé, ce qui nous est représentable de ce qui ne l’est pas, de sorte que leurs points de vue ne figurent pas de la même manière.
La critique de ce phénomène, parce que ça n’est que ça, ne doit pas utiliser le même catalogue de mots et vocabulaire figuratif et de perception que ceux qui en font l’éloge.
C’est un principe de base adaptable à tous les domaines de la réflexion, car en définitive, penser, réfléchir, c’est uniquement et essentiellement cela, voir autrement, donc, créer.
En résumé, être une Intelligence Biologique, un Humain.
Merci pour ces réflexions. Elles mettent des mots sur certains de mes malaises.
Le capitaliste le plus riche et, partant le plus puissant du monde capitaliste, l’infernal Elon Musk, a eu l’abominable outrecuidance de proclamer à l’occasion de la grande messe des capitalistes maîtres du monde «occidental» et de leurs KAPO$ politiciens, aristocrates ouvriers, plumitifs stipendiés des merdias mainstream, ONG UNSAID CIA, think$ tank$ bidons, associations religieuses obscurantistes moyenâgeuses et du gratin de la bourgeoisie , lors du «Forum économique mondial Davos 2026», qu’avec l’IA robotique:
«THERE BE MORE ROBOTS THAN PEOPLE» («IL Y AURA PLUS DE ROBOTS QUE D’HUMAINS»)
(re: Elon Musk, Davos 2026, re:podscam.fm,23/06/2026;elonmuskarchive.org,22/01/2026).
laissant craindre ce qu’il adviendra du «people» lorsqu’ils sera devenu lumpenprolétaire, exclus du processus de valorisation du capital par l’extraction de la «plus value» et par conséquent, inutile comme «chair à patrons», à peine «bons» comme «chair à canons».
Cette prédiction capitaliste faisait dire à Stuart Russel, un gourou bourgeois de l’IA:
«If technology could make a twin of every person on Earth […] how many us would have jobs?I think the answer is 0»
Dès 2019, le WEF déclarait odieusement que «25%» de la main d’oeuvre du «secteur privé» serait réduit au chômage par l’IA/robotique et devrait être «recyclé», se gardant bien de dire comment.
(re: weforum.org,22/01/2019).
La faction «orientale» de la bourgeoisie mondiale pour ne pas être en reste, lors de sa messe annuelle des BRICS, tenue à New Delhi, les 12 et 13 septembre 2026, en présence des milliardaires chinois, russes, indiens, pétromonarches arabes et de leurs KAPOS politiciens, aristocrates ouvriers, plumitifs stipendiés des merdias mainstream et associations religieuses a conclu que l’«IA-automatisation entraînera:
«some workers may lose their job on the transition […] human labour and skills redundant»,
offrant aux «workers (…) redundant», des voeux pieux et des promesses d’ivrogne pour paver l’enfer futurs lumpenprolétaires de l’IA.
En résumé, la bourgeoisie mondiale, «occidentale» comme «orientale», du nord global comme du sud global, de l’est comme de l’ouest, se pourlèche les babines et se frotte les mains à la pensée de remplacer son ennemi de classe antagoniste juré, le prolétariat mondial par des robots dociles et serviles, entièrement conditionnés par l’IA de son idéologie dominante qui remplit les cellules de son IA.
A SUIVRE.
mERCI KHILDER POUR CET EXCELLENT TEXTE
EN COMPLÉMENTAIRE SUR LE MÊME THÈME : Ne vous laissez pas berner par cet été de battage médiatique autour de l’IA
https://lesakerfrancophone.fr/ne-vous-laissez-pas-berner-par-cet-ete-de-battage-mediatique-autour-de-lia
SUITE:
l’IA, UN OUTIL CONÇU POUR PERPÉTUER LA DOMINATION DE L’IDÉOLOGIE DES CLASSES DOMINANTES.
KARL MARX et FRIEDRICH ENGELS écrivaient:
«Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrement dit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps sa puissance spirituelle dominante. […]
La classe qui dispose du même coup des moyens de la production intellectuelle, si bien, que l’un dans l’autre, les pensées de ceux à qui sont refusées les moyens de production intellectuelles sont soumises du même coup à cette classe. […]
Les pensées dominantes ne sont rien d’autre que l’expression idéale des rapports matériels dominants, ce sont les rapports matériels dominants saisis sous forme d’idée qui font d’une classe la classe dominante, autrement dit ce sont les idées de sa domination.»
(re: MarxEngels, Die deutsche Ideologie, MEW, Tome 3, p.46).
Ainsi, comme l’écrit avec justesse, le camarade Mesloub dans son analyse matérialiste dialectique de l’«IA» de la bourgeoisie:
«Elle calcule.Elle effectue des opérations computationnelles sur des représentations apprises à partir d’immenses quantités de données et produit, notamment dans les cas des modèles de langage, des séquences statistiquement déterminées.Aussi sophistiquées soient-elle, ces opérations (algorithmiques,ndla) ne démontrent par elles-mêmes ni conscience, ni expérience vécue, ni compréhension au sens humain du terme».
En résumé l’«IA» ne fait que «régurgiter» à l’aide d’un algorithme préconçu, «sa synthèse» nécessairement biaisée de son traitement des données compilées dans ses serveurs-mémoires à partir des «idées» «SÉLECTIONNÉES» dans la connaissance humaine universelle.
Sous des apparences «objectives» et «scientifiques» l’«IA» de la bourgeoisie, «la classe dominante» de notre époque capitaliste, pour arnaquer le prolétariat, l’exploiter et afin de perpétuer sa domination de classes, ajoute au «fétichisme» de l’argent quelle contrôle qui créerait des biens par sa seule circulation, le «fétichisme» de l’«IA» quelle contrôle tout autant et qui par son seul pillage algorithmique des idées humaines, créerait de «nouvelles idées», hors classe sociale.
Rien n’est plus faux et trompeur car TOUTES les «IA» mondiales: YANKEE U$ (ChatGPT-5.6 Luna,CLAUDE et GEMINI); chinoise(DEEP SEEK et QWEN) et française (MISTRAL), fonctionnent à partir «des données, des licences disponibles, de règlements et de lois», tantôt sélectionnés, tantôt imposés, rigoureusement «produites ou sélectionnées par des humains» ET traitées par un algorithme patenté afin de produire «une évaluation ou une conclusion argumentées» à un client, au service de ceux à qui elles appartiennent.
A qui appartiennent les «IA» disponibles en occident?
ChatGPT appartient à «des investisseurs privés» américains et mondiaux.L’IA Claude appartient à Amazon et Google.GEMINI appartient et est intégré à Google/Alphabet.Mistral appartient au capital européen et mondial. Qween appartient à Alibaba et Deep Seek à l’écosystème «privé-public» chinois.
En conclusion, l’IA comme moyen de production de «pensées» est la propriété privée de la bourgeoisie mondiale et par conséquent, sert la bourgeoisie mondiale.
Une étude de 2026 testant ChatGPT, Claude, Gemini et Deep Seek sur des termes provenant de plateformes démocrates et républicaines a conclu à une tendance favorable aux termes «démocrates» dans les 4 IA avec une forte similitude entre ChatGPT et Deep Seek et une unanimité pro-capitaliste des 4 IA, preuves de leur compatibilité d’analyse et de leur adhésion à l’idéologie capitaliste dominante.(re: abstracts.societyforscience.org,2026).
Par exemple, lorsque l’IA quelle quel soit, vous donne «son évaluation ou conclusion argumentée» sur MARX, ce quelle vous communique n’est que la synthèse que fait son algorithme «patenté» des opinions quelle a traité sur MARX, à savoir:
– des sources filtrées;
– exfitrées;
– dosées en fonction de ses objectifs;
– utilisant un modèle «entraîné» selon les «évaluation et conclusions recherchées»;
– de sources «choisies» pour consultation en temps réelles,
en somme, une conclusion quasi préfabriquée, déguisée en «conclusion» scientifique puisqu’obtenue en apparence d’une «machine» et non d’un humain.
Quiconque questionne l’IA constate que jamais elle ne traite, ni ne cite de documentation du WEB révolutionnaire, de la presse et des organisations prolétariennes actuelles, au mieux, elle «analyse» les classiques incontournables de la pensée humaine que furent MARX, ENGELS et LÉNINE.
Comment ne pas conclure que l’IA de la bourgeoisie est patentée pour la servir car «celui qui paie les informaticiens commande l’IA qu’ils produisent».
SUITE:
«L’IA qui n’est que du capital constant mort et matérialisé, ne crée pas de plus-value ne sauvera pas le capitalisme de la baisse tendancielle du taux de profits, les crises de surproduction et de son renversement».(re: KARL MARX, Das Kapital, livre III, chap. XIII et XIV, marxists.org).
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