Présidentielle 2022 : opposition contrôlée ?

Par Claude Janvier.

Le 10 avril 2022 aura lieu l’élection présidentielle française avec pour l’instant pas moins de 30 candidats. (1) et (2) N’en jetez plus, la cour est pleine ! La course aux 500 parrainages est lancée. Qui va gagner ?

Je ne vais pas vous énumérer toute la liste, assez fastidieuse d’ailleurs. Entre les indéboulonnables, les arrivistes, les opportunistes, et quelques souverainistes, rien de nouveau sous le soleil. C’est d’un ennui total.

 

Entre une extrême gauche inexistante depuis bien trop longtemps, en passant par les ténors de la LREM, du PS, de la LR, du Modem et des Verts, tout ce beau monde inutile veut conserver sa part de gâteau. Reste l’extrême droite plombée par le RN et les divers, regroupant royalistes, souverainistes, animalistes et indépendants.

Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour se douter qu’au deuxième tour, ce sera sans surprise, c’est-à-dire un sempiternel duel – qui n’en est pas un d’ailleurs – entre un candidat LREM et Marine Le Pen. Nous connaissons d’avance le résultat.

Notre pays comptait, aux dernières élections régionales et départementales de 2021, le chiffre exorbitant d’au moins 66 % d’abstentionnistes. (3) C’est un énorme problème. Ajoutez à cela qu’au moins 10 % de « militants électeurs » voteront, quoiqu’il se passe, pour chaque grand partis tels que la LREM, le PS et la LR, que 5 à 6 % des électeurs voteront verdâtre et Modem, et que le reste des candidats se verront crédités entre 0,1 % et 5 % de voix suivant l’humeur Ô combien changeante du citoyen. Pourcentage évolutif, tout dépendra du matraquage de la grande presse et des ordres des « réseaux Attali ».

Éric Zemmour, qui ne s’est pas encore engagé officiellement, serait crédité pour l’instant à 10 %.

En fait, quelques candidats regroupés dans la section « extrême droite et divers » peuvent changer la donne. À condition de le vouloir. Vous noterez que je n’ai pas inclus les candidats d’extrême gauche, trop englués dans des idées surannées, et sans volonté réelle de sortir notre pays de l’emprise de la grande finance internationale.

Qu’est-ce qui empêche les souverainistes, royalistes et quelques autres de désigner un candidat commun, de se ranger derrière lui, et d’œuvrer pour que cette personnalité fasse le troisième larron à la prochaine élection présidentielle ? Bonne question. L’ego de chacun est un obstacle de taille. Mais, si chaque candidat faisait passer l’intérêt de la nation avant le sien, nous pourrions sortir enfin de l’hégémonie mondialiste de Bruxelles, retrouver notre souveraineté nationale et sortir enfin de ce bourbier. D’autant plus que l’union faisant la force, il y aurait une équipe pour gouverner derrière le candidat commun.

Si personne ne fait l’effort de considérer le bien de la nation avant le sien, alors on peut légitimement se demander si l’abondance de candidatures n’est qu’un leurre profitable à la LREM – diviser pour mieux régner – et que tout ce flonflon n’est en somme que de l’opposition contrôlée.

Claude Janvier


Ecrivain polémiste. Co-auteur avec Jean-Loup Izambert du livre « Le virus et le président », IS édition. https://www.is-edition.com/actualites/parution-le-virus-et-le-president-jean-loup-izambert-claude-janvier/  et « Terrorisme viral » dénonce Claude Janvier à l’encontre de l’État français – les 7 du quebec  et Le virus et le président: https://les7duquebec.net/archives/260617

Notes

(1) https://www.nouvelobs.com/election-presidentielle-2022/20210903.OBS48166/presidentielle-2022-la-liste-des-candidats-declares-ou-pressentis.html
(2) https://www.sortiraparis.com/actualites/a-paris/guides/260650-presidentielle-2022-qui-sont-les-candidats-officiels
(3) https://www.bienpublic.com/politique/2021/06/20/un-taux-de-participation-de-12-22-a-midi-au-premier-tour

Robert Bibeau

Auteur et éditeur

4 réflexions sur “Présidentielle 2022 : opposition contrôlée ?

  • 28 septembre 2021 à 17 h 08 min
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    2022 – Un duel Macron/Le Pen ?…

    Marine Le Pen est l’épouvantail utile qui sert CHAQUE FOIS à faire élire un indésirable.
    Ils pourraient mettre un tabouret en face d’elle que les électeurs voteraient le tabouret !

    – RN, faillite idéologique + un trou de 20 millions d’euros …

    – LR, faillite idéologique. Les trois quarts de ses adhérents se sont volatilisés + un trou de 30 millions d’euros …

    – PS, faillite dans tous les sens du terme. En liquidation totale … une coquille vide.

    – LREM  » trop intelligents, trop subtils, trop techniques  » (Gilles Le Gendre). Pratiquement que ses députés comme adhérents, lesquels décampent tant la macronie creuse sa tombe….

    – EELV, il n’y pas grand monde, à peine 2000 ou 3000 « plus ou moins » adhérents….

    – LFI/PCF, l’état de leurs finances n’est guère réjouissant pas plus que le nombre véritable d’adhérents…

    Et pourtant, tous ces gens continuent à  parasiter durablement Institutions et Médias. En définitive, une illusion qui ne demande qu’à disparaître.

    Alors quid de 2022 ???

    Un élément de réponse :
    – Aucun des ténors et autres premiers de cordée démesurément médiatisés, incapables de gérer même leur propre parti, n’a une réelle compétence, ni une réelle attirance. 
    Ils (elles) sont devenu(e)s des repoussoirs avec leurs stratégies foireuses, cyniques,  ou leur schizophrénie patente…

    Et pour ceux qui ne sentent pas encore le vent tourner (BREXIT oblige), la prochaine présidentielle se jouera probablement entre partisans du FREXIT et ceux de l’EUROFASCISME maintenant bien affichés comme  » décomplexés et violents « .
    Il faut à présent que les gens comprennent que le vrai enjeu en dehors de toute couleur politique, c’est la liberté souveraine ou le fascisme apatride…

    Encore faut-il que les électeurs aillent aux urnes, l’abstention faisant le jeu de l’actuel locataire de l’Élysée.

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      • 29 septembre 2021 à 0 h 01 min
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         » ../… Pour comprendre qui sont les commanditaires d’Emmanuel Macron, il ne faut pas regarder en France, mais à l’étranger.
        Certes, la banque Rothschild a joué un rôle dans son élection, mais pas si important que cela.
        Au contraire, Henry Kravis, le patron du premier hedge fund KKR, en a joué un considérablement plus important, voire décisif [4].
        Il tient sa fortune de la mise au point d’une technique à la limite de la légalité : le rachat d’entreprises par l’endettement (« LBO », en français : « achat à effet de levier »). C’est lui qui a introduit le jeune ambitieux au Club de Bilderberg ou encore qui a choisi son Premier ministre, Édouard Philippe.

        Jusqu’ici Henry Kravis est considéré comme un requin et personne à Wall Street n’envisageait de s’allier à KKR [5]… sauf BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde pour qui la crise financière de 2008 a été une aubaine… ».

        Un excellent papier de Thierry Meyssan.

        https://www.voltairenet.org/article208595.html 

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