Critique de la fausse dichotomie du défaitisme révolutionnaire (le cas de l’Iran)
Par Robert Bibeau
Prologue
Il y a un mois nous avons publié un article intitulé: «Contre les guerres impérialistes, toujours et partout le défaitisme révolutionnaire (Communiqué sur la guerre en Iran et au Liban – les 7 du quebec, à l’adresse URL: https://les7duquebec.net/archives/304630)
Il y était écrit :
«Nous avons repris le tract du groupe bordiguiste Programma comunista, qui publie en français Cahiers internationalistes. Il met en avant le plus clairement l’orientation que les communistes doivent avancer, celle du «défaitisme révolutionnaire» du prolétariat qui pousse au refus d’accepter des sacrifices économiques et sociaux au nom de l’économie nationale et de la préparation à la guerre généralisée».
Par la suite, nous avons publié l’article intitulé: «L’insurrection populaire plutôt que le «Défaitisme Révolutionnaire» à l’adresse URL L’insurrection populaire plutôt que le « Défaitisme Révolutionnaire » – les 7 du quebec sur https://les7duquebec.net/archives/304675
Il y était écrit :
«LÉNINE a synthétisé le MARXISME dans la politique révolutionnaire de «TRANSFORMER LA GUERRE IMPÉRIALISTE EN GUERRE CIVILE» pour renverser la dictature bourgeoise nationaliste et abattre par la révolution le comité exécutif qu’est l’État bourgeois nationaliste et ses institutions mondialistes.» A bas l’attaque impérialiste contre l’Iran ! Guerre de classe contre l’impérialisme et le capitalisme! – les 7 du quebec sur https://les7duquebec.net/archives/304627.
Dans la même veine, nous publions aujourd’hui un article reçu du Groupe Radical de gauche d’Afghanistan (LRA) intitulé: «Une critique de la fausse dichotomie du point de vue du défaitisme révolutionnaire».
Par Radical de gauche d’Afghanistan (LRA)
Anti-impérialisme ou renversement du régime réactionnaire ? Une critique de la fausse dichotomie du point de vue du défaitisme révolutionnaire
La guerre et l’agression, le pillage et l’exploitation sont des caractéristiques inhérentes à l’impérialisme. Les systèmes capitalistes ont toujours eu besoin de guerre, d’expansionnisme et d’intervention pour contenir leurs crises internes et tromper l’opinion publique. Dans leur quête d’accumulation de capitaux et de protection de leurs intérêts, ces systèmes ont montré qu’ils sont prêts à piétiner toute loi nationale ou internationale, et même à sacrifier les «valeurs civiques occidentales», la «démocratie» et les «droits de l’homme» qu’ils ont eux-mêmes créés, au cœur de leurs intérêts.
Les impérialistes et les grandes puissances fabriquent constamment de faux prétextes pour justifier leurs politiques criminelles et belliqueuses — des prétextes qu’ils révèlent eux-mêmes et admettent sans fondement des années plus tard. Un exemple clair de ce comportement fut l’agression militaire des États-Unis et de leurs alliés contre l’Irak, qui fut « légitimée » par la fausse accusation de possession d’armes de destruction massive; Pourtant, après l’occupation de ce pays, aucune arme de ce type n’a été retrouvée.
Cuba un pays de « gauche »
Dans une autre partie du monde, l’impérialisme américain considère les pays «de gauche» d’Amérique latine comme une menace pour lui-même et leur impose depuis des décennies des sanctions sévères et complètes, en particulier à Cuba. Tout le monde sait que Cuba et d’autres pays de gauche souffrent de pauvreté et de faiblesse précisément à cause de ces sanctions illégales et inhumaines, et ne représentent en aucun cas une menace pour les États-Unis et leurs alliés. Cette contradiction claire montre que l’objectif principal de l’impérialisme n’est pas la «défense de la sécurité» ou des «valeurs humaines», mais plutôt la consolidation de sa domination et l’élimination de toute alternative à l’ordre capitaliste.
Cependant, pour certains communistes et forces de gauche révolutionnaire, la question devient plus complexe lorsqu’un État réactionnaire intérieur fournit lui-même les bases d’une intervention et d’une agression impérialistes. Dans une telle situation, quelle est la bonne position de classe ? Faut-il défendre l’État intérieur contre l’agresseur au nom de l’anti-impérialisme, s’alignant ainsi avec les réactionnaires ? Ou faut-il saisir l’agression impérialiste comme une occasion de renverser le régime intérieur aussi rapidement que possible, même si cela signifie pratiquement s’aligner avec le plus grand ennemi de la classe ouvrière ?
Compte tenu de l’importance de la question, nous expliquerons que les deux positions mentionnées ci-dessus tombent sous le coup du réductionnisme et de la déviation de classe. La solution authentique doit être recherchée dans la position dialectique du «défaitisme révolutionnaire» — une position qui expose simultanément la nature réactionnaire de l’agresseur impérialiste et la nature antipopulaire du régime intérieur, tout en luttant pour créer une force de classe indépendante au cœur de la crise.
De la guerre progressiste à la guerre impérialiste
Nous devons toujours faire une distinction de classe entre les guerres. Marx et Engels considéraient les guerres national-progressistes, telles que les guerres pour l’unification de l’Allemagne et de l’Italie ou les luttes anticoloniales, comme légitimes car, au lieu de défendre la bourgeoisie, elles ouvraient la voie au développement des forces productives et à la lutte des classes. Mais avec l’entrée du capitalisme dans la phase de l’impérialisme, la nature des guerres a été transformée. Lénine, dans son analyse de la Première Guerre mondiale, montrait qu’il s’agissait d’une guerre réactionnaire entre « chiens esclavagistes » pour la redivision du monde. Dans une telle guerre, le slogan de «défense de la patrie» devient une véritable tromperie utilisée par la bourgeoisie des deux côtés du front pour asservir les masses.
Dans cette situation, Lénine définissait le cœur de la stratégie révolutionnaire comme la «défaite de son propre gouvernement». Ce slogan contradictoire ne signifie pas une trahison envers la patrie ; il représente plutôt une logique révolutionnaire. La défaite militaire de l’État bourgeois intérieur intensifie la crise de gouvernance, affaiblit l’appareil répressif et fournit les conditions objectives pour transformer une guerre interétatique en guerre civile — c’est-à-dire une lutte des classes pour renverser la classe dirigeante. Pour cette raison, Lénine condamnait sévèrement le slogan apparemment modéré de «ni victoire ni défaite», car en pratique cela signifiait maintenir le statu quo et perpétuer la domination bourgeoise.
Deux écarts contemporains dans la confrontation, les guerres en Ukraine et en Iran
La guerre en Ukraine, en tant que test historique, a tracé des lignes de division claires entre les forces de gauche et pseudo-gauche. Dans cette guerre, une part significative des «partis communistes», des courants «socialistes» et des groupes autoproclamés de gauche en Russie et dans l’Union européenne sont devenus en fait des remparts défendant leurs propres États bourgeois.
Bien que ces courants parlent de paix au niveau de la rhétorique et condamnent parfois même l’agression, lorsqu’ils sont confrontés à un projet de loi pour une intervention militaire, à l’envoi d’équipements létaux sur le front de guerre ou à l’allocation de milliards d’euros de budgets de guerre, ils votent en faveur sans hésitation. Se cachant derrière les slogans trompeurs de «défense de la patrie» ou de «résistance à l’agression», ils contribuent pratiquement à renforcer les politiques impérialistes de leurs propres gouvernements.
En revanche, les forces de gauche révolutionnaire, contrairement à la gauche qui collabore avec les États bourgeois, condamnent systématiquement la guerre et l’intervention tant des impérialistes que de «leur propre État» et n’entrent jamais dans une «union sacrée» sous quelque prétexte que ce soit. Ils déclarent clairement : pas un seul euro pour la guerre, pas un seul soldat, pas une seule arme pour la guerre ; Le budget doit être consacré à la garantie des moyens de subsistance et du bien-être des travailleurs, des femmes et des jeunes.
De même, en Iran aujourd’hui, on trouve deux courants principaux parmi les forces se disant de gauche et qui tiennent des positions réactionnaires concernant la guerre catastrophique en cours :
La déviation de la « défense de la patrie » déguisée dans l’anti-impérialisme
Ce courant condamne l’agression impérialiste mais, en pratique, par crainte de «créer la sédition» ou d’insister sur « l’unité nationale » contre l’ennemi étranger, s’abstient de critiquer le régime intérieur et devient effectivement un rempart défendant un État réactionnaire. Cette position n’est pas seulement non marxiste, mais est précisément le slogan bourgeois de la «défense de la patrie». Il oublie que le régime du mollah lui-même fait partie du problème, et que ses politiques aventuristes fournissent le prétexte le plus important à l’intervention impérialiste. Une telle approche, en bloquant la critique interne, contribue pratiquement à stabiliser le statu quo et attire les forces sociales vers un État corrompu et répressif.
La déviation de « l’agression comme libération »
À l’opposé, certains gauchistes, dont le Parti ouvrier-communiste d’Iran, certains partis kurdes et des nationalistes de gauche, considèrent l’agression militaire des États-Unis et d’Israël comme une opportunité d’atteindre l’objectif de renverser le régime, en prônant son renversement « à tout prix ». Certains de ces partis et groupes, qui possèdent également des forces militaires, sont même prêts à agir comme des soldats mercenaires au service de l’impérialisme américain et israélien. Cette perspective et cette tactique commettent une erreur historique.
En fait, l’approche de désirer la défaite de son propre État équivaut à désirer la victoire de l’impérialisme américain et israélien. Cette position ignore la nature de l’impérialisme, de sang et de sang qui est basée sur la classe. Les États-Unis et Israël ne cherchent pas à établir la démocratie, les droits de l’homme ou les droits des femmes en Iran ou dans aucun autre coin du monde ; ils visent plutôt à affaiblir un rival géopolitique, piller des ressources et installer un État totalement dépendant. Cette déviation, en réduisant la question à «l’inimitié avec le régime», abandonne l’analyse de classe et devient un outil entre les mains de la force impérialiste la plus puissante.
Défaitisme révolutionnaire en l’absence d’une force alternative
Cependant, évoquer le slogan de «défaite de son propre gouvernement» sans analyser l’équilibre des forces et l’existence d’un «facteur subjectif» révolutionnaire n’est pas seulement non révolutionnaire, mais conduit à l’aventurisme et au suicide politique. Un exemple clair de cette erreur est l’expérience de la gauche maoïste afghane dans les années 1980. Ce mouvement est entré en conflit armé contre l’agression soviétique sans examiner attentivement la nature de la guerre et sans se placer en position de successeur après la défaite de l’ennemi. Dans cette guerre, appelée Djihad (Guerre Sainte), la gauche maoïste afghane s’est effectivement alignée avec l’impérialisme américain et les partis islamiques réactionnaires, sur un front contre les forces soviétiques et le gouvernement fantoche de Kaboul. Bien que des milliers de membres et de forces de ce mouvement aient été tués par les forces soviétiques, le gouvernement de Kaboul et les partis islamistes fondamentalistes soutenus par la CIA et l’ISI, la défaite des Soviétiques et du gouvernement fantoche a finalement conduit à la victoire des États-Unis, de l’Occident et des partis fondamentalistes. Ainsi, le peuple afghan et les groupes maoïstes de gauche furent les principales victimes et les véritables perdants de cette guerre.
Lénine n’a jamais mécaniquement assimilé la défaite militaire à la révolution. Il croit que transformer la crise résultant de la défaite en révolution et la victoire des forces révolutionnaires de gauche nécessite trois conditions : 1) une crise «parmi les classes supérieures» (l’inefficacité de la classe dirigeante); 2) une crise «parmi les classes inférieures» (la préparation des masses à l’insurrection), et surtout, l’existence d’une force d’avant-garde cohésive capable de transformer cette colère dispersée en une volonté politique concentrée de succession.
L’Iran
Une analyse de la situation actuelle en Iran montre que, malgré l’existence d’un profond mécontentement, il n’existe aucune force progressiste organisée capable de prendre le pouvoir après un éventuel renversement du régime et de former un gouvernement fondé sur les conseils ouvriers et les intérêts des travailleurs. En l’absence d’une telle force, le renversement par l’impérialisme conduit à un «changement de dictateurs», et non à une «libération» du peuple. Les expériences de l’Irak, de l’Afghanistan et de la Libye témoignent de cette affirmation. En Irak, Saddam a été renversé, mais un État ethno-sectaire et dépendant l’a remplacé, apportant le chaos et l’émergence de l’État islamique.
En Afghanistan, après vingt ans d’occupation et des milliers de milliards de dollars dépensés, le résultat n’a pas été la démocratie ni la «civilité», mais le retour des talibans misogynes, anti-science et anti-liberté. Ces exemples montrent que «Aucun chat ne chasse les souris, bon sang» !
Venezuela 2026 : l’imposition de la volonté par l’impérialisme et la création d’un État fantoche
Les récents événements au Venezuela en janvier 2026, qui ont suivi l’agression militaire américaine, la capture de Maduro et l’installation de Delcy Rodríguez en tant que gouvernement sous la tutelle de Washington, ont révélé l’appétit vorace de l’impérialisme américain pour dévorer le pétrole et les ressources naturelles du Venezuela. Ce scénario illustre parfaitement le processus du «changement de dictateurs», où un régime populiste, anti-américain et de gauche est remplacé par un autre régime qui consolide la domination du capital américain et de l’oligarchie intérieure. Pour les travailleurs du Venezuela, ce « changement » n’apporte pas prospérité, mais une dépendance accrue, de l’humiliation et de nouvelles formes d’exploitation. Les gauchistes iraniens qui promeuvent ce modèle comme modèle pour l’avenir de l’Iran souhaitent, en fait, que la même catastrophe se répète dans leur propre pays.
Critique de l’illusion de la « démocratie marionnette »
L’argument des partisans du «renversement à tout prix» est que même un État fantoche de l’impérialisme, en ayant des syndicats «libres», une presse «libre», une structure étatique laïque et des espaces politiques ouverts, constitue un «progrès matériel» par rapport au régime des mollah et pourrait servir de pont pour les luttes futures.
Premièrement, la démocratie fantoche, ou théorie de la dépendance, montre que les économies de ces États sont complètement subordonnées aux intérêts de l’impérialisme et de la puissance dominante, et que leur « démocratie » n’est définie que dans la mesure où elle ne nuit pas au capital étranger ou impérialiste.
Deuxièmement, l’expérience historique montre que les États fantoches, comme l’Égypte après Moubarak, l’Irak après Saddam et l’Ukraine après 2014, ont été encore plus impitoyables que les dictatures traditionnelles pour réprimer leurs opposants, en particulier les gauchistes, mais masquent cette répression sous le couvert de « démocratie » et de « lutte contre le terrorisme ».
Troisièmement, la domination idéologique des médias occidentaux et de l’éducation néolibérale dans ces États peut entraver la formation de la conscience de classe pendant des décennies. En substance, le régime mollah, avec sa répression brutale, crée un obstacle évident à la lutte des classes, mais un État dépendant de l’Occident créerait un obstacle plus doux, plus complexe, et peut-être plus durable.
La troisième voie : une position de classe indépendante en faveur de la classe ouvrière et des travailleurs
La troisième voie n’est ni un compromis modéré ni un compromis opportuniste et collaborateur de classe, mais plutôt une position offensive et dialectique qui déclare l’indépendance de la classe ouvrière et de l’alternative précisément au point de confrontation entre les deux pôles réactionnaires. Ce troisième chemin peut être formulé dans le cadre d’une stratégie cohérente avec les composantes suivantes:
Reconnaissance de la nature de classe de la guerre
La première étape de cette stratégie consiste à abandonner les approches éthiques abstraites et à les remplacer par une analyse de classe concrète. La guerre en cours entre les États-Unis et Israël contre l’Iran n’est pas une guerre de «démocratie contre la dictature» ou de «révolution contre la réaction». En réalité, cette guerre est une confrontation entre deux pôles du système capitaliste.
D’un côté, le régime du mollah, en tant que forme de despotisme religieux-militaire, représente les intérêts d’une couche de capitalistes dépendants du pétrole et des Gardiens de la Révolution (CGRI) en tant qu’institution extra-légale et oligarchie dirigeante. Ce régime, avec son idéologie réactionnaire, sa répression interne et ses politiques régionales aventurières, a créé les conditions de la crise.
De l’autre côté, l’alliance impérialiste américano-israélienne, représentant le plus haut niveau du capitalisme monopolistique mondial, ne vise pas à établir la démocratie, à défendre les droits de l’homme, les droits des femmes ou les valeurs démocratiques, mais à éliminer un rival géopolitique, à dominer pleinement la région du Moyen-Orient et à encercler la Chine, à assurer la sécurité à long terme d’Israël, à piller les ressources énergétiques et à installer une société pleinement subordonnée, un État néolibéral en Iran.
Dans les deux scénarios de victoire — que le régime reste ou que l’impérialisme triomphe — la classe ouvrière et les travailleurs sont les principaux perdants. L’un perpétue l’oppression et l’exploitation par le despotisme, l’autre par la dépendance et le pillage.
Condamnation de l’agression impérialiste et révélation de sa façade «libératrice»
Fondé sur le principe marxiste, en cas d’attaque militaire et au déclenchement de la guerre, le devoir immédiat et inévitable de la gauche révolutionnaire est de condamner l’agresseur et la guerre réactionnaire. Cependant, cette condamnation ne doit pas impliquer la défense du régime intérieur. Le but de cette condamnation est de dénoncer la fausse façade «libératrice» de l’impérialisme. L’expérience historique en Yougoslavie dans les années 1990 puis en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie a montré que l’intervention militaire occidentale n’apporte pas la liberté, mais la guerre civile, la fragmentation, la montée du fondamentalisme, la fuite des cerveaux, la destruction des infrastructures, l’humiliation et la dépendance. Condamner l’agression, dans ce contexte, est une tâche idéologique de propagande visant à dévoiler le véritable visage de l’impérialisme afin que les masses ne tombent pas dans les faux slogans de «droits de l’homme» et de «démocratie» et ne considèrent pas les fascistes tueurs d’enfants et les epsteinistes comme leurs «oncles et tantes».
Lutte pour le renversement de son «propre gouvernement» et défaitisme révolutionnaire actif
Cette position, contrairement à la première déviation qui se réplique dans la coquille de la défense de la patrie, exploite la crise causée par la guerre pour intensifier la lutte contre le régime intérieur. Mais ce «défaitisme» ne signifie pas être spectateur et attendre les bombes américaines. Le défaitisme révolutionnaire actif signifie s’efforcer de transformer la défaite militaire de l’État réactionnaire en sa défaite politique et de classe. Cela est réalisé par :
- Organiser des grèves et des manifestations contre le régime en pleine guerre.
- Refusant de rejoindre l’armée et les institutions répressives du régime.
- Créer des structures populaires parallèles, incluant des conseils locaux, des comités ouvriers, des comités des femmes et de la jeunesse, et des conseils étudiants universitaires, capables de former le noyau initial d’un gouvernement alternatif dans le vide de pouvoir.
Donner la priorité à l’organisation indépendante et construire le facteur subjectif
Le cœur central de la troisième voie est l’accent mis sur la «priorité d’organisation» plutôt que sur la «priorité de renversement». Lénine nous enseigne qu’un parti révolutionnaire prend le pouvoir non seulement lorsqu’il désire la chute de l’ennemi, mais lorsqu’il est capable de construire une alternative à celui-ci. Dans les conditions actuelles de l’Iran, la plus grande faiblesse du mouvement révolutionnaire de gauche est l’absence d’une organisation de type bolchevique avec une large base de masse parmi la classe ouvrière et les travailleurs laborieux, possédant un programme clair de succession et de pouvoir exécutif. Par conséquent, le devoir principal des révolutionnaires n’est pas de se précipiter pour s’aligner avec une force visant à renverser le régime, ni de collaborer avec les monarchistes, les Mojahidins-e-Khalq, ou les partis nationalistes dépendant de l’impérialisme, mais plutôt de «préparer les conditions» à l’émergence d’une telle force. Cette préparation comprend :
- Organisation du travail parmi les travailleurs de secteurs clés comme le pétrole, les transports et l’industrie pour créer des syndicats et des conseils indépendants.
- Éclairer les masses sur le danger des pôles réactionnaires — le régime de la République islamique et l’impérialisme américano-israélien — et promouvoir une solution fondée sur la classe.
- Créer des réseaux de solidarité et une organisation aux niveaux districtuel, municipal et provincial.
- Établir des relations et la solidarité avec les travailleurs et les travailleurs de la région et du monde.
Analyse de l’équilibre des forces : pourquoi le « changement de dictateurs » est-il le scénario le plus probable aujourd’hui
La troisième voie repose sur une évaluation rationnelle de l’équilibre des forces. En Iran aujourd’hui, les forces sociales sont divisées en cinq grandes catégories:
- Forces du régime du mollah : constituant le noyau central du pouvoir, incluant le CGRI, le Basij, les forces armées officielles, les institutions de sécurité et judiciaires, ainsi que des secteurs de la bourgeoisie dépendants de l’État. Bien qu’elles soient confrontées à une crise de légitimité et à un mécontentement généralisé, ces forces disposent encore d’outils répressifs importants et de ressources économiques.
- Opposition armée et organisée à l’étranger et à l’intérieur : y compris l’Organisation Mojahedin-e-Khalq d’Iran (MEK) et des partis et groupes kurdes armés. Bien que le MEK ait perdu sa base de masse en Iran, il bénéficie encore d’une structure militaire-organisationnelle cohérente, d’un financement important provenant de sources étrangères, ainsi que d’importantes capacités de propagande et de lobbying. Des partis kurdes comme le Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKI), Komala, PJAK, etc., ont une base sociale limitée mais organisée dans les régions kurdes et une histoire de lutte armée. Leur stratégie se concentre principalement sur l’autonomie ou le fédéralisme, et certains entretiennent des relations complexes avec des acteurs étrangers, notamment les États-Unis et Israël.
- Monarchistes et réseaux affiliés : Y compris le Conseil national d’Iran dirigé par Reza Pahlavi, qui ces dernières années a su tirer parti du mécontentement public et d’importants investissements médiatiques pour créer une base sociale significative parmi une partie de la petite bourgeoisie urbaine et les Iraniens à l’étranger. Leurs appels anti-régime sont notables tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La capacité et les ressources de ce courant dépendent fortement du soutien des pays occidentaux, en particulier des États-Unis et de l’Arabie saoudite.
- Opposition intérieure, nationalistes libéraux et réformistes : Faute d’une base de masse large et organisée, en cas d’effondrement du régime, en raison de leur faiblesse organisationnelle et de leur dépendance idéologique envers l’Occident, ils seront facilement marginalisés par l’impérialisme ou acceptés comme des partenaires faibles dans un État fantoche.
- La classe ouvrière et les travailleurs : Constituant la majorité absolue de la société iranienne, ils sont la principale force productive et le moteur des protestations sociales. Des mouvements récents comme «La Femme, la Vie, la Liberté» ont montré que la classe ouvrière et les travailleurs urbains forment le noyau central de l’insatisfaction et de la résistance.
Ainsi, dans cet équilibre des forces, si le régime de la République islamique s’effondre à la suite d’attaques impérialistes catastrophiques, le vide de pouvoir ne sera pas comblé par des forces progressistes ou de gauche, mais par une combinaison de commandants militaires du régime qui se vendent à l’impérialisme, d’une diaspora dépendante de l’Occident et de forces militaires occupantes. Le résultat serait un État ressemblant aux États fantoches de l’Irak ou de l’Afghanistan. Un autre scénario probable après l’effondrement serait que le pays sombre dans la guerre civile et la fragmentation. Ainsi, compter sur sa propre force — c’est-à-dire l’organisation indépendante de la classe ouvrière — n’est pas un idéalisme, mais une nécessité objective pour éviter une catastrophe plus grande.
Aucun des deux Pôles : construire une alternative révolutionnaire de gauche
La troisième voie — la position indépendante, basée sur la classe sociale ouvrière — offre une réponse claire à la fausse dichotomie de «l’anti-impérialisme ou le renversement du régime». La troisième voie s’oppose à la fois à l’impérialisme agresseur et au régime réactionnaire intérieur, mais cette opposition ne signifie pas une alliance avec l’un ou l’autre. Le chemin vers la libération réside dans le transcendement des deux — une transition possible uniquement par l’organisation indépendante de la classe ouvrière et des travailleurs laborieux.
Le slogan révolutionnaire dans les conditions actuelles ne peut pas être «Victoire avec l’Amérique» ou «Défense de l’Iran du mollah». Le slogan correct est celui de l’indépendance de classe : «Non à la guerre impérialiste, non au régime réactionnaire ; nous voulons un Iran indépendant, laïque et démocratique appartenant aux travailleurs» Ce slogan, en niant les deux pôles réactionnaires, montre la voie vers la construction d’une alternative qui ne peut naître que de la lutte indépendante et organisée de la classe ouvrière — une alternative où la «liberté» n’est pas imposée au peuple par des bombes et des missiles, le massacre de jeunes écolières dans le district de Minab, ou la destruction des infrastructures, des zones résidentielles et des centres de services publics, mais elle est construite par sa propre organisation et son pouvoir. Les expériences amères du Venezuela, de l’Irak et de l’Afghanistan nous enseignent que ce n’est qu’en comptant sur sa propre force et en annulant les deux formes de domination interne et externe que nous pouvons empêcher la répétition d’une nouvelle catastrophe. La tâche de la gauche révolutionnaire aujourd’hui n’est pas de choisir entre deux monstres, l’un féroce et l’autre plus féroce, mais de construire l’instrument de la libération…de classe
Radical de gauche d’Afghanistan (LRA)
2 avril 2026

Par Robert Bibeau
Par Radical de gauche d’Afghanistan (LRA)
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/04/critica-falsa-dicotomia-do-derrotismo.html
MARX,ENGELS et LÉNINE conformément au matérialisme dialectique et historique ont analysé scientifiquement l’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN et ont enseigné:
«IL N’EST QU’UN, ET UN SEUL INTERNATIONALISME VÉRITABLE:IL CONSISTE À TRAVAILLER AVEC ABNÉGATION AU DÉVELOPPEMENT DU MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE ET DE LA LUTTE RÉVOLUTIONNAIRE DANS SON PROPRE PAYS, À SOUTENIR (…) CETTE MÊME LUTTE, CETTE MÊME LIGNE (…) DANS TOUS LES PAYS SANS EXCEPTION.»
(«La maladie infantile du communisme (‘le gauchisme)», écrit pour le IIième Congrès de l’Internationale communiste, avril-mai 1920).
Ainsi, pour chaque révolutionnaire communiste prolétarien, l’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN envers la lutte héroïque du peuple iranien consiste à combattre SA PROPRE BOURGEOISIE qui soutient l’une ou l’autre des factions de la bourgeoisie iranienne dans les luttes impérialistes qui les opposent pour «le vol, le pillage, le brigandage et l’asservissement du peuple iranien».
Les camarades afghans lorsqu’ils préconisent de «soutenir une 3ième voie iranienne» qui «s’opposerait à la fois à l’impérialisme agresseur et au régime réactionnaire intérieur» usurpe la mission historique du prolétariat iranien lui-même et prêche un «impérialisme révolutionnaire» qui nie l’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN.
Seuls les communistes prolétariens iraniens qui combattent en Iran même et qui dirigent les communistes prolétariens iraniens luttant au sein de la la diaspora iranienne mondiale sont en mesure de définir quelles tâches révolutionnaires leurs incombent en ce moment précis de leur courageuse guerre de classe, non pour une «troisième voie» mais pour l’unique voie révolutionnaire prolétarienne de «TRANSFORMER CETTE GUERRE IMPÉRIALISTE EN RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE» car les «2 voies» exposées par les camarades afghans ne sont que les faces «droite et gauche de la dictature sanguinaire bourgeoise» et de la trahison impérialiste iranienne.
Pour ceux qui douteraient qu’ils s’agit là des «2 faces de la dictature sanguinaire de la bourgeoisie impérialiste iranienne», il suffit de les observer s’«injuriant», se racolant et NÉGOCIANT à l’unisson, perfidement tout en le niant, dans un cirque médiatique macabre comme les renégats immondes et inhumains qu’ils sont TOUS, sans exception, depuis les mollahs d’opérettes, aux «gardiens de la contre-révolution islamique», en passant par le descendant ridicule du Shah et toutes les variantes patentées par l’impérialisme mondial qui réclament des prébendes étatiques pour tromper et trahir le prolétariat iranien.
Comment des communistes prolétariens pourraient-ils «négocier pacifiquement» avec des génocidaires yankees/SIONAZIS ISRAÉLIENS/impérialistes mondiaux et leurs agents «nationaux» qui ont agressé perfidement leur peuple? Assassinés lâchement, perfidement et inhumainement 170 écolières sans défense?Qui croyez-vous a fourni les localisations des «cibles» des victimes des attentats terroristes yankees/SIONAZIS ISRAÉLIENNES?Qui retient la main des iraniens de détruire totalement toutes les usines de déssalinisation des SIONAZIS ISRAÉLIENS et des pétromonarchies réactionnaires du golfe qui assistent les génocidaires dans leurs agressions sans fin afin de les faire crever de soif que les monstres inhumains qu’ils sont?Qui sont les renégats abjects qui veulent marchander le sang et la chair des martyrs contre des «compensations monétaires» immondes pour s’enrichir?Qui sont les renégats qui entraînent pour la 3ième fois, en moins d’une année, le peuple iranien martyr dans des «négociations» bidons avec des génocidaires qui les agresseront perfidement au moment où ils s’y attendront le moins?QUI sont les renégats qui tolèrent sur leur sol les journalistes espions des génocidaires qui fomentent les attentats terroristes barbares et inhumains?
Comment s’assoir à la même table de «négociation/trahison» que les émissaires de l’État qui a juré qu’il «anéantirait la civilisation iranienne» et retournerait «à l’âge de pierre» son peuple dans un armagédon nucléaire apocalyptique?
Comment des communistes prolétariens pourraient-ils traiter en «amis» des renégats impérialistes chinois qui sont les 1er fournisseur de biens de consommation et les 3ème partenaire commercial de l’État des mercenaires génocidaires SIONAZIS ISRAÉLIENS de «cette populace réactionnaire fasciste» et permettre à sa marine de traverser le détroit d’Ormuz pour alimenter en pétrole et en gaz naturel l’industrie chinoise qui fournit l’armée des mercenaires génocidaires SIONAZIS ISRAÉLIENS?
Comment des communistes prolétariens pourraient-ils traiter en «amis» des renégats impérialistes russes qui fournissent en pétrole l’armée SIONAZI ISRAÉLIENNE qui bombarde son peuple, massacre ses «alliés» libanais, iraquiens et syriens et génocide le peuple palestinien martyr, les supposés «alliés» de l’«Axe de la résistance» bidon?
Comment des communistes prolétariens pourraient-ils traiter en «amis» des renégats impérialistes indiens, pakistanais et toutes cette racaille qui commercent et ont des relations diplomatiques «amicales» avec les mercenaires génocidaires SIONAZIS ISRAÉLIENS et leurs maitres yankee et européens?
EN RÉSUMÉ, TOUT EST POURRI AU ROYAUME DES MOLLAHS ET SEUL UN AUTHENTIQUE PARTI COMMUNISTE PROLÉTARIEN PEUT DIRIGER LE PEUPLE IRANIEN DANS SA TRANSFORMATION DE CETTE GUERRE IMPÉRIALISTE EN RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE.
MARX et ENGELS ont écrit dans le «Manifeste du parti communiste» que «le prolétariat n’a pas de patrie» car le capitalisme est un système social mondial mû par la lutte des classes à l’échelle mondiale.
Toutefois, en raison de l’histoire même de la civilisation humaine et des particularités linguistiques, culturelles et religieuses quelle a donné aux «communautés» regroupées au sein des États-nations constitués par la dictature de la bourgeoisie, ils ont précisé que:
«[L]a lutte du prolétariat contre la bourgeoisie est d’abord une lutte nationale» c’est-à-dire organisée dans les structures politiques et géographiques d’un État donné. Cette lutte «nationale» n’est en aucun cas une lutte «nationaliste» ou «patriotique» qui elle est idéologique et réactionnaire.
Pour MARX et ENGELS puisque la bourgeoisie à renverser est d’abord «nationale», le prolétariat qui part du monde réel et non imaginaire, doit la renverser là où elle exerce directement sa dictature sur le prolétariat: au sein de l’État-nation.
S’il est vrai que «la bourgeoisie fut une classe éminemment révolutionnaire» («Manifeste du Parti communiste»), ce rôle est totalement révolu et MARX dans l’Adresse au Comité central de la Ligue des communistes (1850) a clairement énoncé que:
1- le prolétariat est une force révolutionnaire indépendante;
2- il est impératif de poursuivre la révolution bourgeoise jusqu’à la révolution prolétarienne car la bourgeoisie est devenue si conservatrice quelle trahit «sa» propre révolution et s’allie à la féodalité pour opprimer le prolétariat comme l’ont prouvé les «monarchies parlementaires bourgeoises».
Avec l’avènement de l’impérialisme, le stade suprême du capitalisme, LÉNINE a démontré que la bourgeoisie en s’internationalisant à accompli sa dernière oeuvre «révolutionnaire» puisqu’elle a aussi internationalisé le prolétariat qui ne connaît plus de frontières «nationales», plus de «patrie», migrant, de gré ou de force, d’un État national à un autre pour satisfaire les besoins capitalistes.
Les États-nations d’aujourd’hui sont des mosaïques de prolétaires venus du monde entier pour servir d’esclaves salariés.Il suffit de parcourir les rues des grandes métropoles: Londres, New York, Paris, Pékin, Montréal, Toronto, etc. pour y croiser des prolétaires venus du monde entier afin d’y être exploités. Organisés au sein des entreprises et unis au sein des communautés, ils apprennent à se comprendre et à s’apprécier au-delà de l’abjecte propagande raciste des réactionnaires â tout crin.
Cette «internationalisation capitaliste» du monde se fait sous la houlette du capital financier, né de la fusion du capital bancaire et industriel, à travers les monopoles et les transferts de capitaux pour le partage des marchés comme l’a savamment décrit LÉNINE dans l’oeuvre phare magistrale: «L’IMPÉRIALISME, STADE SUPRÊME DU CAPITALISME» que tout révolutionnaire prolétarien se doit d’avoir lu, médité et appliqué.
MARX et ENGELS, ont enseigné que: «les idées tardent toujours sur la réalité» et c’est ce qui explique les résistances linguistiques, culturelles et religieuses qu’exploitent les capitalistes pour diviser le prolétariat et ainsi le dominer mais ces «résistances» nationalistes et racistes réactionnaires seront inévitablement vaincues car rien ne résiste «au progrès» générateur de profits: qu’auront été quelques centaines d’années pour imposer une langue commune, une culture commune, une idéologie commune? Une chiquenaude au doigt de la durée.
L’humanité est confrontée à une nouvelle «révolution» industrielle: la révolution «cybernétique» aussi appelée révolution «numérique», de l’«IA» ou «4ième révolution industrielle», ce qui requiert des capitaux en quantité et en qualité astronomiques et peut signifier des destructions massives d’esclaves-salariés excédentaires d’où des contradictions exacerbées à l’extrême entre les forces productives (les esclaves-salariés) et les rapports de production (dictature des capitalistes et de leurs capots: l’aristocratie travailleuse).
La guerre qui oppose les esclaves-salariés et leurs maîtres existent aussi au sein de chaque classe: entre les esclaves- salariés et les capots des capitalistes et entre les capitalistes entre eux: ceux des technologies innovantes contre les technologies déclinantes; les États qui hébergent les technologies innovantes , leurs capitalistes, leurs capots et leurs esclaves-salariés contre les États qui hébergent les technologies déclinantes, leurs capitalistes, leurs capots et leurs esclaves-salariés.
Il est avéré que ces technologies innovantes sont extrêmement énergivores comme l’a été la révolution du moteur à explosion interne d’où la guerre pour le contrôle du pétrole, du gaz naturel et des terres rares qui se déroule à travers le monde capitaliste et dont l’Iran comme le Vénézuéla, le Canada, le Groenland et la Fédération de Russie l’ont été auparavant.
La guerre d’agression perfide YANKEE/SIONAZI ISRAÉLIEN/IMPÉRIALISTE MONDIAL contre l’Iran pour le contrôle de son OR NOIR doit être analysée dans cette perspective marxiste et le prolétariat iranien doit s’organiser pour «TRANSFORMER CETTE GUERRE IMPÉRIALISTE EN RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE» conformément à son propre programme et agenda sous la direction de son propre Parti communiste prolétarien et recevoir l’appui de TOUS LES RÉVOLUTIONNAIRES COMMUNISTES PROLÉTARIENS DU MONDE ENTIER, D’ABORD PAR LEUR LUTTE CONTRE LEUR PROPRE BOURGEOISIE ET EN SOUTIEN À LA MÊME RÉVOLUTION COMMUNISTE PROLÉTARIENNE IRANIENNE.
Bonjour merci pour cette analyse, au sens strictement révolutionnaire, elle est imparable. Cependant..
Pour ma part je reste pragmatique, donc stratégique.
La politique intérieure des Etats/nation mérite d’être revisitée mais ne peut être priviligiée par rapport à une agression meurtrière par un pays (les USA) dont le seul but est d’éteindre un pays désigné comme « hostile » par vocation impérialiste par l’attaquant ennemi.
Il y a un choix de priorité temporelle.
L’émancipation des peuples est un sujet vaste de bien être, d’égalité, de justice, de fraternité. Mais l’attaque guerrière peut mener à l’extinction. C’est une question de survie. Même les populations civiles, les femmes, les enfants, les vieillards, sont déchiquetés, tués, assassinés.
Il existe donc une différence d’échelle entre la nécessité révolutionnaire et être face à la guerre.
L’Iran est un pays certes régit par le carcan des mollahs. On imagine bien que cela est un fardeau. Pour nous français qui savons l’histoire la révolution française de 1789 la chappe de la religion était un fardeau combiné. Aux privilèges de l’aristocratie qu’il fallait faire tomber, un socle de la royauté et de la culture associée par l’église de Rome, ceci perpétré depuis Clovis donc des siècles.
La révolution a aboli les privilèges de la royauté et de l’église, chose nécessaire et vitale, qui eurent lieu dans la douleur. Il s’agissait de fait de politique intérieure « à résoudre » par une Constituante et une Assemblée à désigner. Les gens n’étant plus des sujets mais des citoyens.
Cependant, en pleine révolution, lorsque les armées étrangères royalistes sont venues agresser la jeune République c’est toute la France qui s’est mobilisée, par la conscription, pour les stopper à Valmy. C’est aussi cela le sens de la patrie qui reste une fibre profonde. Il s’agissait de repousser le joug de nouveaux prétendants régisseurs qui aurait mener à une restauration d’emblée.
Dans le cas de l’Iran on n’oubliera pas que cette nation vit selon ses coutumes, ses traditions, bref sa culture historique, donc son histoire et ses moeurs.
Il s’avère que depuis toujours l’islam fait partie intégrante de l’Iran. Et il ne nous appartient pas de choisir le modèle de vie sociétale qui leur revient. On peut trouver à juste titre que cela est un carcan. Soit. Mais si les mollahs sont envahissants et empêchent l’émancipation alors il appartient au seul peuple iranien d’opérer à des choix nouveaux, par une révolte ou une révolution dans les urnes. C’est toujours possible, non?
Il n’empêche que dans le contexte l’Iran est prise en étau par deux des plus puissantes armées du monde. Ceci car Israël se sent menacé de façon indélébile par la proximité de l’Islam. Donc tous les voisins d’Israël doivent êtres attaqués, vaincus, puis désarmés. S’ajoute la vexation maladive des américains envers l’Iran qui avait oser prendre en otage l’ambassade américaine en 1979.
Il se trouve que l’Iran est un pays qui n’a jamais attaqué un autre pays. Qui dit mieux? C’est pays pacifique si il est est.
On pourrait donc être scandalisé sur ce seul fait que pays sous embargo soit sous les bombes ennemis. Mais la presse mainstream reste complice. C’est écoeurant.
Je pense que le programme en 10 points présenté par l’Iran est amplement justifié envers l’attaque impérialiste atlantico-sioniste. En outre, parmis les pays arabes musulmans l’Iran est le SEUL pays qui tient tête à Tel Aviv sur la cause palestinienne.
Donc je peux comprendre que le souci urgentissime est de vaincre les 2 armées étrangères qui l’attaquent. Après je n’ai pas à me prononcer sur le « régime » des mollahs ou le « régime » des rabbins. C’est une histoire qui leur appartient en tant que nation au sens de l’ethnie et de leur culture.
Je ne suis pas croyant je suis marxiste. Mais je ne m’autorise pas dans un tel contexte à mettre la question des religions des autres dans ce bouillonnement face à une guerre d’agression -directe- contre une identité. Une identité iranienne qui elle ne vit pas dans la phobie impérialiste qui colporte une guerre d’agression. La guerre de 14/18 était effectivement une guerre impérialiste et affairiste. Jaurès et Lénine avaient bien décrypté ce contexte. C’était bien une guerre des affairistes capitalistes. C’était un contexte bien différent du cas de l’Iran, comme de l’Irak, la Libye, comme de la Syrie, etc..
Faisons confiance aux peuples pour considérer la priorité dans l’urgence. L’émancipation sociétale, politique, économique, reste une étape qui devra (si ils le souhaitent) une étape à venir.
@ tous
Je cite un extrait du texte : « Aux privilèges de l’aristocratie qu’il fallait faire tomber, un socle de la royauté et de la culture associée par l’église de Rome, ceci perpétré depuis Clovis donc des siècles. »
L’église de Rome – des papistes – faisait partie intégrante de l’aristocratie dont l’ordre hiérarchique était calqué sur l’ordre laic royal- D’OU effectivement la RÉVOLUTION BOURGEOISE française se devait d’intégrer – assimiler – l’ordre aristocratique papiste au sein de la société pseudo laïc bourgeoise.
JE CITE À NOUVEAU L’AUTEUR DU COMMENTAIRE « Mais si les mollahs sont envahissants et empêchent l’émancipation alors il appartient au seul peuple iranien d’opérer à des choix nouveaux, par une révolte ou une révolution dans les urnes. »
Je ne crois pas à une RÉVOLUTION via les élections – les urnes bourgeoises.
Par contre, il appartient TOTALEMENT À la population iranienne et surtout AU COURAGEUX PROLÉTARIAT IRANIEN de décider des structures sociales de son pays en devenir. En devenir signifie que la véritable révolution sociale = anti-impérialiste = devra s’inscrire dans le cadre de la révolution prolétarienne anti-impérialiste INTERNATIONALISTE.
sEULE NOTRE CLASSE SOCIALE pourra mener à terme la transformation radicale du mode de production capitaliste moribond.
Nous n’en sommes pas encore à ce point ni en Iran ni aux États-Unis ni ailleurs mais nous cheminons.
Camarades, merci pour vos judicieux commentaires.J’ose ajouter que le sens de la citation de Lénine sur l’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN est d’une justesse révolutionnaire prolétarienne profonde à tout point de vue.
Ainsi, procédant à «transformer le monde plutôt qu’à l’interpréter» (Karl Marx, «Les Manuscrits de 1844), LÉNINE proclame que s’est dans «son propre pays», là où le prolétariat révolutionnaire a la faculté réelle de transformer le monde qu’il doit agir en: travaillant « AVEC ABNÉGATION AU DÉVELOPPEMENT DU MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE ET DE LA LUTTE RÉVOLUTIONNAIRE DANS SON PROPRE PAYS», ce qui concrètement signifie combattre la bourgeoisie de son pays qui finance, arme et soutien les perfides agresseurs du peuple iranien héroïque que sont les impérialistes YANKEES U$/SIONAZIS ISRAÉLIENS/IMPÉRIALISTES MONDIAUX.
Ici même au Canada, la bourgeoisie impérialiste canadienne commerce pour ~3 milliards $ CA par an avec l’État SIONAZI ISRAÉLIEN.En 2024, l’État canadien a exporté pour ~450 millions $ CA et importé pour ~1,3 milliards $ CA contribuant directement à financer l’effort de guerre d’agressions génocidaires perfides SIONAZI$ ISRAÉLIENNE$.
De ce montant, 18,9 millions $ CA étaient des armes létales (pièces de missiles, systèmes militaires, pièces d’avions de chasse,etc.).
En plus de commercer avec cet État génocidaire, l’abject État canadien a eu l’ignominie de conclure un traité commercial, le CIFTA, ALE CANADA-ISRAEL, qui abat les droits de douanes sur environ ~92% des produits israéliens dont une grande partie provient des terres volés au peuple palestinien et de l’esclavage des palestiniens.Depuis 1990, le commerce avec cet État paria-voyou-génocidaire a augmenté de +250%.
L’État impérialiste canadien qui du bout des lèvres prétend reconnaître «la solution bidon des 2 États» et un État palestinien croupion, désarmé et soumis à la dictature SIONAZI ISRAÉLIENNE à la façon des bantoustans croupions créés par l’État raciste et fasciste d’Afrique du sud des afrikaners, dans les faits, sous le fallacieux argument de combattre «l’antisémitisme» s’oppose à la création de l’État palestinien en persécutant ceux qui combattent pour une PALESTINE LIBRE.
De tout temps, l’État impérialiste canadien a servi les plans impérialistes, d’abord Franco-britannique, puis U$, en se présentant comme un «ami des arabes» alors qu’Il était un agent, un cheval de Troie, de l’impérialisme mondial planté au coeur du panarabisme naissant et du SIONAZISME terroriste, puis génocidaire.
Pour nous révolutionnaire prolétarien communiste canadien, notre devoir INTERNATIONALISTE PROLÉTARIEN consiste à « travailler avec abnégation à combattre courageusement TOUTES RELATIONS DIPLOMATIQUES, POLITIQUES, ÉCONOMIQUES ET MILITAIRES AVEC L’ÉTAT GÉNOCIDAIRE SIONAZI ISRAÉLIEN ET DE LEURS MAÎTRES LES IMPÉRIALISTES YANKEES U$» et «À LA RECONNAISSANCE ET AU SOUTIEN DE L’HÉROÏQUE PEUPLE PALESTINIEN MARTYR».
Vis-à-vis du courageux peuple iranien martyr, notre devoir INTERNATIONALISTE PROLÉTARIEN consiste à soutenir sa lutte héroïque contre l’agression perfide, illégale, criminelle et génocidaire YANKEE/SIONAZI ISRAÉLIENNE/IMPÉRIALISTE MONDIAL et les renégats chinois, russes, pakistanais et toute la racaille des faux «amis sans limite» qui profitent de cette agression pour acheter le pétrole iranien à rabais et à financer les agresseurs YANKEESU$/SIONAZIS ISRAÉLIENS/IMPÉRIALISTES MONDIAUX comme je l’ai démontré dans mon commentaire initial.
Dans l’état actuel du développement du mouvement révolutionnaire prolétarien iranien, libanais, palestinien et arabe en général, il est quasi-impossible d’identifier le parti ou le mouvement révolutionnaire prolétarien qui organise la TRANSFORMATION DE CES GUERRES IMPÉRIALISTES EN RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE, ce qui commande le respect, l’étude et l’analyse, sûrement pas de s’associer à la bourgeoisie mondiale pour soutenir l’agression fasciste sous des prétextes réactionnaires anti INTERNATIONALISTE PROLÉTARIEN de combattre les mollahs, pour la «démocratie bourgeoise», la «liberté des journalistes bourgeois d’infiltrer l’Iran pour L’espionner et La subvertir au profit de l’impérialisme mondial» et toutes cette propagande goebelienne démagogique immonde, abjecte et génocidaire.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET TRAVAILLEZ AVEC ABNÉGATION AU DÉVELOPPEMENT DU MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DANS VOTRE PROPRE PAYS ET SOUTENEZ CETTE MÊME LUTTE, CE MÊME COMBAT PARTOUT DANS LE MONDE.
Camarades, recevez mes salutations révolutionnaires prolétariennes communistes.
Normand Bibeau, 16/04/2026.
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