Nous vivons des moments historiques – le pouvoir impérial est ébranlé de Tunis à Caracas
Par Normand Bibeau et Robert Bibeau
De la Tunisie au Venezuela
Je suis à parcourir, la Tunisie et tout ce que j’y vois me convainquent que l’«insurrection populaire» est en marche venant à la fois du Sud global et du fond de l’empire, des plaines du Montana au delta de Louisiane.
Ainsi, comment ne pas constater que la garde nationale, la police et les forces de l’ordre, mitraillettes en bandoulières, n’exercent leur dictature népotique qu’aux «ronds-points tunisiens», pour y rançonner les camionneurs et les automobilistes autochtones, désarmés et isolés ? Ailleurs, les forces de la répression fasciste sont absentes totalement, le peuple tunisien, laborieux et courageux, vaque à ses occupations difficiles et peu rémunératrices sans tolérer quelque présence policière répressive que ce soit.
À mon avis, une allumette suffira à rallumer le feu qui consuma la dictature impitoyable de Ben Ali, le despote à la solde des impérialistes américains et des Saoudiens, les féodaux compradors, ces émirs moyenâgeux djihadistes, complices du génocide du peuple palestinien.
Le sacrifice du martyr Sidi Bouazizi, le 17 décembre 2010, est encore bien présent dans la mémoire collective et si l’État fasciste du dictateur Kaïs Saïed, en poste depuis 2019, et qui a dissous le parlement fantoche en juillet 2021 et proclamé «sa» nouvelle Constitution en 2022, s’avisait de réprimer férocement le peuple tunisien, le feu de l’insurrection reprendrait de plus belle.
Tous les jeunes à qui je me suis adressé criaient à l’unisson: «FREE PALESTINE» en brandissant le poing et vomissaient l’État SIONAZI terroriste et les pirates américains suzerains, cela m’a fait chaud au cœur et m’a convaincu que «même si les chemins sont sinueux, l’avenir est radieux».
De Caracas à Washington
Beaucoup de révolutionnaires sont tristes d’apprendre que Maduro, le président «élu démocratiquement selon les normes bourgeoises de la Révolution Bolivarienne», a été kidnappé et emprisonné aux États-Unis avec son épouse, menottés et les yeux bandés, à la honte des pédants analystes et des larbins politiciens hoquetants à propos de la «démocratie et de la liberté retrouvée» (sic) sous le fléau impérialiste yankee et sous la dictature des banquiers et des spéculateurs mondiaux.
Ainsi, lâchement trahi par la haute direction militaire de l’«armée bolivarienne», Maduro et son épouse, furent kidnappés illégalement et conduit aux États-Unis de force sous des accusations bidons démagogiques de «narcotrafics», portés par le gouvernement fasciste du pantin débile et corrompu, Donald Trump. Venezuela : comment la «garde prétorienne présidentielle» a livré Maduro aux Américains – les 7 du quebec
Toute personne censée, ce qui exclut d’emblée la totalité des journalistes stipendiés des médias mainstream au service des propriétaires milliardaires, qui abrutissent l’opinion publique, sait évidemment que ces accusations sont bidons, fabriquées de toutes pièces et ne sauraient en aucun cas justifier cet acte de piraterie internationale répugnant, révoltant et scandaleux.
Division entre l’axe de gauche et la bande de droite de la bourgeoisie vénézuélienne et mondiale
Cependant, les camarades révolutionnaires prolétariens doivent aller au-delà de la propagande bourgeoise et analyser cet acte odieux de piraterie internationale du point de vue prolétarien de la lutte des classes et conclure que Maduro et sa clique n’étaient que des pseudos-révolutionnaires qui ont trompé le prolétariat vénézuélien et l’ont conduit dans la voie d’une faction de la bourgeoise avec laquelle ce peuple s’enfonce depuis des années. L’État pirate américain impose au Venezuela des ajustements de régime, et non un changement de régime – les 7 du quebec . https://les7duquebec.net/archives/303557
Depuis deux décades, les gouvernements bolivariens successifs ont mis en œuvre des réformes sociales afin de consolider le système d’économie politique capitaliste au bénéfice de la faction de gauche du Capital vénézuélien et favorisant l’axe impérialiste asiatique (Chine-Russie-Iran). L’empire américain s’isole et ouvre la voie à son concurrent chinois (Mearsheimer) – les 7 du quebec. https://les7duquebec.net/archives/303599
Jamais les gouvernements « bolivariens » n’ont promu des mesures ou des programmes politiques prolétariens. Tout au plus, ont-ils promulgués des politiques bourgeoises de nationalisation des ressources pétrolières en faveur de la bourgeoisie vénézuélienne de gauche qui s’employa à les brader au profit du plus offrant, ce que l’impérialisme américain n’a jamais accepté, les sanctionnant et les condamnant à les vendre à Cuba et à la Chine, à travers les BRICS, des «clients» capitalistes saturés du pétrole russe et saoudien, d’où leur abandon à la faveur des «alliés sans limites» russe et chinois multipolaires.
La prise de contrôle du marché vénézuélien du pétrole et son pendant politique que sont l’arrestation, l’emprisonnement et la mise au pas du gouvernement Maduro et son remplacement par la «Nobel de la paix» ou par toute autre fumiste de service, n’est qu’une étape dans les préparatifs intensifs de la Troisième Guerre mondiale thermonucléaire apocalyptique que les le complexe militaro/industriel prépare. L’agression américaine contre le Venezuela, une escalade vers la guerre globale – les 7 du quebec https://les7duquebec.net/archives/303526
L’impérialisme étatsunien ne pouvait tolérer plus longtemps que la Chine et la Russie, par les BRICS interposés, continuent à jouer dans son pré carré. Lula, le brésilien, le Panaméen, le Groenland et le Colombien doivent se le tenir pour dit et se préparer à rejoindre Maduro en cellules aux États-Unis.
Dans le cas du Venezuela, le prolétariat local comme international doit se garder de tout soutien à un camp ou l’autre, au camp Maduro dit « bolivarien » comme au camp pro-américain dit « démocratique ». Soutenir un camp ou l’autre ne pourrait qu’aggraver encore plus la situation des ouvriers et salariés du pays, ne serait-ce que parce qu’ils ne peuvent servir que de chair à canon en cas de conflit armé. Une participation, ou même ne serait-ce qu’un soutien passif, à un camp ou à l’autre ne pourrait qu’handicaper toute future résistance aux conditions d’exploitation, salaire, emplois, répression, etc., qui ne pourront qu’empirer, quel que soit le gouvernement mis en place par le conquérant.
Le prolétariat mondial assiste «passivement», jusqu’à maintenant, à la débandade totale des illusions «castriste-guévariste-bolivarienne-altermondialiste-islamiste- terroristes-djihadiste – wokistes et tutti quanti» via le génocide inhumain du peuple palestinien, via la répression de toutes oppositions, la guerre en Ukraine, l’arrestation et l’emprisonnement de Maduro, la saisie de pétroliers en haute mer et nous constatons que le monde ne connaît plus de «patrie», d’«État nation», d’«État souverain» et toutes ces notions obsolètes de «droit et souveraineté des peuples», de «démocratie», de «droit international humanitaire» et autres inepties qui nient la lutte des classes et qu’aujourd’hui comme lors de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, le prolétariat proclame que : LE POUVOIR EST AU BOUT DU FUSIL!
La bourgeoisie effectue, espérons-le son dernier tour de piste mortifère et fait de la planète l’«INTERNATIONALE» capitaliste-impérialiste, en passe d’imposer un génocide thermonucléaire apocalyptique, à moins que le prolétariat n’assume sa mission historique de renverser et d’enterrer cette classe moribonde et ce système d’économie politique décadent.

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau
EN complémentaire : https://reseauinternational.net/la-chine-previent-les-etats-unis-si-vous-voulez-la-guerre-vous-aurez-la-guerre/
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/01/estamos-viver-momentos-historicos-o.html
Largement partagé, merci!
Méfions nous de l’idéologie communiste qui a surtout connu du succès dans les pays sous-développés, au prise avec de la pauvreté endémique..ou en transition lorsqu’il y vide politique. Ils s’agit de récupération, comme on dit quand le fruit est mûre, on le cueille…. Le problème majeur de cette idéologie est qu’au final, elle s’affirme inévitablement par la DICTATURE, non celle du fameux prolétariat, mais par celle d’une élite, qui aussitôt installée au pouvoir s’incruste et garde ce pouvoir avec une violence inégalée dans l’histoire. C’est une corruption qui s’exerce avec une extrême brutalité contre un prolétariat TRAHI, qui gangrène et parasite des populations dont on a hypocritement ABUSÉES…
quelques erreurs factuelles à contredire cher VALK
il n,y a jamais eu de révolution ou de gouvernement – d’État prolétarien communiste sur terre.
En Russie – URSS – et en Chine ce furent des révolutions sociales-démocrates anti-féodales, ailleurs ce furent des révolutions sociales-démocrates anti-coloniales, des révolutions nécessaires mais dont le prolétariat était une force d’appoint, auxiliaire des classes bourgeoises et paysannes mais jamais dirigeantes.
Voila la raison de la dégénérescence de ces révolutions nationales patriotiques qui on produit de nouveaux pays capitalistes intégrés à l’impérialisme mondialisé…
il n’y a la rien de prolétarien ou de communiste dont nous espérons les révolutions à venir.