La construction de la Forteresse America en prévision de la Troisième Guerre mondiale
Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Le programme «MAGA INC.» des impérialistes américains est une étape essentielle dans la tactique de construction de la «FORTERESSE AMERICA/ MAGA INC./ unipolaire» en préparation de la Troisième Guerre mondiale pour le maintien de l’hégémon de l’alliance occidental. Toutefois, en ce second millénaire, l’économie politique se présente comme le «Reset» du siècle qui a précédé et elle définira la classe sociale qui dominera le millénaire à venir. (1)
«QUAND LE SAGE POINTE LA LUNE, L’IDIOT REGARDE LE DOIGT»
MARX, ENGELS et LÉNINE ont démontré scientifiquement que depuis la division de la société en classes sociales aux intérêts opposés, toutes les guerres ont pour finalité stratégique de servir les intérêts de la classe dominante.
Ainsi, ces guerres qui n’ont jamais cessé tout au long de l’épopée de la «civilisation occidentale», opposant tantôt la classe dominante d’un territoire à celle d’un autre territoire; ou encore, opposant une faction d’une classe dominante à une autre faction, au sein d’une même nation ou d’un même territoire, poursuivaient comme finalité de «voler, piller et brigander» pour accumuler du Capital.
Dans le «MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE», MARX et ENGELS ont écrit:
«[L]es ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur prendre ce qu’ils n’ont pas» ce qui signifie que des ouvriers qui ne se connaissent même pas n’ont aucun intérêt à s’entretuer les uns les autres au seul profit de capitalistes qui eux se connaissent et ne s’entretuent pas.
LÉNINE, appliquant rigoureusement les enseignements de MARX et d’ENGELS aux conditions particulières de la Première Guerre mondiale (1914-1918) a écrit dans l’ouvrage phare et toujours d’actualité: «[L] impérialisme, stade suprême du capitalisme»(2) que les grandes puissances capitalistes se font la guerre pour:
- les colonies (territoires);
- les ressources (y compris la force de travail);
- les marchés (population);
- l’influence géopolitique (superstructure étatique).
En conclusion, LÉNINE a démontré que toute guerre capitaliste est une guerre entre bourgeoisies rivales pour «voler, piller, brigander» et asservir les vaincus au profit des vainqueurs.
Depuis l’avènement de l’impérialisme, toutes les guerres fussent-elles locales, régionales, nationales ou internationales sont des guerres d’intérêt mondial impliquant les puissances impériales et seule l’intensité diffère puisque pour chacun de ces affrontements l’armement et la logistique proviennent et enrichissent la bourgeoisie mondialiste.
Ainsi, par leur «capital action», les conglomérats capitalistes mondiaux, qu’ils s’agissent d’entreprises du secteur militaire, du secteur énergétique, chimique, cybernétique, informatique, numérique, la bourgeoisie mondiale participe directement à la curée des profits et du Capital qu’engendre toutes les guerres, y compris celles dites de «libération nationale» fussent-elles à Gaza, en Syrie, en Irak, au Yémen, au Liban, en Afghanistan, au Venezuela, au Sahel, en Iran et autour du golfe Persique, fiefs des roitelets et des princes d’opérettes.
Dans un ouvrage intitulé : «QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME MODERNE» nous avons écrit ceci à propos des guerres de libération nationale bourgeoises :
«L’internationalisme prolétarien s’impose de plus en plus dans la politique mondiale, indice évident des profondes transformations de l’économie, de la politique et de l’idéologie des sociétés vivant sous le mode de production capitaliste. Cependant, les prolétaires révolutionnaires doivent faire le post-mortem du courant de pensée réformiste national-socialiste qui tente une résurgence en cette période de crise profonde du Capital. Il faut tirer des leçons de cette répudiation du nationalisme réactionnaire. Dans cet ouvrage nous proposons d’autopsier la politique gauchiste à propos des luttes de libération nationale au XXe siècle, l’époque du triomphe du national-socialisme-gauchiste dans le mouvement ouvrier qu’ils ont liquidé. Le prolétariat n’a pas de patrie et la guerre nationaliste, soi-disant anti-impérialiste, pour le droit de la bourgeoisie à contrôler son État national (démocratique, fasciste ou socialiste) et à spolier la plus-value nationale pour assurer l’accumulation du capital ne nous conduit pas au combat prolétarien révolutionnaire pour renverser et éradiquer le mode de production capitaliste (MPC). En phase impérialiste, toute lutte de libération nationale est réformiste ou réactionnaire, jamais révolutionnaire prolétarienne. Afin de démontrer cette thèse, nous présentons et commentons les textes de quelques intellectuels comme Mattick, Souyri, MacNally, Luxemburg et de l’Ouvrier Communiste.»(3)
Pour l’idiot utile abusé par les propagandistes, il suffit de lire les indices boursiers de la croissance fulgurante de la capitalisation et des profits des compagnies bénéficiant de ces guerres de soi-disant «libération nationale» (sic) et la dépréciation non moins fulgurante de la capitalisation et des profits des compagnies «victimes» (sic) de ces guerres pour réaliser que «rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… en Capital» au pays de la liberté (sic).
Bloomberg a publié que: «les actions pétrolières ont fortement monté dès les premiers jours de la guerre contre l’Iran», voilà leur bilan dégoutant de l’agression fasciste américaine et israélienne «cette populace de mercenaires génocidaires». Wealth Professionnel, a publié que :«[L]’indice de la Bourse de Toronto a gagné 28% dans la période récente liée au choc pétrolier au Moyen-Orient». Les compagnies ExxonMobil, Chevron, Diamond Back Energy sont les grandes «gagnantes» de ce carnage. L’action de Diamon Back Energy a atteint un sommet historique et ses dirigeants se sont enrichis de plusieurs millions de dollars en vendant leurs actifs.
Aux requins des hydrocarbures qui se sont enrichis de la chair et du sang du peuple iranien, il faut ajouter leurs comparses, les non moins requins du complexe militaro-industriel.
- RTX (Raytheon Technologies) a vu sa capitalisation boursière augmenter de 5% immédiatement après les premiers bombardements U$/SIONAZIS ISRAÉLIENS sur l’Iran;
- Northrom Grumman engrange une hausse de 60% de son cours boursier grâce aux tensions guerrières au Moyen-Orient;
- General Dynamics: environ + 57%;
- Lockeed Martin: environ + 37%;
- Boeing a reçu pour plus de 2,4 milliards U$ de contrats supplémentaires pour des programmes militaires;
- ExxonMobil a déclaré environ ~ 36 milliards U$ de bénéfices d’opérations annuels pour 2025;
- Chevron environ ~ 21 milliards U$;
En résumé, analystes et journalistes non corrompus sont unanimes à conclure que les seuls gagnants de la guerre au Moyen-Orient sont les entreprises du complexe militaro-industriel et les conglomérats énergétiques toutes nationalités confondues, car le capital-actions de ces entreprises multinationales n’a pas de patrie.
Par contre, les compagnies aériennes, de transport maritime et logistique, les entreprises du commerce international et du «e-commerce», et toutes les firmes «énergivores» ont vu leur capitalisation boursière et leurs profits s’effondrer et «le pire est à venir» prédisent les cambistes.
- Delta Air Lines: moins 22% en un mois (~37 milliards U$ descendu à ~29 milliards U$= – ~8 milliards U$);
- United Air Lines: moins 15%; (pertes estimées: ~4 milliards U$);
- Pour l’ensemble des compagnies d’aviation, la perte globale estimée est de ~22,6 milliards U$ pour la seule première journée de l’agression;
- AMAZON: moins ~4% (pertes estimées à ~90 milliards U$);
- ALCOA: moins 6% (pertes estimées à 400 millions U$);
- S&P500 a perdu environ 3,4% de sa valeur sur le mois (pertes estimées à ~50 TRILLONS U$);
- DOW JONES: a chuté de 400 points.
Nombres d’analystes financiers estiment qu’à ce jour l’agression U$/SIONAZI ISRAÉLIENNE, alliée aux pétromonarchies du Golfe a «effacée» 1,5 trillons U$ de valeurs boursières tout en augmentant significativement la valeur boursière des multinationales bénéficiant directement de cette agression, soit les cartels pétroliers et ceux du complexe militaro-industriel.
Afin d’épaissir le brouillard de guerre qui entoure cet affrontement, certains propagandistes suggèrent que Trump aurait fait un «cadeau» à Poutine en «suspendant» les sanctions interdisant l’achat de pétrole russe par l’Inde du renégat Modi. D’abord, Modi humilia Trump en ignorant les sanctions bidon. Ensuite, les capitalistes U$ du complexe pétrolier étant incapables de satisfaire la demande en hydrocarbure des compagnies américaines installées en Inde les États-Unis leur ont ouvert l’accès au pétrole du concurrent russe.
D’autres influenceurs propagent l’idée que ce serait pour «couper» l’herbe sous les pieds de la concurrente chinoise de son apport en pétrole, en «gaz» naturel et en engrais azotés que les impérialistes américains ont déclenché cette agression barbare contre l’Iran avec la complicité des sionistes israéliens et des lâches Émirs fascistes du Proche-Orient.
Toutefois, il nous faut considéré que la Chine ne reçoit que ~ 50% de son pétrole, ~30% de son gaz naturel et ~40% des intrants pour ses engrais azotés par le canal d’Ormuz qui, soit dit en passant, n’est pas fermé à la navigation chinoise et russe contrairement aux vassaux arabes et européens. Évidemment, ce qu’un éventuel débarquement de milliers de Marines américains contre un million de soldats iraniens pourrait bouleverser (sic).(4)
Par l’effet cumulatif du passage de navires «autorisés à payer deux millions de yuans de droits», non dénoncés par les É.-U., et surtout par l’accroissement significatif des exportations russes à travers ses multiples pipelines:
1- le pipeline multifonction «POWER of SIBÉRIE 1» et,
2- la mise en service du «POWER of SIBÉRIE 2»;
3- le Trans Sibérien Railway de 9,289 km connecté à Manzhoui/Zabaikalsk;
4- le Baikal-Amur Mainline de 4,300 km au nord du transsibérien;
5- le Trans-Mongolian Railway;
6- le corridor «Belt and Road» de la Chine impériale.
La Russie comblera facilement le manque à gagner chinois, pire encore, les renégats russes s’enrichiront massivement du sacrifice de leur «ami sans limites» iranien et des BRICS, ce panier de crabes rivalisant de servilité, de lâcheté, de perfidie pour devenir la «Nouvelle Alliance impériale» du capitalisme mondialisé. Ce concentré de rapacité aux capacités nucléaires effarantes n’augure rien de bon pour le peuple iranien, non plus que pour aucun des peuples d’Orient et d’Occident.
L’Alliance des BRICS «non-alignés»… la cinquième roue du carrosse
En avril 2008, à l’occasion du Sommet de l’OTAN qui se tint à Bucarest, le criminel de guerre Georges W. Bush, annonça aux dirigeants de l’OTAN que les «jeux étaient ouverts» et qu’un LEBENSRAUM NÉONAZI 2.0 allait avoir lieu contre la Fédération de Russie pour la balkaniser afin d’offrir aux vassaux européens l’immensité de ses ressources naturelles inestimables via l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Alliance Atlantique. La douve Est de la Forteresse América amenant les vecteurs nucléaires yankees à environ 500 kilomètres de Moscou.
Le tsar Poutine condamna cette violation du traité sur l’Ukraine (1991) qui spécifiait expressément que cet État fantoche n’adhérerait jamais à aucune alliance, pas même avec la Russie, et Poutine dénonça cela comme une «menace existentielle à la sécurité de la Russie» ce qui fit que le tsar Poutine jusque-là encensé comme un libérateur démocratique des ogres «communistes», devint un abominable tyran. L’élection qui l’avait démocratiquement porté au pouvoir devint une fraude électorale et la propagande occidentale se déchaîna contre lui, le présentant comme la réincarnation d’Yvan le Terrible.
Dès 2008, Poutine fit intervenir l’armée russe pour protéger les russophones d’Ossétie du Sud, persécutée par les otaniens de Tbilissi, créant ainsi une zone tampon entre la Russie et la Géorgie ce qui ébranla la clique pro-occidentale géorgienne.
Le tsar Poutine alla voir la «fourmi» chinoise, sa voisine, son obligé indien et le Brésil et en juin 2009, ces quatre renégats «aux bras cassés» formèrent un «club» d’affaires qu’avec une originalité extraordinaire ils nommèrent les «BRIC».
Ce panier de crabes «non-alignés» s’adjoint d’abord l’Afrique du Sud en 2010 et de nouveaux époux s’ajoutèrent au cortège en 2024: l’Arabie saoudite, l’Iran, les Émirats Arabes Unis, l’Égypte et l’Éthiopie. Ce mariage n’aura pas survécu à la nuit de noces agitée alors que les tourtereaux découvrirent qu’ils étaient tous des eunuques.
Le tsar Poutine et le «fils du ciel» XI, aussi renégats et pleutres soient-ils, ne peuvent ignorer que leur maître à tous, l’impérialisme occidental, dirigé d’une main de fer par le «fürher» milliardaire tonitruant veut rapatrier dans sa Forteresse Maga les usines que ses prédécesseurs libéraux et mondialistes (Clinton, Obama, Biden) ont transférées à l’étranger afin de les protéger de la cupidité de l’appareil étatique fasciste de l’Amérique.
Par la suite, les BRICS ont commencé à s’interroger sur leur alignement économique et politique si bien que l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud font maintenant chambre à part, l’Éthiopie continue de faire le ménage pour tout le monde. L’avenir de la «Sainte Famille BRICS» est définitivement compromit, chacun approchant «DADDY» l’orangé enragé avec circonspection.
Le prolétariat mondial doit réaliser qu’il n’y a rien à espérer des dieux de la guerre et de leurs agents américains, du proxy israélien, des Russes, des Chinois et de tous les autres qui ne sont que des vampires assoiffés de profits et de Capital à accumuler.
Transformer la guerre impérialiste en guerre civile populaire
Maintenant que nous avons exposé les véritables facteurs qui commandent les guerres des «chefs» proclamés et autoproclamés et des théories alambiquées et mensongères, osons aborder l’ultime question des enseignements de LÉNINE sur comment: «transformer la guerre impérialiste en guerre civile populaire»?
Il faut d’abord rappeler que LÉNINE et le Parti communiste (bolchevique) de Russie ont organisé la révolution dans l’un des États les plus arriérés d’Europe, un État semi-féodal aux mains d’une bourgeoisie compradore, d’une aristocratie noble et religieuse obscurantiste, moyenâgeuse et d’une bureaucratie tsariste omniprésente et omnipotente, armée par les puissances européennes.
En 1917, l’Empire russe ne comptait que: ~10% d’ouvriers; ~85% de paysans; ~1% d’aristocrates et grands propriétaires fonciers possédant ~30% des terres, ~2% de bureaucrates tsaristes réactionnaires, ~ 1,5% de militaires et ~2 à ~4% de commerçants, artisans, bourgeois industriels et professionnels.
LÉNINE a enseigné que le prolétariat doit d’abord combattre par tous les moyens et au prix de tous les risques sa propre classe dirigeante et utiliser la guerre populaire comme levier pour la renverser et s’emparer du pouvoir afin d’instaurer la dictature de classe prolétarienne.
Ainsi, LÉNINE enseigne que:
1- combattre, sans compromis, TOUT CHAUVINISME NATIONAL;
2- plaider que la guerre qui n’est que gaspillage matériel et humain ruine le peuple physiquement et financièrement;
3- qu’elle n’enrichit que la bourgeoisie qui ne fait pas la guerre (ou si peu) et la fait faire par le peuple;
4- dénoncer et si nécessaire éliminer les propagandistes va-t’en guerre;
5- détruire idéologiquement les instruments de propagande de la bourgeoisie;
6- soutenir la cessation des hostilités par tous les moyens;
7- construire la solidarité internationale des travailleurs.
Afin de mettre en œuvre ce programme révolutionnaire prolétarien, LÉNINE a démontré qu’un PARTI POLITIQUE RÉVOLUTIONNAIRE discipliné par son idéologie révolutionnaire était indispensable. Ce parti politique de classe, discipliné par le MARXISME, devait se doter d’un programme révolutionnaire axé sur son idéologie scientifique qui seul pouvait agir partout et en toutes circonstances malgré la répression la plus féroce, la mort, l’emprisonnement ou même la trahison de certains cadres.
Grâce au marxisme et à son actualisation aux conditions de la Russie tsariste et de la Première Guerre mondiale, par les mots d’ordre révolutionnaires: «LA FIN DE LA GUERRE; LA TERRE AUX PAYSANS ET TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS DES OUVRIERS, PAYSANS ET SOLDATS», le Parti communiste (bolchevique) de Russie a mis en place une direction militaire révolutionnaire en «mosaïque» c’est-à-dire que partout à travers l’immensité géographique de l’empire russe, chaque révolutionnaire communiste savait pourquoi il combattait, comment rallier les masses populaires et surtout comment démasquer les ennemis de classe, les traitres et les renégats par une simple question: ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE: «LA FIN DE LA GUERRE IMPÉRIALISTE! LA TERRE AUX PAYSANS! TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS DES OUVRIERS, PAYSANS ET SOLDATS!»?
Fort de ce programme révolutionnaire, les communistes prolétariens se sont emparés de la direction des syndicats, des organisations populaires et de tous les mouvements insurrectionnels engendrés par la guerre.
Le peuple à travers l’entièreté de l’immense empire russe de 22,8 millions de km/carrés, forts d’une population de ~170 à 180 millions d’habitants, composés de 100 nationalités et s’étendant de la mer Baltique à l’océan Pacifique, de l’Arctique jusqu’aux frontières de la Perse et de la Chine, environ 1/6 des terres émergées de la planète, s’est placé sous la direction des révolutionnaires bolcheviques et a renversé le système semi-féodal tsariste russe, mis un terme à la participation de la Russie à la Première Guerre mondiale par le Traité de Brest-Litovsk, signé le 3 mars 1918 entre la Russie soviétique et les Empires allemand, austro-hongrois, ottoman et la Bulgarie, instaurant le pouvoir des SOVIETS que 14 puissances de l’Entente fasciste ont agressés dès novembre 1918 après avoir fomenté une guerre civile.
Comment appliquer ces enseignements révolutionnaires à la situation contemporaine?
Dans le volume: «DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE»(5) nous avons mis à nu la nature foncièrement inhumaine du capitalisme et de ses «guerres sans fin». Ce système économique, social, politique et idéologique réactionnaire, barbare et inhumain qui fait des uns des tueurs en série et des autres d’abjects «charognards» de la meute infernale «des cavaliers génocidaires de l’apocalypse» (…) «l’archer blanc de la conquête; le rouge de la guerre; le noir de la famine et le pâle de la mort de masse qui vont de par le monde semer la dévastation capitaliste pour se repaître de la souffrance et s’enrichir.»
«Une Révolution sociale est un mouvement de classe par lequel la classe dominante d’un mode de production obsolète est renversée, ses infrastructures économiques et matérielles et ses superstructures sociales, politiques et idéologiques détruites, pour être remplacées par un nouveau mode de production.»
«La Révolution française fut une authentique révolution sociale au cours de laquelle la bourgeoisie a renversé l’ordre féodal pour édifier le mode de production capitaliste (MPC). De même, la Révolution russe a renversé l’aristocratie tsariste pour amorcer l’édification de la société capitaliste d’État soviétique. À ce jour, il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité de révolution sociale prolétarienne victorieuse. Insurrection, révolution sociale, capitalisme, impérialisme, électoralisme bourgeois, démocratie, peuple, classe sociale, lutte de classe, marxisme, socialisme, communisme, internationalisme, autant de termes qui ont défrayé la chronique tout au long des siècles derniers. Ces locutions ont été galvaudées par la gauche, ces faux amis du prolétariat, et par la droite, ces ennemis déclarés de la classe prolétarienne. Nous souhaitons redonner leur sens matérialiste, dialectique et historique à ces vocables afin de mieux comprendre ce qu’ont été ces Révolutions prétendument socialistes, mais certainement pas prolétariennes. Notre objectif ultime est d’identifier les conditions objectives et subjectives de la Révolution prolétarienne internationaliste à venir.»(6)
MARX, ENGELS et LÉNINE ont scientifiquement analysé les guerres qui ont marqué de leur sceau ensanglanté la prise du pouvoir par les bourgeoisies nationales des mains de la féodalité à travers les innombrables révolutions bourgeoises depuis la révolution anglaise de 1689 jusqu’aux révolutions européennes des années 1848, en passant par la Révolution française de 1789 qui ont abouti dans les guerres napoléoniennes et se sont closes définitivement avec la Commune de Paris de 1871.
Toutes les soi-disant «révolutions» qui ont suivi la Révolution Russe furent en réalité des «guerres bourgeoises» menées par les diverses bourgeoisies nationales, seules ou en coalition, pour le partage en cas de découverte de nouvelles richesses, ou pour le repartage en cas de «guerres nationalistes ou guerres de libération nationale», lesquelles ont culminé en guerres mondiales avec l’avènement de l’impérialisme, stade suprême du capitalisme.
Des guerres bourgeoises de «libération nationale» aux guerres prolétariennes anti-impérialistes
Le prolétariat révolutionnaire, qui de «chair à patrons» a été transformer en «chair à canons», n’a jamais réussi à être victorieux d’aucune de ces guerres mondiales, régionales, ou nationales chauvines, car à chaque occasion des forces réactionnaires lui ont ravi le fruit ensanglanté de ses efforts si bien que ces guerres sans fin n’ont jamais abouti au socialisme scientifique.
Les révolutionnaires prolétariens s’interrogent sur les raisons de ces échecs répétés alors que la classe prolétarienne a perdu des millions et des millions de travailleurs/travailleuses au cours de ces guerres menées par la bourgeoisie pour son seul profit quitte à envisager sans honte de recourir à l’arme nucléaire afin d’imposer sa dictature impitoyable à l’humanité tétanisée.
Jamais MARX, ENGELS ou LÉNINE ne se sont abaissés à jauger les chances d’un camp impérialiste à imposer sa dictature à des innocents selon qu’il penche à droite ou à gauche de l’échiquier politique bourgeois. Le capitalisme carbure à la «concurrence», créant des besoins d’appropriation des ressources par la corruption et la subversion, en temps de «paix» et par le «vol, le pillage et le brigandage», en temps de guerre, selon le cycle perpétuel de «l’offre et de la demande», cette «main invisible» brandit par les chantres du Capital.
La main invisible de la dictature étatique bourgeoise
MARX et ENGELS écrivaient dans le «MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE» que :
«L’État est le comité exécutif qui gère les intérêts communs à toute la bourgeoisie» dont au premier chef: l’armée, l’ultime rempart de la dictature de classe.
ENGELS compléta ce postulat en ces termes:
«Les armées permanentes et la conscription universelle sont devenues les instruments par lesquels les États se préparent à des guerres toujours plus meurtrières».
En appliquant ce postulat aux guerres contemporaines, force est de constater que les guerres impérialistes n’ont plus pour finalité de transformer les pays agressés en colonies d’occupation et d’exploitation comme au temps du Capital colonial, mais de s’emparer des richesses naturelles, de les confinés et d’en confier la gestion à des armées privées à la solde des cartels monopolistiques (ex.: Academi, ex-Blackwater, G4S; Dyn Corp; Aegis Defence Services en Arabie Saoudite et dans les pétromonarchies du golfe Persique).
Ainsi, pour mesurer l’ampleur du pouvoir des compagnies pétrolières, gazières et énergétiques mondiales, il suffit d’analyser les profits gigantesques qu’ils ont procurés à leurs actionnaires pour la seule année 2022:
1- Saudi Aramco: ~161 milliards U$ (mU$) (record historique);
2- ExxonMobil: ~56 mU$;
3- Shell: ~40 mU$;
4- Chevron: 36,5 mU$;
5- BP : ~28 mU$;
6- TotalEnergies: ~36 mU$;
7- Rosneft: ~20-25 mU$;
8- Gasprom: ~40-50 mU$;
9- Petrobras: ~36 mU$;
10- Equinor: ~28mU$.
Ces profits sont à ajouter à l’accroissement de la valeur boursière du capital-actions de ces entreprises pour l’année 2022 qui a atteint des sommets de l’ordre de 500 à 600 milliards de dollars.
Ces résultats stratosphériques furent réalisés par la paupérisation des masses travailleuses via la hausse des prix du pétrole et du gaz en raison:
- de la diminution de l’offre par la guerre en Ukraine;
- de l’augmentation de la demande suite à la reprise économique après la pandémie.
Voilà comment fonctionne la «main invisible» de la dictature d’État bourgeois.
Le terrorisme et la dictature d’État dans la Forteresse America
La preuve irréfutable du programme Maga inc. nous est fournie par l’explosion de la capitalisation des entreprises pétrolières et du complexe militaro-industriel depuis le déclenchement du génocide des peuples palestinien, libanais et iranien que nous avons exposé dans cet article:
«La nature terroriste de cet affrontement asymétrique apparaît encore plus clairement dès lors que l’on observe son extension. Du côté iranien, la confrontation ne se limite pas à une riposte contre la terreur fasciste israélienne : elle s’inscrit dans une logique d’expansion de la terreur à l’échelle régionale, exposant les pays voisins et leurs populations à une déstabilisation continue, voire à une menace existentielle liée à la destruction annoncée des usines de dessalement. Une telle destruction aurait l’effet d’une bombe atomique dans une région où l’eau est plus précieuse que le pétrole. Du côté israélien, les opérations terroristes au Liban et en Iran illustrent cette même dynamique sanguinaire : frappes répétées, destructions d’infrastructures, plus d’un millier de civils tués. Dans les deux cas, la violence terroriste étatique ne reste pas contenue. Elle déborde. Elle s’étend. Elle contamine l’ensemble de la région. Dans les faits, les bombardements américano-israéliens ne visent pas des objectifs militaires. En Iran, elles touchent systématiquement les infrastructures civiles : usines, écoles, zones résidentielles, raffineries, marchés, hôpitaux. Ce ne sont pas des effets collatéraux, mais les éléments constitutifs d’une stratégie de désorganisation globale des forces productives et des rapports sociaux, jusqu’à leur désagrégation.»(7)
En somme, les apprentis sorciers impérialistes tant aux États-Unis qu’en Chine, en Russie, en Iran, au Vénézuéla, dans les BRICS sont aux commandes du vaisseau amiral pour lui faire franchir le mur du son des profits et de la capitalisation boursière au risque de le faire imploser dans un Armageddon thermonucléaire en détruisant l’offre d’hydrocarbures par la destruction de la production et en livrant aux charognards le cadavre encore tiède de la fiancée corporative arabe et des milliers d’innocents sacrifiés sur l’autel du profit et de l’accumulation du Capital.
Lorsque les grands carnassiers impérialistes font ripaille de leurs victimes, les charognards tournent autour en quête de quelques restes à se mettre sous la dent comme le décrit Khider Mesloub dans son article intitulé: «[L] a France gesticulatoire: diplomatie de charognard».(8)
Les traités secrets entre les cartels sécuritaires, énergétiques, militaro-industriels et financiers
Ainsi, ce que les ploutocrates, leurs États fantoches et leurs médias mainstream dissimulent c’est le contrôle «occulte» qu’exercent les trusts de l’industrie énergétique sur le complexe militaro-industriel «public et privé», «étatique et non étatique» par l’entremise du capital financier, des banques et des traités alambiqués qui les lient aux armées privées telles que «Academi» (ex-Blackwater); G4S; DynCorp; Aegis Defence Services, bref, un marché fluctuant entre 250 et 300 milliards de dollars américains par année, soit environ 10% du coût total d’exploitation, un montant nettement inférieur à celui d’un État croupion du type monarchie féodale moyenâgeuse ou du type potentat local ambitieux comme Kadhafi, Saddam Hussein, Poutine, ou totalement délirant et incontrôlable comme le terroriste Netanyahou.
L’apport de l’intelligence artificielle (IA) à l’accumulation du Capital
Les magnats financiers à l’occasion de leurs banquets annuels à Rio de Janeiro, les 6-7 juillet 2025 et à Davos, les 19-26 janvier 2026, sont arrivés à la conclusion que grâce à l’Intelligence artificielle 25% des esclaves salariés planétaires étaient excédentaires et pourrait être remplacés avantageusement par une intensification massive de l’exploitation des 75% d’esclaves salariés restants asservis à l’Intelligence artificielle.
Ce programme d’extermination de masses a reçu l’adhésion enthousiaste des milliardaires étatiques et privés. Ainsi, Elon Musk, Jeff Bezos et toute la racaille des milliardaires de Davos se sont portés volontaires pour démolir l’État fédéral américain et soutenir l’agent Orange.
Cette mission «écologique» nécessaire pour «sauver leur planète et leur race» leur semblait aisée puisque les populations diminuent naturellement par attrition, toxicomanie, stérilisation, changement de sexe, criminalité débridée, massacre de masses, paupérisation accélérée via l’augmentation du coût de la vie en pays sous-développés.
Le problème démographique se complique de deux façons:
- d’abord, leurs vis-à-vis orientaux qui ont des populations considérablement plus importantes et qui ne sont pas complètement dégénérés par le mode de vie décadent, égoïste, individualiste des capitalistes ne pourront pas se fier à l’attrition «naturelle»;
- ensuite, ils ne disposent pas d’un développement économique capitaliste assez avancé pour remplacer les millions de paysans, d’artisans et de commerçants par l’Intelligence artificielle. Il ne faut pas être un génie de l’IA pour réaliser qu’on ne peut pas remplacer un paysan indien qui dirige un bœuf dans une rizière à un prix dérisoire par un robot hightech valant une fortune et qui exige de l’énergie hors de prix.
Qu’à cela ne tienne: personne ne peut entraver la marche triomphante de l’impérialisme et si on ne remplace pas un paysan indien par un robot hors de prix, on appliquera la solution américaine mise au point à Gaza: construire des immeubles climatisés pour la classe moyenne et exterminer les pauvres et les indigents encombrants.
Programme MAGA et dette de la Forteresse America en faillite
Le programme MAGA inc. a pour objectif de rapatrier l’industrie de haute technologie aux États-Unis et pour cela différentes mesures sont mises en place :
- Les guerres impérialistes sans fin;
- l’édification de la forteresse America entre les douves océaniques de l’Atlantique, du Pacifique, de l’Arctique et l’annexion du Groenland;
- détruire l’approvisionnement énergétique hors de la forteresse;
- enclencher une guerre tarifaire mondiale totale;
- poursuivre et intensifier le programme démocrate: «Inflation Reduction Act (IRA, 2022)»; CHIPS and Science Act (2022) et rapatrier l’industrie aux États-Unis;
- réduire la dépendance à l’industrie chinoise et sud-asiatique;
- sécuriser les chaînes d’approvisionnement américaines;
- subventionner les industries «étrangères» venues se relocaliser;
À titre d’exemples de ce rapatriement massif de Capital dans la Forteresse America, mentionnons quelques projets en cours:
- TSMC (TAÏWAN) : a reçu ~6,6 milliards $ en subventions directs + ~ 5 milliards $ en prêts pour un investissement de 165 milliards $ dans un méga projet en Arizona;
+ 350 milliards $ de capitalisation boursière; - SAMSUNG ÉLECTRONICS (CORÉE DU SUD): a reçu ~ 6,4 milliards $ de subventions pour un investissement de 45 milliards $ à Austin au Texas;
- SK GROUP (CORÉE DU SUD);
- GLOBALFONNDRIES (ÉMIRATS ARABES UNIS/ SINGAPOUR). 1,5 milliard $ de subventions pour une usine à New York; + 10-15 milliards de dollars d’augmentation de sa capitalisation boursière;
- BASF GERMANY;
- TOTALENERGIES FRANCE;
- SIEMENS GERMANY;
- TSMC (Taïwan) 52,7 milliards $ dont 37 milliards $ de subventions directes et des crédits d’impôt;
- ~6,6 milliards $; Samsung (Corée du Sud);
- SK Group (Corée) ~6,4 milliards $;
- Future Électronique (Canada) 4 milliards $;
Ces subventions sont conditionnelles à l’interdiction d’augmenter la production en Chine et l’interdiction de transférer des technologies et l’obligation de contrôler les investissements dans les pays «préoccupants» auquel il faut ajouter jusqu’à 783 milliards de dollars de subventions pour l’énergie/climat et «potentiellement» 1,000 milliards de dollars sur 10 ans pour les technologies «vertes». Un grand nombre d’autres entreprises canadiennes, mexicaines, brésiliennes ont bénéficié de ces largesses du gouvernement américain pourtant en faillite grevée de 39,000 milliards de dollars de dette et la dévaluation du dollar de moins en moins convertible en devises de réserve.
Ce programme d’endettement stratosphérique de l’État américain et de ses alliés a propulsé la capitalisation boursière des compagnies bénéficiaires au firmament du Capital mondial et il fournit les crédits à la militarisation en préparation de la Troisième Guerre mondiale.
En somme, la bourgeoisie impérialiste occidentale s’est résolue à sacrifier ses «intérêts» et ses actifs, hors des douves océaniques en retirant le parapluie nucléaire troué de l’OTAN de l’espace européen et du Moyen-Orient et pousse ses agents infiltrés au sein des États satellites vers une guerre totale contre l’Alliance orientale chinoise.
Confrontés à ce projet machiavélique, à cette OPA hostile, l’Alliance orientale des «civilisations millénaires» confucéenne, orthodoxe, persane, musulmane et Gojoseon ne sont pas restés les bras croisés et elle a mis au point son propre programme hégémonique intitulé «Mille piqures de missiles hypersoniques détruiront la Forteresse America/ MAGA inc./unipolaire»
Les puissances impérialistes orientales peinent à combattre la politique de la Forteresse America qui proclame outrageusement «après moi le déluge», c’est-à-dire qu’après les États-Unis il n’y aura plus d’exploitation rentable des hydrocarbures dans le golfe persique comme vient de le démontrer l’attaque sournoise des israéliens, sous commandement yankee, du plus grand champ de gaz naturel du monde: le «South Pars/North Dôme» irano-qatari dans l’espoir que l’Iran se fasse harakiri en détruisant les gisements des pétromonarchies jusqu’à l’extinction des stocks, faisant de la Forteresse America la première puissance énergétique au monde.
Ainsi, avec le contrôle des réserves du Vénézuéla (300 milliards de barils, M/b), du Canada (170 M/b), de l’Indonésie (~4 M/b), du Nigéria (200 millions/barils), du Mexique (6 M/b) et des U$A (40 M/b) et avec l’élimination du marché des milliards de barils du Moyen-Orient par la destruction systématique des infrastructures d’extraction, de raffinage et de transport, les États-Unis peuvent prétendre au «contrôle du pétrole, ce sang énergétique vital de l’économie capitaliste» et à la domination des nations conformément à la doctrine du criminel de guerre Henry Kissinger et contraindre ainsi les entreprises à venir s’installer aux U$A si elles désirent bénéficier d’énergie en quantité, faisant de la Forteresse America l’hyperpuissance énergétique/hégémonique mondiale et un refuge pour multinationales grassement subventionnées.
Les challengers orientaux, arrivés au pouvoir par la trahison, la félonie et les coups d’État de palais ourdis par les services secrets occidentaux, depuis Xi via Deng Siao ping, aux mollahs iraniens en passant par Poutine, l’estafette de l’alcoolique Eltsine et Kim, le fils à papa roublard, ils ont tous trahi leur peuple pour le réduire en esclavage au service de l’impérialisme mondial.
Nombre d’observateurs sont perplexes devant la couardise de l’«Empire du Milieu» ce «tigre de papier» qui trahi systématiquement ses «amis sans limites» livrant 14,7% de ses exportations aux yankees à crédit et finançant son budget militaire par la détention de centaines de milliards de bons du trésor américain (750 milliards de dollars) pendant que l’Empire agresse ses «amis sans limites». Non content d’être renégat vis-à-vis des Russes, l’Empire chinois l’est tout autant envers les Iraniens, en tant que fournisseur de biens de consommation à l’entité des mercenaires sionistes israéliens qui massacrent ses «amis sans limites» iraniens et palestiniens.(9)
Les pauvres cubains comme d’ailleurs leurs congénères vénézuéliens ont vite réalisé que l’amitié des renégats russes et chinois ne va pas jusqu’à dépasser leur capacité à payer. Les renégats civilisationnels chinois sont en réalité les vassaux industriels des États-Unis en raison de leur dépendance aux équipements de fabrication américaine. Ainsi, les machines pour produire les puces numériques de <7mm (Intel et TSMC) ne sont pas fabriquées en Chine, mais aux États-Unis ou sous licence dans ses «colonies». Sommairement on peut illustrer la dépendance chinoise aux technologies américaines de la façon suivante:
70-90%: Electronic Design Automation;
60-80%: logiciels de conception, Windows, Oracle, macOS, Autodeck;
50-70%: semi-conducteurs avancés, logiciels de tests, antennes critiques;
40-60%: avioniques, moteurs, systèmes de navigation;
30-50%: équipements de laboratoire, brevets moléculaires; tests;
20-40%: machines spécialisées, brevets, matériaux à haute efficacité;
20-35%: logiciels de conduite, batteries avancées, semi-conducteurs;
15-20%: additifs chimiques, catalyseurs, brevets, pour polymères spéciaux.
À SUIVRE
Notes
- Vous pouvez lire tous les commentaires sur cet article:
https://les7duquebec.net/archives/304832 - L’Impérialisme stade suprême du capitalisme (Lénine) – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/289963
- « QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME (Livre gratuit) – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/225366
4. https://reseauinternational.net/une-fausse-operation-de-sauvetage-pour-camoufler-une-intervention-majeure-sur-le-sol-iranien/ et https://reseauinternational.net/liran-a-lance-une-attaque-contre-les-troupes-americaines-debarquant-sur-lile-de-bubiyan/
5. DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/296348
6. DE L’INSURRECTION POPULAIRE À LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – les 7 du quebec https://les7duquebec.net/archives/296348 Pour commander le volume : https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/de-l-insurrection-populaire-a-la-revolution-proletarienne/77706
7. IRAN : UNE FAUSSE GUERRE, UN VRAI TERRORISME D’ÉTAT – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/304799.
8. La France gesticulatoire : diplomatie de charognard – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/304642. Et Les bombardements américano-israéliens transforment Téhéran en chambre à gaz à ciel ouvert – les 7 du quebec
9. Le plan de l’Iran pour mettre fin à l’hégémonie américaine au Moyen-Orient (Michael Hudson) – les 7 du quebec et https://les7duquebec.net/archives/304716

Par Normand Bibeau et Robert Bibeau.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2026/04/a-construcao-da-fortaleza-america-em.html
Ping : La construction de la Forteresse America en prévision de la Troisième Guerre mondiale | Boycott
Incroyable, non, l’Iran existe toujours à l’heure qu’il est!
Alors quoi, la civilisation qui devrait quitter l’humanité imminemment a su trouver à quelques minute de son extinction, le siège de la raison de agresseurs pour les faire renoncer à être encore plus stupides qu’ils ne l’ont été les quarante derniers jours?
Eh bien, mazette, en voilà des gens qui savent mener leurs troupes combattantes avec toute la stéréotypie de l’imbécilité.
Qu’en dit la masse arabe, hein, la foule comme on la dénomme par chez-nous?
Parce que, là, quand même, c’est pas demain la veille pour nous de voir notre réalisation médiatique occidentale nous offrir une personnalisation de cette magnifique victoire iranienne en construisant des intervenants de plateau susceptibles de nous dire que nous sommes vraiment managés par les gros cons qui soient.
Pensez donc messieurs et mesdames, si le cinéma n’affecte pas particulièrement la vie des gens, il en va autrement de la télévision en revanche, elle les transforme profondément et, là, que se passe-t-il, elle ne sait pas comment mettre en place cette défaite mémorable historiquement dans nos têtes.
Cela aura de lourdes conséquences ultérieurement et on sera obligés de fonctionner avec ces nouvelles données une fois qu’on se rendra réellement compte de ce qui vient de se jouer sous nos yeux.
Je l’ai dit hier, le projet mondialiste subissait son épreuve finale, l’échec est patent.
Nous ne sommes pas comme auparavant, dans une version simplifiée de la narrativité de l’histoire et ses données géopolitiques où le réel va s’effacer derrière une fausse image fabriquée pour nous faire accroire en quelque chose d’autre que ce qui sera évident, car toute la démonisation antérieure de l’Iran ne saurait justifier que ce pays se sorte de cette séquence en étant pas dans un état de défaite comme doivent l’être les méchants.
Il faut une lecture politique de ce qui est présent qui soit claire, car il était question d’empêcher au méchant d’avoir l’arme la plus meurtrière qui soit et qu’il nous menace avec, voilà la compréhension qu’il va falloir donner aux gens.
Pourquoi l’Iran et sa gouvernance par les mollahs est-il encore debout?
La figure des leaders occidentaux en présence relève d’une logique de narratologie élémentaire, car les implicites idéologiques sont totalement modifiés maintenant, Netanyahou et Trump nous ont vendu un Iran débranché de toutes capacités de nuisances, or, là, il va falloir que le monde lui octroie des avantages qu’il n’avait pas et qu’il n’aurait jamais eu sans cette guerre.
Cette nouvelle réalité ne peut que poser problème aux journalistes, car lorsque des personnalités aussi charismatiques changent le rôle de leur accomplissent en cours de partie, c’est pour modifier radicalement leurs opinions, or, nous étions proches de l’élimination totale de l’Iran d’après les dires de Trump, pour ce grand communicant et sa clique suiveuse, jouer sans nuances avec la caricature comme ils l’ont fait, ne permettra jamais de faire évoluer le profil iranien avancé dans les opinions publiques mondiales sans donner l’impression soit de capitulation, soit de changement de camp.
De là, on comprend beaucoup beaucoup mieux pourquoi israël n’entend pas interrompre complètement ses actes de guerre, même s’il est quasiment exsangue, si les critères narratifs changent automatiquement cela lui sera défavorable, or, ces critères sont reliés aux orientations idéologiques.
Effectivement, absolument tout change ici, si depuis la fin de la deuxième guerre mondiale l’endiabolisation valait pour les pays non-occidentaux, ça pouvait laisser croire que le divin était plutôt pro-occidental, mais là, là, oui là, Dieu lâche israël.
Si Dieu peut le faire, alors ça sera dans quelques temps une formalité pour l’Amérique.
Les contraintes narratives sont déterminantes, car ce sont elles qui vont faire les indicateurs politiques et idéologues qui permettront aux publics de comprendre l’issue de cette guerre, personne ne veut revenir à avant-hier, personne, économiquement nos pays ne le supporteraient pas, donc, il faut à l’Amérique construire un narratif autour de la personnalité emblématique de Trump pour expliquer pourquoi les choses n’ont pas fonctionné.
D’évidence, la personne de Netanyahou qui est facilement identifiable à l’échec américain va être diabolisé, c’est une logique d’accomplissement, dans la mesure où les règles classiques de la dramaturgie avec lesquelles la guerre est vendue au public, n’ont pas été accepté par lui, parce que cette guerre il l’a identifiée comme une torsion de bras israélienne à la faire pour eux, le conflit israélo-américain débute en ce jour.
Associer le groupe Marx/Engels , à Lénine , tient du blasphème . Les deux premiers sont des théoriciens de la longue histoire , alors que le dernier n’a fait que poursuivre ses intérêts de classe . Marx n’a jamais , dans aucun de ses écrits , prôné le meurtre de masse alors que Lénine si .
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