7 au Front

Le paradoxe de Bretton Woods: « Qui gagne perd »! La fin du dollar hégémonique (Varoufakis)

Par Robert Bibeau.

Varoufakis présente une analyse pénétrante de l’économie capitaliste mondialisée en crise systémique. Il manque en Europe, 600 milliards de dollars d’investissement technologique déclare Varoufakis. Le continent européen est incapable de se constituer en un pôle impérialiste hégémonique déplore-t-il. L’Europe n’a aucun plan pour se positionner dans la guerre hégémonique qui confronte les superpuissances américaine et chinoise, qui confronte le dollar au yuan, qui confronte la FED américaine à la Banque Centrale de Chine.  Cet affrontement titanesque entraîne l’effondrement des accords de Bretton Woods de 1944. Voir Bretton Woods:   https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/accords_de_Bretton_Woods/110154

Suggestions que Yanis Varoufakis adresse aux gouvernements de l‘Union Européenne pour un Nouvel Ordre Économique Mondial post Bretton Woods: (sic)

1) Ignorez Donald Trump et son ridicule chantage aux tarifs douaniers
2) Ouvrez une ligne de communication et d’échange entre l’Union européenne et la Chine
3) Abolissez les droits de douanes imposés à la Chine sur ordre des États-Unis (sur les panneaux solaires par exemple)
4) Lancez un programme d’investissement technologique européen endossé par la Banque Centrale européenne et par la Banque Centrale de Chine
5) Ouvrez un compte bancaire numérique à chaque citoyen européen.

Pour notre part, nous pensons que les Accords de Bretton Woods sont effectivement obsolètes puisqu’ils reposaient sur les surplus commerciaux américains qui assuraient l’hégémonie du dollar américain…ces surplus sont disparus depuis des décades.  De nouveaux accords économiques, commerciaux, douaniers et financiers sont requis pour règlementer les échanges entre les pays capitalistes. Ces nouveaux accords devront tenir compte de la position hégémonique de la Chine et des pays du Sud, les BRICS, dans les échanges commerciaux mondiaux. Pour ce faire,  les capitalistes financiers sont à la manoeuvre et ne réclament nullement le soutien de la classe prolétarienne pour constituer leur butin de guerre et pour régir leur commerce et leur fortune issue de l’exploitation du travail salarié. Cependant, l’agitation multiforme des puissances capitalistes ne vise pas à constituer un Nouvel Ordre Économique Mondial mais bien plutôt à réaménager le présent Ordre Économique Capitaliste Mondial en tenant compte de la nouvelle division mondial du travail, de la plus-value, des profits et de l’accumulation du capital.  Il nous faut connaître les manigances et les complots qui nous menacent en tant que classe antagoniste mais nous ne devons militer en faveur d’aucune faction impérialiste. 


Robert Bibeau

Auteur et éditeur

7 réflexions sur “Le paradoxe de Bretton Woods: « Qui gagne perd »! La fin du dollar hégémonique (Varoufakis)

  • Normand Bibeau

    Varoufakis ne manque pas de pertinence, loin de là mais puisqu’il ignore que la bourgeoisie n’a pas de patrie et quelle ne forme qu’un vaste cartel mondial unissant chaque capitaliste, grand ou petit, à travers l’actionnariat des trusts financiers multinationaux et des entreprises monopolistiques transnationales, il est incapable d’expliquer économiquement, pourquoi objectivement et subjectivement la faction européenne des capitalistes occidentaux adhère volontairement aux diktats de son «duce» Tr0mp.

    Qui peut croire logiquement que les «Young leaders» européens formés au sein des banques type Rothschild (Macron), des trusts type Black Rock (Merz), les «ONG bidons» (Bearbock,Young leader) et tous ces politiciens laquais à la solde du capital mondial soient dérangés mentalement? Mû par un orgueil démesuré? Déconnectés de la réalité et autres fadaises à caractère psychologique individuel alors que chacun sait que leur existence politique, voire même physique, ne tient qu’à un fil comme l’ont prouvé l’expulsion du pouvoir des Trudeau, Biden,Scholtz, Jonhson,Sunak,Truss et physiquement des Fico, Trump et combien d’autres qui nous sont cachés.

    Tous ces larbins occidentaux sont allés à Davos, du 20 au 24 janvier 2025, recevoir leur programme livré à eux par les 100 multimilliardaires qui gouvernent le monde économique occidental et ils ont reçu leur feuille de route incluant des primes de séparation et postes au sein du cartel pour certains, promotions pour d’autres, chacun se voyant assigner sa mission dans la 3ième Guerre mondiale, d’abord commercial, puis militaire, en préparation contre les concurrents orientaux qui eux avait tenu leur congrès à Kazan, du 22 au 24 octobre 2024.

    Les 600 milliards de $ d’investissements dans la technologie que recommande Varoufakis, l’Europe les investira mais dans l’armement, l’Union européenne fera même plus, Elle investira 800 milliards d’euros dans ce qui sera vraiment nécessaire pour obtenir toutes les avancées technologiques chinoises et même plus, les innombrables ressources naturelles russes dans la plus pure tradition occidentale: par une guerre de conquête, de rapine, de pillage, de brigandage,
    comme pour les amérindiens, les asiatiques, les africains «au temps béni des colonies».

    Déjà le Moyen-Orient est asservi, il y a guerre en Ukraine, l’Inde et le Pakistan s’affrontent, un génocide s’accomplit en Palestine pour exterminer les palestiniens martyrs pour piller leur gaz naturel, leurs terres et même leur vie avec l’approbation tantôt ouverte, tantôt tacite des occidentaux et de leur «chair à patrons» , pourquoi s’arrêter maintenant?
    Toute l’histoire de l’occident n’en fut qu’une de pillage, de brigandage, d’esclavage qui a réussi à procurer à sa bourgeoisie et à son aristocratie syndicale corrompue la domination, la richesse et un «gros train de vie», pourquoi changer une formule gagnante?

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  • le krach rampant en Europe ; Les banques européennes prisonnières du dollar :

    15 Mai 2025
    « LA BOUÉE DE SAUVETAGE DES SWAPS EN DOLLARS POURRAIT ÊTRE FACULTATIVE DÉSORMAIS »; ENFIN LES GNOMES EUROPÉENS S’APERÇOIVENT QU’ILS SONT ENCHAINÉS. LA MONNAIE N’EST PAS POLITIQUEMENT NEUTRE.

    https://brunobertez.com/2025/05/15/la-bouee-de-sauvetage-des-swaps-en-dollars-pourrait-etre-facultative-desormais-enfin-les-gnomes-europeens-sapercoivent-quils-sont-enchaines-la-monnaie-nest-pas-politiquement-neutre/

    « La « doctrine » Miran et le choc Trump »

    http://dndf.org/?p=21824

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  • Jimmy Goldsmith disait, avec raison : « Le succès d’une nation ne se mesure pas exclusivement en terme économique. Le relèvement national n’est pas seulement le résultat de la croissance économique. Un des défauts de la culture moderne est qu’elle fait croire que tout problème, quel qu’il soit, est réductible à l’analyse chiffrée et par conséquent peut être mesuré. Lorsque la mesure, plutôt que la Sagesse, devient l’outil privilégié, cela peut conduire à de graves erreurs. ».
    À partir de juillet 1944 (accords de Bretton Woods), le dollar américain devient à la fois monnaie nationale et monnaie mondiale de référence. Cependant, les « puissances d’argent » de la City de Londres soutenaient une autre option : celle d’une monnaie mondiale conçue comme un « panier » de monnaies.
    Rappelons avec Valérie Bugault, et son ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial – Analyses de géopolitique économique, juridique et monétaire », que les fondamentaux sur lesquels repose la viabilité d’une monnaie sont, d’une part, l’adossement à des richesses réelles, tangibles ; d’autre part, que celle-ci doit être émise en quantité suffisante pour pouvoir être utilisée dans tous les échanges (nationaux et internationaux).
    En 1967 toute la stabilité du Système Monétaire International basé sur les accords de Bretton Woods allait être vivement secouée en raison, en grande partie, de l’importante dévaluation de la Livre Sterling qui faisait suite à l’effondrement de l’économie britannique lié à « l’histoire secrète du pétrole ».
    Rappelons qu’en 1967, le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre. Dans leur ouvrage « La guerre secrète du pétrole », Jacques Bergier et Bernard Thomas rappellent que « Malgré les liens privilégiés qui les unissent, les Britanniques ont toujours été de dangereux rivaux pour les États-Unis. Les grands “Maîtres du pétrole” des deux pays (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf, Royal Dutch-Shell, British Petroleum, etc.) se sont de tout temps livrés une guerre acharnée. ».
    Pour la petite histoire, c’est en août 1859, le 27 précisément, qu’un aventurier de Pennsylvanie, Edwin L. Drake, allait découvrir le premier puits de pétrole du monde. Aussi, notons que depuis 1859 le monde a été secoué par deux guerres mondiales dont la seconde a élargi ses fronts à la terre tout entière. Durant ces deux guerres mondiales, des conflits larvés, des guerres civiles, des coups d’État, aux conclusions curieuses, ont régulièrement déchiré les pays riches en ressources énergétiques. Tout cela ne signifie pas que la course à ces ressources est seule à l’origine de tant de malheur dans le monde depuis près de deux siècles. Néanmoins, sous couvert d’idéologies diverses, elle est l’une des raisons réelles de tous les conflits et les coups d’États. Rappelons encore que c’est au moment où la Royal Dutch-Shell prenait pied au Sahara, en 1954, que la rébellion allait naître en Algérie.
    Dans la foulée de l’effondrement de l’économie britannique à la fin des années 60, allait également commencer la lente agonie du Dollar avec la désastreuse guerre du Vietnam.
    En 1971, les USA n’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en or, survient la fin de sa convertibilité dans ce métal précieux. Aussi, à partir de cette date, le dollar américain, en tant que monnaie mondiale sera désormais adossé au pétrole ainsi qu’à la seule force de l’économie américaine (via son dynamisme économique intérieure). Concrètement, à partir de ce moment-là, la valeur du dollar ne repose quasiment plus que sur la force brute des USA, c’est-à-dire leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers.
    Au niveau international, il résulte de cette situation la substitution de la notion d’« ordre juridique » par un retour à la « loi du plus fort ».
    Le début des années 1970 sera aussi le début d’une grande dérégulation financière. Alors surviendra la « fabrication artificielle des actifs » (Subprimes, CDS ou « Credit Default Swaps », etc.), ainsi que la captation des réserves monétaires des pays tiers, c’est-à-dire les pays dits « alliés », les membres de l’U.E., etc., véritables « colonies » financières. On comprend alors, en partie, le pourquoi de la mise en place, en France, de la loi du 3 janvier 1973, dite « loi Pompidou-Giscard-Rothschild » (et aggravée depuis par l’article 123 du TFUE, Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne de 2009), qui modifie les statuts de la Banque de France et donne le coup d’envoi d’une dette qui augmentera incessamment et vampirisera toutes les richesses nationales produites.
    Mais la France n’est nullement un cas isolé. Les dettes de tous les Etats, aidées par la conjuration de toutes les élites économiques (« sous influence ») des différentes nations, sont devenues des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions financières privées, de plus en plus arrogantes et gourmandes.
    La titrisation, en faisant circuler dans le monde entier des « actifs douteux », associée à l’internationalisation du droit anglo-saxon (« Soft Law », Lobbying, Trust, propriété économique, etc.) permettront à ce système de fonctionner.
    À compter des années 1990 (Chute de l’URSS, création de l’U.E., etc.), pendant que le « dynamisme économique intérieure » de l’Amérique faiblit, les besoins du dollar s’intensifient considérablement en raison du développement inédit des échanges économiques internationaux en même temps que celui de la concentration des capitaux (mise en place du libre-échange par l’OMC, organisme mondialiste tout comme l’OCDE qui favorise l’optimisation fiscale, etc.).
    La solution de la « planche à billet » étant dorénavant exclue, les banquiers innovent avec le « Quantitative Easing » (QE). La création monétaire est désormais adossée à des rachats d’actifs de plus en plus pourris en raison de la dérégulation financière qui s’accentue (avec la bêtise et l’ignorance, la plus dangereuse des « pandémies » est la « soif de l’or »). En conséquence de cette « fuite en avant », le circuit financier international est devenu « non viable », ainsi que l’avait anticipé J.M. Keynes à Bretton Woods : une monnaie nationale était structurellement inapte à répondre au besoin d’une monnaie mondiale.
    Le magazine « The Economist » avait, dès 1988, « prévenu » le public du fait qu’un panier de monnaies, le « Bancor » cette devise internationale originellement proposée par le « Fabian » Keynes en tant qu’étalon monétaire international, et que nous voyons d’abord apparaître sous la forme de D.T.S. (Droits de Tirage Spéciaux) au début du XXIème siècles, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 (voir la couverture de « The Economist »).
    L’avènement de cette monnaie mondiale « DTS-Bancor » a été préparé, dans le secret (comme beaucoup d’autres avènements telle la « FED » créée en 1913) par les « puissances d’argent », c’est-à-dire les principaux propriétaires de capitaux de la planète, et leurs divers affidés, notamment les banquiers centraux, lesquels se réunissent au sein de la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I.), qui est la banque centrale des banques centrales, dont le siège se trouve à Baal… Bâle en Suisse, au sein même de la ville qui, pour la « petite histoire », a inauguré, en 1897, le premier congrès Sioniste.
    Ceci avait été anticipé par ce que Brandon Smith appelle les « Globalistes », qui sont en réalité les descendants des « puissances d’argent » (Chargeurs/négociants) du Moyen Âge, qui ont pris, essentiellement par le biais de la corruption, le pouvoir politique au fil des siècles. Remarquons en passant (mais pas que), que la définition du terme « chargeur » passe, en 1332, de « celui qui charge des marchandises » à « celui qui charge une arme à feu » en 1495.
    Le président étasunien F.D. Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois que survient un événement, on peut être certains qu’il avait été prévu pour se dérouler de cette façon. »
    C’est pourquoi, actuellement, nous assistons à de grandes manœuvres géopolitiques consistant en la « démolition contrôlée » (devenue une habitude depuis un fameux mois de septembre) du dollar par l’entremise, plus ou moins adroite, de remise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.
    La Chine et la Russie, qui sont, rappelons-le, membres de la BRI, sont parties prenantes de cette stratégie : la Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les « wagons du train » de la monnaie mondiale.
    Aussi, et sous l’égide de la BRI, la prochaine étape de la stratégie, jusqu’ici gagnante, des « puissances d’argent » sera la mise au point d’une monnaie mondiale. Cette future monnaie, qui chapeautera toutes les monnaies du monde, devra circuler sous forme exclusivement dématérialisée. C’est précisément pour permettre la validation technique de ce projet que les médias et multinationales ont lancé à partir de mi-2020, (en plein confinement !) et en grande pompe, la « Libra », cryptomonnaie dématérialisée initiée par Facebook et consœurs ; elle avait pour fonction politique de permettre la vérification, in vivo, du fonctionnement de telles monnaies, de façon à les perfectionner et à les rendre parfaitement fonctionnelles. Une fois que les mises au point techniques seront faites, les DTS en tant que panier de monnaies, pourront circuler sous forme dématérialisées, en précisant que cette monnaie mondiale sera entièrement contrôlée par les élites bancaires globalistes.
    Une fois en place, cette monnaie dématérialisée contrôlera parfaitement et définitivement la vie privée de tous ses utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.
    « Celui qui contrôle la monnaie d’un peuple, contrôle ce peuple. », disait le président des États-Unis, J.A. Garfield, farouche partisan d’un « argent honnête », élu en 1880… et assassiné en 1881.
    Par conséquent, celui qui contrôlerait la monnaie du monde contrôlerait le monde.
    C’est pourquoi l’avènement de cette monnaie mondiale sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique.
    NB : Origine de la monnaie.
    Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
    Les Déesses-Mères (« Reines », diront les modernes), en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot « tenancier », qu’on retrouve dans le vieux mot latin « tenere » (tenir ; celui qui a).
    C’est l’Autorité (spirituelle) des Déesses-Mères qui leur donnait le pouvoir de faire travailler les hommes. Toute l’organisation économique des tribus dépendait de cette Autorité spirituelle.
    Mais, dans tout groupement humain, il y a des travailleurs et des paresseux. Il fallut donc trouver un moyen de régulariser le travail en stimulant les activités. Pour punir ou retenir ceux qui voulaient s’évader de la vie régulière et s’affranchir du travail, on essaya tous les moyens de remontrance. Du nom même de la demeure familiale, « Mora », on fit le verbe « morigéner » (réprimander quelqu’un au nom de la morale, sermonner), former les mœurs, remettre dans l’ordre ; « ad-monester », de « monere » (avertir).
    Mais les « ad-monestations » n’ayant pas suffi, on ne trouva pour punir les insoumis, ou les retenir, qu’un moyen ; on créa un équivalent du travail, tout en laissant au travailleur la liberté qu’il réclamait, et ce fut l’origine du travail salarié.
    Cependant, ceux qui acceptaient ce système, qui les affranchissait de leurs devoirs, avaient reçu d’abord l’avertissement divin, « Monitus », mettre au régime de la monnaie ; « ad-monester », c’est inférioriser les hommes, c’est une punition.
    Mais le mot qu’il faut surtout remarquer, c’est « Monitum », « prédiction », « oracle » de la Déesse qui aperçoit le désordre que ce système nouveau va produire. Cependant, il fallut s’y contraindre, et l’on fabriqua cette valeur représentative qu’on appelle la monnaie.
    C’est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d’elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l’argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l’administration des monnaies à Rome. C’est l’autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l’auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l’inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d’une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l’Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l’ancienne Egypte.
    La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d’Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c’est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C’est le régime dans lequel tout se vend ; l’homme est un marchand, il se vend lui-même, c’est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer. Notons au passage que les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre.
    Les auteurs qui ont envisagé l’origine de la monnaie n’ont envisagé que cet aspect de la question. Ils font tout commencer au régime masculin et ne nous disent rien du régime antérieur. Cependant, tout existait déjà avant ce régime, et faisait partie des lois naturelles, « Jus naturale », qui contiennent l’explication de toutes les origines. Sans ces lois, nous ne pouvons pas comprendre le premier régime économique.
    On disait du Chevalier qu’il était légal et féal, c’est-à-dire loyal et fidèle à sa suzeraine. La Chevalerie était la pratique de l’équité, la Justice Divine, équitable, d’où « Eques » qui a fait « équestre », « équitation », etc. Rappelons que, dans la langue celtique, le cheval monté par le Chevalier était appelé « marc’h », et le Chevalier qui le montait « Marquis », dont on a fait « Homme de marque », au lieu d’« homme de cheval ». Rappelons, aussi, qu’on mettait le cheval sur les monnaies gauloises, et c’est de ce nom « marc’h » qu’on a fait le nom de l’ancienne monnaie Allemande : Mark (Deutsche Mark).
    Remarquons ici l’importance du symbolisme chevalin, que l’on retrouve également dans diverses représentations de la Parousie universelle… uni-vers-Elle.
    À côté des infidèles, il y aura toujours les Fidèles.
    « Wenn alle untreu werden, So bleiben wir doch treu. » : « Quand tous deviendront infidèles, nous nous resterons fidèles. » (G.F.M.G. von Schenkendorf)
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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