De la propagande bourgeoise à la propagande ouvrière

Par Normand Bibeau & Robert Bibeau.
«Les idées de la classe dominante sont, à toutes les époques, les idées dominantes; autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps sa puissance spirituelle dominante.» (Friedrich Engels,1845-1846, dans l’Idéologie allemande).
«La classe qui dispose des moyens de production matériels dispose, du même coup, des moyens de production intellectuelle, si bien que les idées de ceux à qui les moyens de production font défaut sont en général soumises à la classe dominante.» (Ibid).
Ces principes philosophiques fondamentaux qui gouvernent la société en général et le monde des médias en particulier sont traduits dans la sagesse populaire par la formule vernaculaire que: «[C ]elui qui paie le musicien, l’artiste, le journaliste, l’idéologue, l’expert, est aussi celui qui commande la musique, le roman, la nouvelle, l’idéologie, l’opinion, et ce dans son unique intérêt.»
«La presse bourgeoise transforme les intérêts particuliers de la bourgeoisie en intérêts généraux de toute la société» (La Sainte Famille, chap.4) cela, par la répétition, la normalisation, la banalisation, la généralisation et, par la force au besoin (la sélection, la discrimination, la censure, la persécution, la coercition, la répression et l’élimination).
Cette hégémonie du Capital dominant et des «idées dominantes» de la classe dirigeante est imposée à toutes les classes sociales (prolétariat, aristocratie, bourgeoisie grande/moyenne/petite) par le matraquage incessant de ces «idées»
- par les médias mainstream et alternatifs propriétés des milliardaires et de leurs États fantoches,
- par le système d’éducation,
- par l’industrie culturelle
- par le «commerce» religieux féodal et/ou capitaliste.
Marx a écrit dans ses articles pour la Neud Rheinische Zeitung (1848-1849) sur la presse bourgeoise:
1- la «presse» commerciale dépend du capital de ses propriétaires;
2- elle est destinée à servir les rapports économiques de domination existants;
3- elle s’emploie à forger le consentement de la populace en faveur de ses propriétaires;
4- elle dépend de la publicité de l’ensemble des capitalistes qui y ont recours pour promouvoir leurs marchandises;
5- elle «n’est plus que l’organe de la classe qui la finance».
Il faut se rappeler qu’en 1848-1849, la radio, la télévision, l’informatique et le numérique n’existaient pas, seuls la «presse imprimée», la littérature, le théâtre, la peinture, la musique, et la chanson liturgique constituaient les moyens de promouvoir les «idées dominantes».
Marx et Engels rompus au matérialiste dialectique et historique ont distingué entre la propagande bourgeoise et la propagande prolétarienne, les deux classes antagonistes sous le mode de production capitaliste (MPC), les éléments suivant:
BOURGEOISE:
Il s’agit de la production d’idée servant à légitimer le capitalisme:
– en naturalisant la propriété privée comme la forme supérieure de toute propriété;
– en justifiant le profit comme naturel;
– en représentant les prolétaires comme «libre» dans un «marché ouvert et concurrentiel» où chacun offre librement sa «marchandise» c.-à-d. sa force de travail;
– en représentant l’État comme un arbitre au-dessus des classes sociales.
La propagande bourgeoise fabrique une vision du monde qui impose le capitalisme comme naturel, rationnel et moral.
PROLÉTARIENNE :
Marx et Engels s’employèrent toute leur vie à bâtir la vision du monde prolétarienne en élaborant le matérialisme dialectique et historique, une conception du monde essentiellement scientifique et révolutionnaire au service de la révolution prolétarienne.
Le « MARXISME » qu’ils élaborèrent est si complet, pertinent, pénétrant et révolutionnaire que la Revue théorique du Vatican: «La Civiltà Cattolica» écrivit à son sujet;
– «Le marxisme ne se limite pas à une théorie économique»,
Il constitue «une conception complète et totalisante du monde» («una concezione completa del mondo»; une «Weltanschauung»);
– il fournit: une philosophie de l’histoire, une anthropologie, une morale, une politique, une vision complète de la société et du sens de l’existence qui l’oppose directement à la doctrine chrétienne, car le marxisme est matérialiste athée; déterministe historique et fait de la lutte des classes le moteur de l’histoire humaine (ex.:Divini Redemptoris, 1937).
- À partir de leur doctrine, ils enseignèrent aux prolétaires à produire et développer leurs propres formes de communication: journaux, chants, théâtre, arts visuels, réunions publiques, éducation politique et promotion de l’internationalisme auquel s’ajoute aujourd’hui les réseaux sociaux et autres moyens numériques, afin de vaincre le nationalisme réactionnaire, le «patriotisme étroit» et le chauvinisme raciste selon le principe que :«[ L]e prolétariat n’a pas de patrie»… pas davantage que le Grand Capital d’ailleurs.
Engels dans ses écrits de 1890 expliquait que «la presse socialiste devait être un outil d’éducation de classe au service de la révolution prolétarienne».
Marx dans ses écrits de 1842-1843, expliquait que «la liberté de presse» est une «mystification» alors que seule la bourgeoisie a les moyens de s’en prévaloir. La «censure» n’a pas besoin d’être légale pour exister, elle s’exerce par des contraintes économiques («Das Kapital»).
Pour Marx et Engels, les médias:
– font partie de la superstructure idéologique;
– propagent les opinions de leurs propriétaires capitalistes;
– personnalisent les conflits afin d’en masquer les causes véritables;
– diffusent les valeurs bourgeoises;
– naturalisent les inégalités;
– transforment les enjeux économiques de classe en débats moraux et individuels;
– détournent l’attention des rapports d’exploitation;
– occultent la lutte des classes comme moteur de l’histoire.
Les médias bourgeois conformément à leur idéologie idéaliste produisent l’image inversée du monde réel pour tromper la classe prolétarienne et l’asservir.
Ainsi, «[L]a critique bourgeoise ne combat jamais les conditions réelles fondamentales; elle ne combat que leurs reflets idéologiques».
Dans «Das Kapital», Marx explique que :«[L]es rapports sociaux apparaissent sous la forme de rapports entre des choses», déshumanisés, naturels, nécessaires, immuables, incontournables, éternels, quasi divins. (sic)
Ainsi, Marx poursuit: le «fétichisme» de la marchandise est la clé pour comprendre les médias: «[L ]e caractère fétiche de la marchandise et son secret proviennent donc de ce que le produit du travail, reflète aux hommes les caractères sociaux de leur propre travail comme des propriétés naturelles de ces choses» , la domination, l’exploitation, l’appropriation privée bourgeoise de ce produit sont présentées comme naturelles et rationnelles.
Marx ajoute que «Les formes économiques sous lesquelles s’opère l’échange dissimulent les rapports sociaux».
«Une presse libre n’existe réellement que là où elle n’est pas la propriété privée (…) La liberté de presse formelle est l’absence de censure; la liberté de presse réelle est l’accès au matériel de publication, dans la société bourgeoise, au mieux elle est formelle, jamais réelle.» (Débats sur la liberté de presse, 1842) («La question juive», «Zur Judenfrage», 1843).
«L’idéologie n’est rien d’autre que le processus par lequel le soi-disant penseur développe consciemment de fausses représentations, sans connaître les forces motrices dont elles dérivent». (Lettre à Franz Mehring, 1893.)
Les médias bourgeois ne sont jamais neutres: ils s’emploient systématiquement, tantôt ouvertement , tantôt frauduleusement, à imposer les intérêts de la bourgeoisie dominante comme représentant les intérêts universels de tous, et ce, au mépris des intérêts du prolétariat dominé et asservi tout juste bon à servir tantôt de chair à patron et tantôt de chair à canon nationale chauvine (sic).
Dans les États bourgeois, cette représentation médiatique mensongère de l’intérêt de la bourgeoisie nationale comme étant commun et universel (sic) emprunte plusieurs formes hypocrites: celui de la nation, de la patrie, de la langue, de la religion, du sexe, de la race, de l’ethnie, etc., or, toutes ces mystifications diviseuses n’ont pour but que de mobiliser le prolétariat contre ses intérêts de classe transnationaux et de le détourner de sa mission historique de renverser la dictature de la bourgeoisie dans chaque pays (État-nation réactionnaire) à l’origine de toutes les formes dérivées de l’exploitation de l’homme par l’homme… diviser pour régner.
Les révolutionnaires prolétariens à travers le monde ont le devoir de répondre aux enseignements de Marx et d’Engels et de contribuer à l’éducation de leurs camarades internationalistes en combattant de toutes leurs forces la propagande bourgeoise sous ses différents masques, du plus subtil au plus évident, du féminisme bourgeois au chauvinisme ethnique, en passant par le nationalisme et le patriotisme chauvin; ces idéologies qui conduisent à nier la lutte des classes et à servir la bourgeoisie dominante qui profite ainsi de la division du prolétariat sur des bases sociales éphémères et sur des fondements économiques et politiques décadents.
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EN COMPLÉMENTAIRE SUR LA QUESTION DE LA PROPAGANDE :
LA PROPAGANDE MÉDIATIQUE | Quand le journalisme vend le sang des opprimés (Jacques Baud) – les 7 du quebec
Jacques Baud : https://les7duquebec.net/archives/303003
Camarades qui nous avez fait l’honneur de lire notre éditorial sur la propagande, permettez-nous d’analyser la concentration des médias telle que nous pouvons l’analyser aujourd’hui.
Marx et Engels comme nous vous l’avons rapporté dans l’éditorial qui précède, à partir d’extraits sommaires de leurs œuvres magistrales, ont affirmé «qu’à toutes les époques, les idées dominantes sont celles des classes dominantes» et que cette domination idéologique s’exerce par la propriété des moyens de production et de propagation des «idées» que sont les universités, les institutions d’enseignements, les centres de recherches, etc. et celle des médias.
Quiconque observe la scène médiatique internationale ne peut que constater l’unanimité répugnante qui règne parmi la totalité des médias mainstream bourgeois. Ainsi, depuis les médias grands publics, tels: «Le Monde», le «New York Times», le «Washington Post », «La Presse », LCI,TFI,Radio-Canada et tous les autres, sans exception, jusqu’aux plus insignifiants torchons de journalisme jaune et réactionnaire à tout crin, or, comment peut-il exister pareille unanimité dans le mensonge et la propagande?
Cette «unanimité» du «narratif» repose essentiellement sur le contrôle de la «source d’informations» qu’exerce la bourgeoisie.Comme Marx et Engels l’ont affirmé: c’est par la propriété des médias et le contrôle de ses revenus (publicité) que la bourgeoisie exerce sa dictature idéologique sur la société.
Cette propriété monopolistique s’exerce par le contrôle des seules 9 «principales» agences de presse qui alimentent la quasi-totalité de tous les médias bourgeois.
Ce sont:
1- REUTERS (Thompson Reuters-Reuters News): Londres; propriété de la famille milliardaire des Thompson (Woodbridge holding), elle alimente «1000+ publishing clients», soit des médias et reçoit des millions de journalistes visiteurs uniques sur «Reuters.com».Reuters est présenté comme le premier producteur mondial de contenu multimédia.
2- Agence France-Presse ( AFP): Paris; cette agence «indépendante» selon la loi française, est contrôlée par son CA composée de ses «clients » qui sont des médias privés appartenant à des milliardaires, des membres cooptés par le gouvernement et de ses salariés (très très minoritaires) avec 1,700 journalistes dans la rédaction, une présence éditoriale dans ~150 pays et ~260 villes et ~1,300 journaux et diffuseurs, AFP propage sa propagande dans plusieurs langues (français,anglais,espagnol,portugais,allemand et arabe), Elle domine le marché francophone en Europe,en Afrique et dans la francophonie.
3- Associated Press (AP): New York; cette «coopérative» médiatique, propriété des principaux médias bourgeois, tels: le Chicago Tribune, le New York Times,etc., ces dépêches sont publiées dans plus de 1,500 journaux et diffuseurs aux U$A seulement.Par le biais de ces dépêches, l’AP, formate selon ses intérêts le message de la quasi-totalité des médias U$ et ceux de langue anglaise.
4- Deuttsche Presse-Agentur (DPA): Berlin, propriété de ~170 actionnaires (principalement des médias allemands), leur propagande est offerte dans 100 pays.Avec entre 700 et 1,000 journalistes, DPA, contrôle le marché germanique de la propagande médiatique mainstream.
5- Agencia EFE ( Espagne): Madrid; cette agence étatique dans la tradition franquiste qui l’a vu naître,domine totalement le marché en langue espagnole de la propagande mainstream.
6- ANSA ( Italie): Rome; aussi une «coopérative» des médias mainstream des milliardaires (famille Berlusconi, etc.) avec ses 73 bureaux, «5,400 services/users», ses milliers d’articles publiés chaque jour et ses ~5,400 clients/utilisateurs à travers le monde, ANSA domine la propagande bourgeoise en langue italienne.
7- TASS ( Russie): Moscou; cette agence d’État domine la propagande en russe et dans toutes les langues de la Fédération de Russie par la publication de milliers de «dépêches» chaque jour.
8- Xinhua ( Chine): Pékin; cette agence contrôlée par le gouvernement chinois domine la propagande bourgeoise crypto-«communiste» en chinois et dans toutes les langues de la République populaire de Chine.Diffuse des milliers de «dépêches» chaque jour à l’attention de ses milliers de «clients».
9- United Press International (UPI) , PA Média ( Presse Association), Kyodo,etc.
a) UPI:fil d’infos et licensing pour des milliers de clients ponctuels;
b) PA Media (UK): propriétés d’une vingtaine de médias bourgeois britanniques, Elle alimente le marché britannique;
c) Kyodo: «coopérative» appartenant aux principaux médias bourgeois japonais, Elle est le leader de la propagande mainstream bourgeoise en langue japonaise.
En conclusion, à peine plus d’une dizaine d’agences de presse internationale domine la presque totalité de l’«information/propagande» diffusée à la quasi-totalité des médias mainstream occidentaux.Toutes ses agences appartiennent sous une forme ou sous une autre: «coopérative», «privé», «public/privé», aux médias qu’elles alimentent en «dépêches» et, ces médias «clients»,eux-mêmes, appartiennent à des milliardaires.
Toutes les études démontrent la concentration des médias «clients des agences de presse internationales», aux mains d’un très petit nombre de propriétaires – milliardaires, multinationales et conglomérats et cela tant au niveau national qu’international.
Aux U$A, le milliardaire Rupert Murdoch possède Foxs News et ses groupes associés;Jeff Bezos possède le Washington Post; la famille milliardaire Sulzberger, le New York Times.
Au Royaume-Uni, 90% des quotidiens nationaux appartiennent à 3 groupes: DMG Media, News UK (propriété de Rupert Murdoch) et National Word.
En France, Bolloré /Vivendi de la famille des milliardaires Bolloré (Cnews), Xavier Niel (Le Monde et Mediapart) et Bernard Arnault =LVMH,Patrick Drahi, contrôlent à eux-seuls la majorité de tous les médias mainstream de la bourgeoisie.
Au Canada, comme pour le reste de l’économie de ce «fifty one, bien-aimé », cette colonie compradore au nord du 50 ième parallèle, les médias sont massivement la propriété de fonds d’investissements étrangers comme «Chatham Asset Management des U$A qui possède le National post, le Vancouver Sun, le Toronto star, etc.
Au Québec, le Groupe Quebecor, propriété du milliardaire Pierre Karl Péladeau, possède la quasi-totalité des médias privés de propagande bourgeois.
Les géants du WEB: Google, Meta, X et Amazon, même s’ils ne sont pas des médias de propagande, par leur plateforme numérique, ils contrôlent une grande partie de l’accès à la propagande et surtout la grande majorité des revenus de publicité qui financent les médias.Aussi, leurs algorithmes analysent les tendances de la consommation, ce qui contrôlent la répartition des campagnes de publicité médiatique.
Comme le démontre toute l’analyse qui précède, Marx et Engels, au XIX ième siècle, par la voie de la science du matérialisme dialectique et historique, ont diagnostiqué avec exactitude la société qui est la nôtre au XXI ième siècle, 177 ans plus tard: la domination de l’idéologie bourgeoise par la propriété des organes de propagande des «idées».
Marx et Engels ont poussé encore plus loin leur pronostic en anticipant la concentration de la propriété des médias dans toujours moins de mains de capitalistes monopolistiques mondiaux, prémisses à l’avènement d’une société sans classes et sans nationalité au sein de l’INTERNATIONALE COMMUNISTE QUI SERA LE GENRE HUMAIN.
PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET DÉTRUISEZ LES MÉDIAS DE LA BOURGEOISIE ET REMPLACEZ LES PAR L’INTERNATIONALE COMMUNISTE, LE MÉDIA DU PROLÉTARIAT.
Versão em Língua Portuguesa:
https://queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com/2025/12/da-propaganda-burguesa-propaganda.html
Derrière « la propagande bourgeoise à la propagande ouvrière »
« Partout dans le monde occidental, la bourgeoisie est parvenue à s’emparer du pouvoir, auquel la royauté l’avait tout d’abord fait participer indûment ; peu importe d’ailleurs qu’elle ait alors aboli la royauté comme en France, ou qu’elle l’ait laissée subsister nominalement comme en Angleterre ou ailleurs ; le résultat est le même dans tous les cas, et c’est le triomphe de l’« économique », sa suprématie proclamée ouvertement. Mais, à mesure qu’on s’enfonce dans la matérialité, l’instabilité s’accroît, les changements se produisent de plus en plus rapidement ; aussi le règne de la bourgeoisie ne pourra-t-il avoir qu’une assez courte durée, en comparaison de celle du régime auquel il a succédé ; et, comme l’usurpation appelle l’usurpation, après les Vaishyas (caste dont les fonctions propres étaient celles de l’ordre économique), ce sont maintenant les Shûdras (caste la plus inférieure) qui, à leur tour, aspirent à la domination : c’est là, très exactement, la signification du bolchevisme. » (R. Guénon)
C’est ainsi que la Révolution Française marqua le pouvoir des Vaishyas comme la Révolution Russe marqua celui des Shûdras ; cette dernière marquant également l’ultime phase d’un certain Cycle historique, puisqu’il n’est plus possible de « descendre » plus bas.
Révolution Française :
Pour avoir refusé la Révolution de « Dieu », les institutions traditionnelles sont balayées, en quelques heures, par celle des hommes.
Après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des « puissances d’argent ».
Après le siècle des « lumières » et des révolutions « spontanées », la Subversion allait avoir la « chance » inouïe de trouver un « allié » puissant qui allait, jusqu’à aujourd’hui, user du droit d’intervention dans les affaires intérieures des autres pays : au nom d’un nouveau principe de solidarité internationale, celui des états nationalistes et démocratiques s’entraidant à secouer le joug des prétendues tyrannies traditionnelles.
Jadis les hommes se sacrifiaient pour ce qu’ils aimaient. Aujourd’hui, rendus « libres » à la faveur de la démocratie, ils sont désormais contraints de se faire tuer au besoin pour le diable en personne ou pour l’intérêt du Capitalisme, ce qui revient au même.
Jamais il y a eu davantage d’esclaves sur la Terre que depuis que l’on a érigé le mot « Liberté » en idole, et que l’on y piétine les libertés, à moins qu’il ne s’agisse là d’une Liberté toute particulière, celle qui autorise à mal faire ou, plutôt, qui encourage à faire le Mal.
Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents. C’est pourquoi la démocratie est intimement liée à la conception « égalitaire » si chère au monde actuel, c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée démocratique c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Ce n’est donc pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Aussi, une élite véritable, qui ne peut être qu’intellectuelle, n’a rien de commun avec la « force numérique » sur laquelle repose la démocratie ; c’est pourquoi la démocratie ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde actuel.
« L’argument le plus décisif contre la « démocratie », écrit René Guénon (La Crise du Monde Moderne, Ch. VI, Le Chaos social) se résume en quelques mots : Le supérieur ne peut émaner de l’inférieur, parce que le « plus » ne peut pas sortir du « moins » ; cela est d’une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir. »
Révolution Russe :
« Le communisme soviétique a été l’œuvre de très hautes sociétés secrètes. Est-ce à dire que ce régime politique constitue leur objectif dernier, l’état définitif dans lequel elles abandonneraient le monde, comme si elles bornaient là leur ambition ? Certainement pas. Malgré la menace de le voir se retourner contre elles, elles ne voient en lui qu’un instrument de désorganisation du vieux monde, et de l’Occident en particulier, pour organiser sur ses ruines leur gouvernement mondial. » (P. Virion)
La Première guerre mondiale a été mise en scène pour que les « Puissances d’argent » aient un contrôle direct sur la Russie des Tsars ; des divergences suscitées entre l’Empire Britannique et l’Empire Allemand, par des agents des « Puissances d’argent », a été le « coup d’envoi » de cette guerre. Ainsi, en détruisant le régime Tsariste, les « Puissances d’argent » ont permis l’avènement du communisme. En obtenant le contrôle d’un gigantesque territoire à l’Est, ils ont pu y tester à fond leurs théories totalitaires (qui a coûté des millions de vies humaines) afin d’en corriger les défauts.
Avec WW1, les empires de type théocratique seront effacés, tandis qu’à l’Est, le Communisme, préfiguration d’un « supergouvernement » mondial, couronnera l’œuvre des « Puissances d’argent ».
WW1 donnera également naissance à la SDN (Société des Nations, « ancêtre » de l’ONU, institution « globaliste » qui désunit les nations au lieu de les unir), étape provisoire vers une plus grande « intégration » mondiale.
Les « Puissances d’argent » ont utilisé la Russie comme la « bête noire » pour leur plan à l’échelle mondiale, c’est-à-dire comme un « outil » au service de la destruction d’autres gouvernements et de l’affaiblissement de la religion : la FAUCILLE, arme tranchante qui égalise, nivelle tout, provoque la mort ; le MARTEAU, devient ici l’objet des puissances d’« En-Bas », l’image du mal et de la force brutale, pour écraser toujours plus ; c’est aussi l’industrie ou la métallurgie qui rappelle les « génies infernaux » armés de marteaux, à l’époque où l’homme commence à travailler les métaux, et qui les faisaient servir à des arts abominables, à des crimes.
Le Marxisme paraît défendre les travailleurs parce qu’il semble vouloir tout remettre au pouvoir de l’État afin d’assurer une meilleure répartition des biens et des fortunes, alors qu’en réalité son but est, en conquérant les masses ouvrières par la ruse, de tout accumuler entre les mains (encore et toujours) des « puissances d’argent », dissimulées et camouflées derrière des partis politiques qu’elles contrôlent, qu’ils soient socialistes ou communistes. La doctrine du Marxisme rejette le principe aristocratique observé par la nature, et le remplace par la domination du nombre, autrement dit, Le Règne de la Quantité… et les Signes des Temps.
La destruction de la Russie Tsariste a été précédée d’une lutte sournoise des banquiers d’Europe occidentale pour accrocher leurs griffes à l’économie russe. Quelles que soient les fautes du régime Tsariste, il faut dire qu’il avait répondu fermement au réseau Amsterdam-Francfort-Paris-Londres-Vienne des banquiers internationaux et des dynasties familiales. Au cours des années, alors que les requins internationaux de la finance avaient consolidé leur règne sur l’Europe occidentale, la Russie avait réussi à conserver une grande partie de son indépendance financière. C’était la politique fixe et longue des Romanoffs pour garder jalousement cette autonomie financière. Le Tsar Nicolas Ier avait confirmé cette politique au milieu du siècle en décrétant qu’aucune banque ne pouvait faire des affaires en Russie si elle était gérée de l’extérieur du pays. Cette politique avait été appliquée sévèrement.
Le système communiste en Russie était une « expérience britannique » destinée à devenir à terme le modèle Socialiste « Fabien » pour la prise de contrôle britannique du monde par le biais des Nations Unies et de l’Union Européenne. »
Rappelons que, en 1905, le Tsar Nicolas II refusa d’accepter la création sur le sol Russe d’une Banque centrale, contrairement à ce qui arrivera en 1913 avec la « Federal Reserve » (« FED ») aux USA ; une banque centrale qui, au moyen du contrôle du crédit, aurait permis aux « puissances d’argent » de contrôler l’économie Russe. D’après Vladimir Volkoff « La Russie impériale gênait les Usuriers pour plusieurs raisons, et d’abord elle dépendait d’eux beaucoup moins que les autres pays européens. ».
Le premier organisme bancaire central en Russie a été créé le 12 juin 1860 sous le nom de Banque d’État de l’Empire Russe, qui a été formée sur la base de la Banque commerciale d’État par l’Oukaze (Décret ou Édit) de l’Empereur Alexandre II. Il était précisé dans les statuts que cette banque était destinée au crédit à court terme du commerce et de l’industrie. Au début de 1917, la banque comptait onze succursales, 133 bureaux permanents et cinq bureaux temporaires et 42 agences. Le 7 novembre 1917, date de la « révolution d’Octobre », la Banque d’État Russe a été dissoute et remplacée par la Banque populaire de Russie ; on passera alors d’un Gouverneur de la banque nommé par Nicolas II, à un Président du Conseil d’Administration nommé par le Premier ministre de l’Union Soviétique, en l’occurrence Lénine (rappelons que la famille impériale a été massacrée en juillet 1918). La Banque populaire de Russie existera jusqu’à la création, en 1923, de la Gosbank (banque centrale de l’Union Soviétique).
La Gosbank avait un fonctionnement identique à celui de la « FED » américaine. Comme celle-ci, elle puisait l’argent du « rien » et représentait le rêve de tout capitaliste financier. La Gosbank contrôlait les transactions financières soviétiques de plus près encore que les autres banques centrales ne le font dans les pays de l’Ouest. En effet, toutes les transactions entre les entreprises soviétiques passaient par la Gosbank qui pouvait, ainsi, tout surveiller.
Depuis décembre 1991, la Gosbank de l’URSS est devenue la Banque Centrale de la fédération de Russie de Vladimir Poutine.
Épilogue :
Les pays se sont ruinés sans s’en apercevoir. Comme personne n’apporte de solution miracle (c’est impossible au niveau actuel du Plan), les hommes qui sont au pouvoir visible tentent de créer l’illusion que tout va bien. C’est la raison pour laquelle tout a été fait pour corrompre la classe politicienne. Et les peuples continuent de flatter, pour le temps qui leur reste, ceux qui donnent l’impression d’écarter d’eux toutes les calamités. Inutile de vous dire que cette espérance est et sera trompée. Tous les accords de paix dont vous avez entendu parler depuis la « guerre du Golfe », tous les évènements de Russie faisant croire à une nouvelle ère où le Communisme serait renvoyé au cimetière sont des « composantes » du Plan. Pensez-vous réellement que cette « Organisation » qui a financé Lénine, qui a donné la moitié du monde à Staline avec la complicité des dirigeants de l’époque accepterait de tout arrêter alors qu’elle est si proche du but ? Croyez-vous sérieusement que tous les montages secrets qui ont permis au Socialisme d’être planétaire vont s’arrêter là ?
Comprenez que le Communisme ne sera réellement mort que le jour où son « père nourricier », à savoir le Capitalisme ultra libéral de la Haute Finance, ne sera, lui-même, plus de ce monde !
Avec la grande duperie de la « Perestroïka » (Restructuration) et l’imposture de la « Glasnost » (Transparence), nous assistons depuis quelques temps au « Glissement » mondial (Européen pour commencer) vers une Deuxième « Révolution d’Octobre ».
Pour faire une révolution, disait Julian Huxley (le frère d’Aldous), l’alternative démocratique est la plus désirable et la plus permanente, la méthode totalitaire s’autodétruit à la longue.
« En octobre 1917, nous avons rompu avec le vieux monde, le rejetant une fois pour toute. Nous progressons vers un monde nouveau, celui du Communisme. Jamais nous ne retournerons en arrière » (M. Gorbatchev, Discours octobre 1987)
« Le but de la Perestroïka est de rétablir théoriquement et pratiquement le Léninisme » (M. Gorbatchev, « Le Figaro », 01/07/1988)
« Quiconque voit dans les mutations en cours un échec des idées socialistes, confond ses désirs avec la réalité. Nous réformons la société en fonction des réalités nouvelles, nous améliorons le potentiel des Systèmes socialistes et nous ne quitterons pas cette voie… la progression de la démocratie est une victoire du bon sens. Pour nous, c’est une victoire du Socialisme » (A. Yakovlev, conseiller de Gorbatchev, dans « La Repubblica » le 16/11/1989)
Ce Socialisme planétaire est en voie d’achèvement si on écoute l’initié G. Bush qui disait en 1989 : « Les dix prochaines années consacreront le triomphe de la démocratie ».
Ce triomphe de la démocratie c’est, bien évidemment, celui de la haute finance qui favorise le mondialisme, c’est-à-dire le « socialo-marxisme » dans son étape finale que les « Puissances d’argent » contrôleront totalement, et que l’on désigne généralement aujourd’hui du doux nom de « Nouvel Ordre Mondial ».
NB : Serge Hutin, dans son ouvrage « Gouvernement invisibles et sociétés secrètes », dit que Jacques Bergier lui racontait un jour « qu’il existe une série de questions dont il est absolument interdit à la presse de parler et dont la liste se trouve stipulée avec précision sur un petit carnet noir qui, quel que soit le régime politique du pays, car l’interdit est universel, mondial, se trouve remis à tout directeur d’un important organe de presse d’information, qu’il soit tributaire du grand capitalisme ou communiste. ».
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html
Un exemple factuel de la propagande bourgeoise en France à propos de la guerre de proxy en Ukraine. Les médias mainstream français – propriétés de quelques milliardaires lâchent leurs chiens médiatiques et fracassent des records. Voyez plutôt
https://reseauinternational.net/autopsie-dune-transe-collective-520-regime-poutine-en-une-soiree-televisee-2/
par Mounir Kilani
Cinq cent vingt. C’est le score hallucinant du mot d’ordre médiatique de la soirée. Alors que d’autres voix sont réduites au silence, les grandes chaînes ont transformé l’information en une litanie monocorde. «Régime Poutine» n’est plus une analyse, c’est un réflexe conditionné. Une offrande faite à l’orthodoxie de l’instant, pendant que le monde réel, lui, poursuit son cours implacable et étouffé.
Hier soir, entre 19 h et minuit, la télévision française a prononcé cinq cent vingt fois l’expression «le régime Poutine».
C’est plus que le mot «France» dans la même tranche horaire.
C’est plus que le mot «réalité».
C’est plus que le mot «paix».
C’est, surtout, un record mondial de soumission volontaire.
Cinq cent vingt mentions en cinq heures, des experts recyclés et des chroniqueurs en transe : bienvenue dans le journalisme occidental fin 2025. Alors que d’autres médias sont sanctionnés, suspendus, interdits pour manquement au pluralisme, ici, sur les grandes chaînes, on somnole collectivement… avec le bleu et jaune en toile de fond, drapeau devenu plus sacré que le tricolore lui-même.
La grande messe télévisuelle française
C’est l’heure de la grande messe télévisuelle française. 19 h 00. Le téléspectateur moyen, déjà gavé de publicités pour des yaourts 0% et des crédits à la consommation, s’apprête à recevoir sa dose quotidienne de «régime Poutine». Il ne le sait pas encore, mais ce soir, il va battre le record mondial : 520 occurrences en cinq heures d’antenne. Le Guinness World Records n’a pas encore créé la catégorie, mais on y travaille activement.
Et les officiants se succèdent, graves, inspirés, presque extatiques.
• David Pujadas d’abord, brushing argenté et regard de labrador repentant, ouvre le bal sur LCI : 52 «régime Poutine» en 1 h 45. À ce rythme, il prononce le nom de Vladimir plus souvent que «bonsoir». Sa diction est parfaite, presque sensuelle, comme si chaque syllabe était une offrande.
• Darius Rochebin prend le relais à 22 h, chemise ouverte jusqu’au sternum, voix de minet découvrant l’amour à Washington : 61 mentions en 55 minutes. Il bat Pujadas d’une chemise et d’une assurance théâtrale qui ferait rougir un sociétaire de la Comédie-Française.
• Anne-Claire Coudray, sourire Colgate et tailleur 100% conformité, atteint sur TF1 47 occurrences en 35 minutes – efficacité chirurgicale, précision suisse. Elle manipule l’expression comme un chirurgien maniant le bistouri : chaque mot compte, chaque intonation frappe.
• Pascal Praud hurle le matin sur Europe 1 et à midi sur CNews : 38 «régime Poutine», saupoudrés de sa petite touche maison : «Macron nous ruine pour rien». Le public adore ce mélange de critique domestique et de léche-bottisme international, un cocktail émotionnel calibré pour flatter les nerfs et le patriotisme dévoyé.
• Sonia Mabrouk enfin, drapée dans sa certitude comme dans une armure de vertu, distribue des leçons sur «Munich 1938» comme si elle avait personnellement tenu la ligne Maginot : 63 «régime Poutine» en 58 minutes, record absolu toutes chaînes confondues. Lorsqu’un chroniqueur ose suggérer la moindre négociation, elle le fusille du regard : «Avec un dictateur ? Jamais». Le plateau applaudit, hypnotisé. C’est du Zemmour en tailleur, mais en version mainstream, parfumée à l’eau de rose atlantiste.
Palme de l’absurde 2025 : Bernard-Henri Lévy
Et au milieu de ce chœur bien rodé trône, chemise ouverte et regard messianique, le grand soliste de la soirée : Bernard-Henri Lévy.
Sans l’ombre d’une contestation, la Palme de l’absurde 2025 revient à BHL. Cet «intellectuel» – guillemets obligés – s’est imposé comme le grand metteur en scène d’une géopolitique transformée en bande dessinée dramatique.
Qu’il parade sur un plateau ou «débarque» en zone de guerre, BHL orchestre chaque apparition comme un film à grand spectacle : drones, éclairages, cadrages… tout est calculé pour qu’il incarne le héros du récit, reléguant les conflits réels au rang de simple décor.
Son analyse ? Un réflexe : comparer tout adversaire à Hitler, transformer le moindre incident en prélude à l’Apocalypse. Le téléspectateur en ressort inquiet, mais l’esprit vide. Puis, sans mandat ni légitimité, le voilà qui dicte des ordres, distribue des conseils stratégiques et se proclame président autoproclamé du monde – le tout en quelques minutes d’antenne.
Preuve de son talent pour la répétition hypnotique : lors d’une seule émission sur LCI cette année, il a prononcé 27 fois «le régime Poutine» en 18 minutes. À ce rythme, même Sonia Mabrouk pourrait aller se rhabiller.
Le monde continue de brûler. BHL, lui, reste imperturbable sous les projecteurs, prêt à commenter la prochaine crise qui daignera coïncider avec son prochain passage télé.
L’artillerie lourde : les experts officiels
Et parce qu’il faut du sérieux, sortons l’artillerie lourde : les quatre experts officiels de la République, ces généraux en retraite devenus prêtres permanents de la guerre totale.
• Michel Goya, barbe de gourou et dernier opus fraîchement sorti chez Perrin (octobre 2025), décrit les Ukrainiens comme les nouveaux Spartiates et les Russes comme des guerriers encore armés de haches. À force de suivre ses analyses, on pourrait presque croire qu’on est transporté au temps des épopées antiques… mais non, c’est la France qui regarde ça sur son écran de salon.
• Michel Yakovleff, général en retraite, annonce depuis 2022 que le «choc de haute intensité» surviendra «dans trois, quatre ans maximum». Nous sommes en 2025 : le curseur a juste glissé, mais sa prophétie reste intouchable. Selon lui, Trump serait un «traître». À force d’absorber cette soupe 24h/24, il n’est pas étonnant que le public soit complètement perdu face au basculement géopolitique actuel.
• Pierre Servent, consultant maison du ministère des Armées reconverti en «auto-proclamé indépendant», est omniprésent : sept jours sur sept, il martèle que «la Russie est une menace existentielle, point final». Point final, vraiment. Pas de débat, pas de nuance, juste le mot magique répété comme un mantra pour bien faire frissonner le téléspectateur.
• Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale, réclame le retour du service militaire obligatoire et la «guerre totale contre le régime Poutine». Personne ne lui demande où sont passés les 450 milliards de la LPM depuis 2017. Pas le temps. Il faut placer l’expression.
On cherche en vain, sur ces plateaux, un seul visage qui n’ait pas l’air d’avoir signé un pacte.
Total de la soirée : 520 «regime poutine»
Plus que le mot «météo» dans un bulletin de Jean-Pierre Pernaut.
Pendant ce temps, dans le monde réel
• RT et Sputnik interdits en Europe depuis mars 2022, mais les envoyés spéciaux de LCI, BFM et France 24, dûment accrédités, continuent de se promener dans Moscou avec leur caméra. Réciprocité à géométrie très variable.
• L’Arcom a coupé C8 et NRJ12 de la TNT en mars 2025, mis en garde Sud Radio, traqué les radios locales.
• Le 17 novembre 2025, à 6 h du matin, raid commando chez Anna Novikova et Vincent Perfetti (SOS Donbass) : envoyer du lait infantile et des jouets au Donbass relève désormais du FSB.
• Anna croupit à Fleury-Mérogis, Vincent à Fresnes, leurs 400 vidéos YouTube effacées le 27 novembre. Silence total sur les grands plateaux, trop occupés à caresser le drapeau bleu et jaune.
Mais nos neuf héros ? Plateaux ouverts sept jours sur sept, livres chez les grandes maisons, citations directes à l’Élysée, cachets à cinq ou six chiffres. Personne ne leur demande 7,5 millions pour «manquements à l’honnêteté». Personne ne leur retire la fréquence quand ils diffusent des vidéos du SBU sans fact checking. Personne ne leur coupe le micro quand ils invitent le même général cinquante fois en un an.
Ce n’est plus de l’information.
C’est une liturgie.
Une liturgie payée par ceux qui n’ont plus les moyens de chauffer leur maison, célébrée par ceux qui n’ont jamais eu aussi chaud dans leur carrière.
Et pendant que les prêtres en tailleur répètent leur antienne, une femme de 63 ans dort en prison pour avoir envoyé des jouets à des orphelins.
La boucle est bouclée.
Le silence est total.
Le drapeau bleu et jaune flotte encore.
Il flotte même très haut.
Sur un pays qui a oublié jusqu’au souvenir de sa propre voix.
Dignité, mon cul – en direct du plateau.
Nota bene : 520 est un chiffre rond, évidemment. Certains soirs, on n’est pas très loin.
sources principales
https://www.arcom.fr/presse/communique-de-presse-arcom-retrait-des-frequences-tnt-de-c8-et-nrj12
The Insider : https://theins.ru/en/news/287178
Novaya Gazeta Europe : https://novayagazeta.eu/articles/2025/11/26/three-charged-over-suspected-links-to-russian-espionage-operations-in-france-en-news
ABC News (AFP/Reuters) : https://abcnews.go.com/International/wireStory/russian-nationals-4-people-arrested-france-espionage-probe-127899599
Réseau International : https://reseauinternational.net/je-ne-comprends-toujours-pas-la-haine/
Réseau International : https://reseauinternational.net/laffaire-anna-novikova-ou-la-cabale-infernale-du-nouvel-etat-francais/
https://www.senat.fr/rap/r25-123/r25-123.html
Chute du pluralisme en France sur le traitement du conflit ukrainien (chapitre «France»). https://rsf.org/en/index?year=2025
Données d’audience et comptages
source : Mediamétrie.
Période : Audiences TV novembre-décembre 2025.
Usage : Données brutes pour les estimations de répétition d’expressions dans les JT et chaînes info.
https://www.mediametrie.fr/television/communiques
Archives replay consultées
LCI – «24 heures Pujadas», 30 novembre 2025.
LCI – «Le 20h de Darius Rochebin», 28 novembre et 5 décembre 2025.
TF1 – «Journal de 20 h» d’Anne-Claire Coudray, 30 novembre 2025.
CNews – «L’heure des pros» (Pascal Praud), «Midi News» / «Le 22h-Minuit» (Sonia Mabrouk), novembre-décembre 2025.
France 5 – «C dans l’air» et passages de Darius Rochebin en invité spécial Ukraine, décembre 2025.
Interviews et déclarations d’experts
Michel Goya, L’Express, 10 novembre 2025 : «Les Ukrainiens sont les nouveaux Spartiates».
Michel Yakovleff, Le Point, 19 juin 2025 : «Trump «traître» et prédiction du «choc de haute intensité»».
Pierre Servent, France Info, 1er décembre 2025 : «La Russie est une menace existentielle, point final».
Jérôme Pellistrandi, Opex360, 15 octobre 2025 : «Plaidoyer pour le service militaire obligatoire et la «guerre totale»».
Mounir Kilani
Sir le plan métaphysique, le Christianisme est une réponse à la question du sens suprême de la vie. La Foi est une telle adoption du sens divin transcendant de l’être, qu’elle refuse l’esclavage du capital tout en enjoignant les hommes à en user sans jamais en être asservi. C’est pourquoi le vrai chrétien sans « église officielle » sans institution de référence à sa Foi, vit libre sans besoin de biens au-delà de ses besoins. Ni la propriété ni l’argent ne sont jamais pour lui une fin. Maintenant, les propagandes idéologiques institutionnelles des églises ou de quelconque religion officielle ou institutionnelle sont impies et abjectement antichrétiennes car leur soi disant évangile est juste une instrumentalisation sociale « satanique » de la Parole de Dieu. Sur le plan du rapport à la propriété, le christianisme et le marxiste ne sont nullement antithétiques.
Veullez lire « Sur » et non « sir » au commencement du texte.
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